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Juif = avoir notre coeur qui bat pour Jérusalem

+ Juif = avoir notre coeur qui bat pour Jérusalem :

-> Il y a environ cent ans, dans la ville de Radin, une famille vint s’entretenir avec le 'Hafets 'Haïm. Elle était désespérée, car leur fils allait être enrôlé dans l’armée russe.
Lorsque les jeunes garçons juifs étaient enrôlés dans l’armée russe, cela signifiait une séparation totale de la communauté et la fin de leur pratique et de leur identité juives. On ne pouvait même pas emporter de kippa, sans parler d’observer le Shabbat, de respecter les règles casher ou d’épouser une juive.

Le père supplia le 'Hafets 'Haïm d’intercéder, de prier, d’accomplir un miracle, de leur accorder une bénédiction afin qu’ils soient épargnés. Le 'Hafets 'Haïm, les larmes aux yeux, répondit : "Mes chers amis, je ferai ce que je peux ; comme vous le savez, c’est le décret impitoyable de notre génération. Mais, bien sûr, je prierai ..." La famille sombra dans un silence pesant.

D’une voix empreinte de peur et de douleur, le jeune garçon prit la parole : "Rebbe ... y a-t-il quelque chose que je puisse faire?"
Le 'Hafets 'Haïm prit sa main et la posa sur le cœur du garçon. Et lui dit :
"Mon cher fils, sens-tu ton cœur battre? Chaque matin, quoi qu’il t’arrive et où que tu sois, quand tu te réveilles, tourne-toi vers Jérusalem et sens ton cœur battre. Et sache que le cœur d’un juif bat au rythme de Jérusalem.
Tant que ton cœur battra, il battra au rythme de Jérusalem, la ville Sainte. Même sans téfilin, sans sidour ni kippa ... tourne-toi simplement vers Jérusalem, et sache que tu ne seras jamais loin."

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-> On peut emmener un juif hors de Jérusalem, mais Jérusalem restera toujours le cœur et l’âme de chaque juif. Où que nous soyons sur la planète terre, nous nous tournons vers la ville Sainte. Nos cœurs et nos pensées, nos prières et nos aspirations passent par Jérusalem, la "roch sim'hati", notre plus grande joie.
[rav Yéhouda Mischel]

-> Lors du premier Yom Haatzmaout qui a suivi la miraculeuse Guerre des Six Jours, le rav Joseph B. Soloveitchik a prononcé à Boston un discours enflammé sur notre attachement, notre amour et notre nostalgie pour la Terre d'Israël. Avec passion et nostalgie, il a décrit le souvenir marquant d’une conversation dont il avait été témoin, enfant, au 'héder, entre son mélamed, un hassid de Loubavitch au grand cœur, et un juif venu de la terre d'Israël :
"Notre mélamed nous a fait sortir du 'héder et est resté seul avec l’invité. Bien sûr, nous avons essayé de tendre l’oreille. Nous avons entendu notre mélamed demander au visiteur : "Dites-moi la vérité : venez-vous vraiment de la terre d'Israël?"
L’invité a répondu : "Que voulez-vous dire? Je viens bien sûr de la terre d'Israël!"
Mon mélamed lui a alors demandé : "Vos mains ont-elles réellement touché les pierres du Mur occidental (le Kotel)?"
"Oui", fut la réponse immédiate.
Mon mélamed, Rabbi Barou'h Yaakov, lui saisit les mains et les embrassa.

Quand Ezra a déclaré sainte la Terre [d'Israël], il a également rendu saint (consacré) le cœur juif, ainsi que l’attachement et l’engagement éternel des juifs envers la terre d'Israël.
Cette consécration s’est transformée en un attachement éternel entre le juif et la terre d'Israël. Ce fut un miracle encore plus grand que la consécration de la Terre elle-même."

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