Le machia'h n’est pas venu à l’époque des Amoraïm, des Guéonim, des Richonim ni des A'haronim. Il n’est pas venu à l’époque de ces générations qui sanctifiaient le Nom de Hachem et comptaient en leur sein de véritables géants spirituels. Comment pouvons-nous donc espérer que le mahia'h vienne de nos jours?
Le 'Hafets 'Haim répondit par une belle parabole. Un homme a été vendu comme esclave et cherche maintenant à racheter sa liberté. S’il lui reste de nombreuses années à accomplir de son servage, le coût de son affranchissement sera élevé, et il aura du mal à réunir la somme considérable nécessaire pour se libérer. Mais s’il ne lui reste que quelques semaines d’esclavage, on ne lui demandera qu’une petite somme pour gagner sa liberté, et il lui sera facile de réunir cette somme.
De même, dit le 'Hafets 'Haim, autrefois, les gens étaient comme des anges, et les générations d’autrefois étaient bien plus dignes (spirituellement) que notre génération d’aujourd’hui, mais à l’époque, il restait encore de nombreuses années d’exil. Il fallait donc d’énormes mérites pour amener la guéoula, et même ces générations n’avaient pas les mérites nécessaires.
Nous, cependant, vivons dans la période finale avant la guéoula, de sorte que seuls de petits mérites sont nécessaires pour hâter la guéoula, et nous sommes capables d’atteindre ces mérites et de devenir dignes de la guéoula.
[rav Moché Sternbuch]