+ L'impact de l'environnement sur notre spiritualité :
Le peuple juif a vécu des miracles extraordinaires en Égypte, où chaque femme a donné naissance à des sextuplés et où, en 210 ans, la nation est passée de 70 âmes à une nation gigantesque comptant des millions d’individus.
Ayant vu si clairement la main d'Hachem, comment les juifs auraient-ils pu adorer des idoles en Égypte?
La réponse est qu’ils étaient entourés de l’atmosphère corrompue de l'Egypte, avec sa sorcellerie et ses magiciens, et cela a aveuglé leurs yeux et bloqué leurs cœurs, les empêchant de voir et de comprendre.
Nous souffrons, nous aussi, d’une cécité et d’un blocage émotionnel similaires ...
La main d'Hachem est manifeste à chaque instant, sauf que l’impureté de notre environnement nous empêche de le discerner.
[rav Moché Sternbuch]
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[nous voyons l'importance d'être dans des lieux où la sainteté peut nous influencer positivement, comme la terre d'Israël, une synagogue, notre maison tenue dans un esprit de la Torah, ... ]
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-> Le rav Yé'hezkel Levenstein s’est enfui à Shanghai pendant la Seconde Guerre mondiale et de là, il s’est rendu aux États-Unis, où il a rétabli la yéchiva de Mir. Peu de temps après, cependant, il est parti pour la terre d'Israël, car il ne supportait pas l’atmosphère impure de l’Amérique.
Les gens se demandaient quel effet cette atmosphère impure pouvait bien avoir sur lui, étant donné qu’il ne faisait que des allers-retours entre sa maison et la yéchiva.
"Il y a deux façons de s’enivrer", répondit-il. "L’une consiste à boire du vin, et l’autre à passer du temps dans une cave à vin, où les vapeurs du vin embrument les sens. L’Amérique est comme une cave à vin, imprégnée d’une atmosphère de matérialisme, et l’air en est empoisonné."
Un jour, après s’être installé en terre d'Israël, il dut se rendre à Tel-Aviv pour une course. C’était Tel-Aviv il y a 70 ans, mais il fit le trajet en taxi les yeux fermés. Il déclara néanmoins plus tard que ce voyage l’avait affecté négativement, ajoutant qu’il lui avait fallu plusieurs semaines pour retrouver son niveau spirituel antérieur.
[rav Moché Sternbuch]
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-> Le Zohar enseigne (vol. 2, 117a) que bien que les égyptiens ne méritaient pas de mourir de la main de Hachem Lui-même, Il n’envoya néanmoins pas d’ange pour les tuer, de peur que les anges ne soient contaminés par l’impureté des égyptiens.
C'est une leçon pour nous d'être vigilant que sur notre lieu de résidence, ni même les lieux que l'on peut traverser, car l’atmosphère qui y règne a un effet néfaste sur nous.
Personne ne devrait dire : "Je ne serai pas affecté", car si un ange pouvait être blessé, alors nous le serions certainement.
[rav Moché Sternbuch]
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-> Lorsqu'Avraham descendit en Egypte, la Torah dit qu'il regarda sa femme Sarah. Nos Sages commentent que l'environnement égyptien était tellement impur qu'il avait la capacité d'impacter négativement, même un géant comme notre Patriarche Avraham.
Ainsi, le milieu dans lequel nous vivons nous impact passivement.
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-> Le midrach (Béréchit 65,22) décrit un incident qui s'est produit avec un terrible racha, un juif nommé Yossef Méchi'ha. Lorsque les Romains conquirent le Temple, ils eurent peur d'y pénétrer. Yossef Méchi'ha se porta volontaire pour faire ce que même les Romains n'osaient pas faire. Il entra dans le Temple et en ressortit en portant la ménora.
Les Romains furent choqués par cette inconvenance. Ils lui dirent qu'il pouvait prendre n'importe quoi d'autre, mais pas la ménora. Mais il refusa d'y retourner. Ils menacèrent de le tuer, mais il resta inflexible : il ne retournerait pas dans le Temple. Ils lui infligèrent donc une mort des plus douloureuses, et il mourut al Kiddouch Hachem.
Alors qu'il mourait, il s'écria : "Malheur à moi, car j'ai irrité mon maître". Il avait fauté une fois dans le Temple, mais il ne recommencerait pas.
L'histoire est déroutante. Alors qu'il était un terrible racha, il a soudainement changé d'avis (malgré la possibilité de retourner rapidement pour y prendre des objets incroyables en or massifs, qui le mettrait à l'abri jusqu'à la fin de sa fin). Quelle est la cause de cette transformation soudaine?
Ce fut un bref moment dans le Temple, explique le rav Poniovitch. C'était tout ce qu'il fallait pour le changer. Il était entré dans cette ambassade de la sainteté et de pureté, et il était devenu une personne différente.
Pensons-y : un moment dans le Temple (même sans intention, même dans un but d'y voler un élément central comme la Ménora), cela a suffi à transformer une personne aussi racha (en quelqu'un étant prêt à mourir d'un sublime kidouch Hachem [sanctification d'Hachem], au point qu'on en parle même de nos jours! ).
-> Or, "Hachem, dans Son immense miséricorde, nous a laissé un mikdach méat (petit Sanctuaire, Temple en miniature). Ce sont les synagogues et les maisons d'étude (baté midrachot). [depuis la destruction du Temple, ces lieux tiennent viennent en place du Temple - Méguila 29a ]" (['Hatam Sofer - drachot - vol.2, 309)
Ainsi, ces lieux ont une capacité naturelle à nous influencer positivement.
[de même, il existe des endroits qui ont une tendance à nous influencer en mal (de mauvaises actes y ont été faits), et à l'inverse en bien. ]
-> Rabbi Tan'houm bar 'Hiya dit : "Une personne doit désigner un endroit pour elle-même dans la synagogue". [guémara Yérouchalmi Béra'hot 4:4]
De même : "Quiconque désigne un lieu pour sa prière , le D. d'Avraham l'assistera". [guémara Béra'hot 6b]
En relation avec notre sujet, on peut rapporter 2 des explications données par le Tsela'h (Béra'hot 6b) enseigne :
- Chaque place a son propre mazal et son propre ange. En se déplaçant d'un endroit à l'autre, c'est comme si l'on dénigrait l'endroit où l'on était assis à l'origine, ce qui à son tour dénigre l'ange qui se tenait à cet endroit, ce qui pourrait même lui causer du tort. C'est pourquoi il convient de rester à la même place.
- L'endroit où l'on fait la prière acquiert de la sainteté grâce aux prières qu'on a pu y faire, et la prochaine fois que l'on fera la prière à cet endroit, la sainteté de l'endroit contribuera à l'acceptation en-Haut de notre prière.
-> Cette réalité de l'impact de l'endroit explique pourquoi la mitsva d'habiter en terre d'Israël (la seule terre Sainte, alors que les autres sont impures) est aussi fondamentale (équivalente aux 613 mitsvot réunies), car la sainteté et la présence d'Hachem y est énormément plus présente qu'en dehors, ce qui forcément nous impacte positivement (nous réaliserons pleinement cela après notre mort, libre arbitre oblige).
Hachem exprime souvent son désire qu'on vienne résider en terre d'Israël, car ce lieu nous aide à atteindre des hauteurs spirituelles qui nous seraient inaccessibles en 'houts laArets, et grâce à cela on devient plus proche de Lui et Il peut davantage nous combler de bénédictions, ce qui Lui cause beaucoup de joie.
-> Parmi les nombreux enseignements à ce sujet, on peut rapporter celui sur le verset : "Tu ne manqueras de rien là-bas (la terre d'Israël)" (Ekev 8,9).
Nos Sages commentent : Pourtant, il existe de nombreux fruits qui ne poussent pas en terre d'Israël ; comment alors comprendre cette promesse selon laquelle nous n'y manquerons de rien?
La Torah ne veut pas dire que la terre d'Israël contient tout. Elle veut plutôt dire que la terre d'Israël possède un pouvoir (influence) particulier qui aide ses habitants à se sentir proches d'Hachem et de Sa Torah, à tel point qu’ils éprouvent un plaisir spirituel si intense qu’ils ne ressentent aucun manque matériel.
-> "En Egypte, les Bné Israël vivant hors d’Israël, ils ont été influencés par le mazal de ce pays particulier, ce qui les conduisait à adorer des idoles (comme les égyptiens). C'est pourquoi Hachem ordonna à Avraham de s’installer en terre d’Israël. En Israël, une personne est sous l’influence directe d'Hachem, comme le dit le verset : "Les yeux de Hachem, ton D., sont toujours tournés vers elle" (Ekev 11,12)". [rav Yonathan Eibshitz - Pardes Rabbi Yéhonatan ]
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-> b'h, voir aussi : impact de l'environnement : https://todahm.com/2016/12/26/etre-impacter-par-son-environnement
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+ Impact d'une personne à côté de nous :
-> Le Séfer 'Hassidim (siman 770) écrit qu'il faut éviter de s'asseoir à côté d'une personne qui n'est pas convenable, car cela conduirait à des pensées indésirables.
On ne peut que se faire du mal en s'asseyant à côté d'une telle personne.
-> Le Pélé Yoetz (Yaalozou 'hassidim 90b) cite le Séfer 'Hassidim selon lequel, en public, il ne faut pas montrer qu'on est gêné de s'asseoir à côté d'une personne inconvenante, car il ne faut certainement pas embarrasser quelqu'un en public.
Si on ne peut pas éviter subtilement de s'asseoir à côté d'une telle personne, on ne doit pas s'inquiéter,
"même une barrière de métal ne nous sépare pas de notre Père qui est aux cieux".
Néanmoins, si les personnes assises à côté de nous sont des personnes peu recommandables qui parlent pendant la prière, font des commentaires désobligeants tout au long de la prière, perturbent sa prière, et qu'on sent qu'on ne peut rien leur dire, alors on doit s'éloigner d'elles ; on doit simplement s'assurer d'éviter les disputes.
-> 'Hanna a prié pour un enfant alors qu'elle se tenait près d'Eli haCohen, car la proximité d'un tsadik a un effet sur les prières d'une personne et sur leur efficacité.
[drachot 'Hatam Sofer II 357]
-> Si l'on se retrouve assis à côté d'une personne inconvenante, il faut comprendre que c'est un signe qu'il faut intensifier ses prières.
[Toldot Yaakov Yossef]
-> De nombreuses personnes n'ont pas d'endroit précis à la synagogue pour prier ; elles se promènent tout autour pendant qu'elles prient. Si elles se rendaient compte de ce qu'elles gagneraient en désignant un endroit pour faire leur prière, comparé à ce qu'elles perdent en se déplaçant d'un endroit à l'autre pendant la prière, elles n'agiraient pas ainsi.
[Métsouva véOssé - mitsva téfila 9]
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+ Impact d'un habit :
-> "Rivka prit les vêtements propres de son grand fils Essav ... et en revêtit Yaakov son petit fils" (Toldot 27,15)
Le Tsror haMaor (Rabbi Avraham Saba) enseigne que lorsque Rivka a placé les grands habits de Essav sur Yaakov, ils lui allaient parfaitement bien, malgré que ce dernier dernier était plus petit (cf.le verset ci-dessus).
=> Quelle était la nécessité de ce miracle sachant que Its'hak était non voyant, et ne pouvait pas savoir si l'habit lui allait parfaitement ou pas?
La réponse est que le miracle était destiné à Yaakov.
En effet, selon le midrach, Yaakov était très bouleversé et il a même pleuré de devoir être impliqué dans une tromperie. Hachem a alors fait en sorte que l'habit lui aille miraculeusement bien, comme un baiser d'encouragement, lui montrant que du Ciel il avait été convenu qu'il prenne les bénédictions à son frère.
-> Avant de mettre ses peaux, Rivka va d'abord revêtir Yaakov des vêtement de propres de Essav ou bien selon Rachi des vêtements précieux qu'Essav avait volés à Nimrod.
Rav Henoch Leibowitz explique que Rivka a habillé Yaakov de ces vêtements, afin qu'ils l'influencent d'une certaine façon à agir comme Essav, aidant ainsi à l'obtention des bénédictions.
=> On apprend de là le pouvoir d'influence que les habits peuvent avoir sur nous.
C'est ainsi que le Kitsour Choul'han Arou'h (3,3) codifie : "Une personne ne doit pas revêtir des habits très chers car cela amène une personne à être hautaine ; ni des vêtements extrêmement peu chers ou sales afin de ne pas être répugnant aux yeux des autres, mais avoir des habits ordinaires et propres".
[les juifs sont des princes, des fils du Créateur, on se doit d'agir en fonction de ce haut statut, et l'habit contribue à cela.]
[Le rabbi Naftali de Ropschitz enseigne qu'il était très difficile à Yaakov d'émettre le moindre mensonge, comme le souligne le verset : "tu donneras la vérité à Yaakov" (titèn émet léYaakov).
Rivka lui demanda donc d'enfiler le costume d'Essav, afin de se mettre dans la peau du personne, car lorsqu'on s'habille comme un Essav, on devient un peu comme lui, et même notre façon de parler en pâtit. ]