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Shabbath & convertis

La principale soumission de la klipat noga a lieu lorsque l’on se lave à l’eau chaude avant le Shabbat, le vendredi après-midi ; c’est ainsi que les âmes des convertis sont créées.
[rabbi Yéhochoua Horowitz de Dzikov - (1879-1943) - Atéret Yéchoua - paracha Vayéra ]

-> Commentaire :
Expliquant la raison de cette pratique, le rav Moché Mykoff déclare :
"A l’approche du Shabbat, l’âme de toute chose dans le monde est prête à gravir un échelon, voire plusieurs échelons, sur l’échelle de la sainteté qui mène à la divinité, mais l’accès à ce canal spirituel est soumis à une condition : le corps doit être prêt à accompagner l’âme dans son voyage. Il doit être purifié des influences et des tentations matérielles qui l’ont alourdi tout au long de la semaine.
C’est là la raison profonde pour laquelle nous prenons un bain d’eau chaude le vendredi après-midi, et c’est aussi la raison pour laquelle certaines personnes s’immergent dans un mikvé, un bain spécial et purificateur.
Les eaux neutralisent les effets néfastes de notre immersion hebdomadaire dans le monde des affaires, avec ses exigences de compétitivité, de haute productivité et les apparences de la réussite. Les éléments que nous utilisons ainsi pour cette purification spirituelle sont le feu et l’eau."

[l'idée est belle : je me lave à l'eau chaude en l'honneur du Shabbath, et en même temps je réchauffe les âmes de futurs convertis pour qu'ils nous rejoignent au plus vite, b'h! ]

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-> L'accomplissement du "Shénayim Mikra Vé'Echad Targoum" (la lecture de la portion hebdomadaire de la Torah deux fois en hébreu et une fois en araméen - Targoum Onkelos) élève les âmes des convertis et les conduit à terminer leur conversion.
[rabbi Pin'has de Koritz - (1728-1790) - Imré Pin'has - Shaar Shabbos n° 50 ]

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-> Moché s’est beaucoup efforcé de rapprocher le érev rav et d’en faire de véritables convertis (guérim).
Même après sa mort, il fut enterré en face de Beit Péor dans le but d’adoucir la dureté des nations non juives et d’inciter ceux nés après son époque à devenir des convertisgerim.
Moché s’éteignit un shabbat, pendant l’heure de la Min'ha (la prière de l’après-midi). C’est un moment exceptionnellement propice pour faire des convertis.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,215 ]

[le Baal/Beit Péor est le nom d’une idole que le peuple juif a adorée lors d’un épisode d’immoralité collective décrit dans le livre des Bamidbar chap.25.
Moché est enterré précisément à cet endroit afin de contrer toute accusation portée contre le peuple juif et d’annuler tout décret prononcé à son encontre en raison des transgressions commises sur ce site. ]

-> Le son du shofar (à Roch Hachana) réveille les nations du monde et les incite à devenir des convertis.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hilkhot Loulav vé'Etrog 2,2 ]

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-> Même les âmes des convertis s'élèvent pour le tikoun (réparation) de Roch Hachana.
[rabbi Mordé'haï Twerski de Tchernobyl - (1770-1837) - Likouté Torah - Shabbat Shouva ]

Le don de la Torah comporte un aspect de "guérour" (conversion) pour le peuple juif, car à cette occasion, ils "se sont placés sous les ailes de la Chekhina" et ont conclu une alliance avec Hachem.
Chaque année, il y a un don de la Torah (avec un impact similaire) et une nouvelle "conversion".
L’essence même de cette "conversion'" consiste pour un juif à renouveler son être intérieur juif.
[Nétivot Shalom - Shavouot]

Pessa’h & les convertis

-> L'exil en Egypte avait pour but de ramener les étincelles sacrées qui renferment les âmes des convertis.
[Maor vaChémech - paracha Vayéchev ]

-> La sortie d'Egypte avait pour but de faire sortir les âmes sacrées d'Égypte. C’est ce à quoi fait allusion le verset "ils partiront avec de grandes richesses" (Lé'h Lé'ha 15,14).
L'acronyme de cette expression "grandes richesses" (רְכֻשׁ גָּדוֹל - ré'houch gadol) forme : "guèr" (un converti - גר).
[Sfat Emet - paracha Vayé'hi - 5631 ]

[étant donné que nous revivons les mêmes influences de sortie d'Egypte chaque année à Pessa'h, éventuellement on peut penser que c'est un moment de l'année où nous pouvons sortir remplis de joie, car avec plein de richesses sublimes = des âmes de nouveaux convertis à venir, b'h.]

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-> Les âmes des futurs convertis s’élèvent grâce au fait que nous brûlons le 'hametz avant Pessah.
[Imré Noam - séder Haggadah léPessa'h - Maguid n°27 ]

Av = apprécier la vraie joie

+ Av = apprécier la vraie joie :

-> La guémara (Taanit 26b) affirme que lorsque l'on entre dans le mois d’Av, on diminue la joie (michéni'hnas Av mémaatim béSim'ha).

-> Il est très intéressant de noter que nos Sages nous recommandent de commencer à réduire notre joie (sim'ha) à partir de roch 'Hodech Av, le jour même où ils nous enjoignent de réciter le Hallel, où nous proclamons : "C’est aujourd’hui le jour qu'Hachem a fait, nous serons joyeux et nous nous réjouirons en ce jour", ainsi que de nombreux autres versets exprimant la joie.
Cependant, lorsque nous examinons de près la guémara (Taanit 26b) qui décrit cette diminution de notre joie, nous constatons que nos Sages font référence aux plaisirs issus du monde matériel : la viande, le vin, les douches chaudes, le fait de porter des vêtements propres, ...
En d’autres termes, nos Sages nous enseignent qu’à l’heure actuelle, en raison de la destruction du Temple, nous sommes incapables de trouver le bonheur à travers les biens matériels.
Notre tâche consiste plutôt à rechercher l’étincelle du vrai bonheur qui réside dans nos cœurs : la joie d’être juif et de posséder la Torah.

De même, nos Sages (Nédarim 81a) affirment que le Temple a été détruit parce que les juifs ne récitaient pas les Birkot HaTorah (bénédictions sur la Torah), en d’autres termes, ils n’étaient pas heureux d’étudier et d’accomplir la Torah, comme le dit le verset : "[Toutes les malédictions de l’exil] proviennent du fait que tu n’as pas servi Hachem avec joie" (ta'hat acher lo avadta ét Hachem bésim'ha).

=> En bref, le mois de Av est pour chaque juif l'occasion de nous détacher des faux plaisirs de ce monde et de renouer avec la véritable joie de la vie juive.
[on diminue notre joie venant de la matérialité, et cela nous permet de pouvoir mieux se focaliser et apprécier la qualité de la joie provenant de la spiritualité, de notre relation de proximité avec papa Hachem. ]
[rav Nissan David Kivak ]

Plus on est loin d’Hachem, plus notre téchouva le magnifie

Une personne ne doit jamais dire : "Comment puis-je me rapprocher d'Hachem alors que je suis si éloigné de Lui à cause de mes nombreuses mauvaises actions?" Car la vérité est tout le contraire : plus une personne est éloignée, plus l’honneur d'Hachem sera magnifié lorsqu’elle tentera de revenir et de se rapprocher de Lui, car c’est là le plus grand honneur d'Hachem.
[rabbi Na'hman de Breslev]

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-> Ceci est issu de l'enseignement suivant de rabbi Na'hman de Breslev (Likoutey Moharan I,14) :
Le plus grand honneur pour Hachem, c’est lorsque les personnes les plus éloignées de Lui se rapprochent de Lui. Car à ce moment-là, "Hachem est exalté et honoré en-Haut et ici bas" (Zohar II,69a), et l’honneur d'Hachem dans le monde s’en trouve grandement accru.
C’est pourquoi chacun doit s’efforcer de tout son cœur de rapprocher d'Hachem ceux qui en sont éloignés.

De plus, une personne ne doit jamais dire : "Comment puis-je me rapprocher d'Hachem alors que je suis si éloigné de Lui à cause de mes nombreuses mauvaises actions?" Car la vérité est tout le contraire : plus une personne est éloignée, plus l’honneur d'Hachem sera magnifié lorsqu’elle tentera de revenir et de se rapprocher de Lui, car c’est là le plus grand honneur d'Hachem.

Lorsque des personnes qui sont en dehors de la sainteté se rapprochent et entrent dans la sainteté, qu’il s’agisse de convertis (guérim) ou de juifs autrefois éloignés qui reviennent à la foi, cela constitue le plus grand honneur pour Hachem et "le Nom du Saint, béni soit-Il, est exalté et honoré en-Haut et ci-bas".
L’honneur est élevé à sa racine, qui est la crainte sacrée, et cela, à son tour, apporte la paix au monde.

Grâce à la Torah, il est possible de rapprocher les convertis et ceux qui reviennent à la foi, et de leur indiquer la voie à suivre. En étudiant la Torah dans la sainteté, une personne incite les juifs fauteurs et les convertis à se repentir. La seule façon d’y parvenir est de faire preuve de la plus grande humilité et de la plus grande modestie d’esprit.
Fort de ces qualités, on mérite une véritable étude de la Torah, jusqu’à ce que l’on soit capable, par cette étude, d’illuminer et d’éveiller les racines des âmes du peuple juif, même celles qui se trouvent à des milliers de kilomètres.

Le 17 tamouz

+ Le 17 tamouz :

-> La cause de la faute du Veau d'or, survenu le 17 Tamouz, était que le peuple juif pensait que, puisque Moché n’était pas encore redescendu du mont Sinaï, il n’y avait plus aucun moyen pour lui de se rapprocher d'Hachem et de la Torah.
Cependant, en réalité, même si Moché était bel et bien décédé à cette époque, il n’aurait jamais laissé son troupeau sans un autre berger. Aharon HaKohen, Yéhochoua bin Noun et de nombreux autres grands tsadikim avaient reçu la sagesse de Moché Rabbénou au point de pouvoir guider le peuple juif.
En effet, selon le début des Pirké Avot : "Moché reçut la Torah du Sinaï et la transmit à Yéhochoua, et Yéhochoua [la transmit] aux Anciens, ..."

De même, de nos jours, nous devons croire que le tsadik de chaque génération ne quitte jamais ce monde avant d’avoir transmis sa sagesse à son successeur. Ainsi, nous ne devons jamais penser qu’il n’y a aucun espoir pour nous et céder au désespoir, qui est une manifestation de la faute du Veau d’or.
Au contraire, nous devons chercher de tout notre cœur à trouver l’étincelle du mont Sinaï qui est encore vivante chez les tsadikim d’aujourd’hui.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Shelou'hin 5 ]

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-> Le 17 Tamouz, les juifs ont commis la faute du Veau d’or, et Moché Rabbénou a brisé les Tables des 10 Commandements (Lou'hot).
Rabbi Nathan de Breslev explique que la raison pour laquelle Moché a agi ainsi est qu’il existe différents niveaux de vérité. La vérité de la Torah est que lorsque nous fautons, nous devons être punis. La Torah nous dit clairement ce que nous devons faire ; ainsi, si nous n’écoutons pas ses avertissements, il y a des conséquences.

Cependant, Moché a reconnu que ce n’était pas le niveau le plus élevé de la vérité. Au contraire, la plus grande vérité est la compassion (miséricorde) d'Hachem, le fait qu’Il pardonne avec bienveillance même les transgressions les plus terribles lorsque nous revenons vers Lui par la téchouva.
Ainsi, Moché a dû briser les Lou'hot, qui représentent le niveau de la vérité de la Torah, afin de révéler que ce niveau n’est pas la vérité ultime. Puis, il est remonté sur le mont Sinaï, où il a reçu les 13 Midot de Ra'hamim (Attribut de miséricorde de D.) et la deuxième série de Lou'hot, qui ont été remises le jour de Yom Kippour, lorsqu'Hachem nous a complètement pardonnés notre faute.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Ribbit 5 ]

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-> Ce qui nous empêche principalement de faire téchouva, c’est l’impatience.
Nous voulons des résultats immédiats, alors nous abandonnons lorsque nous ne voyons pas de progrès tout de suite.
C’est là l’erreur qui a conduit à la faute du Veau d’or. Même si les juifs étaient sur le point de recevoir les deux Lou'hot de la Torah que Moché allait faire descendre du mont Sinaï, ils n’ont pas pu attendre ne serait-ce qu’un jour de plus, et ils ont donc abandonné.
De même, nous devons croire que, peu importe depuis combien de temps nous aspirons à recevoir la Torah et les conseils des tsadikim, nous sommes en réalité très proches d’une nouvelle révélation. Il nous suffit de nous accrocher à notre volonté, d’être patients et de continuer à espérer le salut (délivrance personnelle, comme collective).
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,48 ]

La téchouva (selon rabbi Na’hman)

+ La téchouva (selon rabbi Na'hman) :

-> Selon la Torah, si nous agissons comme il le faut, nous sommes récompensés, et dans le cas contraire, nous sommes punis. Dans ce cadre (strict), il n’y a aucune possibilité de faire téchouva. Nous ne pouvons pas remonter le temps et effacer l’erreur que nous avons commise.
Cependant, la miséricorde d'Hachem est bien supérieure à la rigueur de la Torah. La véritable nature du Créateur est qu’Il fait preuve d’une grande patience à notre égard, et qu’Il va au-delà de la lettre de la loi.
Par conséquent, lorsque nous revenons vers Hachem en prononçant quelques mots simples de téchouva, nous nous attachons à la révélation extraordinaire de la bonté d'Hachem, et nous nous élevons vers un lieu où nos fautes n’ont jamais eu d’effet.
Nous nous connectons à la bonté pure d'Hachem, qui ne porte aucune trace de notre faute, ce qui nous purifie de nos imperfections et nous permet de prendre un tout nouveau départ.
Ainsi, il n’y a jamais de raison de désespérer, car même depuis les endroits les plus bas, nous pouvons toujours faire téchouva.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kiboud Av va'Em 4 ]

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-> Rabbi Nathan de Breslev dit que lorsqu’une personne est vraiment dure envers elle-même et se laisse submerger par la culpabilité, elle se coupe de toute sa vitalité spirituelle et de toute sa force.
C’est pourquoi, lorsque nous confessons nos fautes devant Hachem, nous devons nous rappeler de nous ancrer d’abord dans Sa compassion (miséricorde divine) extraordinaire.
En réalité, nous n’avons aucune idée de ce que nous avons vécu au cours de nos incarnations (guilgoul) précédentes, et nous ne pouvons pas non plus vraiment saisir l’ampleur des défis auxquels nous avons été confrontés dans cette vie. Seul Hachem voit tout cela.
Ainsi, Il prend certainement tout en considération et nous juge avec bienveillance.
Nous souffrons à un niveau si profond et de tant de façons différentes qu’une fois tout mis dans la balance, il ne fait aucun doute que nous sommes de très bonnes personnes, et Hachem est très fier de nous. Tel est le véritable sens du 'hechbon hanéfech.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Arlah 4 ]

-> Très souvent, nous souhaitons sincèrement faire téchouva, mais nous avons l’impression de devoir changer beaucoup de choses pour y parvenir.
Par exemple, nous pensons que nous devons étudier la Torah bien plus que nous ne le faisons actuellement, ou que nous devons être beaucoup plus stricts dans notre observance de la halakha, ...
Mais tout cela n’est qu’une ruse du yétser ara, qui tente de nous pousser à l’épuisement total.
En réalité, la première étape de la téchouva consiste à prendre conscience qu'Hachem est juste là, là où nous sommes, à cet instant précis (même au plus bas des bassesses spirituelles). Nous faisons déjà beaucoup de choses qui Lui procurent une immense satisfaction.
Une fois que nous avons compris ce concept fondamental, nous pouvons alors chercher des moyens d’atteindre le niveau supérieur, peut-être en prononçant les bénédictions avec plus de kavana, en pratiquant un peu d’hitbodédout chaque jour, et ainsi de suite.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Moharan II,44 ]

-> Rabbi Na'hman de Breslev ('Hayé Moharan 353) disait que même s’il commettait une faute terrible, D. nous en préserve, il ne serait pas triste par la suite. Au contraire, il repartirait immédiatement à zéro avec Hachem et chasserait le passé de son esprit.
Puis, plus tard, lorsqu’il aurait un peu de temps pour faire son hitbodédout, il confesserait sa faute devant Hachem et demanderait Son pardon.
Cela nous enseigne une leçon extrêmement importante dans la vie : il y a un temps pour tout. Nous devons essayer d’être joyeux quoi qu’il arrive et quelle que soit la gravité de nos erreurs.
Puis, pendant un moment, nous devons exprimer nos regrets pour nos fautes devant Hachem (en vidant toutes nos émotions, notre coeur) et Lui faire part de notre désir ardent de nous améliorer, avec la foi pure (émouna) que, grâce à ce processus, nous effaçons complètement l’ardoise.

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-> Le pouvoir du yétser ara réside dans sa capacité à créer l’illusion selon laquelle, malgré tous nos efforts pour changer, nous nous trouvons toujours exactement au même point qu’auparavant, voire que nous nous sommes encore davantage éloignés d'Hachem.
Or, en réalité, chaque fois que nous nous connectons à la conscience de Hachem et que nous agissons pour Le servir, nous brisons toutes les forces des ténèbres qui nous entourent et nous nous élevons à un nouveau niveau.
Le seul problème, c’est qu’à ce niveau, nous recevons un nouveau yétser ara, et la lutte recommence, ce qui donne l’impression que nous ne faisons aucun progrès. C’est pourquoi nous ne devons pas nous laisser tromper et abandonner alors que nous nous rapprochons en réalité de Hachem.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 1, 25 et 72 ]

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likoutei Moharan II, 112) dit : "Si tu crois que tu es capable de faire des erreurs (fautes), tu dois croire que tu es capable de les réparer".
Le sens profond de cette affirmation est que si nous croyons que ce que nous faisons a vraiment de l’importance au Ciel, au point que nos fautes causent des dommages dans les mondes supérieurs, alors nous devons croire que nous avons également la capacité de réparer tout aussi facilement tous les dommages que nous avons causés.
L’une des principales ruses du yétser ara est de focaliser notre attention sur les fautes de l’année, du mois, du jour et/ou des cinq dernières minutes écoulés. Il est peut-être vrai que nous avons vraiment tout gâché, mais la réalité est qu’en accomplissant simplement la volonté de Hachem dès maintenant, nous réparons tout.
En quelques secondes à peine, nous pouvons nous relever et prendre un nouveau départ dans le service d'Hachem, grâce auquel nous devenons une création entièrement nouvelle et entamons une existence totalement nouvelle.
[rav Nissan David Kivak]

-> Chaque fois que nous trébuchons, nous devons nous rappeler qu'Hachem nous donne simplement l’occasion de révéler Sa gloire (kavod) dans un lieu plus bas (spirituellement parlant), en réalisant la moindre petite chose que nous pouvons dans le service de Hachem.
Toute mitsva que nous accomplissons dans ces situations procure à Hachem une plus grande satisfaction (na'hat) que le service de tous les anges saints du Ciel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,10 ; Likouté Moharan II,112 ]

-> Il est important pour nous de comprendre notre rôle dans l’histoire juive.
Les tsadikim du passé, depuis Avraham jusqu’aux grands talmidim du Baal Shem Tov, ont déjà réparé la brisure dans tous les mondes supérieurs. Ainsi, le dernier tikoun qui nous reste à accomplir consiste à trouver les diamants précieux cachés dans les ténèbres du monde matériel.
C’est pourquoi nous tombons parfois aux niveaux [spirituellement] les plus bas de l’existence : simplement pour que nous prononcions une bénédiction ou accomplissions une mitsva qui rectifiera ces lieux et amènera toute la Création à un état de perfection. [cela éclaire d'un point de vue positif la notion de diminution du niveau spirituelle génération après génération - yéridat adorot]
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Birkat HaRéa'h 4 ]

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-> Rabbi Na'hman de Breslev dit que nous devons faire preuve d’une grande patience tout au long du processus de téchouva. Lorsque nous prenons conscience de notre besoin de revenir vers Hachem, la première chose qui se produit est que nous sommes confrontés à une avalanche d’obstacles qui nous barrent la route. Cependant, ces obstacles sont en réalité là pour nous aider.
Ce qui nous sépare principalement de Hachem, c’est notre orgueil. Ainsi, Hachem nous envoie des difficultés afin que nous parvenions à une véritable humilité et que nous réalisions que nous ne méritons pas le précieux trésor de la téchouva.
Mais en même temps, nous devons nous rappeler que la miséricorde d'Hachem est infinie ; il nous suffit donc d’attendre et d’aspirer à Hachem jusqu’à ce que la gêne (honte) d’être retenus expie nos fautes et que nous puissions entrer dans le royaume merveilleux de la sainteté.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,6 ]

-> Nos Sages disent que ce qui importe le plus à Hachem, c’est notre aspiration vers Lui : "Ra'hmana, liba baé" (le Miséricordieux veut notre cœur).
Par conséquent, même si nous constatons que nous commettons sans cesse les mêmes fautes et qu’il semble que nous soyons incapables de changer, nous pouvons tout de même procurer à Hachem une immense satisfaction en Lui confiant nos véritables sentiments et en priant pour pouvoir vaincre le yétser ara.
En effet, rabbi Nathan (Likouté Halakhot - 'Hezkay Métaltélim 5) explique que chaque fois que nous prions pour obtenir l’aide d'Hachem, c’est comme si nous déposions une plainte officielle devant un tribunal concernant notre bien (notre cœur) qui a été illégalement saisi par un voleur (le yétser ara).
Tant que nous continuons à déposer ces "plaintes", nous empêchons le voleur d’acquérir ce bien (d’établir une 'hazaka), jusqu’à ce que nous parvenions finalement à l’éliminer complètement.

Lorsque l'homme étudie la Torah, cette dernière lui fait connaître ses fautes pour qu'il puisse se repentir, à l'instar d'une mère qui fait prendre conscience de ses erreurs à son fils, par de tendres paroles.
[Zohar - Vayikra 23b]

"Tous les secrets qui sont inclus dans les 10 Commandements ont été perçus par les yeux de tout Israël [au mont Sinaï].
Ils ont pu discerner et comprendre, aussi bien de façon intellectuelle qu'au plus profond de leurs cœurs comment le secret des 613 commandements était inclus dans les Paroles qu'ils ont entendues.
La Lumière divine a envahi leurs regards à ce moment-là, au point que tous les secrets de la Torah, ainsi que tous les secrets des mondes supérieurs et inférieurs, ne leur ont pas été dissimulés.
Devant cette contemplation du Divin, de l'Honneur du Roi de tous les rois, Hachem, ils ont accédé à ce qui n'a jamais été dévoilé depuis la Création du monde."
[Zohar - Yitro 93b]

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-> C'est ainsi, que le Zohar 'Haï explique que le peuple juif au mont Sinaï a atteint le niveau suprême à venir du 7e millénaire.
[Merkavot Argaman al haTorah]