Lorsque l'homme étudie la Torah, cette dernière lui fait connaître ses fautes pour qu'il puisse se repentir, à l'instar d'une mère qui fait prendre conscience de ses erreurs à son fils, par de tendres paroles.
[Zohar - Vayikra 23b]
Catégorie : Fêtes
"Tous les secrets qui sont inclus dans les 10 Commandements ont été perçus par les yeux de tout Israël [au mont Sinaï].
Ils ont pu discerner et comprendre, aussi bien de façon intellectuelle qu'au plus profond de leurs cœurs comment le secret des 613 commandements était inclus dans les Paroles qu'ils ont entendues.
La Lumière divine a envahi leurs regards à ce moment-là, au point que tous les secrets de la Torah, ainsi que tous les secrets des mondes supérieurs et inférieurs, ne leur ont pas été dissimulés.
Devant cette contemplation du Divin, de l'Honneur du Roi de tous les rois, Hachem, ils ont accédé à ce qui n'a jamais été dévoilé depuis la Création du monde."
[Zohar - Yitro 93b]
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-> C'est ainsi, que le Zohar 'Haï explique que le peuple juif au mont Sinaï a atteint le niveau suprême à venir du 7e millénaire.
[Merkavot Argaman al haTorah]
Couronner ses parents après leur mort
+ Couronner ses parents après leur mort :
"Honore ton père et ta mère" (Yitro 20,11)
-> La Torah juxtapose le commandement d'observer le Shabbat (Yitro 20,8-10) avec le commandement d'honorer son père et sa mère (Yitro 20,11) afin de nous apprendre qu'il n'y a pas plus grand honneur pour les parents dans le monde de la Vérité (après la mort) que lorsque leurs enfants et leurs descendants font des 'hidouchim dans leur étude de la Torah le jour de Shabbat dans ce monde. [Zohar 'hadach - Yitro 103a]
Dans ce Zohar, il est aussi rapporté que lorsqu'un homme fait des 'hidouchim durant Shabbat, des Justes (tsadikim) viennent embrasser la tête du père et le couronner de plusieurs couronnes.
-> Ainsi, tout cet honneur dont sont gratifiés ses parents résulte du mérite de l'étude de la Torah de leur enfant. Ceci s'applique même au père qui n'aurait pas lui-même étudié la Torah mais qui a soutenu et aidé son enfant à le faire, que ce soit par un soutien financier ou par un soutien moral. [Zohar - Yitro 89a]
-> A ce propos, le Zohar (Chéla'h Lé'ha 171a) relate l'exemple d'un jeune enfant qui a su expliquer par 27 raisonnements différents un sujet de la Torah à tel point que son père a mérité 70 couronnes bien que ce dernier n'ait jamais étudié la Torah car il avait toutefois laissé son fils prendre cette voie.
-> Ce n'est pas seulement et uniquement le père qui mérite toutes ces lumières et tout cet honneur dans le monde futur mais également ses beaux-parents qui mériteront, eux aussi, d'être couronnés, comme il est rapporté ailleurs : lorsque Rabbi Chimon bar Yo'haï exposa plusieurs enseignements de la Torah, ce mérite contribua à couronner également son beau-père, Rabbi Pin'has ben Yaïr lorsqu'il se retrouva dans le Gan Eden où il bénéficia de l'éclat de 50 lumières. [Zohar - Nasso 144b]
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-> "Lorsque le Shabbath commence, le mouvement des âmes s'accentuent grandement.
Certaines s'en vont, certaines arrivent, d'autres descendent ... toutes sont joyeuses et pleines de bonne volonté.
Ces âmes viennent couronner le peuple saint (juif).
Une fois que le Shabbath est entré, les gens résident dans le "monde des âmes"
[...]
Toutes les peines, les colères, les querelles dans le monde sont oubliées parce que le jour de réjouissance pour le Roi est arrivé.
Les âmes sont augmentées au sein d'Israël, comme si c'était le monde futur"
[le Zohar - rapporté par le Réchit 'Hochma - Chaar Kédoucha 3,4-7]
-> Il est intéressant de noter que le Réchit 'Hochma, dans ce même passage, rapporte également le Zohar ci-dessous.
Après Shabbath, lorsque l'âme supplémentaire (néchama yétéra) quitte le royaume physique pour retourner dans le Ciel, D. lui demande : "Quel 'hidouch (idée nouvelle) de Torah as-tu entendu?"
Le Zohar déclare : "Combien est bienheureuse l'âme qui peut réciter des 'hidouché Torah devant Hachem.
D. se réjouit énormément et rassemble tous ceux qui se trouvent dans Son palais et s'exclame : "Nous avons entendu une idée perspicace transmise par l'âme de cette personne!"
Tout le palais et tous les anges écoutent le 'Hidouch.
Mais si l'âme n'a pas de 'hidouch à raconter au palais Céleste, elle en a honte et ensuite les anges s'affaiblissent, pour ainsi dire"
-> Le Ari Zal (rapporté dans Chaaré Téchouva) affirme qu'une couronne spéciale est créée pour le père de celui qui étudie une nouvelle idée de la Torah le Shabbath.
Le Yéssod véShoresh haAvoda (Bémaalot haShabbath) rapporte qu'en plus, Hachem embrasse la tête de ce même père.
Ceci explique pourquoi la mitsva du Shabbath est juxtaposée à celle du respect des parents (dans les 10 Commandements).
=> chaque mitsva que nous faisons peut être comme un colis de mérites envoyé pour améliorer la vie éternelle de nos parents décédés. Mais l'étude de la Torah Shabbath a non seulement beaucoup plus de valeur que celle durant la semaine (1000 fois plus selon le Ben Ich 'Haï), mais en plus on amène beaucoup d'honneur à nos parents au Ciel.
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Précisions sur la notion de 'hidouch : nouveauté en Torah :
-> Selon le Chaaré Téchouva, si quelqu'un ne peut pas être créatif, s'il apprend quelque chose qu'il n'a jamais étudié auparavant, ce sera également qualité de 'hidouch.
-> Le Yessod véShorech haAvoda (Chaar 8,12) dit que toute nouvelle inspiration conduisant à améliorer ses midot, son caractère ou tout bon comportement que l'on accepte sur soi, est aussi considéré comme un 'hidouch.
En allumant les bougies du Shabbat, les forces de la sainteté sont élevées, et les forces de l’impureté (forces du mal) sont soumises.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 24,2]
La table du Shabbath
-> Pour chaque table que le peuple juif nettoie et dresse le vendredi après-midi, une table identique est dressée dans une salle aux trésors des mondes supérieurs.
Si une personne dresse sa table avant le Shabbat aussi bien qu’elle le peut, elle est mentionnée dans les mondes supérieurs pour le bien et pour la bénédiction.
Si une personne déshonore le Shabbat, alors c’est le contraire qui se produit ...
Chaque Shabbat, la table de chacun est dressée devant Hachem, dans les mondes supérieurs, comme une alliance éternelle (brit olam).
Puisque cela est vrai, une personne doit veiller à honorer le Shabbat au mieux de ses capacités, et à accueillir le Shabbat avec beaucoup d’amour, de joie et de satisfaction.
La table doit être remplie de mets délicats, dressée le vendredi après-midi avant le Shabbat, afin qu’on puisse dire d’une telle personne : "Voici, tel est l’homme qui craint Hachem, qu'Hachem te bénisse depuis Sion" (Téhilim 128,4-5).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 24,5-9]
Le service du Cohen Gadol lors de Yom Kippour nous enseigne comment être un véritable juif.
Le Cohen Gadol accomplissait deux types de services : ceux qui se déroulaient dans le Kodech HaKodachim (saint des Saints) et ceux qui se déroulaient dans la Azara, à l’extérieur du Heikhal.
Les avodot accomplis dans le Kodech HaKodachim symbolisent la pratique de l’étude de la Torah et de la prière que nous accomplissons dans la kédoucha (sainteté) de la synagogue, tandis que les avodot (services) dans l’Azara représentent les activités que nous menons en dehors de la synagogue : manger, travailler, élever nos enfants, ...
Cela nous enseigne qu’il est important pour nous de développer un lien profond avec Hachem dans ces deux aspects de la vie et de ne pas commettre l’erreur de Nadav et Avihou, qui ne se sont pas mariés parce qu’ils pensaient que le but ultime de la vie était simplement de trouver Hachem dans le domaine de la kédoucha, le Kodech HaKodachim, et non dans le monde matériel.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Shabbat 7 ]
La téchouva
-> Lorsqu’une personne (juive) se repent sincèrement, alors Hachem, qui connaît ce qu’il y a dans le cœur et l’esprit de l’homme et sait que son repentir est sincère, vient en aide à cette personne, la prend par la main et en fait un être nouveau.
Selon le Zohar (volume I,23a), lorsqu’une personne est racha (mauvaise), Hachem siège sur Son trône de justice et la traite avec sévérité. Lorsque la personne se repent de la bonne manière et répare le mal qu’elle a causé, Hachem revient, s’assoit sur Son Trône de Miséricorde et fait de cette personne un être nouveau. Hachem lui rend son yétser hatov, avec un zèle et une sainteté accrus, et son yétser ara est maîtrisé.
Grâce à ses bonnes actions, à sa repentance sincère et à son étude de la Torah, cette personne mérite d’acquérir un roua'h et une néchama. [ les trois parties de l'âme, par ordre croissant d'importance sont : notre néfech, notre roua'h et notre néchama. ]
Par conséquent, Hachem reste avec elle et elle ne retombera pas dans la faute. (on aura une aide pour pas retomber)
[...]
Nos Sages disent : "La repentance (téchouva) est si grande qu’elle atteint le Trône divin de Gloire" (Yoma 86a).
Lorsqu’un juif se repent sincèrement et s’attache à la Chékhina et à la Torah, alors sa téchouva atteint le Trône de Gloire ...
Tant qu’une personne s’en tient à ses mauvaises voies, Hachem siège et la traite sévèrement depuis le Trône du Jugement, mais une fois qu'elle a fait téchouva, Hachem quitte le Trône du Jugement (Rigueur ) et s’assoit sur le Trône de la Miséricorde ...
Une personne qui s’est pleinement repentie, ne laisse aucune trace de sa faute. Puisque cette personne a mérité de faire téchouva comme il le faut, et qu'Hachem voit qu’elle s’est repentie comme il faut et par amour pour Lui, alors Hachem la prend par la main et l’aide à réaliser son désir [de ne pas fauter de nouveau].
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Métsora 14,2-5]
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-> Le yétser hara est extrêmement fort et puissant. Maintenant qu’il a été maîtrisé, toute sa puissance a été absorbée par le yétser hatov, le roua'h et la néchama, ainsi que par le cœur et le corps de la personne, qui se renforcent tous dans la sainteté.
En conséquence, cette personne qui s’est repentie devient plus forte dans la sainteté et la pureté.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Métsora 14,6]
Faire téchouva = redonner vie à son âme
+ Faire téchouva = redonner vie à son âme :
-> "Lorsqu’une personne accomplit une mitsva, un ange protecteur est créé en sa faveur. Si une personne commet une faute, un ange accusateur est créé contre elle" (Pirké Avot 4,13).
-> L'ange protecteur créé à partir d’une mitsva, tout comme l’ange accusateur créé à partir d’une faute, sont complets. Pour chaque mitsva, un ange bon est créé ; et pour chaque faute, un ange mauvais est créé ...
Lorsqu’une personne se repent complètement (téchouva chéléma) et répare tous les torts qu’elle a causés, tous les mauvais anges créés à partir de ses mauvaises actions se transforment en cadavres.
Le prophète Natan dit ceci au roi David : "Hachem a effacé ta faute" ('hatat'ha) ; tu ne mourras pas" (Shmouel I 12,13).
En d’autres termes, Hachem a ôté et tué l’ange mauvais, appelé חטאת ('hatat), et c’est pourquoi tu ne mourras pas.
Cependant, si une personne ne se repent pas, et que les anges mauvais créés à partir de ses mauvaises actions restent en vie, c’est alors certainement son âme qui mourra à sa place et sera perdue.
À ce sujet, le verset dit : "L’âme qui faute, c’est elle qui mourra" (Yé'hezkel 18,4). Il n’est pas dit "l’âme qui a fauté" dans le passé, mais plutôt "qui faute" au présent.
Cela fait référence à une personne qui faute et crée un mauvais ange (appelé חטאת) et l’a maintenu en vie, car elle ne l’a pas tué par le repentir (téchouva). Une telle personne, une telle âme, mourra certainement.
[...]
Avant qu'une personne ne fasse téchouva, elle méritait que son âme soit immolée et détruite. Mais désormais, c’est le mauvais ange (appelé חטאת) qui sera immolé à sa place, et l’âme restera parfaite, sans tache.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 6,18]
Lorsque le machia'h viendra, Roch Hachana n’aura plus lieu le premier jour de Tichri ; il aura lieu le premier jour de Nissan, et Yom Kippour sera le dixième jour de Nissan.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - parachat ha'Hodech]
Un jeûne = un sacrifice de soi à Hachem
-> Lorsqu’une personne jeûne, cela tient lieu d'un sacrifice (un korban à Hachem).
Tout comme le sang et les graisses sont prélevés sur un animal offert en sacrifice, de même, lorsqu’une personne jeûne, elle donne une partie de ses propres graisses et de son propre sang.
Lors d’un jour de jeûne, une personne doit également faire un don à la tsédaka, à l’instar de la portion du sein de l’offrande qui est donnée au Cohen, afin que son offrande soit complète ...
En réalité, un jeûne doit s’apparenter à un sacrifice de deux manières.
Premièrement, tout comme la graisse et le sang d’une offrande sont donnés à Hachem, de même, lorsqu’une personne jeûne, elle renonce à sa graisse et à son sang.
Deuxièmement, tout comme la partie de la poitrine d’une offrande est donnée au Cohen, de même, lorsqu’une personne jeûne, elle doit donner la tsédaka, et la tsédaka lui apporte du mérite en Haut.
[...]
Il faut comprendre que c’est la tsédaka qui réveille les mérites de cette personne au Ciel.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 7,29-30]