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" [Le soir du 1er jour de Pessa'h], D. passa, pris individuellement (chaque juif), l'embrassa et le bénit."

[midrach Chémot Rabba 19,5]

Les Bné Israël se sont circoncis afin de pouvoir avoir le droit de manger du korban de Pessa'h, comme D. l'a demandé (Chémot 12,43).
La citation ci-dessus reprend la "réaction" de D. en voyant Ses enfants suivre sa volonté (le sang de la circoncision et le sang du sacrifice se mélangeant ensemble).
Il est écrit :
"Je passai auprès de toi, je te vis t'agiter dans ton sang, et je te dis: "Vis dans ton sang!" (Yé'hezkel 16,6) = D. nous bénit : vis avec le sang du korban Pessa'h et vis avec le sang de la circoncision.

Que quiconque a faim vienne manger

"Que quiconque a faim vienne manger" (Haggada de Pessa'h)

-> Le Rambam écrit (Hilkhot Yom Tov 6) :
"Celui qui ferme à clé les portes de sa cour, mange et boit en compagnie de ses enfants et de sa femme, mais ne donne pas à manger et à boire aux pauvres et aux malheureux, cette joie n'est pas une joie née de l'accomplissement d'une mitsva mais une joie pour l'estomac.
Et à ce sujet, il est écrit : "Leurs sacrifices sont pour eux comme du pain d'endeuillés ; quiconque en mange sera impur car leur pain n'est [que pour] eux-mêmes".

Une joie pareille est une honte pour eux."

 

-> "Il faut réjouir les pauvres à chaque fête ; celui qui se réjouit sans réjouir les pauvres sera gravement puni "

[le Zohar – paracha Yitro]

"La Haggada a essentiellement pour but de nous apprendre que D. est le Maître du monde et le dirige"

[rav Eliachiv ]

-> "Sache que Celui qui nous a créés, nous et notre mauvais penchant, sait qu'au "moment où la matsa et le maror sont posés" devant nous, c'est le moment unique où la crainte de D. s'enracine chez Son fils".
[d'après le Ménou'ha Oukédoucha - écrit par un disciple du Rabbi 'Haïm de Volozhin]

Si lors du Séder, on décide de "jouer le jeu" et de vivre véritablement la sortie d'Egypte (et non comme un souvenir très lointain), on ne peut pas rester inchangé ...

=> Ne gaspillons pas cette exceptionnelle occasion d'alimenter en nous un feu ardent d'amour et de crainte de D.

+ "A chaque génération, tout homme a l'obligation de se considérer comme étant lui-même sorti d'Egypte" (Haggada de Pessa'h)
-> Le 'Hida (Batei haNéféch) de nous expliquer :
"Cela signifie qu'il ne suffit pas de se réjouir en son cœur et dans son imagination d'être en train de quitter l'Egypte.
Mais on doit extérioriser son allégresse et afficher son bonheur, afin que ceux qui nous entourent se rendent compte de ce que nous ressentons, et qu'ils sachent que tous nos gestes, pendant cette soirée, ne font qu'exprimer notre gratitude envers D.
[...]
Nous devons, par les mots, mais aussi par les mouvements de notre corps et par notre physionomie, donner à autrui l'impression que nous sommes vraiment en train de quitter l'esclavage et de nous libérer."

-> A quoi cela nous avance-t-il de nous considérer comme étant nous-même sortis d'Egypte?

Le Netsiv de Volozhin de répondre :
"Si nous tentons de nous représenter tous les miracles et les événements prodigieux vécus par nos ancêtres quand ils ont quitté ce pays, nous en éprouverons d'autant plus de reconnaissance.
Notre cœur s'en trouvera purifié, ce qui nous préparera pour la véritable finalité de la sortie d'Egypte : l'acceptation de la Torah.
Avec joie et amour, nous assumerons alors tous ses commandements, de même que nos ancêtres ont accepté la Torah sur le mont Sinaï, et cela sans réserve."

L’amour de la mitsva/matsa …

+ L'amour de la mitsva/matsa ...

-> "Le peuple porta sa pâte avant qu'elle fût levée, attachés à leurs vêtements sur leurs épaules"  (Chémot - Bo 12,34)

-> "Sur leurs épaules, bien qu'ils aient eu beaucoup d'animaux de bât (servant au transport de leurs biens), manifestant ainsi leur amour pour les mitsvot"
(la Mekhilta sur ce verset)

-> Le Rav Réouven Melamed (Mélits Yochèr) nous enseigne :
Nous savons que les enfants d'Israël ont quitté l'Egypte "avec de grandes richesses" (Béréchit - Lé'h Lé'ha 15,14), constituées par de l'or et de l'argent.
Ils ont pourtant chargé ces biens matériels sur leurs animaux, et ont pris sur leurs propres épaules les restes de matsa et de maror (de la nuit du Séder) .
Ces simples "restes" de mitsvot leur étaient plus précieux que l'argent et l'or!

De même que nous devons chérir toute occasion d'observer une mitsva, nous devons aussi porter dans nos cœurs tout objet qui a été utilisé pour l'une d'elles, même si elle a déjà été accomplie.

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-> La michna Béroura (477,5) rapporte le témoignage suivant du Chla haKadoch :
"Parmi des êtres en quête d'élévation spirituelle, j'en a vu qui embrassaient les matsot et le maror ... et ce parce que les mitsvot leurs sont très chères.
Heureux celui sert son Créateur dans la joie!"

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-> Le rav Schechter enseigne que les vêtements que les juifs ont pu prendre aux égyptiens pouvaient négativement les affecter, puisque provenant d'un environnement rempli d'impuretés, d'immoralités. Comment éviter que cela ne déteindre sur eux?

Le midrach Tan'houma rapporte que les juifs possédaient tous de très nombreux animaux. Bien qu'ils pouvaient les utiliser pour porter la matsa, ils ont témoigné de l'amour pour la mitsva en les porter sur leurs épaules.
En utilisant les habits égyptiens pour emballer les matsot, les impliquant dans la mitsva, cela a permis d'élever ces vêtements, retirant leur impact négatif, et les rendant utilisables pour la suite.

Le 'Hizkouni affirme que les juifs désiraient les luxueux vêtements des égyptiens afin de pouvoir les revêtir en l'honneur des jours de fête (Yom Tov).
Rabbénou miBarténoura ajoute que c'était peu être afin d'être mieux habillés lors du don de la Torah.
[les habits les plus impudiques, car trop courts, étaient donnés aux enfants.]

Pourquoi regardons-nous nos ongles durant la havdala?

+ Pourquoi regardons-nous nos ongles durant la havdala?

Lorsque D. créa Adam, son corps tout entier était recouvert d'un ongle.
Après avoir fauté, en mangeant du fruit de l'arbre de la connaissance, son recouvrement intégral en ongle s'est retiré de la surface de son corps, pour ne rester uniquement qu'au niveau du bout des doigts.

Adam a fauté un vendredi, mais en l'honneur du Shabbath, il n'a été puni qu'après la fin de Shabbath.
Une fois Shabbath terminé, il n'y avait plus de lumière, et dans l'obscurité Adam a pris 2 pierres, les frappant ensemble, produisant du feu, et récitant alors la bénédiction de : " boré méoré a'ésh " (remerciant D. d'avoir créé le feu).
Il a alors vu que son ongle ne restait plus qu'au niveau du bout de ses doigts.

=> Comme souvenir de cela, pendant la Havadala, qui marque la fin de Shabbath et le début de la semaine, nous regardons nos ongles.

[ C'est une sorte de rappel, nous disant : oui, tu vas commencer une nouvelle semaine de travail,mais n'oublie pas que c'est une malédiction suite à la faute d'Adam (le 1er Homme).
Ton travail n'est pas une finalité, c'est une nécessité permettant l’existence, l'épanouissement de l'essentiel d'une vie d'un(e) juif.

Un travail est fait symboliquement par les mains, dont à la tête, il y a les ongles, comme pour toujours nous rappeler ce concept ... ]
Source (b"h) : traduction personnelle d'un dvar Torah du rabbi Bogomilsky (Védibarta Bam - Birkat haMazone)

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-> Les ongles grandissent et se renouvellent sans cesse, ainsi nous les regardons à la lumière du feu de la bougie de la Havdala afin d'obtenir la bénédiction.
[le Lévouch]

-> "Nos Sages enseignent qu'à certains égards la sainteté du jour de Pourim est plus grande que celle de Yom Kippour, qui peut être comprise comme : Yom Ki-Pourim [un jour comme Pourim], impliquant que Pourim est la plus importante des 2.

A Yom Kippour, seul le Cohen Gadol entre dans le saint des Saints et atteint un niveau unique de grandeur.
A Pourim, par l'accomplissement des mitsvot du jour, chaque juif peut entrer dans le "sanctuaire le plus interne" (saint des Saints) et atteindre les plus hauts niveaux de grandeur."

[Rabbi Yéchezkel Shraga Halberstam - le Rabbi de Sieniawa (Pologne)]

-> On peut citer le Zohar à ce sujet :
"Ce qui peut être accompli à Yom Kippour en affligeant le corps, peut être atteint à Pourim par le biais de la nourriture et de la boisson."

-> "Les juifs sont le trésor de D."
[le Rokéa'h]

-> "Les trésors de D. sont cachés dans chaque juif (bayéhoudim)"
[Rabbi Avraham de Slonim]

[Les 2 citations ci-dessus sont des commentaires sur le passage suivant de la Méguilat Esther (4,7) :
"... les trésors du roi, en échange du droit d'exterminer les Juifs"
(al ginzé aMélé'h bayéhoudim léabédam). ]

"Va rassembler tous les juifs se trouvant à Chouchan et jeûnez pour moi." (Méguilat Esther 4,16)

-> Le Sfat Emet (Chémot - léPourim 649) de commenter :

"Lorsque l'unité règne dans le peuple juif, le méchant ne peut le dominer.
C'est pourquoi Haman dit que, le peuple juif, était dispersé et éparpillé et qu'il pourrait le vaincre.

[Pour contrer cette dispersion], Esther dit : "Va rassembler".
Ce rassemblement pour s'unifier s'est accompli, comme il est dit plus loin : "Les autres juifs des pays du roi se rassemblèrent, se défendirent".
Par la force de ce rassemblement, la délivrance est arrivée."

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-> Le 'Hafets 'Haïm nous enseigne à ce sujet (Zékhor léMyriam) :
"Si chaque juif aimait réellement son prochain, chacun jouirait d'une abondance supplémentaire.
En effet, rien n'est trop difficile pour D.
Il ne fait aucune différence pour Lui qu'il se trouve une myriade de juifs ou quelques-uns sur terre, car Il nourrit chacun et donne à chacun ce dont il a besoin.
[...]
Quand la Création trouve-t-elle grâce aux yeux de D.?
Quand les membres du peuple juif sont liés les uns aux autres, qu'il ne règne pas de jalousie, de haine et de rivalité entre eux et que chacun pense au bien et à la réussite de son prochain.
Dans ce cas, D. est heureux de Sa création et il est dit à ce sujet : "D. se réjouit de Ses œuvres".

Nous pouvons expliquer ainsi le verset : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je suis D."  = si tu aimes ton prochain comme toi-même, alors Je suis D. parmi vous et Je vous aime tous les 2. "

"Mais Mordé'haï ne fléchira (yi'hra), ni ne se prosternera (yichta'havé)"  (Méguilat Esther 3,2 - traduction littérale)

Le Sfat Emet demande : Pourquoi n'est-il pas écrit, plus logiquement : "Mordé'haï ne se prosterne pas" (lo koréa), avec le verbe au présent et non au futur?

Il répondit :
"Pour t'apprendre que toujours, dans chaque génération, il se trouvera dans le peuple d'Israël un juste qui ne fléchira, ni ne se prosternera ..."