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"Haman dit : "Si tu veux les déraciner (les juifs), déracine le Shabbat et abrège-le, ensuite tu les détruiras"
[midrach Esther raba 7 ]

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-> "Amalek a attaqué Israël simplement parce qu'ils n'observaient pas le Shabbat"
[Zohar 'Hadach - Béchala'h 37b ]

"Quiconque n'observe pas volontairement le Shabbat pendant qu'il est [sur terre], l'observera ici [après sa mort] contre son gré"
[midrach Béréhit raba 11,10 ]

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-> "Tous ceux qui profanent de manière flagrante le Shabbat et les fêtes, sans aucun égard pour l'honneur de leur Créateur, tout comme ils n'ont pas observé le Shabbat dans ce monde, ils ne l'observeront pas dans le monde futur et ils n'auront pas de paix dans le Guéhinam.
Rabbi Yehudah dit : Ils observent le Shabbat contre leur gré."
[Tikouné Zohar - vol.2,150b ]

Le Shabbath agit pour notre guérison

+ Le Shabbath agit pour notre guérison :

-> "Celui qui qui rend visite à un malade le Shabbath doit lui dire : "Shabbath hi miliz'ok ouréfoua kérova lavo" (à Shabbath, on s'abstient de s'épancher en suppliques, et la guérison est proche).
Rabbi Méir dit : il (le Shabbat) est en mesure d’attirer la miséricorde". [guémara Shabbath 12a ]

-> Rachi explique : "[Le Shabbat] est en mesure d’attirer la miséricorde si vous le respectez en vous abstenant de vous mettre en peine."

-> Le Chem MiChmouel (Chéla'h 5677) écrit à ce sujet :
"J’ai entendu au nom de mon père (le Avné Nézer) que cette conduite est valable pour n’importe quel domaine. Même celui qui a un malade chez lui, s’il est en mesure de se retenir et de ne pas se mettre du tout en peine (à Shabbat) et de ne pas penser à son malheur, il est certain que cela provoquera sa guérison."

-> Le rav Its'hak Pra'hi (dans son Matok MiDvach) écrit :
"De nos propres yeux, nous avons vu des gens qui étaient accablés par un malheur, jusqu’à l’entrée de Shabbat. Et durant le Shabbat lui-même, ils détachaient leur esprit de ce qui les tourmentait et ressentaient la joie du Shabbat comme il se devait, sans y mêler aucune anxiété ni tristesse à cause de leur malheur. Alors, ils méritèrent que leur tourment se transforme en joie et que leur délivrance se manifeste miraculeusement."

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-> b'h, voir : Honorer le Shabbath, permet de payer moins de frais médicaux : https://todahm.com/2025/06/04/honorer-le-shabbath-permet-de-payer-moins-de-frais-medicaux

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-> "Le Shabbath, on n’implore pas mais la guérison est proche". Rabbi Méir dit : "Le Shabbath a le pouvoir de t’amener la miséricorde" [Shabbath 12a ]

-> L’Admour de Zanz dit que cela signifie que le jour du Shabbath produit le même effet que la prière et les implorations. La sainteté du Shabbath a la capacité d'amener le rétablissement d'un malade.

-> Le Méor Enayim demande : Pourquoi est-ce qu'on n'implore pas durant Shabbath?
Car notre besoin d'implorer réside dans le fait que nous nous sommes séparés d'Hachem (D. souhaite alors que nous crions de tout cœur vers Lui, afin de revenir au plus proche de Lui).
Or le fait d'observer le Shabbath a le pouvoir de nous amener très proche de D., faisant que le rétablissement est à portée de main.

-> Le Méoré Ohr rapporte l'explication suivante :
Selon le midrach, Hachem a déclaré que le Shabbath et le peuple juif sont mariés l'un à l'autre : le Shabbath étant le mari et Israël la femme.
La michna (Kétoubot 51a) dit que si une femme subit une blessure, son mari a l'obligation de lui fournir les traitements médicaux.
Ainsi, le Shabbath, dans le cadre de ses obligations en tant que mari, se doit de guérir les malades d'Israël.

-> "Shabbath hi milize’oq ouréfoua quérova lavo"
Rabbi Hillel de Paritz d'expliquer : Si le Shabbath ne se lamente pas (par le fait qu'on l'observe correctement - Shabbath hi miliz'ok), alors la guérison est proche (réfoua kérova lavo).

La bénédiction du Shabbath

+ La bénédiction du Shabbath :

"Souviens-toi du jour du Shabbat pour le sanctifier ; six jours tu travailleras et tu accompliras tout ton labeur, et le septième jour sera un Shabbat en l’honneur d’Hachem ton D. ; car six jours, Hachem fit les cieux et la Terre, la mer, et tout ce qu’ils contiennent, et Il se reposa le septième jour ; c’est pourquoi Hachem bénit le septième jour et le sanctifia" (Yitro 20,8-11)

-> L’Admour d'Ozerov fait remarquer que le terme employé pour exprimer qu’Hachem se reposa est וינח (vayana'h - litt. "Il a fait se reposer"] et non le terme exact ונח (véna'h - "Il se reposa"), ce qui suggère ici qu’Hachem fit se reposer autrui.

Pour expliquer cet emploi apparemment incorrect grammaticalement, il rapporte ce qu’écrit le kabbaliste rabbénou Yossef Gikatilla (dans son Chaaré Ora - chaar 2) :
"Lorsqu’un homme respecte le Shabbat suivant ses lois, il devient un siège et un char pour Hachem, c’est pourquoi le Shabbat est appelé מנוחה (ménou'ha - "repos") qui se rapporte à נח (na'h - "poser" [lanou'ah]) car le Nom d'Hachem se pose sur cet homme et réside sur lui comme un Roi sur son Trône."

D’après cela, l'Admour d'Ozerov écrit qu'on peut expliquer pourquoi le verset emploie le terme וינח (vayana'h ) et non pas נח :
"L’intention est que [ceux qui respectent le Shabbat] entraînent qu'Hachem fasse reposer son grand Nom béni sur ceux qui respectent le Shabbat suivant ses lois, et c’est le sens des paroles du chantre (dans le chant de Shabbat "Barou'h E-l Elione") : "Heureux sont les gens intègres s’il est respecté (le Shabbat), une couronne de diamants Il fera sur leur tête, le Rocher des mondes (Hachem) sur eux Il fera reposer son esprit" (ואשרי לתמימים אם יהיה נצור כתר הלומים על ראשם יצור צור עולמים בם נחה).
Car si le Shabbat est respecté et gardé comme il se doit, alors ils seront heureux, les gens intègres qui le respectent, car Hachem formera une couronne de diamants sur leur tête en faisant reposer son Esprit sur eux, et ils mériteront ainsi d’être (si on peut s’exprimer de cette manière) un char pour la présence Divine."

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-> Le Zohar pose, à propos du verset : "C’est pourquoi Hachem bénit le septième jour et le sanctifia" (Yitro 20,10), la question suivante : "Quelle bénédiction y a-t-il le Shabbat puisque la manne ne tombait pas le septième jour?"
Le Zohar y répond ainsi : "C’est comme cela qu’il faut comprendre : toutes les bénédictions d’En-Haut et d’ici-bas dépendent du septième jour, et c’est pourquoi la manne ne tombait pas en ce jour, car tous les six jours puisent leur bénédiction de ce jour-là."

-> Le Ohr ha'Haïm hakadoch fait remarquer que dans le verset, il n’est pas écrit : "en six jours, Hachem fit les cieux et la Terre", mais "six jours, Hachem fit les cieux et la Terre" et il en demande la raison :
"C’est une allusion au fait qu'Hachem ne créa le monde que pour six jours, et chaque Shabbat, la création se renouvelle grâce au Shabbat pour six nouveaux jours".
Il s’étend ensuite sur le passage "vayé'houlou" de la Torah (Béréchit 2,3) en disant que s’il se passait ne fût-ce qu’un Shabbat qui ne serait observé par aucun juif, le monde serait annulé et reviendrait au néant.

Il explique par cela l’enseignement de la guémara (Shabbat 119b) : "Celui qui récite le soir de Shabbat la prière de "vayé'houlou" (le kidouch) la Torah lui compte comme s’il était associé dans la création du monde."
A priori, comment comprendre, en effet, que l’on puisse être associé dans l'œuvre de la création alors que le monde a déjà été créé (en apparence depuis des milliers d'années!)?
C’est qu’en fait, grâce au respect du Shabbat et à la récitation du "vayé'houlou", la force est donnée au monde de se renouveler et l’homme devient réellement l’associé dans cette création.
La règle est, dès lors, celle qui régit toute association : selon sa part d’investissement dans l’association, l’associé recevra les bénéfices. Il en est de même pour le Shabbat : selon la manière dont on s’investit dans le Shabbat et dans le respect de sa sainteté, on recevra les bénéfices promis par celui-ci.

-> On raconte que lorsque l’on mentionnait des noms de personnes nécessitant une guérison devant le rav Itzikel de Pshevorsk, si l’une d’elles devait subir une opération, il recommandait que l’on vienne lui en parler après Shabbat. Cela se comprend selon l’enseignement du Or ha'Haïm mentionné plus haut, puisqu’après Shabbat, le monde est créé de nouveau.

=> Ainsi, le Shabbat est la source de la bénédiction. Il est comme une fontaine dont émanent toutes les bonnes influences spirituelles comme matérielles dans tous les mondes supérieurs et inférieurs.

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-> Le jour du Shabbath est appelé "jour de joie" (Sifrei - Béaaloté'ha), "jour de repos" (dans la prière) , "un goût du monde à Venir (olam aba)" (Mékhilta - Ki Tissa) , "la source des bénédictions" (Zohar II 88a), "le jour de l'âme" (Zohar 205a) et "le jour où les mondes s'élèvent [spirituellement]" (rav Avraham Kluger - Yi'houd haShabbath).

Le Shabbath

+ Le Shabbath :

-> Le fait que nous lisions 5 montées de la Torah] le jour de Yom Tov nous informe que Yom Tov est plus sacré que Roch 'Hodech, où nous ne lisons que 4 montées (aliyot).
De même, le jour de Yom Kippour, nous lisons 6 montées, ce qui nous indique qu'il est plus sacré que Yom Tov. Et le jour du Shabbat, nous en lisons sept, ce qui nous indique qu'il est plus sacré que tous les autres, car il est le chef (à la tête) de tous les jours de fête (yom tov), et [celui qui le viole] intentionnellement est passible de lapidation.
[Lévouch 423:1 ]

-> Le Shabbat est si grand qu'il équivaut à toutes les mitsvot de la Torah.
Hachem dit à Israël : "Si vous méritez de préserver le Shabbat, je considérerai que vous avez préservé toutes les mitsvot de la Torah.
Si vous le profanez, je considérerai que vous avez profané toutes les mitsvot."
[midrach - Chémot rabba 25,12 ]

-> "Shabbath équivaut à toutes les mitsvot de la Torah. "
[guémara Yérouchalmi Nédarim 3,9 ]

-> "Et tu le sauras aujourd'hui et tu le graveras dans ton cœur" (Vaét'hanan 4,39).
Cela peut s'expliquer selon le midrash (Chémot rabba 25,12), qui dit que le Shabbat équivaut à toute la Torah. Le yétser ara vient vers une personne et lui dit : "Tu es incapable de commencer à accomplir toute la Torah".
De même, pour une personne qui a commis une grande faute, le yétser ara l'éloigne [d'Hachem] en lui disant : "Tu ne peux pas rectifier les fautes que tu as commises!"
À cela, Moché répondit : "Et tu sauras aujourd'hui", en référence au Shabbat, comme il est écrit : "Car c'est aujourd'hui le Shabbat" (Béchala'h 16,25).
Prêtez-lui attention [au Shabbat] et grâce à lui, vous corrigerez votre cœur, car il équivaut à toute la Torah.
Cette déclaration de Moché contredit les deux affirmations [du yétser ara] et renforce le concept selon lequel on peut à la fois rectifier ce qui a déjà été fait et s'efforcer d'atteindre la plénitude de son âme, car observer le Shabbat équivaut à respecter les 613 mitsvot.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Vaét'hanan 4,39 ]

-> Jérusalem n'a été détruite que parce qu'ils ont profané le Shabbat.
[guémara Shabbat 119b ]

-> Honorer le Shabbat vaut mieux que mille jeûnes.
[midrach Tan'houma - Béréchit 3 ]

-> Le Shabbat, il n'y a pas de souffrance. Un seul instant du Shabbat peut accomplir plus que tous les autres moments. Le plaisir du Shabbat apporte un héritage sans limites.
['Hatam Sofer - drachot - partie1, p.36 ]

Le Sfat Emet (Vayétsé 5653) écrit que si l'on nie sa souffrance le jour du Shabbat afin de profiter pleinement de cette journée, Hachem annulera entièrement nos souffrances.

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-> Pourquoi est-il approprié de dire qu'un non-juif qui observe le Shabbat est passible de mort?
Rabbi 'Hiya bar Abba dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la coutume du monde veut que si un roi et une matrone s'assoient et conversent ensemble, quiconque les dérange est passible de mort.
De même, le Shabbat est entre Israël et Hachem, comme il est dit : "Entre moi et les Bné Israël" (béni oubèn Bné Israël - Ki Tissa 31,17).
Par conséquent, tout non-juif qui vient nous interrompre est passible de mort.
[midrach - Dévarim rabba 1,21 ]

-> Le Shabbat est un signe entre nous et Hachem. C'est le jour d'Hachem.
Personne ne devrait s'assimiler à Hachem [et se joindre à Son jour de repos] sans que Hcshem ne le désire [spécifiquement].
Par conséquent, un non-juif qui observe le Shabbat est passible de mort, car il ne devrait pas utiliser le sceptre du roi.
['Hatam Sofer drachot - p.86 - bé'ha ]

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-> Tous ceux qui accomplissent [l'obligation de manger] trois repas le jour du Shabbat (les 3 séoudot) seront sauvés de trois tragédies : les douleurs de l'enfantement du machia'h, le jugement du Géhinam et la guerre de Gog et Magog.
Tous ceux qui prennent plaisir à Shabbath reçoivent un héritage sans limites ... [et] sont sauvés de la servitude de l'exil.
Tous ceux qui prennent plaisir à Shabbat voient leurs désirs les plus chers exaucés.
Quiconque respecte le Shabbat selon la halakha, même s'il est idolâtre comme ceux de la génération d'Enoch, est pardonné.

Rabbi Yossi dit : Que ma part soit avec ceux qui prennent trois repas le jour du Shabbat.
Rav Na'hman dit : Donne-moi [une bonne récompense], car j'ai respecté les trois repas le jour du Shabbat.
Quiconque prie à érev Shabbat et récite le "vayé'houlou" (kidouch) devient comme un partenaire d'Hachem dans la Création ...
Les deux anges de Service qui l'escortent posent leurs mains sur sa tête et lui disent : "Ton iniquité a disparu, et tes fautes ont été pardonnés" (Yéchayahou 6,7).
[guémara Shabbat 118a-119b ]

-> Outre les trois repas du Shabbat, celui qui participe au repas de Mélavé Malka après le Shabbat reçoit également une grande récompense.
Le rav David de Dinov (Tséma'h Tsédek) écrit que le Mélavé Malka génère d'énormes forces positives pour une personne, plus particulièrement dans le domaine financier.
Le rav 'Haïm Palagi écrit que quiconque mange le Mélavé Malka, même lorsque c'est difficile, se protège contre le besoin de prendre des médicaments amers.
Une histoire raconte (Tossefet Maassé Rav) que la femme du Gaon de Vilna s'était imposé un jeûne qui devait durer de la fin du Shabbat jusqu'au début du Shabbat suivant.
Immédiatement après Havala, elle s'est endormie. Lorsque le Gaon de Vilna a appris ce que faisait sa femme, il lui a envoyé un message : "Avec tout ce jeûne, tu n'as pas compensé la perte
d'un seul Mélavé Malka".

-> "Tous ceux qui prennent plaisir à Shabbath" :
Le Yocher Divré Emet écrit : "Le sentiment du Shabbat et du Yom Tov n'est pas le même pour tout le monde.
Pour une personne juste, le sentiment de plaisir est un attachement intellectuel à Hachem et une joie de la présence de Hachem, qui est un sentiment de joie sans limite.
Quelqu'un qui n'est pas à ce niveau ressentira néanmoins une joie matérielle, un élargissement du cœur, en mangeant et en buvant, cela aussi est sacré".

-> "devient comme un partenaire d'Hachem dans la Création" :
Le Anaf Yossef explique que lorsqu'Hachem a créé le monde, il ne l'a créé qu'avec le potentiel d'exister pendant six jours. Lorsqu'il a créé le Shabbat, il a insufflé au monde le potentiel de durer six jours supplémentaires.
Selon cela, lorsque nous témoignons au début du Shabbat, nous participons à la recréation de la semaine à venir.

Le Zohar (I,5b) enseigne que chaque Shabbat, lorsque la sainteté du Shabbat s'installe, Hachem nous tend la main pour nous aider à ressentir Sa présence impressionnante.
Le Shabbat, dans le domaine du temps, est la demeure d'Hachem, tout comme le Temple l'était dans le domaine de l'espace.

Chaque Shabbat, chaque juif devient un Cohen et nous sommes autorisés à entrer dans la sainteté tranquille du Temple du temps.
Tant que nous y sommes, nous avons la possibilité de nous accrocher à la Chékhina et de ressentir l'élévation et l'inspiration que la présence d'Hachem apporte dans nos vies.
[rav Tsadok haCohen - Pri Tsadik - Emor]

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-> La sainteté du Shabbat est comparable à celle du Temple : le Temple est [saint] dans l'espace, tandis que le Shabbat est [saint] dans le temps.
[rav Tzadok HaCohen - Pri Tsadik - Kédouchat Shabbath ]

=> lorsque rentre le Shabbath on doit s'imaginer rentrant dans le saint Temple de Jérusalem. Quel attitude y aurons-nous?

Se réjouir à Shabbath

-> En observant le Shabbat avec joie, nous proclamons qu'Hachem a créé le monde ; Il a créé le monde en six jours et s’est reposé le septième.
Enoch et d’autres croyaient qu'Hachem avait créé le monde avec un but et une raison, puis qu’Il avait confié la gestion du monde aux constellations.
En quoi l’observance du Shabbat avec joie réfute-t-elle la position d’Enoch?

Il nous a été demandé de nous réjouir le jour du Shabbat, et de nombreuses raisons ont été avancées.
L’une d’elles est que la planète Shabtaï (Saturne) exerce une influence sur le Shabbat, suscitant des sentiments de mélancolie et de tristesse.
C'est pourquoi il nous est commandé de nous réjouir et d'être heureux le Shabbat afin de montrer que Shabtaï ne dirige pas le monde. Au contraire, Hachem recrée et dirige constamment le monde.

Ainsi, lorsque nous observons le Shabbat avec une grande joie, nous proclamons l'implication constante de Hachem dans la gestion du monde.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvash 2,10 ]

Même Hachem se repose à Shabbath

-> Le 7e jour est-il saint parce qu’il est intrinsèquement saint, ou est-il devenu saint parce que ce jour-là, Hachem a cessé de travailler? Et si Hachem avait cessé de travailler un mercredi, ce jour-là serait-il alors devenu un jour saint?

Le verset dit : "Car en ce jour-là, Il s’abstint de toute l’œuvre que Hachem avait créée pour accomplir" (Béréchit 2,3).
Cela semble impliquer qu'Hachem avait encore du travail à accomplir, mais qu’Il s’est arrêté en raison du caractère sacré du 7e jour.

Ce n’est pas l’arrêt du travail qui a rendu ce jour saint. Le Shabbat a toujours été revêtu de sainteté. Son caractère sacré était tel que même Hachem s’est reposé ce jour-là.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Béréchit ]

L'un des remèdes à une mauvaise conduite sexuelle (contraire à la halakha) est l'observance correcte du Shabbat.
[Yessod Yossef ]

Gravité de parler Shabbath à la synagogue

-> Un problème qui découle du fait de parler pendant la prière est que cela empêche les prières de la communauté de monter. Il faut donc être très prudent et éviter de parler dans la synagogue, car cela pourrait ruiner la prière de toutes les personnes présentes.

-> Le 'Hida écrit que si l'on sait que l'on va parler pendant la prière, il vaut mieux prier chez soi, car le fait de parler empêche les prières de monter au ciel.

-> Le Zohar (Vayakel 205) enseigne que parler pendant la prière le jour du Shabbat est une violation encore plus grave.
Le Kaf Ha'Haïm (151,8) explique que c'est parce que parler dans la synagogue chasse la Chékhina.
La Chékhina est plus présente dans la synagogue le jour du Shabbat ; par conséquent, parler le jour du Shabbat pendant la prière est une faute encore plus grave.

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-> La guémara (Yébamot 6a) déclare : "Ce n'est pas que vous ayez la crainte du Temple, mais plutôt que vous craignez Celui qui réside dans le Temple."
De même, nous ne craignons pas la synagogue et le beit midrach en soi, mais plutôt le fait qu'Hachem y est beaucoup plus présent, Sa Chékhina y repose bien davantage qu'ailleurs, et nous devons veiller à les traiter avec sainteté.

[on peut éventuellement ajouter qu'à Shabbath nous avons davantage de divinité en nous (âme supplémentaire), nous sommes dans un état plus élevé spirituellement, et il est donc plus grave qu'une personne plus noble en vienne à manquer de respect au Roi des rois.
(alors qu'on a davantage de D. en nous, on manque de respect à D.! )]