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La grandeur de Kippour

+ La grandeur de Kippour :

-> Le Bné Yissa'har (maamar 'hodech Tichri 8,2) observe qu'autrefois les 'hassidim et les individus pieux, désignaient Yom Kippour par le titre de Yom HaKadoch, le jour saint.
Pourquoi, demande le Bné Yissaskhar, ces personnes ne désignaient elles pas ce jour simplement par son nom propre, Yom HaKippourim?
De plus, remarque-t-il, les massékhtot traitant de nos jours saints sont intitulées Shabbat, Roch Hachana, Soucca, Pessa'him (Pessa'h). Pourquoi n'y a-t-il pas de Massékhet (traité) Yom HaKippourim? La massékhta qui parle de Yom Kippour s'appelle Yoma (le Jour).

Le Bné Yissa'har explique :
Yom Kippour est un jour issu d'un domaine caché : il est, en fait, le Nom de Hachem (Chem Hachem) se matérialisant et se cristallisant comme un jour de l'année. C'est le Chem Hachem qui se manifeste sous la forme d'un jour. Il existe une énergie et un pouvoir Divins inhérents à Yom Kippour.
L'essence du jour (itsoumo chem yom), est sainte et puissante, à tel point que nous n'osons pas prononcer son nom, qui est une manifestation du Chem Hachem. Par conséquent, nous appelons même la massékhta traitant de Yom Kippour par le nom de Yoma (le Jour).
Ce jour découle d'un domaine complètement différent, comme situé au-delà de la Torah elle-même, et donc la date n'est mentionnée dans la Torah qu'à la toute fin de la paracha A'haré Mot.

Hachem permet à Son Nom de devenir un jour, et c'est pour cette raison que nous sommes même réticents à verbaliser le nom du jour, parce que cela équivaut à prononcer le Nom Divin.
Par respect, nous faisons référence à Yom Kippour par un pseudonyme : Yom HaKadoch.
De là, nous percevons l'existence d'une qualité surnaturelle dans le jour de Yom Kippour lui-même : la manifestation du Nom de Hachem.

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+ La source du pouvoir d'expiation de Yom Kippour :

Il existe un pouvoir inhérent d'expiation Divine dans le jour de Yom Kippour.
Le Bné Yissaskhar (maamar 'hodech Tichri 8,2) enseigne que le jour de Yom Kippour et le concept de téchouva proviennent d'un endroit spécial, éloigné et caché.
[ Rabbi est d'avis que l'essence de Yom Kippour est elle-même suffisante pour assurer l'expiation de nos fautes (vis-à-vis d'Hachem) - guémara Yoma 87a ]

Le Yalkout Chimoni (Téhilim - רמז תשב) rapporte que Hachem demanda à la 'Hokhma (Sagesse) ce qui devait arriver à celui qui faute. Elle répondit qu'il méritait la peine de mort. La même question fut posée aux Névi'im (prophètes) qui donnèrent la même réponse.
Hachem demanda aux Anges, et une fois de plus, la réponse fut que les coupables méritent d'être punis de mort. Même lorsque la Torah fut interrogée, la seule suggestion donnée fut d'apporter une offrande pour obtenir l'expiation, mais la possibilité de techouva ne fut pas soulevée.
Seul Hachem pouvait concevoir l'idée de la téchouva. Elle était hors de portée de la 'Hokhma, des Névi'im et des Anges de comprendre qu'un fauteur puisse bénéficier d'un seconde chance.

Selon le Chla haKadoch (massé'het Yoma ot.138), le jour de Yom Kippour est issu du monde à Venir (Olam Haba) [qui est une réalité cachée, actuellement au-delà de notre perception ].
Lorsque Yom Kippour commence, c'est comme si le Olam Haba lui-même descendait dans ce monde.
Comme dans le Olam Haba, Yom Kippour est un jour sans manger ni boire, et nous nous comportons comme les anges célestes.

Kippourim, un terme au pluriel

+ Kippourim, un terme au pluriel :

-> Pourquoi le nom complet Yom HaKippourim est-il au pluriel? Pourquoi ne pas employer le singulier uniquement : Yom Kippour?

-> Le Darké Moché (siman תרכ'א) explique que Yom Kippour est non seulement un jour de kapara (expiation) pour les vivants, mais également un jour d'expiation pour les morts. Le pluriel fait référence à l'expiation de ces deux groupes.

-> Comment ce jour peut-il constituer une kapara pour des individus déjà décédés?
Le rav Yaakov Orenstein, le Baal Yéchouot Yaakov (siman תרכא) explique que la plupart des gens ne décèdent pas tout de suite après Yom Kippour, mais plutôt au cours de l'année qui suit. Dans ce cas, comment ces personnes parviennent-elles à l'expiation totale et au pardon?
Toute faute qui aurait pu être commise entre le Yom Kippour précédent et le jour de son décès ne pourra bénéficier du formidable pouvoir de pardon de Yom Kippour. Comment l'expiation pour ces derniers mois est-elle réalisée?

La réponse réside dans le nom même de Yom Kippourim. Le Yom Kippour qui suit le décès expie les fautes commises au cours des derniers mois de la vie, du lendemain de Yom Kippour jusqu'au jour du décès. Cette kapara exceptionnelle est efficace même sans téchouva.

Lorsque nous déclarons que l'essence de Yom Kippour n'effectue pas de kapara sans téchouva (Yoma 87a), cette décision s'applique uniquement à celui qui est capable d'exprimer un repentir. Si l'on est incapable de faire techouva, alors l'essence de la journée peut réaliser l'expiation, et le Yom Kippour suivant effectuera une kapara (expiation) pour les fautes qui peuvent avoir été commises entre le Yom Kippour précédent et le moment du décès.
Ainsi, pour celui qui ne peut pas faire téchouva, nous savons que essence du jour est en elle-même suffisante pour assurer l'expiation.

[Yoma 87a : Rabbi est d'avis que l'essence de Yom Kippour est elle-même suffisante pour assurer l'expiation, et les Rabbanan pensent que ce n'est qu'avec la téchouva que Yom Kippour apporte l'expiation. ]

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-> Le jour est appelé : "Yom haKippourim" (littéralement : "jour des pardons"). Il y a un emploi du pluriel car une double expiation est fournie : pour les vivants et pour ceux qui sont morts.
[Baér héTiv - Ora'h 'Haïm 621,8]

-> Pourquoi est-ce que les morts ont-ils besoin d'une expiation?
Si leurs enfants ou petits-enfants ne vivent pas selon la Torah, ils sont en partie tenus responsables pour avoir échoués à leur avoir donnés une bonne éducation et orientation.
C'est pourquoi ils ont besoin que Hachem leur accorde le pardon même après leur mort.
['Hatam Sofer]

=> A Kippour, au-delà de nous juger, Hachem va réactualiser positivement ou négativement le jugement de tous nos ancêtres, dont nous sommes le prolongement vivant. En faisant téchouva, en se comportant selon la volonté divine, nous leur envoyant de supers cadeaux au Ciel, qui leur permet d'avoir une meilleure éternité, plus proche d'Hachem.

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-> "Au 10e jour de ce 7e mois, qui est le jour des Expiations (yom hakippourim - יוֹם הַכִּפֻּרִים)"
Rabbi Israël Spira (le Bluzhover Rebbe - dans le Séfer Tsvi laTsaddik) demande : "Si Yom Kippour ne dure qu'une seule journée, pourquoi est-il écrit au pluriel (Kippourim)?"
Il répond que la Torah fait allusion au fait qu'en réalité il y a 2 Yom Kippour : le 1er est le jour de Yom Kippour, et le 2e est Hochana Rabba. Ce sont tous les 2 des jours de 'hatima (être scellé dans le livre de la Vie ou de la mort) et de kappara (du pardon).
C'est pourquoi la Torah emploie la forme plurielle : yom hakippourim (יוֹם הַכִּפֻּרִים).

Le but de Yom Kippour

+ Le but de Yom Kippour :

L'idée de Yom Kippour est que le Maître (Hachem), béni soit-il, a préparé pour Israël un jour où le repentir est facilement accepté et où les fautes sont facilement effacées.
En d'autres termes, il s'agit de réparer tous les dommages qui ont été causés et d'éliminer toutes les ténèbres qui ont pris le dessus, et de ramener ceux qui se repentent au niveau de sainteté et de proximité avec Hachem, dont ils ont été éloignés à cause de leurs fautes.

En ce jour brille une lumière, par la puissance de laquelle s'accomplit toute cette affaire de rapprochement avec Hachem et d'expiation des fautes.
Afin de recevoir cette lumière, Israël doit observer ce qui lui a été ordonné concernant ce jour, et en particulier en ce qui concerne l'affliction [du corps], par laquelle ils deviennent complètement déconnectés de la matérialité, et s'élèvent un peu vers la ressemblance avec les anges.
[Ram'hal - Déré'h Hachem 4:8:5 ]

Kippour – Pourquoi disons-nous « Hachem Hou HaElokim » sept fois?

+ Kippour - Pourquoi disons-nous "Hachem Hou HaElokim" sept fois? :

-> Durant les derniers instants de Yom Kippour, nous répétons 7 fois la phrase "Hachem Hou HaElokim", affirmant ainsi que : Hachem, Il est D.
Quelle est la signification de ces mots et pourquoi les prononçons nous alors que Yom Kippour touche à sa fin?

Lorsque Yom Kippour est terminé, la Présence Divine (Chékhina) s'en va, pour ainsi dire, et Hachem remonte les Sept Firmaments. Nous récitons sept fois "Hachem Hou HaElokim" pour escorter, si l'on peut dire, la Chekhina jusqu'aux plus hauts cieux.
Hachem expie nos fautes avec Son Nom. À mesure que le Nom de Hachem gravit les Sept Firmaments, le Jour s'éloigne également.
[rav Daniel Glatstein ]

Avoir conscience que nous sommes juste devant Hachem

+ Kippour - Avoir conscience que nous sommes juste devant Hachem :

-> "Car en ce jour (de Kippour), Il vous pardonnera, Il vous purifiera de toutes vos fautes. Vous serez purifiés devant Hachem (lifné Hachem tit'arou)" (A'haré Mot 16,30).

-> Nous devons croire avec une émouna chéléma qu'Hachem pardonne et purifie chaque personne en ce jour. Cependant, comme le dit le verset, il y a une condition : "lifné Hachem tit'arou". Nous devons nous purifier. Si nous ne le faisons pas, Hachem ne nous purifiera pas non plus.
Nous devons faire téchouva et nous purifier autant que nous le pouvons, et alors nous serons méritants pour qu'Hachem nous purifie.
[...]

Pendant le restant de l'année, il n'est pas possible pour une personne de se tenir "lifné Hachem" (devant Hachem). Même si une personne s'immerge complètement dans son étude (de la Torah) et en profite pleinement, et même si sa vie est entièrement axée sur la spiritualité, elle n'est toujours pas "devant Hachem".
Cependant à Yom Kippour, il n'est pas difficile d'être "devant Hachem", parce que la journée entière se situe à un niveau beaucoup plus élevé. C'est un jour de "lifné Hachem tit'arou".
[Kipour est une réalité où tout juif est extrêmement proche d'Hachem. ]
[...]

Le service (avoda) de Yom Kippour est de savoir que l'on se tient devant Hachem (lifné Hachem).
Nous devons nous imaginer comme si nous étions réellement devant Hachem, et c'est ainsi que nous devenons méritants.
D'une part, il s'agit d'un sujet très sérieux. Se tenir devant Hachem n'est pas du tout une chose à prendre à la légère. Mais d'un autre côté, à Yom Kippour, c'est un sujet simple.
[...]

Tout au long de Yom Kippour, nous nous tenons "lifné Hachem" (devant Hachem).
Absolument tout le peuple juif se tient devant le Maître du monde (boré olam), et c'est là la grandeur de Yom Kippour. Nous ne sommes pas à un niveau aussi élevé même à Roch Hachana. Ce n'est qu'à Yom Kippour que nous nous tenons tous (les juifs) devant Hachem.
Ce n'est pas difficile à faire, et ce n'est pas quelque chose qui devrait rendre les gens nerveux. Il suffit d'y réfléchir un peu et de se dire que l'on [a l'énorme mérite de] se tenir devant [notre Père miséricordieux, aimant,] Hachem (le Boss ultime de tout être humain, de toute chose).
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

Apprécier le cadeau de la téchouva

+ Kippour - Apprécier le cadeau de la téchouva :

-> Une personne doit veiller à ne pas sombrer dans la tristesse ou la dépression, même lorsqu'elle mentionne ses fautes, comme le dit la michna : "Achré'hem Israel!" (Heureux est le peuple juif - Yoma 85b).
La michna poursuit : "Devant qui vous purifiez-vous? Notre Père qui est aux cieux".
Nous devons voir la grande lumière du bonté d'Hachem qui se révèle en ce jour (Kippour).
[...]

La joie que nous devrions ressentir de la sainteté de ce jour (Kippour), et d'être si proches d'Hachem, devrait couvrir toute la douleur et l'inquiétude que nous pourrions ressentir lorsque nous nous souvenons de nos fautes. L'essentiel est de reconnaître la bonté d'Hachem.
Si une personne sait à quel point une faute est terrible, elle peut apprécier la grandeur de ce cadeau qu'Hachem nous a donné, le cadeau de la téchouva.
[...]

Rabbénou Yona (début de son Chaaré Téchouva) dit que la téchouva "est l'un des plus grands cadeaux qu'Hachem ait donné à Ses créations".
L'objectif principal de la téchouva se trouve dans ces quelques mots. Il s'agit de reconnaître la bonté d'Hachem et la proximité avec Hachem qu'apporte la téchouva.
Seule une personne qui a fait téchouva peut apprécier l'ampleur de la bonté ('hessed) qu'elle représente pour nous. Elle permet à une personne de sortir des profondeurs de la désolation et de l'amener des endroits en ruine les plus éloignés jusqu'au Trône de Gloire d'Hachem (kissé haKavod).
[...]

Il y a une place spéciale juste sous le Kissé haKavod d'Hachem pour les gens qui font la téchouva, ils peuvent être plus proches de Lui que les tsadikim parfaits.
C'est le pouvoir de la téchouva : elle prend quelqu'un qui est si loin d'Hachem et l'en rapproche énormément.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

Le jour d’Hachem

+ Kippour - Le jour d'Hachem :

-> Nos Sages disent que Yom Kippour est "yomo chel HaKadoch Barou'h Hou" (le jour d'Hachem).
Si une personne se connecte à ce jour, alors elle est méritante pour une expiation (kapara).
Cependant, il y a quelques conditions à respecter, comme les 5 interdits (ne pas manger ou boire, ne pas se laver, ...). La téchouva, elle aussi, n'est qu'une autre de ces conditions. Ce n'est pas ce qui fait la kapara (expiation de nos fautes).
La kapara proprement dite est due au fait que c'est le jour d'Hachem.
Comme le dit le verset : "car en ce jour, Il te pardonnera ... devant Hachem tu seras purifié" (Ki bayom hazé yé'hapeir alé'hem ... lifné Hachem tit'harou - A'haré Mot 16,30).
[...]

Le point essentiel de ces jours est le fait de se rapprocher d'Hachem (hitkarvout l'Hachem).
Dans les prières de Roch Hachana et de Yom Kippour se trouve le rapprochement des juifs avec le Créateur du monde (boré olam), et c'est ce qui expie nos fautes.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

-> Le matin de Yom Kippour, alors qu'il se rendait à la prière de la yéchiva, le rav Nathan Wachtfogel a expliqué que Yom Kippour était "le jour d'Hachem".
Tout ce que nous avons à faire, c'est de nous impliquer dans cette journée [du mieux que nous pouvons].
Nous devons nous y plonger entièrement (bé'chlémout), de la même manière que nous entrons complètement dans un mikvé.
Et nous avons besoin d'émouna ; nous devons faire confiance à Hachem pour qu'Il nous purifie.

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-> b'h, pour prolonger ce sujet : Yom Kippour & purification par notre proximité avec Hachem : https://todahm.com/2022/10/18/yom-kippour-purification-par-notre-proximite-avec-hachem

Donner de la force à nos prières par notre unité

+ Donner de la force à nos prières par notre unité :

"Les prières des Yamim Noraïm doivent être conduites dans un esprit d'amour et de paix entre une personne et son prochain, afin que nos prières soient acceptées.
Car alors le Satan dit : "Qui est comme Ta nation Israël? Ils sont comme les anges Tutélaires, qui n'ont ni jalousie ni haine entre eux."
L'unité sur la terre entraîne l'unité des racines de nos âmes au Ciel."
[Alchikh haKadoch - Nitsavim 29,9]

=> bien qu'un sentiment d'unité et d'amour au sein du peuple juif permet toute l'année d'améliorer l'impact de nos prières, cela l'est tout particulièrement pendant les Yamim Noraïm, lorsque nous devons nous tenir comme une nation unie devant Hachem.

Les fautes avec autrui

+ Kippour - Les fautes avec autrui :

-> Nos Sages (Yoma 85b) enseignent : "Les fautes de l’homme envers D., Yom Kippour les efface. Les fautes de l’homme envers son prochain, Yom Kippour les efface seulement s’il obtient le pardon de celui-ci."

-> La halakha (Choul'han Aroukh 606,1 et Michna Beroura 1) stipule que la veille de Yom Kippour, il incombe à chacun de se réconcilier avec celui qu’il aurait offensé et d’obtenir son pardon, afin qu’il puisse être propre et purifié à Yom Kippour de tout soupçon de faute et d’accusation.

=> On pourra peut-être se demander : s’il en est ainsi, les portes du repentir pourraient se fermer. Car si l’offensé refuse de pardonner, ou n’est pas en mesure de le faire pour diverses raisons, l’offenseur ne méritera pas l’expiation de ses fautes.

-> Cependant, le rabbi 'Haïm Tchernowitz (dans son Sidouro chel Shabbat) rapporte les paroles du 'Hovot haLévavot (chaar haTéchouva) qui réfute cet argument :
"Chaque faute commise envers son prochain comprend également, en plus de la faute à proprement dit envers autrui, une faute envers Hachem. En effet, Il nous ordonne de ne pas blesser notre prochain et l’offenseur, par sa conduite, enfreint cet interdit. Il doit donc se repentir et obtenir l’expiation des deux fautes.
C’est pourquoi, dans pareil cas, l’homme devra se repentir sincèrement, selon ses forces, de ce qui constitue une faute à l’égard d’Hachem. Et dans Son immense bonté, au vu de ce repentir sincère et accompli du mieux possible, Hachem lui pardonnera.
Or, cet homme aurait voulu tout réparer, mais n’en a pas eu la possibilité. Aussi, Hachem, dans Sa Toute- puissance, accomplira pour lui la chose suivante : Il fera disparaître cette faute, en suscitant dans le cœur de celui qui a subi le préjudice, où qu’il soit, la pensée de pardonner entièrement, de toute son âme, le tort causé. Dès lors, la faute s’annulera complètement, aussi bien l’atteinte portée à Hachem, que celle portée à son prochain.
Et cela, seul Hachem peut l’accomplir : faire en sorte que ce qui ne lui est pas accessible, un homme puisse l’atteindre quand même par le mérite de son repentir. "

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-> Le Réma (606,1) affirme : "Celui qui doit pardonner ne fera pas preuve de cruauté en refusant de pardonner."
Et même si la chose lui est difficile, il se montrera indulgent et, grâce à cela, du Ciel, on se montrera indulgent envers lui.

-> Dans la prières de Moussaf de Kippour (rite Achkénaze, après le séder Avoda), on dit : "Jour où l'on fait régner l'amour et l'amitié, jour où l'on abandonne toute jalousie et toute concurrence".
Ainsi, en préparation de ce jour on doit multiplier les marques d'amour envers chaque juif, mais même en ce jour on peut considérer avec bonté et prier pour le bien de tout autre juif (décédés comme vivants).
Plus Hachem verra qu'on aime chacun de Ses enfants (même quand naturellement c'est difficile), alors Il sera fier et heureux (si l'on peut dire), et nous comblera de bénédictions sans limite.

Kippour & le yétser ara

+ Kippour & le yétser ara :

-> Nos Sages disent que le yétser ara n'a aucun contrôle ce jour-là. Cela ne signifie pas qu'il est impossible de faire des fautes à Yom Kippour ; après tout, les gens ont toujours le libre choix.
Cela signifie plutôt que le yétser ara n'a pas la capacité de s'attaquer à une personne et de l'inciter à faire une faute.
Le yétser ara a moins de pouvoir à Yom Kippour en raison de la sainteté de ce jour.
Nous disons "Barou'h Shem kévod mal'houto lé'olam va'ed" à haute voix, parce que la sainteté de ce jour est si grande que nous n'avons pas à craindre le yétser ara ou tout autre ange.
Une grande lumière [spirituelle] brille à Yom Kippour et nos esprits sont clairs. Nous pouvons avoir les bonnes pensées et être méritants pour le restant de l'année.
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Yom Kippour est un jour de sainteté et de pureté.
Quiconque se conduit correctement ce jour-là sera méritant et quittera Yom Kippour avec sainteté et pureté.
Si une personne veut faire quoi que ce soit de positif (assé tov), aussi petit soit-il, elle sera aidée par une abondante aide du Ciel (siyata diShmaya) pour faire beaucoup plus. Elle méritera une force et des capacités nouvelles.
Avec un peu de réflexion, une personne peut profiter de ce grand jour et en tirer beaucoup d'avantages.
[...]

Devrions-nous craindre le jugement à Yom Kippour comme nous le faisons à Roch Hachana?
Il semblerait que oui, mais comme le yétser ara n'a pas le contrôle à Yom Kippour, notre esprit est clair et nous pouvons penser correctement et nous concentrer sur ce dont nous avons besoin.
À Yom Kippour, contrairement à Roch Hachana, il y a une crainte pure d'Hachem.
C'est la raison pour laquelle le 'Hatam Sofer devait être transporté dans le beit midrach sur une chaise uniquement le jour de Yom Kippour. Il n'entrait pas seul par crainte. De même, le rav Israël Salanter ressentait davantage de peur/crainte de Yom Kippour que de Roch Hachana.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]