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‘Hanouca : un moment propice pour la téchouva

+ 'Hanouca : un moment propice pour la téchouva :

-> Dans les bénédictions : "léadlik nér chél Shabbath" et "léadlik nér 'hanouca".
Le mot "léadlik" (להדליק) ne signifie pas "allumer", mais plutôt : "raviver le feu".
La ségoula de ces mitsvot [de 'Hanouca] est de raviver le feu de la judaïcité dans le cœur des juifs.
[Beit Avraham]

-> Il faut croire d'une émouna chéléma que lorsque l'on se tient pour allumer les bougies de 'Hanouca, toutes les étincelles de son âme et celles de ses ancêtres jusqu'à Adam haRichon se tiennent là avec nous, entourant chaque juif qui allume les bougies de 'Hanouca, espérant que peut-être avec l'inspiration des bougies de 'Hanouca, ils vont en venir à se corriger [en téchouva] et s'élever et que cela impacte leur source.
[Meïr Einei Chakhamim - 12,2]

['Hanouca est un moment tellement opportun pour faire téchouva, que tous nos ancêtres attendent que nous en profitions, et alors les mérites qui en découlent vont venir au crédit de nos ancêtres décédés.
A 'Hanoucca, nous devons nous imaginer tous nos ancêtres jusqu'à Adam (le 1er Homme), qui attendent de nous des mérites (une fois mort on ne peut plus rien acquérir par soi-même).
Combien cela doit nous motiver pour que durant toute l'année on se donne au maximum pour leur envoyer un maximum de paquets de mérites, ce qui est le plus beau cadeau, respect, que nous pouvons leur faire!]

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-> Selon le rabbi Yé'hezkel de Kouzmir, au moment de l'allumage des bougies de 'Hanoucca, si nous avons des pensées de téchouva, alors c'est un moment très puissant pour être nettoyés de toutes nos souillures causées par nos fautes.

-> Le rabbi Yé'hezkel de Kouzmir ne permettait pas à ses 'hassidim de le regarder allumer les lumières de 'Hanoucca. Il dit que cela est mentionné par nos Sages (Baba Batra 57b) : "Il est interdit de regarder les femmes pendant qu'elles se lavent".
Il dit que les "femmes" représentent les âmes juives, et que "se laver" signifie quand un tsadik lave les âmes juives de leurs imperfections.
Lorsque rabbi Yé'hezkel de Kouzmir allumait les bougies/lumières de 'Hanoucca, il purifiait et lavait les âmes du peuple juif, et nos Sages disent : "Il est interdit de regarder lorsque ce lavage a lieu.

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-> Nous disons dans le Al haNissim : "Tu as donné les impurs dans les mains des purs, les réchaïm dans les mains des tsadikim, et les fauteurs dans les mains de ceux qui étudient la Torah."

Le rabbi Lévi Its’hak de Berditchev s'interroge : qui a-t-il de miraculeux à ce que les impurs tombent aux mains des purs, ou que les fauteurs tombent aux mains de ceux qui étudient la Torah? Est-ce anormal et miraculeux que les tsadikim gagnent la guerre?

Le rav de Berditchev répond : suite à la guerre contre les grecques, une vague de téchouva a démarré.
Tout le monde a vu comment qu'une poignée de tsadikim (les 'hachmonaïm) a miraculeusement gagné la guerre contre la puissante armée grecque, et alors de nombreux juifs non religieux ont fait téchouva.

Le Al haNissim parle de cette vague de téchouva dans le peuple juif :
- "des impurs aux mains des purs" = cela signifie que les impurs ont fait téchouva et ils sont devenus purs.
- "des réchaïm aux mains des tsadikim" = cela veut dire que les réchaïm sont devenus des tsadikim [grâce à leur téchouva].
- "les fauteurs dans les mains de ceux qui étudient la Torah" = cela implique que les fauteurs ont commencé à étudier la Torah.

-> Lorsque le peuple juif fut témoin de la guerre miraculeuse que les faibles et les quelques-uns remportèrent contre la puissante armée grecque, les réchaïm parmi eux firent téchouva.
Les réchaïm de l'époque étaient appelés les מתיונים. C'étaient des juifs qui voulaient être comme les grecs. Lorsqu'ils virent les miracles, ils firent téchouva et retournèrent à leur héritage (judaïcité).

+ 'Hanouca (חנוכה) vient du mot : 'hanina (חנינה [ou bien -> 'hinam : חנם]) qui signifie : cadeaux gratuits.
[Hachem est caractérisé de 'hanoun (חנון), ce qui implique qu'Il accorde Sa bonté, même à ceux qui ne le mérite pas (notion de cadeaux gratuits).]
[Ma’hzor Vitri]

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-> A 'Hanoucca, Hachem fait descendre de la bonté, et ce de la même manière que descend de la bonté à Roch Hachana.
Cependant, la différence est qu'à Roch Hachana nous la recevons si nous sommes méritants, tandis qu'à 'Hanouca nous recevons [la bonté d'Hachem] même si nous ne la méritons pas.
[à 'Hanouca, Hachem descend chez chaque juif avec des cadeaux gratuits à nous donner!]
[le rabbi de Ruzhin]

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-> "La communauté d'Israël est comparé à la colombe" (guémara Béra'hot 53b)
Lorsque la colombe est revenue avec une feuille d'olivier dans la bouche, elle a dit : "Que ma nourriture soit amère comme l’olive mais de la main de Hachem, et non douce comme le miel mais en provenance des mains des hommes" (guémara Erouvin 18b).

Le rabbi Moché de Razvadov explique :
- "Que ma nourriture soit amère comme l’olive" = que ma parnassa vienne de 'Hanouca, où nous utilisons l'huile d'olive ;
- "de la main de Hachem" = car la parnassa (subsistance) vient alors d'une main pleine de compassion, même si nous ne le méritons pas.
- "et non douce comme le miel" = nous préférons cela à la parnassa qui vient à Roch Hachana, moment de l'année où nous mangeons la pomme dans le miel, car alors c'est "en provenance des mains des hommes", c'est-à-dire en fonction du mérite, des actions de la personne.
Si nous méritons alors nous recevons, mais si nous ne méritons pas alors nous ne recevons pas.

=> Il en découle qu'à 'Hanouca nous pouvons obtenir ce que nous voulons (idéalement à des fins spirituelles), et ce indépendamment de nos mérites (juste par l'énorme mérite d'être juif, fils d'Hachem!), papa Hachem nous faisant des cadeaux gratuits.

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-> Le Kédouchat Lévi (Kédoucha 2) écrit :
'Hanouca ressemble à un roi qui va ouvrir son trésor pour une période limitée, et tout le monde peut venir et prendre ce qu'il désire.
Honte à celui qui ne tire pas profit de cela, et qui à la place dort toute la journée!
Cet exemple décrit l'état pitoyable de ceux qui ne profitent pas de 'Hanouca.
Il y a tellement de bonnes choses que nous pouvons recevoir à 'Hanouca, au moment de l'allumage des bougies, lorsque nous disons Al haNissim et le Hallel, lorsque nous nous réjouissons des miracles, ...
Tout cela amène une abondance de bontés spirituelles et matérielles.
N'est-il pas honteux et fou de gaspiller ces opportunités si spéciales.

Chaque année lorsque nous allumons les bougies de 'Hanouca, les miracles de 'Hanouca se reproduisent de nouveau.
Nous n'allumons pas les bougies seulement pour se rappeler des miracles du passé, mais nous les allumons également pour fêter les miracles que Hachem réalise pour nous actuellement [à notre génération].

[Bné Yissa'har - 4,9]

La mitsva des bougies de 'Hanoucca est une mitsva extrêmement bien-aimée.
[mitsvat nér 'hanouca, 'haviva hi ad méod - Rambam - Hilkhot 'Hanouca 4,12]

Le Rambam écrit cela au sujet d'aucune autre mitsva.

[selon le rav Biderman, c'est parce que cette mitsva nous montre que Hachem nous aime
En effet, à 'Hanouca Hachem souhaite venir dans les endroits les plus bas en notre honneur, car Il nous aime infiniment, même ceux qui sont descendus au plus bas.]

-> La Présence Divine ne descend jamais sous une hauteur de 10 téfa'him (cf. guémara Soucca 5a).
Cependant, Hachem cherche des moyens pour qu'aucun juif ne se détache de Lui.
En raison du miracle [qui se reproduit à chaque 'hanouca], Hachem descend en dessous des 10 téfa'him, pour venir proche de chaque juif [même ceux qui sont au plus bas], et le rapprocher de Lui.
[Méor Enayim]

-> Le Kav haYachar dit que les anges viennent dans la maison de chaque juif au moment de l'allumage des bougies pour répondre "amen" à ses bénédictions.

-> "Ayez beaucoup de kavana lorsque vous dites les bénédictions pour l'allumage des lumières de 'Hanoucca. Dites les bénédictions avec joie car c'est une mitsva très appréciée qui n'a lieu qu'une fois par an.
De plus, vous devez dire les bénédictions avec kavana en l'honneur des saints anges (mala'him) qui viennent chez vous pour cette mitsva ...
La première bénédiction contient 13 mots, et il faut avoir l'intention [avec cette bénédiction et cette mitsva] d'éveiller les 13 attributs Divin de la miséricorde.
Il y a 13 mots dans la 2e bénédiction [qui] suscite également les 13 attributs de la miséricorde.
Ensemble, ils forment 26 mots, correspondant au nom de Hachem (יהוה - de guématria 26) ....
Les Mala'him et Séraphines viennent chez chaque juif et ils observent sa sainte avoda lorsqu'il allume les bougies/lumières de 'Hanoucca, et ils répondent amen à sa bénédition.
Un indice à cela est que מלאך (mal'akh - ange) est guématria אמן (amen).
[ Kav HaYachar - ch.96 ]

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-> "Si ta femme est petite, penche-toi pour lui parler et prendre conseil d'elle" (guémara Baba Métsia 59a)

Le Maguid de Trisk explique qu'à 'Hanouca, Hachem se penche vers tout juif, quelque soit son niveau, et il nous élève.

Le Divré 'Haïm de Tzanz dit qu'à Shabbath Hachem nous amène à Lui. A Yom Tov, les juifs font que Hachem descende parmi nous. A 'hanouca, Hachem va rendre visite à ses enfants qui sont en prison.
Il explique que lorsque le roi est sur Son Trône, les personnes ordinaires ne peuvent pas lui rendre visite, et à plus forte raison ceux qui sont emprisonnés à cause des fautes graves qu'ils ont pu faire.
'Hanoucca est le moment où Hachem voyage dans tout Son royaume, rendant visite même au prison.
A ce moment les prisonniers crient : "Roi! S'il vous plaît sauvez-nous!"
C'est ce qui se passe à 'Hanouca, Hachem vient parmi nous et nous sauve de tout ce qui peut nous emprisonner dans la vie.

-> b'h, voir également : https://todahm.com/2018/12/09/hanoucca-hachem-rend-visite-a-chacun-dentre-nous

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-> A 'Hanoucca, il n'y a pas de véritable obligation de faire des repas pour célébrer la fête.
=> Pourquoi 'Hanoucca est-elle différente des autres fêtes sur ce point?

Le 'Hidouché haRim explique qu'à 'Hanouca la Présence Divine descend parmi nous (même chez ceux qui sont descendus au plus bas). Ainsi, on n'a pas besoin de nous dire de faire un repas pour se réjouir de la fête. En effet, nous sommes tellement heureux d'avoir Hachem parmi nous, que de nous même nous faisons un repas de fête pour marquer ce moment unique.

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-> A la fin du mois, la lune devient de plus en plus petite jusqu'à disparaître, et au début du mois suivant la lune commence à grandir de nouveau.
'Hanoucca a lieu de la fin du mois de Kislev au début de Tévét.
C'est une allusion au fait que les juifs qui tombent à des niveaux très bas, à 'Hanouca Hachem vient les voir et Il les relève pour qu'ils puissent commencer à s'élever, à grandir spirituellement.
[rav Elimélé'h Biderman]

Le but de la descente et du séjour des Bné Israël en Egypte était de les préparer, par le biais des difficultés de l'esclavage et de l'oppression égyptienne, à devenir le peuple de D.
Aussi longtemps que le peuple juif n'avait pas été forgé par cet apprentissage, la Présence Divine n'avait reposé que sur certains individus, pour des périodes limités.
Après le séjour en Egypte, la Présence Divine pourra reposer sur le peuple entier, en permanence et pour toujours.
[Malbim - Yéhochoua 2,4]

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-> Le Zohar (Lé'h Lé'ha 83a) écrit :
Lorsque Hachem a voulu faire pour Lui un peuple [parfait], si les Bné Israël n'étaient pas d'abord descendus en Egypte et n'y avaient pas été purifiés, ils n'auraient pas pu devenir Son peuple.

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem 4,49) enseigne :
"Après la faute d'Adam, toute l'humanité était en ruine ... c'est pourquoi il était nécessaire que le peuple d'Israël soit exilé et asservi en Egypte. C'est ce qui leur a permis de se purifier comme l'or dans le creuset."

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-> Le 'Hatam Sofer (Shabbath hagadol 5596) dit que le soir du Séder nous devons remercier Hachem de nous avoir exilés en Egypte.
Nous devons avoir en tête le soir du Séder que D. a fait descendre les Bné Israël en Egypte, et leur a imposé un dur exil, c'était pour qu'ils en retirent un immense profit.
Grâce à cet exil, le peuple d'Israël a été purifié et a réussi à s'extraire d'une vie matérialiste et vide de tout contenu pour s'orienter vers une vie de Torah et de grandeur.

[dans nos moments difficiles, nous devons avoir conscience que ce n'est que passager, et que de là va germer b'h de belles et grandes choses dans notre vie.
Hachem ne nous fait pas souffrir par plaisir, mais pour nous faire grandir, nous combler du meilleur!]

Les décrets des grecs contre les juifs visaient principalement à brouiller la distinction entre juifs et non-juifs.
[rav Its’hak Hutner - Pa'had Its'hak - 'Hanoucca maamar 6]

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-> "La mitsva de base consiste à allumer une lumière par foyer"
[guémara Shabbath 21b]

Le Sfat Emet ('Hanoucca 5653) explique que les grecs voulaient faire pénétrer leur "civilisation" dans le foyer juif pour l'helléniser, et c'est pour cela que nous y accomplissons cette mitsva.
Les lumières que nous allumons à 'Hanoucca sont un symbole proclamant qu'aujourd'hui encore, le foyer juif est un bastion de sainteté et que ses remparts nous protègent des flèches empoissonnées des grecs et de leurs consorts.
Envers et contre toutes les tentations du monde environnant, la 'hanoukia déclare : "Ce foyer ne succombera pas! Nous ne nous laisserons pas attirer par des modes de vie étrangers! Nous veillerons toujours à maintenir les murs qui séparent nos maisons des égarements de la société environnante".

Nos Sages nous conseillent d'allumer les bougies de ‘Hanoucca à une hauteur inférieure à 10 tefa'him (soit environ 80 cm), en allusion au fait qu'une personne doit se courber avec humilité afin de mériter des miracles.

[le Bat Ayin - rabbi Avraham Dov d'Avritch]

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-> b'h, quelques réflexions sur l'importance de l'humilité : https://todahm.com/2018/12/25/lhumilite-quelques-citations-de-nos-sages

[A 'Hanoucca, nous allumons chaque jour une bougie supplémentaire, selon beit Hillel,] parce que nous avions ressenti l'amour d'Hachem à notre égard de plus en plus intensément durant ces 8 jours de 'Hanouca (d'inauguration) où chaque jour le miracle augmentait dans sa durée.

[Pné Yéhochoua]

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-> Beit Hillel met l'accent sur la révélation et l'extériorité (chaque jour la flamme a brillé une journée supplémentaire), tandis que beit Chamaï met l'accent sur la potentialité et l'intériorité (la racine = chaque jour l'huile diminuait de 1/8e).
[amplification du miracle extérieurement vs diminution quotidienne de la potentialité de la racine de vie]
[Chir Ournanim]

[d'une certaine façon, c'est comme si chaque jour de vie on devenait davantage joyeux, reconnaissant envers Hachem vs se focaliser sur le compte à rebours qu'à déclencher notre naissance, durant lequel nous devons maximiser nos potentialités.]

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Voici 2 explications du rav Pinkous :
-> Selon beit Hillel nous devons allumer chaque jour une nouvelle bougie.
1°/ Cela fait allusion à la tendance à l'autosatisfaction de la plupart des gens sur l'évaluation de leurs efforts sur le plan spirituel.
En mentionnant ce qu'il a déjà accompli dans le passé (ex: "j'ai déjà étudié x michnayot"), il s'encourage, il se conforte et ravive ainsi sa flamme et son élan spirituel.
2°/ cela ressemble à la construction d'une maison qui s'effectue pierre après pierre, l'homme se construit prière après prière, étude de la Torah après étude de la Torah, tsédaka après tsédaka, Shabbath après Shabbath, travail d'une mida après une mida, ...
Ce mode d'élévation par construction s'effectue donc par une augmentation régulière de la quantité d'étude de Torah, de mitsvot et de midot jour après jour.

-> Selon beit Chamaï, nous devons diminuer l'allumage d'une bougie chaque jour.
1°/ cela fait allusion à l'élite qui aspire toujours à plus, sur le plan spirituel, et qui met l'accent sur les efforts qui restent à accomplir dans le futur (ex: il me reste à approfondir x traités du Talmud).
2°/ après avoir enregistré une information, il s'agit de clarifier, de la préciser de l'affiner, de la purifier [de l'internaliser].
Par exemple, après avoir étudié un thème d'étude (souguia) durant 3 heures, on le révise pendant 2 heures, puis on le révise encore pendant une heure. Au fur et à mesure, on affine la compréhension de cette étude, on la clarifie, on retire les doutes jusqu'à atteindre le point fondamental après avoir éliminé les détails.

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-> b'h, Nous allons voir un enseignement du rav Moché Feinstein (Darach Moché 30).
Selon Beit Chamaï, on allume graduellement une bougie de plus à chacun des 8 jours de 'Hanoucca.
Cette approche semble contredire le principe de "ma'alin bakodech", on agit dans le domaine spirituel d'une manière ascendante (toujours faire mieux) et non d'une manière descendante.
Selon Beit Chamaï, les lumières de 'Hanoucca suivent le modèle des sacrifices apportés au Temple à la fête de Souccot. En effet, on y sacrifiait un total de 70 taureaux pour les nations non-juives, d'une manière où, chaque jour de Souccot on en apportait un de moins (guémara Shabbath 21b).

=> Quel est le lien entre l'allumage de la Ménora et les sacrifices de Souccot?
Rabbi Moché Feinstein répond que nos Sages explique que les 70 taureaux sacrifiés à Souccot représentent les 70 nations du monde.
Idéalement, toute l'humanité doit être unie, et cet état utopique annoncera la paix dans le monde, puisque cela éliminera les guerres entre les nations.
La manière descendante [d'allumer les bougies] nous ordonne de témoigner une augmentation de l'unité, dont la quintessence sera atteinte avec l'arrivée de la Délivrance (on ne sera plus qu'un [une bougie]).

[l'idéologie grecque représente une importance totale à la matérialité (ex: le culte du corps). Or un juif doit combattre cela, dans le sens où tous les juifs sont en réalité qu'une seule même âme, que seule la matérialité divise.
Cette bataille est donc totalement actuelle, et c'est cela le message de 'Hanoucca, aborder le monde avec un regard juif, en diminuant nos disputes, en cessant de se diviser, car nous sommes unis vers un seul et même objectif : grandir le Nom de D.]

Le rav Moché Feinstein dit que ce même principe s'applique aussi dans le domaine spirituel.
La lumière de la Ménora représente la Torah. Dans l'exil, nous avons beaucoup de telle "lumière", chaque groupe pensant que c'est seulement sa Torah qui est correcte.
L'état idéal sera atteint lorsqu'il n'y aura plus qu'une seule lumière qui ne guidera pas seulement le peuple juif, mais également le monde entier, comme il est écrit : "Et les peuples marcheront à ta lumière" (véal'hou goyim léora'h - Yéchayahou 60,3).
L'emploi du singulier : "ta lumière" (léora'h) signifie qu'au final il n'y aura qu'une seule lumière.

[d'une certaine façon, personnellement on pourrait extrapoler que pour Beit Hillel :
- en ce qui nous concerne, l'essentiel est de multiplier les actes de bonté, de bonnes pensées, ... au sujet d'autrui (toujours plus), et c'est cette attitude positive qui va conduire que progressivement on arrivera à être de plus en plus semblable à une seule unité (plus on met de lumières dans la vie des gens, plus on en viendra à être unis, à être des lumières [car en faisant du bien à autrui, on lui témoigne de la valeur, et grâce à cette valorisation il va s'épanouir davantage dans sa vie, faisant davantage de bonnes choses, et mettant ainsi davantage de lumières dans le monde!]) ;
- par le fait d'avoir énormément de courants différents d'étude de la Torah (les 'hassidiques, les breslev, les 'harédi, ...), cela va faire que tout le monde trouve "chaussure à son pied", il y en a pour tous les goûts.
Grâce à cela, le cœur de tous les juifs sera finalement attiré vers une seule réalité : servir Hachem de tout notre cœur.
Plus chacun partage ses approches de la Torah (validées par nos Sages), plus chacun trouvera de belles choses dans la Torah, et elle sera lumineuse à son regard!
Plus on partage largement les lumières de la Torah, plus le peuple juif qui est lié les uns aux autres va s'élever et devenir plus lumineux.]

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-> Le rav Eliézer Ginzburg (Messilat Maharcha - Bamidbar 29,18) suggère une autre approche.
Le midrach (Bamidbar rabba 21,24) relate que les juifs se sont plaints devant Hachem : "Nous sacrifions ces 70 offrandes de taureaux [à Souccot] au profit des [autres] nations, mais au lieu de nous témoigner de la gratitude, ils affichent de la haine envers nous".
[Le midrach poursuit : ] Ainsi, la Torah nous demande de diminuer progressivement les sacrifices pour témoigner du déclin et de l'éventuelle destruction des [anciennes] 70 nations [non-juives].

Un scénario similaire s'est passé à 'Hanoucca : les grecs auraient dus apprécier les bénédictions que le Temple leur apportées. [le Temple était une source énorme de bénédictions pour le monde entier!]
Mais au lieu de cela, leur jalousie les a amenés à profaner le Temple.
C'est pourquoi, la diminution des lumières représente la victoire sur les grecs, et à quel point la lumière des grecs va également disparaître dans le temps.

[la gratitude, les louanges et remerciements envers Hachem sont un message fondamental de 'Hanoucca.
Plus nous les augmentons, plus il y aura de lumières dans le monde, car Hachem se rapprochera de nous et nous comblera de bénédictions pour cela, provoquant même la venue du machia'h.
D'une façon pratique, plus nous tâchons d'apprécier à quel point Hachem nous comble constamment de bonnes choses, plus notre vie s'illumine et devient agréable, conscient d'à quel point Hachem m'aime! ]

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-> Le Maharal (Ner Mitsva) dit que selon Beit Hillel nous augmentons progressivement les lumières de la Ménora.
Dans la spiritualité, une personne doit avancer d'un échelon bas (niveau 1 bougie) et progressivement augmenter.
C'est pour illustrer cela qu'on allume une bougie de plus chaque jour de 'Hanoucca, car pour avancer durablement dans la spiritualité et absorber la sainteté il faut y aller d'une manière graduelle.

-> Le Rokéa'h dit qu'on augmente chaque jour le nombre de bougies allumées afin que son nombre nous rappelle le numéro de la journée de 'Hanoucca (on chérit ces moments précieux), et afin que la bénédiction récitée puisse se faire sur la lumière additionnelle de ce nouveau jour.

Le midrach dit qu'Hachem désire avoir une demeure ici-bas (littéralement : dans les bas - bata'htonim).
En effet, quelqu'un qui a fauté et qui sent qu'il est spirituellement très bas risque de s'attrister et de désespérer.
Vient le midrach dire qu'en fait, Hachem désire résider ici-bas, c'est-à-dire auprès des personnes qui sont à un niveau spirituel très bas.
Ainsi, bien au contraire, cette personne doit se renforcer justement parce qu'il est très bas, car c'est maintenant, dans sa bassesse, que s'il décide de servir Hachem, c'est lui qui réalisera le Désir d'Hachem de résider ici-bas, c'est-à-dire parmi ceux qui sont bas.
[Bien sûr, il ne faut pas utiliser cet enseignement pour se permettre à priori de fauter en se disant que par le repentir, on réalisera encore plus le plaisir d'Hachem]
[Pélé Yoets]

En prononçant les mots de la prière avec naïveté et pureté, on arrive à percer les Cieux pour amener les autres à faire téchouva.

[rabbi Na'hman de Breslev]