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Bon anniversaire le peuple juif!

Pessa'h est le jour d'anniversaire de la nation juive.
Chaque membre du peuple juif est un enfant unique adoré et précieux par Hachem, le Maître du monde.
Nous célébrons ce lien si spécial avec Lui par différentes mitsvot et coutumes observées à Pessa'h.

Le rav Shimshon David Pinkous explique que les 3 composants essentiels du Séder de Pessa'h sont : les matsot, le vin et le récit de la sortie d'Egypte.
Si nous mettons autant d'importance, c'est parce qu'ils symbolisent les 3 partenaires dans la formation d'un être humain.
La guémara (Nidda 31a) dit que ces 3 partenaires sont : Hachem, le père et la mère.
Puisque Pessa'h est la naissance de la nation juive, il est approprié de se focaliser sur nos origines et de remercier Hachem.

- La guémara dit que le père donne à l'enfant les éléments blancs du corps, comme les os et les dents.
C'est en allusion dans la matsa qui est faite de farine blanc (et parfois aussi dure qu'un os!).
Le père est habituellement celui qui est le plus dur avec les enfants, le plus strict dans son style de discipline.

- D'un autre côté, la mère amène les parties rouges de l'enfant, comme le sang.
C'est une référence au vin du Séder.

- De plus, la femme est comparée à une vigne ("Ta femme sera comme une vigne féconde" - Téhilim 138,3) qui en plus de donner physiquement le sang, c'est elle qui va généralement transmettre à un enfant la passion et l'amour pour la Torah et les mitsvot (sang spirituel).

- Le 3e et plus important partenaire à la formation d'un être humain est certainement Hachem qui fournit l'âme, que Onkelos appelle : "un esprit parlant" (roua'h mémaléla - Béréchit 2,7).
Un juif doit utiliser positivement cette capacité propre à l'humain de communiquer avec des mots.
Ainsi, en louant et en remerciant Hachem nous nous élevons vers la noblesse, vers une grandeur, bien supérieure à un simple être humaine (le Kouzari dit qu'il y a : le minéral, puis le végétal, puis l'animal, puis l'humain, et enfin le juif).
C'est précisément ce que nous faisons à Pessa'h, où nous racontons en détails l'histoire de la sorte d'Egypte.

=> C'est ainsi que par la matsa, le vin et le récit de la sortie d'Egypte, nous nous rappelons des 3 partenaires de la création d'une personne.
C'est le moment de "l'anniversaire" annuel du peuple juif, où nous réalisons à quel point chaque juif est précieux à son papa Hachem (indépendamment de ce que l'on fait dans sa vie, on reste toujours le fils unique et adoré de D.), et nous sommes mêmes tout le but de [la création et de] l'existence de ce monde.

Uniquement les juifs ont cette capacité de d'éternité (d'exister pour toujours) : nous sommes nés à Pessa'h et nous avons survécu à chaque génération à tous ennemis.
Ceci atteste de notre grandeur, et d'à quel point nous sommes précieux et proches de Hachem, l'Unique Maître du monde.

==> Ainsi, à Pessa'h nous nous rappelons d'où nous venons, nous développons en nous la conscience de notre grandeur afin de pouvoir ensuite tout mettre en œuvre pour exprimer dans la réalité ces potentialités très très élevées.
Ainsi, la matsa, le vin et le récit de la sortie d'Egypte, doivent nous donner une énorme fierté d'être juif, une énorme confiance en la grandeur infinie que D. met en nous, pour alors agir le restant de l'année avec responsabilité, avec toute la noblesse, grandeur qui nous caractérise.

[d'une certaine façon, cela peut ressembler au fait de rentrer dans un hélicoptère, et de prendre de la hauteur sur notre monde actuelle.
On remarque que ce qui semble important matériellement, dans la dimension spirituelle est tout petit.
Pessa'h est une renaissance plein de fraîcheur et de force de notre judaïcité, ce qui conduit à une conscience de notre noblesse (notre père c'est le Roi des rois!), et donc à une nouvelle vision beaucoup plus élevée et responsable sur ce monde au regard de notre situation élevée.]

Pourquoi l'anéantissement a été décrétée sur les juifs de cette génération [de Mordé'haï]
Car ils ont pris plaisir au festin du roi A'hachvéroch (guémara Méguila 12a).

Le problème n'était pas leur participation au festin, car A'hachvéroch leur a fourni de la nourriture cashère.
Le problème était qu'ils ont pris plaisir au festin.

Avec le menu royal casher en main, les juifs exilés n'ont plus ressenti qu'ils avaient besoin de Hachem pour leur survie (c'est bon Hachem, on gère tout seul, on a le roi dans notre poche, nous amenant même une nourriture sublime cashère).

Le décrit d'anéantissement n'était pas une punition, mais une conséquence de cette attitude.
En mettant leur confiance dans des mortels, les juifs ont renié son statut super-naturel, celui d'une nation où sa survie au-delà des lois de l'Histoire.

[Mettant leur émouna dans le mortel,] Les juifs sont devenus alors vulnérables aux décrets du mortel A'hachvéroch.

[rabbi de Loubavitch - rabbi Ména'hem Mendel Schneerson]

"Pendant Pessa'h, le 'hamets représente le yétser ara (mauvais penchant)" (Zohar Bo 40b).

-> Le Radbaz commente : "c'est pourquoi il faut s'en débarrasser totalement et le chercher aussi au fond de ses pensées, car même une quantité infime ne s'annule pas."

-> Le 'Hida ajoute que dire que le 'hamets incarne le yétser ara est le sens simple et clair de l'interdiction du 'hamets. De sorte que toutes les interdictions concernant le 'hamets doivent nous inciter à nous éloigner du yétser ara et à le rechercher dans les recoins de nos cœurs.
Il conclut que nous pouvons ainsi expliquer les paroles de rabbi Yéhouda (guémara Pessa'him 21a) : "La seule façon d'éliminer le 'hamets est de le brûler" = le seul moyen de lutter contre le yétser ara, c'est de le brûler par le feu, celui de la Torah (comme le disent nos Sages dans la guémara Kidouchin 30b).

+ Les 4 espèces :

-> Nos Sages (Pessikta déRav Kahana 27,9) disent que l'étrog qui a une bonne odeur et du goût, le loulav qui donne des dattes qui ont du goût, le hadass qui a une bonne odeur, et la arava qui n'ont ni odeur ni goût, représentent les différentes catégories du peuple juif : le goût fait référence à celui qui étudie la Torah et l'odeur à celui qui pratique les mitsvot.
Ainsi, Hachem ne veut pas "faire perdre" ceux qui n'étudient pas et ne pratiquent pas : c'est pourquoi Il nous a ordonné de prendre ces 4 espèces et de les attacher pendant la fête de Souccot, afin que les uns apportent le pardon aux autres.

Le rav Shalom Shwadron fait remarquer que l'étrog peut rester longtemps sans s'assécher, le loulav quelques semaines, le hadass quelques jours.
Quant à l'arava, elle se fane peu après avoir été coupée.

Il explique qu'ainsi celui qui n'étudie pas la Torah et ne pratique pas les mitsvot ne vit que des profits matériels de ce monde-ci ; aussitôt après avoir profité d'une situation, il s'empresse de rechercher la suivante, sans cela il perd la joie de vivre et se flétrit.
En revanche, celui qui accomplit les mitsvot se remplit de joie pour une courte durée, à l'image du hadass.
Quant à celui qui étudie, il se réjouit pour un temps plus long, comme il est écrit : "Car la mitsva est une bougie, et la Torah la lumière" (Michlé 6,23).
Enfin, l'homme qui étudie et qui pratique remplit son âme, et son élévation spirituelle fait naître en lui un grand agrément qui se poursuit très longtemps.

La téchouva des jours suivant Roch Hachana à Yom Kippour (inclus) est une téchouva des fautes qui ont été commises, tandis que celle de Roch Hachana consiste à regarder dans son âme, comme l'écrit le Rambam : "Réveillez-vous ceux qui sont endormis ... regardez dans vos âmes, abandonnez vos mauvaises voies et vos mauvaises pensées et améliorez vos chemins" (Hilkhot Téchouva 3,4).

Toute l'année, l'homme s'affaire à ce qui a trait à sa vie matérielle, toutes ses pensées en sont accaparées et il oublie le but de son existence : s'attacher à Hachem et s'en délecter.
C'est ce que nous rappelle le Shofar (sonnait 101 fois à Roch Hachana) : vivez une vie spirituelle et libérez-vous du monde matériel!

Nous ne mentionnons pas nos fautes à Roch Hachana, contrairement aux autres jours des 10 jours de téchouva (se terminant à Kippour), car le simple souvenir de son Créateur donne à l'homme la capacité de s'améliorer et d'abandonner ses mauvaises actions : il pourra alors parer et couronner son âme de toutes les bonnes vertus.

[rav Moché Chmouël Shapira]

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-> Roch Hachana est un jour de soumission et de crainte de Hachem, où l'homme s'enfuit vers Lui.
L'homme doit d'abord et avant tout, prendre conscience du grand danger dans lequel il se trouve.
Alors, il aura confiance en Hachem et se réfugiera en Lui.
[Rambam - sur michnayot Roch Hachana 32b]

[ainsi, ce n'est qu'après avoir ressenti la crainte du jour du jugement que les juifs peuvent avoir confiance en Hachem, et selon les mot du midrach (Dévarim rabba 2,15) : "les juifs qui vont passer en jugement à Roch Hachana s'habillent de blanc, se coupent les ongles, mangent, boivent et se réjouissent parce qu'ils savent que Hachem va faire un miracle et les juger favorablement".
=> Plus on développe notre crainte de la grandeur de D. et du jugement, plus nous pouvons appréhender la grandeur de la miséricorde et des bontés qu'Il peut nous octroyer!]

Celui qui se relâche, voir délaisse la mitsva de téchouva pendant ces 10 jours de téchouva (entre Roch Hachana et Kippour), n'a pas de part dans le D. d'Israël, car il se détourne d'Hachem qui lui tend les bras pendant cette période (plus qu'à aucun autre moment).

[Méïri]

Le signe/constellation du mois d’Elloul : la Vierge (bétoula)

+ Le signe/constellation du mois d'Elloul : la Vierge (bétoula) :   [selon le Sfat Emet]

-> Selon l'ancienne tradition juive, les 12 constellations célestes correspondent aux 12 mois de l'année.
Plus précisément, le mois d'Elloul est représenté par la constellation (mazal) qui ressemble à une vierge (bétoula).
Le lien entre le concept d'une vierge et Elloul renvoie au fait que quelle que soit la distance parcourue par un juif [en s'éloignant d'Hachem, quelques soient la gravité des fautes qu'on a pu faire], il reste [toujours en chaque] une étincelle de bonté pure et intacte qui n'est pas affectée par les valeurs étrangères du monde non-juif.
Cette étincelle, le "pintele yid" (l'âme juive, partie d'Hachem), s'éveille à chaque mois d'Elloul et pousse et inspire l'individu à se repentir.
La "bétoula", une jeune femme vierge qui ne s'est liée à personne, est le symbole parfait pour dépeindre cette pureté inhérente qui réside dans chaque âme juive.
[Sfat Emet - Elloul 5647]

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-> En utilisant la métaphore de l'amour pour décrire la relation d'Israël avec Hachem, le roi Shlomo fait allusion à l'étincelle intérieure latente en chaque juif (nékouda apénimit) qui n'a jamais perdu le contact avec son Créateur.
Quel que soit le degré d'éloignement d'un juif, quelque chose au plus profond de son âme n'a jamais cessé d'aimer Hachem.
Chaque Elloul, cet amour profond émerge, inspirant le juif à se repentir.
De même, Hachem a toujours éprouvé un attachement particulier pour Israël védodi li - "et mon Bien-aimé est pour moi"), sentiments qui reviennent au premier plan à chaque Elloul.

Concrètement, notre "Bien-Aimé", Hachem, réaffirme Son alliance avec nous en chaque mois d'Elloul en s'engageant à être guidé par les 13 Attributs de la miséricorde. Comme l'écrit le liturgiste : "Tu nous as appris à réciter les 13 [Attributs de la miséricorde], alors souviens-toi pour nous aujourd'hui de l'alliance de ces 13 [attributs]" (El oréta lanou lomar chéloch ésré zé'hor lanou ayom bérit chéloch ésré).
[Sfat Emet - Elloul 5647]

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-> Le lien entre la "bétoula" et Elloul peut être poussé encore plus loin si nous percevons une jeune femme célibataire comme un symbole de pureté et de liberté, une femme qui n'est pas liée par des liens de mariage.
Cette liberté est une condition préalable essentielle à l'un des thèmes centraux de Roch Hachana : le couronnement d'Hachem (malkhout). Comme l'affirme le Zohar (Béhar 108a), une personne liée et attirée par les tentations du mauvais penchant (yétser ara) est incapable de proclamer la souveraineté d'Hachem.
En nous libérant du mal, tout comme une vierge n'est liée à aucun homme, nous serons libres d'accepter la Royauté d'Hachem à Roch Hachana.
[Sfat Emet]

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-> Le Ramban (dans Shaar haGuémoul) écrit que le mazal du mois Elloul est la bétoula, pour nous enseigner l'effusion d'amour qu'Hachem a pour nous, comme l'amour d'un marié pour sa nouvelle épouse.
Hachem nous a donné ce mois de miséricorde pour nous préparer et nous rapprocher de Lui, ce qui l'amènera à nous aimer encore plus. Il nous incombe en ce moment d'utiliser ce don et de profiter de ce mois de miséricorde destiné à la croissance.

L'une des meilleures façons de s'améliorer est d'accepter quelque chose de nouveau pour nous-mêmes et de nous engager à le faire le mieux possible.
Le fait de savoir qu'en faisant cela, nous apporterons de la satisfaction à Hachem devrait nous motiver à commencer le plus tôt possible.
[rav David Ashear]

Nos Sages disent que chacun doit se dire : "Le monde a été créé pour moi". Mais cela n'est-ce pas orgueilleux?

En réalité c'est plutôt un message d'espoir, car quand un homme a fauté et s'est rabaissé, et que son mauvais penchant lui fait croire qu'il ne sert plus à rien, alors il se renforcera en disant qu'Hachem a tout créé pour lui. Et ce n'est bien sûr pas inutilement qu'Hachem a tout créé pour lui.

[Yichma'h Israël]

Revenez vers moi, même la veille de Roch Hachana

+ Revenez vers moi, même la veille de Roch Hachana :

-> La guémara (Roch Hachana 2b) dit que si un roi est couronné la veille de Roch Hachana, ce jour est considéré comme sa 1ere année, et Roch Hachana est le début de sa 2e année de règne.
La guémara appelle cela : "yom é'had bachana 'hachouv chana" (un jour dans l'année est compté comme une année).
Ainsi, même s'il devient roi la veille de Roch Hachana, même quelques secondes avant la fin de la journée, cela correspond à sa 1ere année, et Roch Hachana est le début de sa 2e année.

-> En se basant sur ce principe, le 'Hidouché haRim enseigne que si nous prenons sur nous-même le joug Divin, même la veille de Roch Hachana (même dans les derniers instants), alors Hachem considère cela comme si nous avions porté le joug Divin pendant l'année toute entière.

Cela signifie que même si quelqu'un n'agit pas comme il le faut pendant toute l'année, tout peut être rectifié, réparé jusque dans les derniers instants de l'année.

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-> Le Arizal dit que toutes les prières de l'année qui n'ont pas réussi à s'élever, peuvent monter au Ciel grâce à min'ha de la veille de Roch Hachana.

"Vous vous tenez aujourd'hui, vous tous, devant Hachem votre D." (Nitsavim 30,9)

-> Le Sfat Emet explique que Moché disait au peuple juif : "vous vous tenez devant Hachem, et moi je ne peux pas m'y tenir, car vous êtes tous des baalé téchouva, et : "Les tsadikim parfaits ne peuvent se tenir là où se tiennent les repentis (baalé téchouva)" (guémara Béra’hot 34b).

=> lorsque quelqu'un fait téchouva, il atteint des niveaux supérieurs aux plus grands tsadikim.

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-> Nos Sages (guémara Roch Hachana 16b) enseignent qu’à Roch Hachana 3 livres sont ouverts : celui des tsadikim, celui des réchaïm, et celui des personnes moyennes (bénonim).

Le Likouté Maharil demande : pourquoi doit-il exister spécialement un livre pour les bénonim?
S'ils font téchouva, alors ils doivent être inscrits dans le livre des tsadikim, et s'ils ne font pas téchouva, alors ils doivent être inscrits dans le libre des réchaïm.
=> Pourquoi doivent-ils avoir leur propre livre?

Le Likouté Maharil répond que si les bénonim se repentent, ils deviennent plus importants que les tsadikim, et c'est pour cela qu'ils sont écrits séparément.
Ils sont inscrits dans le livre des bénonim en tant que baalé téchouva, ce qui est un plus grand honneur que d'être inscrits dans le livre des tsadikim.

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-> Le Toldot Yaakov Yossef explique que notre inscription dans le livre des tsadikim ou des réchaïm n'est pas basée sur le passé, mais plutôt sur nos plans actuels pour l'année à venir.
Quoiqu'on a pu faire de notre année passée, si à Roch Hachana nous exprimons à Hachem un sincère ambition de tendre autant que possible vers le tsadik qui est en nous, alors nous serons inscrit dans le livre des tsadikim.
=> Nous ne devons pas avoir de complexes, car le Jugement n'est pas sur ce que l'on a été, mais plutôt sur ce que nous voulons être.
Ainsi, plus nous développons notre envie de grandir Hachem par nos belles actions pendant l'année à venir, plus Hachem les comptant pour déjà parfaitement réalisées, nous considérera à Roch Hachana comme un incroyable tsadik.

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-> Le mot "ouv'hen" (ובכן) est répété à plusieurs reprises dans la Amida de Roch Hachana et de Kippour.
Le Aboudraham écrit que ce mot provient du verset : "et ainsi je me présenterai au roi" (ouv'hen avo el amélé'h - Esther 4,16).
Le rabbi Yéhochoua de Belz dit que la leçon principale provient de la suite de ce verset : "et ainsi je me présenterai au roi, de façon non convenable (acher lo kadat)".

A Roch Hachana et à Kippour, nous disons "ouv'hen" (ובכן) pour signifier : "Je vais me présenter au Roi bien que je ne le mérite pas" en raison de mes nombreuses fautes, car à Roch Hachana et à Yom Kippour Hachem prend dans "Ses bras" tous ceux qui font téchouva.

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-> Dans le moussaf de Roch Hachana, nous disons : "ki ata choméa (שומע) kol Shofar oumaazin (מאזין) troua vé'en domé la'h" (car Tu entends le son du Shofar et Tu écoutes le téroua, et il n'y a rien pas comme toi).
=> On remarque l'utilisation de 2 mots pour une même notion. Pourquoi cela?

Le Pri Mégadim (592,1) écrit : "maazin" est le fait d'écouter de près, tandis que "choméa" est le fait d'écouter de loin.

Le "kol Shofar" (son du Shofar), est un son régulier de tékiya, et il représente les tsadikim parfaits qui ne tombent pas. [tout est constamment parfait chez eux!]
La téroua qui est un son agité, représente les personnes qui luttent contre leur yétser ara.
Parfois ils agissent bien, et parfois mal.
Hachem est proche de ceux qui combattent. C'est pourquoi, pour la téroua, s'appliquant aux gens qui ont des hauts et des bas, il est employé : Hachem les écoute de près (maazin téroua).

Cependant, en comparaison d'eux, Hachem écoute les tsadikim de loin (choméa kol Shofar).
En effet : "Les tsadikim parfaits ne peuvent se tenir où se tiennent les repentis (baalé téchouva)" (guémara Béra’hot 34b).

Cette bénédiction du moussaf de Roch Hachana se termine par : vé'en domé la'h" (il n'y a rien comme Toi).
En effet, personne n'est comparable à Hachem qui désire les personnes imparfaites.
Un roi humain qui veut nommer un ministre va rechercher la personne qui sera la plus adaptée pour cette tâche.
Hachem est Unique, puisqu'il a plaisir des juifs imparfaits qui Le servent.

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-> Hachem se réjouit [énormément] lorsque nous nous renforçons pour faire Sa volonté.
[Yessod véChorech haAvoda]

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=> Pourquoi la paracha de Nitsavim est-elle lue habituellement le Shabbath qui précède Roch Hachana?

-> La guémara [Méguila 31b] enseigne : "Ezra a instauré que les juifs lisent les malédictions du Torat Cohanim (de la paracha de Bé’houkotaï) avant Atséret (Shavouot), et celles du Michné Torah (de la paracha de Ki Tavo) avant Roch Hachana. Pourquoi? ... Afin que l’année se termine avec ses malédictions (ceci expliquant pourquoi nos Sages n’ont pas plutôt instauré de lire la paracha de Béréchit le premier Shabbath de l’année – voir Maharcha)" [et "que l’année commence avec ses bénédictions" – Prière du premier soir de Roch Hachana].
(A noter que la lecture des malédictions de Ki Tavo, avant Roch Hachana, réveillent les juifs à la téchouva, opérant ainsi une purification de leur âme, réceptacle de la Présence Divine, nécessaire pour recevoir la lumière de la nouvelle année, source de la vitalité de tous les jours – Likouté Si’hot).

Tossefot précise que l’on insère la paracha de Nitsavim entre Ki Tavo et Roch Hachana (au même titre que l’on insère la paracha de Bamidbar entre Bé’houkotaï et Chavouot), afin de ne pas trop rapprocher les malédictions du "jour du jugement", car dans un tel cas, on "ouvrirait la bouche" au Satan pour qu’il nous accuse [voir Choul’han Aroukh Ora’h ‘Haïm 428,4].

-> Les malédictions de "Ki Tavo" se réfèrent aux "châtiments" de l’exil du Second Temple (tandis que celles de "Bé’houkotaï" correspondent aux «châtiments» de l’Exil du Premier Temple - Ramban).
En ce sens, elles doivent être lues avant Roch Hachana (moment propice à la Délivrance finale annoncée au Son du Chofar), car les Juifs seront délivrés par l’intermédiaire de la Téchouva, comme indiqué dans la paracha de Nitsavim : "Et tu retourneras" (VéChavta - ושְַׁבתְ) vers Hachem, ton D., ... Hachem, ton D., te prenant en pitié (VéChav - ושְָׁב), mettra un terme à ton exil" (Dévarim 30,2-3) [Maharcha].