Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Il y a 11 journées depuis le 'Horév" (Dévarim 1,2)

La majorité des commentateurs sont d'avis que le mont 'Horév est un autre nom pour le mont Sinaï.

-> Le Kli Yakar trouve une allusion dans ces 11 jours : ils sont à mettre en parallèle avec les 11 jours de l'année où nous prenons le deuil pour la destruction du Temple.
Il s'agit des 9 jours du mois de Av, du 17 Tamouz, et du 10 Tévét.

[sans le Temple, nous ne pouvons pas accomplir la totalité des mitsvot de la Torah. Ainsi, ces 11 jours de destruction du Temple, symbolisent notre éloignement avec la Torah entière comme reçue au mont Sinaï.]

"Nous savons que Hachem prend chaque bonne action que nous faisons, et la transforme dans l'édifice du Temple.

En réalité, lorsque le machia'h viendra, chacun de nous pourra véritablement voir ses briques ou ses pierres personnelles qui auront été ajoutées grâce à ses mitsvot."

[le Divré Yé'hezkel - rav Yé'hezkel Halberstam]

"Jérusalem a commis une faute, c'est pourquoi elle est comme une nida" (Eikha 1,8)

=> Pourquoi l'éloignement entre Hachem et Jérusalem est comparé à celui d'une nida?

C'est qu'une "nida", bien qu'elle soit interdite à son mari, n'a pas l'interdiction de s'isoler avec lui, ce qui n'est pas le cas pour les autres femmes interdites par la Torah, avec lesquelles on n'a pas le droit de s'isoler.

=> c'est une allusion au fait que pendant la séparation et l'exil entre Israël et Hachem, Hachem continue à s'isoler avec Son peuple, même dans le pays de ses ennemis.
En effet : "partout où ils (les juifs) sont exilés, la Présence Divine est exilée avec eux" (guémara Méguila 29a).

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+ Jérusalem : A l'image d'une femme impure ...

-> "Jérusalem est devenue parmi eux comme une femme impure" (méguilat Eikha 1,17)

-> Selon Rav (guémara Ta'anit 20a), c'est une bénédiction :
"De même qu'une femme redevient permise à son mari (après sa purification), Jérusalem aura un remède, elle aussi"

-> Selon le Méchekh 'Hokhma :
"Les nations du monde, elles, comparent Jérusalem à une femme nida, dont l'impureté naît dans son propre corps.
Affirmant que l'âme juive est corrompue de l'intérieur, par conséquent, les non-juifs ne nous laissent pas nous rapprocher d'eux et nous assimiler.
Le fait qu'ils nous considèrent comme une femme nida, est une bénédiction pour nous!"

[Nos Sages disent : "Nous désirons accomplir Ta volonté, mais le levain de la pâte (le mauvais penchant) et l'assujettissement aux autorités étrangères nous en empêchent" (guémara Béra'hot 17a).]

-> Selon Rabbi Chmouël Aharon Rubin (cité dans le Talelé Orot) :
D. nous punie pour notre bien, afin de nous purifier par l'expiation de nos péchés.
Nos Sages déclarent : "De même que le levain est bon pour la pâte, les sangs sont bons pour la femme ; celle qui a des pertes de sang (menstruel) abondantes aura de nombreux enfants".
Les juifs ont été comparés à une femme nida pour laisser entendre que leurs épreuves : "leurs sangs abondants", apparaîtront en définitive comme une bénédiction : ils doivent passer dans le creuset de la souffrance avant la délivrance ultime.

Rabbi Méïr dit : "Pour quelle raison la Torah a-t-elle déclaré qu’une femme ayant ses règles sera considérée comme impure durant 7 jours ?
Afin que (son mari) n’en vienne pas à se lasser d’elle et à la mépriser.
La Torah a donc déclaré qu’elle resterait impure 7 jours, afin qu’elle soit chaque fois chère à ses yeux comme le jour de leur mariage." (guémara Nidda 30b)

Quand la période d'impureté est plus longue, par exemple, après un accouchement, elle est alors suivie d'une longue période de pureté.
Il en va de même pour les juifs : après leur 1er exil de 70 ans, le retour en terre d'Israël fut relativement court (période du 2e Temple) ; et les jours d'impureté de la nation revinrent assez rapidement.
=> Après notre exil qui dure depuis plus de 2 000 ans, la délivrance sera ... éternelle ; il n'y aura plus jamais d'impureté.

"Ainsi parle Hachem : Le jeûne du 4e mois et le jeûne du 5e, le jeûne du 7e et le jeûne du 10e mois seront changés pour la maison de Yéhouda en joie et en allégresse et en fêtes solennelles" (Zé'haria 8,19)

Nous avons une assurance que ces 4 jours où nous jeûnons actuellement seront transformés en jours de joie, lorsque le Temple sera reconstruit, très bientôt b'h.

Dans le texte : "fêtes solennelles" s'écrit : "moadim tovim" (מֹעֲדִים טוֹבִים).
Durant le 9 Av, nous lisons la méguilat Eikha (איכה), qui décrit la destruction de Jérusalem.

Le rav Moché Wolfson fait remarquer que lorsque nous écrivons pleinement chacune des lettres du mot Eikha, on a : הא יוד כף אלף, cela a la même guématria que : מֹעֲדִים טוֹבִים (soit 237).

[dans la Torah, la 1ere apparition de la lettre : "tav" (ט) est dans le mot : tov (טוב - bon).
Par ailleurs, selon nos Sages, celui qui voit en rêve la lettre : ט, peut s'attendre à ce que de bonnes choses lui arrivent.]

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-> Hachem a laissé éclater Sa colère sur le bois et les pierres (midrach Béréchit rabba 42,3).
Ainsi, au lieu de détruire les juifs pour leurs fautes, Il a redirigé Sa colère sur le Temple et a expié nos fautes par sa destruction.

-> Le 'Hida (dans son Na'hal Eskol) enseigne qu'à chaque 9 Av, lorsque nous nous asseyons par terre, nous pouvons ressentir cette étreinte, cette embrassade de Hachem.

["Chaque génération qui ne voit pas la reconstruction du Temple est considérée comme si elle avait elle-même causé sa destruction." (guémara Yérouchalmi Yoma 1,1)
Ainsi, chaque année, c'est comme si de nouveau nous étions exilés, et que notre Temple partait réellement en fumée, devant nos yeux.
Mais le 'Hida dit que se trouve là notre consolation : Hachem nous aime tellement qu'avant de nous voir partir en exil, Il nous prend dans Ses bras, symbolisé par le fait qu'Il met toute Sa colère sur les pierres du Temple.]

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-> La lettre : ט, s'écrit de façon pleine : טית.
Le rav Moché Wolfson fait remarquer que : טית באב a une guématria (avec le kolel) de : 424, qui est la même que : משיח בן דוד (Machia'h ben David).

-> Le jour où le Temple a été détruit, le machia’h est né.
[midrach Eikha rabba 1,51]

-> "A partir du moment où le Temple a été détruit, le Machia’h est né."
[Midrach Abba Gorio ]

-> On a demandé au rabbi Pin'has de Korets : "Quel est le sens du midrach selon lequel machia'h est né le 9 Av, le jour où le Saint Temple a été détruit?"

Il a répondu :
"Une graine qui a été semée dans la terre doit pourrir avant qu'un épi de maïs apparaisse.
Elle doit devenir absolument rien avant d'acquérir une nouvelle identité.
Dans la Kabbala, ce principe de changer de forme est appelé : "Enlever une forme et acquérir une forme" (Pochét Tsoura vélovèch Tsoura), lequel nous enseigne que chaque chose dans les mondes matériels ou spirituels est en perpétuel changement de forme à travers le cycle de la mort et de la renaissance.

Ainsi, le jour du 9 Av, le jour de la destruction, le point d'annulation totale a été atteint. C'est en ce jour-là que le potentiel de la Rédemption a germé.
Ce jour-là, chaque juif reçoit une injection de nouvel espoir et de vitalité.
C'est en ce jour que machia'h est né."

[rabbi Pin'has de Korets - Imré Pin'has - Shabbath ouMoadim 365]

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-> "Rabbi Akiva marchait avec quelques Sages, et lorsqu'ils sont arrivés sur le mont du Temple, ils ont vu un renard qui sortait du Saint des Saints.

Eux se sont mis à pleurer, et rabbi Akiva s'est mis à rire.
Ils lui ont dit : "L'endroit à propos duquel il est écrit : "l'étranger qui s'approchera sera mis à mort", maintenant des renards, et nous ne pleurions pas?"

Rabbi Akiva leur a répondu : "C'est pour cela que je ris. Maintenant que s'est réalisé le verset : "Sion sera labourée comme un champ", le verset : "des vieux et des vielles s'assiéront encore dans les rues de Jérusalem" doit s'accomplir également."

Ils lui dirent : "Akiva, tu nous as consolés, Akiva, tu nous as consolés".
[guémara Makot 24]

=> Rabbi Akiva leur a répondu : c'est vrai qu'il a lieu de pleurer sur la destruction, mais ce sont précisément les jours de destruction qui marquent le début d'une nouvelle délivrance qui viendra très rapidement de nos jours. Amen!

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-> Le Ben Ich 'Haï écrit que les mois de l'année ont été divisés en héritage à nos ancêtres.
Yaakov a reçu les mois de Nissan, Iyar et Sivan, tandis que Essav a pris : Tamouz, Av et Elloul.
Par la puissance de la téchouva, Yaakov a pu récupérer le mois d'Elloul, ne laissant que Tamouz et Av sous le contrôle de Essav.
Ainsi, il n'est pas étonnant que les 2 mois contenant le plus de calamités et de tragédies pour les juifs soient : Tamouz et Av.

Sur une note positive, Av (littéralement = père) reviendra en la possession de Yaakov, et il deviendra le "père" de tous les autres mois de l'année.
Il est écrit : "Donne-nous des jours de satisfaction aussi longs que les jours où tu nous as affligés" (Téhilim 90,15).

=> Le fait que de nombreux malheurs se soient passés durant ce mois d'Av, prouve qu'il y aura finalement bien davantage de positif qui en sortira que des autres mois.
En effet : "Ceux qui ont semé dans les larmes, récolteront dans la joie!" (azor'im bédim'a, bérina yiktsorou - Téhilim 126,5).

[ainsi, au cœur de cette période de deuil/lamentation, réside en réalité la plus grande des consolations : nous semons des larmes qui vont nous produire des récoltes éternellement joyeuses!
Si nos moments difficiles sont bien exploités, alors il peut en ressortir nos plus grandes joies!]

Nos Sages ont enseigné qu’Avraham a ouvert la porte pour les convertis.
Et si déjà il a permis qu’un véritable non-juif puisse avoir la possibilité de devenir un juif véritable, alors encore plus a-t-il ouvert la porte à un juif qui a commis même de très grandes et nombreuses fautes de pouvoir se repentir et se rapprocher d’Hachem.
Avraham a rendu possible même cela, et il n’y a donc jamais lieu de désespérer.

[le Beit Avraham]

"La sortie d'Egypte est mentionnée 50 fois dans la Torah.
Ceci nous enseigne que Hachem libéra les juifs du pouvoir du Côté du Mal et leur permit d'acquérir 50 degré de compréhension.
Israël devint ainsi une nation sainte, digne de la révélation.

C'est pourquoi nous comptons le Omer, les 49 jours séparant le 2e jour de Pessa'h de Shavouot.
Ces 49 jours compris entre la sortie d'Egypte et la révélation au Sinaï correspondent aux 49 niveaux.
Chaque jour, Hachem dégagea les juifs d'un niveau d'impureté et leur permit d'atteindre un échelon dans la sainteté, jusqu'au 50e jour où la Torah fut donnée, événement que commémore la fête de Shavouot."

[Zohar 'Hadach]

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-> Les Bné Israël eurent besoin d’une période pour se délivrer de l’impureté égyptienne qu’ils avaient contractée (considérée aussi comme une période de "convalescence" de 49 jours [valeur numérique du mot חולה ('holé) - malade] pour les guérir de leurs impuretés).
Comme une femme "Nidda" (rendue impure par sa menstruation), il devaient se purifier par une «abstinence» de 7 semaines, symbolisant les "sept jours de pureté" qui font suite à la période de menstruation et qui nécessitent d’être comptés ("elle comptera" - Métsora 15, 28), à l’instar des jours de l’Omer (7 semaines de purification plutôt que 7 jours car ils contractèrent en Egypte les 7 sortes d'impuretés : "Nidda", "Zava" [flux sanguin], naissance, mort, "lèpre" du corps, "lèpre" du vêtement et lèpre de la maison. [Séfer Hatodaa].

Ensuite, ils purent s’unir à D. le jour du don de la Torah (considéré comme celui du mariage entre Hachem (le ‘Hatan) et Israël (la Kala). Quant à l’immersion dans l’eau, dont le "mikvé" est le symbole, elle est représentée par le "bain" de la Torah. [Zohar III 97b – Ohr ha'Haïm haKadoch]

"Pourquoi le 2e Temple fut-il détruit?
Parce que la haine gratuite régnait parmi les hommes."
[guémara Yoma 9b]

=> Nous devons adopter l'attitude opposée : nous devons aimer autrui uniquement parce qu'il est juif et parce qu'il est un enfant du Créateur.
En effet, rabbi Akiva dit : "Bien-aimé est l’homme pour avoir été créé à l’image [de D.]" (Pirké Avot 3,14).

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-> Le Saba de Slabodka enseigne :
"Nos Sages, animés de l'esprit Divin, nous ont révélé quelle fut la faute ayant entraîné la destruction du Temple et notre exil : "Pourquoi le 1er Temple a-t-il été détruit? A cause des 3 fautes que les hommes commettaient : l'idolâtrie, les relations interdites et le meurtre.
Mais à l'époque du 2e Temple, pendant laquelle les hommes s'adonnaient à l'étude de la Torah, aux mitsvot et faisaient preuve d'altruisme, pourquoi celui-ci a-t-il été détruit? Parce que la haine gratuite régnait alors.
Cela nous apprend que la haine gratuite équivaut aux 3 fautes que sont : l'idolâtrie, les relations interdites et le meurtre." (guémara Yoma 9)

Comment pouvons-nous rester indifférents devant ce texte [de la guémara], alors que la haine gratuite continue de nous narguer?
Qui sait combien de souffrances et d'épreuves nous attendent encore? Serions-nous donc meilleurs que nos ancêtres? Ils se consacraient eux-mêmes à la Torah, ils respectaient les mitsvot et pratiquaient la charité, et pourtant cela ne les a pas protégé contre la colère Divine.
Or, qu'en est-il pour nous? Nous nous consacrons à la haine gratuite, elle est notre occupation permanente, de jour comme de nuit. Et nous avons en plus l'outrecuidance de nous lamenter sur notre exil.

Nos Sages, soucieux de notre sort, nous ont donné les clés de la délivrance, pour nous permettre d'en sortir. En instaurant ces 3 semaines de deuil, ils ont voulu nous inciter à réveiller notre cœur et à nous ouvrir les voies du repentir. Mais que faisons-nous?
Bien que nous nous conformions à la lettre aux lois et coutumes qu'ils ont édictés, nous les accomplissons comme des enfants, sans prendre conscience de leur sens et sans chercher à nous améliorer.
[...]
Est-il possible de purifier le cœur sans s'adonner au moussar? Ceux qui soutiennent ces choses sont peut-être sincères et agissent pour la gloire du Ciel, mais en définitive, ils retardent la délivrance!"

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-> "La haine gratuite équivaut aux 3 fautes que sont : l'idolâtrie, les relations interdites et le meurtre." (guémara Yoma 9b)

=> Les 3 semaines de deuil sont particulièrement propices pour prendre conscience de cette réalité.
Nous n'avons pas de "concurrence" avec Hachem (puisqu'étant Divin), alors notre égo n'est pas blessé, mais avec autrui que c'est difficile d'éviter d'avoir de la haine gratuite!
Pourtant, c'est une faute tellement grave!!

"Le 8e jour, aura lieu pour vous une fête de clôture" (Pin'has 29,35)

-> Rachi enseigne : Comme pendant les 7 jours [de Souccot], les enfants d'Israël offrent des sacrifices en référence aux 70 nations et qu'ils s'apprêtent ensuite à partir, Hachem leur dit : "De grâce, faites-Moi encore un léger repas, que Je puisse profiter de votre présence."

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-> A Souccot, nous offrons 70 taureaux, qui correspondent aux 70 nations du monde.
Le Gaon de Vilna développe cette notion de la façon suivante.

Les maîtres de la kabbale expliquent que l'humanité entière dépend de 2 peuples majeurs, et que tous les autres leur sont en quelque sorte rattachés.
Ces 2 nations dominantes sont : Ichmaël et Essav.

Cet état de fait apparaît allusivement dans ce passage énonçant les sacrifices de Souccot.
Le 1er, le 2e et le 4e jour de la fête, la Torah fait mention de : "ché'ir izim" ("bouc de caprins"), et pour les autres jours, il est simplement mentionné un : "ché'ir" (bouc) [bien qu'il s'agisse du même animal].
Or, selon la tradition, Ichmaël est désigné comme : "ché'ir izim", et Essav comme "izim".

Il en découle que :
- En additionnant les taureaux offerts pendant les jours où la Torah parle de "ché'ir izim", on obtient : 13 (1er jour) + 12 (2e jour) + 10 (4e jour) = un total de 35 taureaux amenés au Temple. Cela correspond à la moitié des nations du monde (35 sur 70).

- de même pour les autres jours (où il est fait mention uniquement de : "ché'ir") : 11 (le 3e jour) + 9 (5e jour) + 8 (6e jour) + 7 (7e jour) = 35 taureaux.

=> On voit ainsi en allusion que les nations du monde sont partagées en 2, car elles sont toutes rattachées aux 2 peuples dominants.
Si les taureaux sacrifiés le 1er jour sont ceux liés à Ichmaël, c'est parce qu'il est chronologiquement apparu avant Essav.

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-> Le rav Zalman Sorotskin (Oznaïm laTorah) note qu'il est écrit : "Le 8e jour, aura lieu pour vous une fête de clôture".

Le 8e jour, les sacrifices qui y sont offerts sont exclusivement ceux des juifs, car nous ne sommes rattachés à aucune puissance, comme il est écrit : "un peuple vivant solitaire, qui ne se confondra pas avec les nations" (Bamidbar 23,9).

Nous ne sommes pas soumis aux lois de la nature, nous dépendons directement de la providence Divine, et notre lot est celui de la Torah, qu'ont refusé d'avoir Ichmaël et Essav.

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"Le 8e jour, aura lieu pour vous une fête de clôture" (Pin'has 29,35)

Le chiffre 7 fait allusion à ce monde (les 7 jours de la semaine), et le 8 renvoie au monde à venir.
"une fête de clôture" = la venue du machia'h va clôturer le fonctionnement actuel de ce monde, et cela va nous permettre de pouvoir se réjouir pleinement de la présence de notre papa Hachem, qui est malheureusement bien trop voilée actuellement.

=> A l'image de la Soucca (durant les 7 premiers jours de Souccot), nous devons avoir conscience et accepter le caractère éphémère de ce monde.
En effet, un moment de fête éternel nous attendant avec la venue imminente du machia'h!
[toute problématique matérielle devient alors secondaire, tandis que ce qui est spirituel devient primordial à nos yeux!]

=> De même que la Soucca est très fragile aux attaques du vent, de la pluie, ... de même en tant que juifs, nous subissons (individuellement et collectivement) des turbulences dans ce monde.
Cependant, le 8e jour est imminent, et nous pourrons alors nous réjouir seuls en présence de notre papa Hachem.
[certes actuellement c'est les autres nations de ce monde qui gèrent (les sacrifices des 7 premiers jours les concernant), cependant seul le peuple juif est éternel, symbolisé par le fait qu'ils sont les seuls à sacrifier à Hachem le 8e jour!
Quiconque nous porte atteinte, ne peut le faire que parce que D. lui permet, il devra en rendre des comptes, et il disparaîtra contrairement à nous!]

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+ Les sacrifices de Souccot :

-> Le Méam Loez (Pin'has 29,35-39) enseigne :
Au cours des 7 jours de Souccot, on offre 70 taureaux. Ils symbolisent les 70 nations de l'humanité ...
Chaque nation a un ange gardien [parmi les 70 anges qui entourent le Trône de Gloire ], alors qu'Israël est placé sous la direction directe de D., comme il est écrit : "Mais Sa nation resta la part de D. ; Yaakov fut le lot de Son héritage" (Haazinou 32,9).

En offrant ces 70 taureaux à Souccot, nous montrons que les anges gardiens des 70 nations ne sont pas libres d'agir à leur guise ; ils doivent obéir à la volonté de D., leur Maître.
[Ce sacrifice étant offert au Temple au profit de l'humanité,] le midrach déclare : "Malheur aux nations du monde! Elles ne savent pas quel bienfait elles ont perdu en détruisant le Temple. Grâce à lui, elles obtenaient l'expiation de leurs fautes!"
De plus, le midrach commente le verset : "En échange de mon affection, ils me haïssent, et je [continue à] prier" (Téhilim 109,4). Le peuple d'Israël déclare : "Lors de la fête de Souccot, je sacrifie 70 taureaux au bénéfice des 70 nations. Mais au lieu de me manifester leur reconnaissance, elles me haïssent".
Le nombre de taureaux diminue chaque jour de Souccot d'un, ce qui signifie que les nations du monde s'amoindriront progressivement jusqu'à disparaître.
[...]

Les 70 taureaux offerts au cours des 7 jours de Souccot correspondent aux 70 anges gardiens des nations. Leur nombre diminue quotidiennement et présage du déclin futur des nations et de leur disparition ...

Les lettres désignant le 1er, le 2e et le 4e jour de la semaine, forment le mot : אבד (avad) signifiant se perdre ou périr. Le sacrifice expiatoire (sé'ir izim) offert ces jours-là fait allusion à la destruction des empires puissants (izim signifie puissant), [comme dans le Téhilim 9,7 où "avad" signifie : disparu]

Les nations puissantes sont comparées à des "sé'ir izim" (même racine que "az" : puissante).
Parmi elles, la première est celle de Nabuchodonosor que la Torah compare à un lion (cf. Yirmiyahou 4,7). Ainsi, le sacrifice expiatoire "sé'ir izim" du 1er jour de Souccot fait allusion à la destruction et à l'anéantissement de l'empire puissante de Babylonie.

Le sacrifice du "sé'ir izim" le 2e jour évoque l'empire perse qui devint extrêmement fort avant de s'effondrer et d'être vaincu par la Grèce.

La Grèce est le 3e empire auquel il est fait allusion ici.
La Torah emploie le mot "sé'ir" plutôt que "sé'ir izim" car cet empire n'était pas aussi cruel que les autres envers Israël.
La Grèce fut parfois même bienfaisante envers notre peuple, comme le montre l'épisode de la rencontre entre Alexandre le Grand et le Cohen Gadol Chimon haTsadik, rapportée dans la guémara.
La Grèce est le royaume appelé "sé'ir" dans la prophétie de Daniel ("Le bouc [sé'ir] est le roi de Grèce" - Daniel 8,21).

Le sacrifice du 4e jour, pour lequel l'expression employée est : "sé'ir izim", fait référence à l'empire d'Edom (Rome) qui remplaça la Grèce et tyrannisa le peuple [juif].
La Torah prédit que ce 4e empire aussi finira par être détruit : "tout son souvenir d'elles a disparu" (mot : "avad" - Téhilim 9,7).

Les jours restants (le 5e, le 6e, le 7e, le 8e) où manque le mot "izim" (puissant) font allusion aux nations qui se mêlèrent aux 4 principaux empires.
Comme elles n'étaient ni aussi effrayantes ni aussi puissantes que les 4 autres, le "izim" est omis. Cependant, elles finiront par disparaître elles aussi.
Le verset dit donc : "le 8e jour sera un jour d'Atséret (de retraite, clôture) pour vous" = le jour où les grands empires auront disparu, le peuple juif sera délivré de toutes les nations.

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-> Le peuple juif dit à D. :
"Maître de l'univers! Vois la différence entre nous et les nations de la terre. Lorsque Tu leur donnes le meilleurs elles Te mettent en colère. Par contre, si Tu nous accordes un bienfait, nous Te louons.
Tu as donné la paix et l'abondance à la génération précédant le Déluge mais elle n'a pas sacrifié un seul taureau devant Toi. Ces hommes se rebellèrent même contre Toi, comme il est écrit : "Ils dirent à D. : Ecarte-Toi de nous" (Iyov 21,4).
Tu as accordé paix et abondance à la génération de Babel mais un seul homme parmi eux T'a-t-il rendu hommage [en offrant un sacrifice]? Au contraire, ils ont construit une tour pour Te faire la guerre ...
C'est aussi ce qu'ont fait Sodome, Pharaon, Sanhériv et Nabuchodonosor.
Il faut donc accorder tout le bien au peuple d'Israël qui Te louera et T'exaltera pour Tes bienfaits".

Le prophète Yéchayahou dit : "Tu as ajouté [la Torah et les honneurs] à cette nation [Israël], ö D., Tu as ajouté à cette nation. Elle T'a glorifié" (Yéchayahou 26,15).
Chaque fois que D. a élevé un peuple, il ne Lui a pas rendu hommage pour cela. Mais lorsqu'Il a accordé le bien à Israël, "une nation unique sur terre" (Chmouël II 7,23), elle L'a glorifié.

Le peuple d'Israël dit à D. : "Tu nous as donné la fête de la nouvelle lune et nous T'offrons des sacrifices. De même, à Pessa'h, Shavouot, Roch Hachana et Souccot, nous présentons des sacrifices supplémentaires.
Les nations aussi célèbrent des fêtes mais ce ne sont pour elles que des occasions de se gorger de nourriture, de boire et de perpétrer des abominations. Elles T'irritent par leurs transgressions et leur langage grossier.
Par contre, pendant les fêtes que Tu as données aux Bné Israël, ils fréquentent les synagogues et les maisons d'étude puis se rassemblent pour prendre leurs repas avec solennité, chanter et T'offrir des louanges."
Hachem dit à Israël : "Votre conduite convient à Mes fêtes et votre réjouissance sied à votre valeur". Ainsi : "Le 8e jour sera une Atsérét pour vous".
[Méam Loez - Pin'has 30,1]

-> Les 3 événements majeurs qui ont eu lieu à Roch Hachana forment l'acronyme : בנים (enfants - banim) :

- le bét : בטלה עבודה = les juifs en Egypte ont cessé de travailler durement comme esclaves pour les égyptiens ;

- le noun : נפקדה = Hachem s'est souvenu de Sarah, de Rachel et de 'Hanna, en leur permettant d'être enceintes ;

- le youd et mém : יצא מבור = Yossef est sorti de prison et il est devenu vice-roi d'Egypte.

=> Dans la prière nous disons : "Aies pitié de nous, comme un père avec Ses enfants" (ra'haménou kéra'hém av al banim), en souvenir des ces événements.

[Paparout léHokhma de Rabbi Noa'h Lipshitz (un proche du Gaon de Vilna)]

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+ Rabbi Akiva dit : "Heureux êtes -vous Israël! Devant Qui vous purifiez-vous et qui vous purifie?
Votre Père qui est au ciel"
[guémara Yoma 8,9]

-> Rabbi Akiva ne dit pas : "votre Roi", mais "votre Père", car vous êtes pour Lui, comme des fils, vous êtes tous des frères.
Cependant, il y a une condition à cela : que la paix et la fraternité règnent parmi vous, que vous ne fautiez pas les uns envers les autres et que vous pardonniez à celui qui a fauté contre vous.

[si vous agissez comme des frères entre vous, alors je suis votre Père, ce qui n'est pas le cas si autrui est à vos yeux un étranger, un adversaire!
Or, un père agit avec ses enfants d'une façon miséricordieuse, très largement au-delà des actions accomplies.
Combien nous avons à gagner à nous aimer, et combien nous perdons à nous observer avec défiance!]

Chacun de nos pas de téchouva a un impact énorme

+ Chacun de nos pas de téchouva a un impact énorme :

-> La Pessikta Rabbati (chap.44) nous relate une parabole illustrant ce concept de téchouva. Un prince se trouve très loin du palais où réside le roi, son père. Il est à 100 jours de route du palais lorsqu'il apprend que son père désire qu'il rentre à la maison.
La distance, cependant, semble trop grande pour qu'il puisse la parcourir, et il ne pense pas pouvoir entreprendre ce long et pénible voyage. Le roi fait alors savoir que si le prince se met en route, s'il fait ne serait-ce que quelques pas dans la bonne direction, alors le monarque parcourra les kilomètres restants pour rencontrer son fils et le ramener à la maison.
"Fais quelques pas, et je ferai le reste du chemin pour te chercher ; je t'amènerai jusqu'à destination."

C'est ce que signifie le verset lorsqu'il dit : "Revenez à Moi et Je reviendrai à vous!" (Mala'hi 3,7).

Nous devons faire de notre mieux, et alors Hachem viendra à nous. Il est disposé et prêt à parcourir la grande majorité de la distance qui nous sépare de Lui, à condition que nous fournissions un effort honnête.
Lorsque nous essayons de faire téchouva, Hachem nous élève à des niveaux que nous n'aurions jamais cru pouvoir atteindre.
["le repentir est si grand qu'il arrive jusqu'au Kissé Hakavod" (guémara Yoma 86a) ]

-> Le Hafets 'Haïm fut très intéressé lorsque l'invention de l'ascenseur vint à sa connaissance, affirmant que c'était la métaphore parfaite de la téchouva. On appuie simplement sur le bouton pour appeler l'ascenseur et entrer dans le compartiment ; puis l'ascenseur le transporte jusqu'en haut.
De même, si nous entreprenons un simple effort significatif pour revenir à Lui, Hachem fournira l'aide Divine pour nous hisser à des niveaux de téchouva encore plus élevés.

-> Le rav Méir Shapiro fut invité à donner une dracha dans une ville qu'il visitait. Son discours se concentra sur le verset, récité au début de Cha'harit : "Comme tes tentes sont belles, ô Yaakov" (ma tovou ohalé'ha Yaakov - Balak 24,5).
Rachi explique le sens simple : "il vit que les portes n'étaient pas alignées" = Bilaam fut très impressionné par la pudeur qu'il perçut dans la disposition des tentes des Bné Israël, car leurs ouvertures n'étaient pas situées en face de celles de leurs voisins, les empêchant de voir les uns chez les autres.

Le rav Méir Shapiro (Imré Daat - Balak) expliqua le verset de manière homilétique.
Le midrach (Chir haChirim 5,2) raconte que Hachem confia aux Bné Israël : "Ouvrez une petite ouverture [de techouva], aussi petite que la pointe d'une aiguille, et Je vous ouvrirai une entrée permettant le passage de chariots".
Hachem nous affirme que nous devons effectuer une petite amélioration, et qu'ensuite Il nous fera parcourir le reste du chemin.
Telle est l'idée ayant tant affligé Bilaam : il vit que "les portes n'étaient pas alignées", qu'il suffit que la "porte" de techouva d'un juif ne soit qu'une petite ouverture pour que Hachem lui ménage une vaste entrée.
Bilaam fut très jaloux du fait que même le plus petit effort de notre part soit maintes fois rendu par Hachem. Bilaam commenta ce qu'il considérait comme une expression de l'amour sans précédent de Hachem pour le Klal Israël.

-> Peut-être pourrions-nous suggérer que ce concept est évoqué par la forme du chofar que nous sonnons à Roch Hachana, qui présente une très petite ouverture à un bout pour s'élargir de manière conséquente à l'autre bout.
Cela indique que même si nous n'ouvrons sincèrement qu'une petite part de notre cœur pour faire téchouva, alors Hachem élargira cette petite ouverture et nous élèvera.

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-> "Tout comme un mikvé purifie l’impur, ainsi Hachem purifiera également les Bné Israël" (guémara Yoma 85b)

-> La purification du mikvé, dans lequel une immersion complète rend une personne ou un objet pur. Il ne peut y avoir aucune 'hatsitsa, interposition, entre l'objet ou la personne à purifier et les eaux du mikvé, et l'immersion doit être totale. Si ne serait-ce qu'une infime partie, un cheveu, n'est pas immergée, la purification ne s'effectue pas.
Même si 99 pour cent de l'objet a été immergé, l'objet ou la personne n'est pas purifié à 99 pour cent. Sans immersion complète et totale, la purification au mikvé n'est absolument pas effective.

Une deuxième type de purification consiste à utiliser les eaux de purification qui sont aspergées sur les impurs. Si une personne tamé est aspergée d'eau dans laquelle les cendres de la para adouma (vache rousse) sont mélangées, même si l'eau ne touche qu'une partie du corps, ne serait-ce qu'un seul cheveu, la personne a atteint un niveau de purification significatif.

-> Il existe également 2 types de techouva qui sont directement comparables à ces deux méthodes de purification.
Un type de téchouva se produit lorsqu'une personne dit qu'elle regrette toutes ses fautes et affirme qu'elle ne répétera jamais plus ses erreurs. Dans ce type de téchouva, le pénitent se transforme en une personne entièrement nouvelle. C'est comme si sa totalité était immergée dans le processus de téchouva, et qu'il émergeait de cette purification comme un être nouveau. C'est la techouva parfaite, qui peut parfois sembler très intimidante à tenter.

Le deuxième type de téchouva, toutefois, est analogue à l'eau utilisée pour purifier celui qui est impur.
Avec cette méthode, une personne sait de manière réaliste qu'elle ne deviendra pas un tsadik parfait au cours de l'année à venir. Mais elle choisit une action, comme réciter une bénédiction de la Amida avec kavana (intention). Elle sait ne pas pouvoir s'engager à ne plus jamais prononcer de lachon ara, mais elle peut au moins s'assurer que sa table de Chabbat en soit exempte.
Un engagement envers une petite chose, ce qui constitue véritablement un changement pour le mieux, peut également être considéré comme de la téchouva. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une téchouva complète, cela reste néanmoins une téchouva significative.

Le but ultime que nous recherchons est la téchouva complète et totale: la téchouva chéléma. Mais même si cela semble hors de notre portée, nous pouvons être rassurés de savoir qu'il existe une autre option valable quant à la façon de faire téchouva.