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Les vêtements de Shabbath

+ Les vêtements de Shabbath :

-> "Si tu considères le sabbat comme un délice, la sainte journée de D., comme digne de respect, si tu le tiens en honneur en t'abstenant de suivre tes voies ordinaires, de t'occuper de tes intérêts et d'en faire le sujet de tes conversations, alors tu te délecteras" (Yéchayahou 58,13-14)

Selon nos Sages, ce verset fait référence, entre autre, au concept de porter des vêtements qui sont dédiés uniquement à Shabbath.

Rabbi Yo'hanan (guémara Shabbath 113a) appelle ses habits : "mes vêtements qui m'honorent".
Il expliquait : "Si je vais dans une ville inconnue, les gens vont me juger en fonction des habits que je porte".

=> En portant de beaux habits pour Shabbath, je témoigne à mes yeux (une action extérieure influence mon intériorité), et ainsi qu'aux yeux de tous, de l'importance de ce jour.

-> Le Rambam (Hilkhot Shabbath 2,3) dit qu'il faut mettre des habits spécifiques à Shabbath, comme si on attendait avec respect l'arrivée de la Reine du Shabbath.

-> "Heureux est la personne qui a les moyens d'acheter des habits dédiés au Shabbath"
(Siddour du Chela haKadoch)

-> Le Akédat Yits'hak (paracha Tétsavé) dit qu'à Shabbath nous sommes élevés par notre néchama supplémentaire, et on se doit donc d'avoir des habits reflétant cet état d'élévation spirituelle.

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-> "D. fit pour l'homme et pour sa femme des habits de peau, et les en vêtit" (Béréchit 3,21)

Le Divré Ménachem (Béréchit) commente :
"Ces habits sont les vêtements de Shabbath (Adam a été créé le vendredi).
Hachem voulait que Adam et ses générations futures soient habituées à revêtir des vêtements en l'honneur du Shabbath.
Ils servent aussi de protection contre les mauvais esprits."

-> Le rav Tsadok haCohen (Pri Tsadik - Kédouchat haShabbath 5,1-2) nous transmet un message très fort à ce sujet :
"Le cœur de chaque juif est rempli de sainteté, et durant Shabbath, il se remplit de la kédoucha spéciale de ce jour.
Lorsqu'une personne honore son corps en ayant des vêtements de Shabbath, elle honore en réalité la kédoucha du jour, qui est présente en son cœur.
[...]
De même que Shabbath est un semblant du monde à venir, de même les habits que nous avons durant ce jour, sont un semblant des habits que notre âme revêtira dans le monde à venir (éternel).
[...]
Le service du Cohen n'est valide que s'il est habillé de ses vêtements sacrés (bigdé kéhouna).
Ils sont sacrés par la sainteté que D. transmet au Cohen, lui permettant d'accomplir son service dans le Temple.
Chaque juif, expérimente la même kédoucha à Shabbath, car les habits de ce jour, sont alors l'équivalent de ceux portés par le Cohen."

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-> "Il enlèvera ses vêtements et portera d’autres vêtements" (Tsav 6,4)

Rachi : Les vêtements avec lesquels il a fait la cuisine pour son maître, qu’il ne les porte pas pour verser à boire à son maître.

La guémara (Shabbath 114), et le Maharcha dessus, nous enseignent :
Il y a là une preuve que l’homme doit changer de vêtements pour Shabbat et porter des vêtements plus beaux.
De même que le cohen ne portait pas pendant son service les mêmes vêtements avec lesquels il faisait sortir les cendres, mais d’autres vêtements, plus beaux et plus propres, le Shabbat il faut porter des vêtements plus beaux et plus propres que ceux qu’on porte la veille du Shabbat pour préparer le Chabat.

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-> "Dans le monde à venir, une personne sera habillée de la même façon qu'elle s'habille dans ce monde en l'honneur de Shabbath."

[midrach Yalkout Réouvéni - Béréchit]

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-> "Revêtir des vêtements de Shabbath, nous rappelle que c'est un jour sacré durant lequel il est interdit de travailler" (le Kol Bo - 31)

-> Le Kaf ha'Haïm (123) nous dit qu'il faut les revêtir même l'été quand il fait chaud, car ils nous servent de rappel qu'il est interdit de porter dans le domaine publique.

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-> Le 'Hida nous enseigne :
"Une personne doit mettre ses vêtements peu avant le début de Shabbath.
Il n'est pas convenable de les mettre seulement le matin, car en agissant ainsi, cela montre que l'on ne s'habille pas en l'honneur du Shabbath, mais uniquement afin d'impressionner les autres.

De plus, en les mettant seulement le matin, on imite les non-juifs dont les jours de fêtes commencent le matin."

La préparation du Shabbath

+ La préparation du Shabbath :

-> "Le 6e jour, lorsqu'ils prépareront ce qu'ils auront apporté" (Chémot 16,5)
Le Sforno explique que cette phrase implique que nous devons faire des efforts afin de se réjouir du Shabbath, par des repas appétissants.

-> Le Séfer 'Hassidim nous dit :
"Vous devez réaliser les préparatifs pour Shabbath plein d'envies, et s'y précipiter avec excitation.
[...]
Existe-t-il un invité plus important que le Shabbath, qui est appelé : une "jeune mariée", une "reine" et un "délice" ?

C'est sûr que le maître de maison devra lui-même s'impliquer dans les préparatifs, et ce même s'il a 1000 serviteurs, à l'image de Rava, un des maîtres de la guémara, qui salait lui-même un poisson en l'honneur du Shabbath."

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-> "La maison doit être arrangée [la veille de Shabbath], comme si un roi venait nous rendre visite"
[michna Béroura 250,103]
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+ L'importance du : likhvod Shabbath!

-> "Lorsque vous prononcez les mots : "Je fais ceci en l'honneur de Shabbath (likhovod Shabbath)", cela va vous aider à observer correctement le Shabbath, comme il se doit"
[le Chla haKadoch - guémara Shabbath 31]

-> Nos Sages (guémara Shabbath 119a) racontent que l'empereur Hadrien a demandé à Rabbi Yéhochoua ben 'Hanina : "Pourquoi est-ce que la nourriture préparée pour Shabbath sent-elle si bon?"

Rabbi Yéhochoua lui a répondu : "Nous avons une épice spéciale que nous y mettons, et dont son nom est : Shabbath"

L'empereur lui a demandé : "Donne-m'en!"

Rabbi Yéhochoua lui a rétorqué : "Cela fonctionne pour une personne qui observe le Shabbath, mais pour ceux qui ne l'observent pas, cela n'a aucun effet".

-> Le Chla haKadoch commente que de cette guémara nous apprenons qu'avant d'acheter ou de préparer une chose pour Shabbath, il faut dire : "J'achète ou je fais ceci en l'honneur du Shabbath" (likhvod Shabbath).

-> Le Magen Avraham (203,1) dit :
"Prononcer ces mots a un pouvoir phénoménal, afin d'injecter de la sainteté du Shabbath dans la tâche, l'action que nous faisons".

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+ Bénéfices de préparer le Shabbath :

-> "Faire des préparatifs pour Shabbath permet de ne pas oublier son étude de Torah.
Ainsi, une personne devra s'interrompre afin de le préparer.
Le temps d'étude qu'elle perd lui sera rendu par le mérite de son dévouement pour Shabbath."
[le Matté Aharon]

-> "La transpiration qu'une personne va avoir suite à ses actes de préparation du Shabbath, possède la même qualité que les larmes de remord.
La transpiration, comme les larmes, nettoie toutes les fautes qu'une personne a pu commettre durant la semaine.
Le plus dur on travaille pour Shabbath, le plus on y gagne"
[Rabbénou Yona - Chaarei Téchouva 250,2]

-> "Grâce à la sueur de la préparation du Shabbath, D. efface toutes les fautes comme s’il s’agissait de larmes."
[le ‘Hida – dans son Ma’hazik Bérah’a – au nom du Ari zal]

-> "L’honneur accordé au Shabbath vaut plus que 1000 jeûnes."
[Midrach Tan’houma – paracha Béréchit 3]

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-> La guémara (Shabbath 119a) dit que les personnes riches sont dignes de l'être car elles respectent le Shabbath.
Dans le Lékha Dodi, nous disons : "Shabbath est la source de la bénédiction".
Nous trouvons dans Michlé (10,22) : "C'est la bénédiction d'Hachem qui enrichit".

-> Cette guémara (Shabbath 119a) rapporte que rabbi 'Hiya a demandé à un homme très riche : "Mon fils, comment as-tu mérité d'obtenir toute cette richesse?"

Il lui a répondu : "J'étais un boucher, et à chaque fois que je trouvais un bel animal, je proclamais : Cet animal doit être mis de côté pour Shabbath".

Rabbi 'Hiya lui a répondu : "Heureux es-tu d'avoir mérité une telle richesse, et loué soit D. qui te l'a accordé".

-> Nos Sages (guémara Beitsa 16a) enseignent que les revenus (de toute l'année) d'une personne lui sont fixés durant les 10 jours allant de Roch Hachana à Kippour.
Ainsi, si elle dépense trop en début d'année, elle sera "pauvre" le restant de l'année.
L'exception concerne les dépenses relatives à Shabbath et aux Yom Tov, et les frais pour l'éducation de nos enfants en Torah.

=> Sans être totalement déraisonnable (compter sur les miracles), on ne perd rien à embellir notre Shabbath : plus on dépensera, plus on nous en donnera les moyens.

[ b'h, voir passage sur ce sujet dans le dvar Torah : https://todahm.com/2018/08/08/les-repas-de-shabbath ]

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-> Le Séfer 'Hassidim (122) nous rapporte le fait suivant :
"Il y avait une femme qui avait l'habitude de filer le lin ou la laine, la veille de Shabbath, à la place de préparer les repas.
Après sa mort, un homme l'a vu en rêve, et elle avait ses yeux et ses mains qui étaient brûlés par des tiges de lin.

Il a demandé : "Pourquoi cette femme est punie de cette façon?"

On lui a donné la réponse suivante : "Car chaque vendredi elle avait l'habitude de travailler et de filer le lin au lieu de préparer le Shabbath"."

=> La veille de Shabbath, il faut éviter autant que possible de faire des tâches qu'on pourrait faire à un autre moment, au détriment de notre préparation à ce grand jour.

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+ Bien qu'étant des personnes énormes, très grandes spirituellement parlant, nos Sages du Talmud s'impliquaient personnellement dans les préparatifs du Shabbath.
On peut citer les exemples suivants :

1°/ Rabbi Abahou, qui était très riche, avait l'habitude de s'asseoir sur un tabouret en ivoire, attisant le feu du four, permettant de cuire les repas de Shabbath.

2°/ Rav Anan avait l'habitude d'être habillé d'un tablier pour faire les préparatifs de Shabbath, afin de ne pas salir ses beaux vêtements.

3°/ Rav Safra avait l'habitude de brûler la tête d'un animal afin de le préparer pour Shabbath.

4°/ Rava salait un poison appelé Shibouta.

Le Maharcha (guémara Shabbath 119a) nous enseigner à ce sujet :
La guémara dit que le mérite de garder Shabbath accélère la délivrance de notre exil, dont l'actuel est celui de Rome.
Le midrach (Vayikra rabba 11,7) dit que Rome est comparée à un porc.
La guémara ('Houlin 109b) enseigne que le Shibouta a un goût comparable au porc.

=> En le salant, Rava faisait allusion, que par le mérite d'accomplir Shabbath, l'exil actuel, celui de Rome (comparé au porc) arrivera à sa fin, et nous vivrons alors la guéoula finale.

5°/ Rav Houna allumait la lampe en l'honneur du Shabbath (Maharcha, Shabbath 119a).
Les Tossafot (Shabbath 263,7) disent qu'il allumait une petite lumière, avec laquelle sa femme allumait les siennes.
Le Maharshal explique qu'il allumait, puis éteignait les bougies de Shabbath, afin qu'il soit plus facile à sa femme de les allumer.

C'est rav Houna qui a déclaré : "Toute personne qui accomplit régulièrement la mitsva d'allumer les bougies de Shabbath, aura des enfants érudits en Torah" (guémara Shabbath 23b).

Le Maharcha explique que c'est pourquoi Rav Houna faisait en sorte que lui-même et sa femme, soient impliqués dans leur allumage.

Selon la guémara (Shabbath 119a), en l'honneur de Shabbath :
6°/ Rav Papa tressait les mèches des lampes à huile.

7°/ Rav 'Hida coupait les betteraves en tranches.

8°/ Rabba et Rav Yossef coupaient du bois.

9°/ Rav Zeira allumait le feu.

10°/ Rav Na'hman ben Yits'hak amenait sans cesse des nécessités pour Shabbath.

Il disait : "Si Rav Ammi et Rav Assi [qui était les plus grands érudits de cette époque], venaient me rendre visite, n'est-ce pas que j'apporterais [les meilleurs choses afin de les honorer]?
Ainsi, il est certain que je dois agir (au moins) de même pour Shabbath."

=> Ces paroles de Rav Na'hman sont très puissantes ...

La valeur que je donne au Shabbath, se voit dans l'investissement, dans l'implication que je mets à m'y préparer.

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-> Rabbi Nissim Yaguen enseigne :
La Rambam tranche que l'homme doit être dans l'attente et se préparer pour recevoir la Reine Shabbath. C'est la meilleure manière de recevoir cette dernière.

Le Arizal allait dans les montagnes avant le coucher du soleil et disait : "Venez et allons à la rencontre de la Reine Shabbath!"

La guémara (Shabbath 25b) rapporte qu'on apportait à Rabbi Yéhouda fils de Rabbi Ilaï la veille de Shabbath une bassine d'eau chaude. Il se lavait le visage, les mains et les pieds, s'enveloppait de draps en lin garnis de tsitsit et ressemblait à un ange divin.

Le rav de Brisk s'asseyait une heure avant l'entrée du Shabbath dans la terrasse de sa maison, lavé et habillé en son honneur. Son visage éclairait comme une torche, rayonnant d'une majesté divine, attendant l'arrivée de la Reine Shabbath.
[...]

Les préparatifs du Shabbath doivent être comme ceux de l'approche d'un mariage.

Imaginons un jeune couple sous le dais nuptial. Du côté du futur marié se trouvent les parents, le Rav qui officie durant la noce est présent ainsi que le père de la futur mariée.
La cérémonie n'a pas encore eu lieu, la mère de la mariée n'est pas encore arrivée.
Les appels téléphoniques ne cessent d'être lancés pour la trouver, jusqu'au moment où elle arrive en courant complètement essoufflée. Son chapeau est à l'envers, sa tenue est tachée et elle porte des pantoufles dépareillées ...
"Je n'ai pas eu suffisamment de temps, elle s'excuse pour sa tenue singulière, croyez-moi, j'ai travaillé jusqu'à la dernière minute ..."

Est-ce possible? Peut-on accepter de tels prétexte? Ce ne sont que des stupidités et paroles vaines prouvant l'inconscience de la mère.
Qui pourrait se montrer si négligeant à l'approche du mariage de sa fille.

Le Shabbath est une analogie du monde futur. Comment pourrait-on le dénigrer? Où est notre crainte d'Hachem à l'approche de ce grand jour qui se renouvelle chaque semaine?

Lorsque 2 personnes doivent se rencontrer, si elles en sont heureuses, elles seront en avance de quelques minutes. Mais si elles sont contraintes, elles arriveront en retard.
Nous prouvons notre amour du Shabbath exactement de la même manière, en le recevant à temps.
[...]

Nombreux sont ceux qui reçoivent le Shabbath à la dernière minute, mais le sorte le plus tôt possible ...
La maîtresse de maison dit en scrutant sa montre : "Oh, impeccable, le Shabbath se termine dans 22 minutes ... Il y a déjà 2 étoiles! Génial! ..."

Ô combien l'honneur du Shabbath est dénigré de cette façon!

Imaginons que vous receviez à la maison le grand rabbin d'Israël, et qu'il entende la maîtresse de maison dire derrière la cloison : "Quand va-t-il enfin partir?"
Peut-on imaginer qu'il acceptera de revenir dans une telle maison, où on n'attend que son départ?
Est-il convenable de se comporter ainsi avec la Reine Shabbath?

"Si une personne fait des économies lorsqu'elle achète de la nourriture pour Shabbath, et qu'elle ne se délecte pas de Shabbath comme il faut, elle vole la présence divine."

[Tikouné Zohar - 21]

La préparation du Shabbath

+ "Le Zohar enseigne : Lorsque le Shabbath arrive, la présence divine descend et examine la maison d'un juif.
Si la table du Shabbath est mise, et que les chambres sont nettes et propres, elle dit : "Cette maison est pour Moi!"
Sinon, la présence divine s'exclame : "Ce n'est pas la maison d'un juif!". "

[le Min'hat Shabbath 72,9]

-> Selon nos Sages (guémara Taanit 43b), Eliyahou haNavi ne viendra pas la veille d'un Shabbath ou la veille d'un Yom Tov, car les personnes sont trop occupées à en préparer ces jours.

Ainsi, la préparation du Shabbath, est tellement importante, qu'on doit en décaler l'arrivée du Machia'h, alors qu'on l'attend avec impatience ...

"La majorité des gens pense que l'on fait téchouva en raison de nos mauvaises actions, et même si c'est vrai, cela ne prend pas en compte l'aspect le plus important.

La véritable téchouva porte sur le fait de ne pas avoir réalisé de soi-même, ce qu'on aurait pu être."

[Rabbi Avigdor Miller]

+ "Si une personne souhaite savoir à quoi ressemble sa part dans le monde à venir, elle doit réfléchir à combien de plaisirs spirituels et de sentiments de kédoucha (sainteté), elle expérimente pendant Shabbath.

Et si une personne désire connaître son niveau d'amour de D., elle doit évaluer la véritable valeur de son amour du peuple juif, envers chaque juif quel qu'il soit."

[Rav Aharon de Karlin]

"Celui qui vient visiter un malade le Shabbath dit : "Shabbath hi milize'oq ouréfoua quérova lavo" (le Shabbath, on n'implore pas mais la guérison est proche).

Rabbi Méir enseigne : "Le Shabbath a le pouvoir de t'amener la miséricorde". "

[guémara Shabbath 12a]

L'Admour de Zanz dit que cela signifie que le jour du Shabbath produit le même effet que la prière et les implorations.

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Dès son entrée, le Shabbath va déverser sur nous, non stop, un déluge de bénédictions.
[ex : en ce jour, ce n'est pas la peine de demander la guérison pour quelqu'un, car le Shabbath s'en charge]

Quel jour unique!
Merci HM!! 🙂

"Les parents recouvrent d'un habit leur bébé, nouveau né, afin de le protéger de la température ambiante.
A Yom Kippour, lorsque nos fautes sont expiées, nous sommes tous comparables à des enfants qui viennent de naître, et c'est pourquoi D. nous recouvre de Son bouclier protecteur, par le biais de la Soucca."

[le Tséma'h David]

-> "Le nom Soucca implique une couverture protectrice.
Le Zohar fait une analogie entre l'Arche de Noa'h, qui a protégé ses occupants d'un déluge déchaîné, et la Soucca, qui de même, nous protège de tout ce qui est mauvais.

Selon la guémara (Sanhédrin 108a), uniquement ceux qui étaient sans faute, pouvaient entrer dans l'Arche.
De même, la fête de Souccot suit directement le nettoyage [de nos fautes] à Kippour, aidant notre entrée dans la Soucca, sans péché."

[le Shém miShmouel]

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-> On peut citer 2 mitsvot que l'on peut accomplir avec tout son corps : la Soucca et le mikvé.
De même que le mikvé nettoie nos impuretés, de même, la Soucca nous aide à nous débarrasser de notre attraction vers l'impureté, puisque nous abandonnons le confort de notre maison, pour préférer compter sur la sécurité de Hachem.

"Une personne doit faire de grands efforts pour se réjouir durant la fête de Souccot, et si elle y parvient, elle est assurée d'avoir, de même, une année positive et pleine de joie."

[le Pélé Yoéts, citant le Ari Zal]

-> On demandé au Gaon de Vilna, quelle est, pour lui, la plus difficile des 613 mitsvot?

Le Gaon a réfléchit, et a répondu que la mitsva d'être joyeux pendant les 8 jours de Souccot est la plus difficile à accomplir.
En effet, elle nous oblige à mettre de côté toutes nos inquiétudes, nos soucis, nos peurs, et d'adopter une attitude positive et un état d'esprit joyeux pendant 8 jours entiers.

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-> "On a l'obligation de se réjouir durant la fête de Souccot (zman sim'haténou).
Lorsqu'une personne quitte sa confortable maison, et s'assoit dans une Soucca temporaire, elle se rappelle que le confort physique n'amène pas du véritable bonheur.

Nous faisons alors entrer dans notre cœur et dans notre cerveau l'importance de se satisfaire, de tout ce que D. peut nous donner, ce qui est la source du véritable bonheur."
[le Olélot Ephraïm]

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-> "Pendant que l'on accomplit la mitsva d'être joyeux, on ne doit pas fermer sa porte et célébrer seulement avec les membres de sa famille, car ce n'est pas de la joie qui provient d'une mitsva, mais c'est une attitude qui se limite à notre intérêt personnel.

La vraie joie est atteinte, plutôt, lorsqu'on invite chez soi une personne qui en a besoin, et qu'on lui permet de partager l'ambiance spéciale de la fête."
[Kad haKéma'h]

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-> "L'infinie joie qui était vécue au Temple durant les 7 jours de Souccot, était une fontaine de joie pour le monde entier durant toute l'année qui s'en suivait.

Dans sa racine, cette joie provient de l'état de pureté résultant de l'expiation atteinte à Kippour, juste auparavant.

De même, une fiancée et un fiancé, célèbrent leur joie pendant les 7 jours de Shéva Bra'hot.
Cette joie prend source dans le pouvoir d'expiation du jour de leur mariage, et elle va continuer durant toute la 1ere année de mariage [qui s'en suit]."

[le Sfat Emet]

La raison pour laquelle procurer du plaisir au corps le jour du Shabbat est une mitsva est que l'esprit peut alors se réjouir encore davantage d'être avec Hachem.
On peut comprendre cela grâce à la parabole d'un prince captif qui a reçu une lettre de son père.
[Baal Shem Tov - rapporté par le Toldot Yaakov Yossef - Bo ]

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-> Le Toldot Yaakov Yossef (Kédochim) rapporte cette parabole :
Le fils unique d'un roi fut fait prisonnier. Après de nombreuses années, durant lesquelles beaucoup d'efforts et d'espoirs avaient été déployés pour le délivrer et le ramener à son père, le prince reçut une lettre de son père, le roi. Celle-ci l'exhortait à ne pas se décourager et à ne pas oublier les coutumes royales, malgré toutes ces années passées parmi des loups humains, car son père faisait toujours tout son possible pour le ramener à la maison par tous les moyens, que ce soit par la force ou par la paix.

Le fils fut immédiatement extrêmement heureux, mais comme il s'agissait d'un message secret, il ne pouvait pas se réjouir ouvertement. Que fit-il?
Il se rendit au pub local et il but avec les autres, mais tandis qu'ils se délectaient de leur boisson, lui se réjouissait de la lettre de son père.

Le prince est l'âme humaine, qui est "captive" dans le corps terrestre. Chaque semaine, le roi envoie au prince une lettre d'encouragement : le Shabbat.
Le corps, cependant, n'est pas intéressé par la joie que procure ce message spirituel, il le méprise même, et doit être "séduit" pour se réjouir en lui procurant ses propres plaisirs, afin que l'âme puisse alors s'élever sans entraves, dans son extase.