Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Le sourire est la meilleure préparation

+ Le sourire est la meilleure préparation :

-> On demanda un jour au rav Avigdor Miller, alors qu'il était assez âgé, quelle était la chose à faire pour se préparer aux Yamim Noraim à venir. Il était faible et ne parlait pas fort à l'époque, mais il a répondu clairement par un seul mot : "Souriez!"
L'auditeur pensa que le rav n'avait pas compris la question ou ne pouvait pas articuler une réponse acceptable. Il réitère donc sa question, mais plus fort.
Le rav Miller s'écria : "Je ne suis ni faible ni décrépit, mais je suis vieux, alors je vais réitérer (ma réponse) : "Souriez!"

Ainsi, ce grand de la Torah, après une vie à un très haut niveau spirituelle, nous affirme que la meilleure chose que nous puissions faire à Roch Hachana est de montrer que nous sommes reconnaissants pour tout ce que nous avons eu l'année dernière.

[ trouver un maximum de belles choses dans l'année passée sur lesquelles reconnaître que c'est grâce à Hachem, et pouvoir Le remercier.
Les jours redoutables (yamim noraïm) peuvent être remplis de crainte, nous faisant oublier de se réjouir d'avoir pu passer encore une année en tant que juif(ve), aux côtés du Maître du monde, de papa Hachem. (indépendamment de ses actions, tout juif est beaucoup plus aimé et proche d'Hachem que les autres nations).
Roch Hachana est généralement une période de bilan sur ce qui ne va pas (téchouva), d'ambitions sur le futur, mais il ne faut pas oublier de fêter et remercier Hachem pour toutes les choses de l'année passée, qu'elles soient petites, ordinaires ou répétitives.
Avant de faire rentrer dans notre bouche du miel à Roch Hachana, il faut en sortir (paroles douces comme le miel à Hachem). 🙂 ]

Roch Hachana = 2 jours dans le palais du Roi

+ Roch Hachana = 2 jours dans le palais du Roi :

-> L'objectif de la avada de Roch Hachana est de nous renouveler, de nous transformer en une nouvelle création, de nous déconnecter totalement du passé. Comment y parvenir?
Par les prières de Roch Hachana. Pendant deux jours entiers, nous nous oublions.
Vous est-il déjà arrivé de vous oublier, ne serait-ce qu'une seconde? Nous entrons dans le palais du roi et nous nous retrouvons dans un monde complètement différent.
Tout au long des prières, il y a de nombreuses formules pour que nous "rencontrions" le Roi. Et lorsque nous le rencontrons, lorsque nous passons deux jours sans nous préoccuper de nous-mêmes, nous devenons une nouvelle création.
[...]

Pendant deux jours entiers, nous ne faisons que penser aux prières, et c'est ainsi que nous acquérons une véritable connexion avec ce que nous disons.
Pendant tout ce temps, nous ne faisons rien d'autre, nous ne pensons à rien d'autre. Nous n'avons pas d'affaires à régler et nous ne pensons ni à hier ni à demain. Tout est mis de côté et nous ne pensons qu'à une chose : être dans le palais du Roi.
[...]

Si l'on nous demandait ce que nous devons prier à Roch Hachana, nous répondrions certainement une longue vie, une bonne parnassa et une bonne santé. Mais qu'ont inclus nos sages dans nos prières?

"De même, Hachem notre D., place ta crainte sur toutes tes œuvres" (ouv'hen ten pa'hdékha, Hachem Elokénou, al kol maasé'ha).
"Tout ce que Tu as créé doit savoir que Tu l'as fait, et tout ce que Tu as façonné doit comprendre que Tu l'as façonné" (véyéda kol paoul ki ata péalto véyavin kol yistour ki ata yitsarto).
Ces paroles parlent toutes de la royauté de Hachem. Comment pouvons-nous comprendre cela ?

Il est impossible d'approcher le Yom Hadin dans l'état de faiblesse où nous nous trouvons. Alors que fait Hachem?
Il nous dit : "Vous êtes les enfants du roi, vous êtes élevés et spéciaux (à Mes yeux)! Venez dans le palais du Roi, passez-y quelques jours, et vous sortirez alors de l'humilité de l'année." (plus on se rapproche d'Hachem, plus on est à notre place, conscient de notre petitesse)

Voilà ce qu'est Roch Hachana. Nous passons deux jours entiers dans le palais du Roi, à discuter avec lui et à parler de Sa grandeur et de Sa force. Nous demandons que le monde entier reconnaisse sa Royauté (véyéda kol paoul).
C'est ce que nous faisons pendant deux jours.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

[physiquement nous semblons être sur terre, mais spirituellement nous sommes dans le palais du Roi, dans une proximité totale avec notre Père, le Roi des rois. ]

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-> Pendant les 2 jours [de Roch Hachana], nous sommes extrêmement proches d'Hachem, comme le disent nos Sages : "Entendre le shofar, c'est comme se trouver à l'intérieur du Saint des saints (Kodech HaKodachim), l'endroit le plus saint du Temple " (guémara Roch Hachana 26b).

Hachem voit comment une personne est au moment où elle est jugée, sans regarder son passé.
Étant donné qu'à Roch Hachana, nous ne nous occupons que de ce moment, et non de tout notre passé, chaque juif peut devenir un tsadik à part entière.
Chaque juif peut être inscrit dans le livre des tsadikim. C'est pourquoi il est interdit de mentionner toutes les fautes que nous avons eues dans le passé, car à Roch Hachana, chacun d'entre nous peut se tenir devant Hachem en tant que tsadik complet et dire : "Je suis une nouvelle création, prête à faire tout ce qu'Hachem me demande."
[...]

A Roch Hachana, pendant 2 jours, nous sommes à côté du Roi, vivant dans un autre monde, un monde d'Elokout (Divinité), de Malkhout (Royauté), d'Avot, et de Malkhout Chamayim, pensant à Hachem comme notre Roi, pensant à nos Patriarches et à la façon dont ils ont servi Hachem, et pensant à la Royauté d'Hachem sur le monde entier.
Il est possible de devenir soudainement le plus grand tsadik de la génération.
En passant deux jours entiers à prier Hachem, on peut devenir un tsadik complet comme le Gaon de Vilna. Et la vérité, c'est qu'au Ciel, ils souhaitent que chaque juif devienne un tsadik à part entière.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

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-> La halakha stipule qu'il est interdit de mentionner nos fautes le jour de Roch Hachana. Pourquoi cela?
Pendant ces deux jours, nous devons nous déconnecter complètement du passé. Nous ne parlons pas de nos faiblesses ou de nos lacunes. Nous ne mentionnons même pas les choses dont nous pourrions avoir besoin. Nous ne parlons que de ce que nous voyons dans le palais du Roi.
Nous demandons que la noblesse d'Hachem devienne évidente pour le monde entier : "Hachem, c'est Toi seul qui dois régner" (vétimlo'h ata Hachem lévadé'ha).

Pendant deux jours entiers, nous ne parlons que de nos aspects positifs, sans mentionner aucune de nos fautes. Si nous ne pensons pas et ne nous préoccupons pas de nous-mêmes pendant deux jours entiers, nous pouvons espérer laisser derrière nous la bassesse du reste de l'année et redevenir grands. Nous pourrons alors retrouver le statut exalté qu'Hachem a accordé au peuple juif.

Se concentrer sur les aspects positifs
Les versets de Zi'hronot que nous disons pendant Moussaf ont un objectif : se concentrer sur nos aspects positifs. En fait, nous nous jugeons nous-mêmes favorablement. Nous déclarons qu'Hachem est notre "bon Roi" et nous disons : "Heureux celui (c'est-à-dire nous) qui ne T'oublie pas" (achré ich chélo yiska'hékha). Il ne s'agit pas de flatterie, nous disons simplement la vérité.
[...]

En nous concentrant sur nos aspects positifs, nous montrons que nous cherchons Hachem. C'est ainsi que nous mériterons une bonne année. "Celui qui Te cherche ne trébuchera jamais, et celui qui s'abrite en Toi ne sera jamais déshonoré" (ki dorché'ha léolam lo yékachélou vélo yékalmou lanétsa'h kol a'hochim ba'h).
La récitation de ces versets est source de joie et d'espoir. Nous pouvons sortir de la boue, nous le pouvons vraiment. Nous devrions être si heureux que nous devrions commencer à danser!
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

Apprécier le cadeau de la téchouva

+ Kippour - Apprécier le cadeau de la téchouva :

-> Une personne doit veiller à ne pas sombrer dans la tristesse ou la dépression, même lorsqu'elle mentionne ses fautes, comme le dit la michna : "Achré'hem Israel!" (Heureux est le peuple juif - Yoma 85b).
La michna poursuit : "Devant qui vous purifiez-vous? Notre Père qui est aux cieux".
Nous devons voir la grande lumière du bonté d'Hachem qui se révèle en ce jour (Kippour).
[...]

La joie que nous devrions ressentir de la sainteté de ce jour (Kippour), et d'être si proches d'Hachem, devrait couvrir toute la douleur et l'inquiétude que nous pourrions ressentir lorsque nous nous souvenons de nos fautes. L'essentiel est de reconnaître la bonté d'Hachem.
Si une personne sait à quel point une faute est terrible, elle peut apprécier la grandeur de ce cadeau qu'Hachem nous a donné, le cadeau de la téchouva.
[...]

Rabbénou Yona (début de son Chaaré Téchouva) dit que la téchouva "est l'un des plus grands cadeaux qu'Hachem ait donné à Ses créations".
L'objectif principal de la téchouva se trouve dans ces quelques mots. Il s'agit de reconnaître la bonté d'Hachem et la proximité avec Hachem qu'apporte la téchouva.
Seule une personne qui a fait téchouva peut apprécier l'ampleur de la bonté ('hessed) qu'elle représente pour nous. Elle permet à une personne de sortir des profondeurs de la désolation et de l'amener des endroits en ruine les plus éloignés jusqu'au Trône de Gloire d'Hachem (kissé haKavod).
[...]

Il y a une place spéciale juste sous le Kissé haKavod d'Hachem pour les gens qui font la téchouva, ils peuvent être plus proches de Lui que les tsadikim parfaits.
C'est le pouvoir de la téchouva : elle prend quelqu'un qui est si loin d'Hachem et l'en rapproche énormément.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

Le jour d’Hachem

+ Kippour - Le jour d'Hachem :

-> Nos Sages disent que Yom Kippour est "yomo chel HaKadoch Barou'h Hou" (le jour d'Hachem).
Si une personne se connecte à ce jour, alors elle est méritante pour une expiation (kapara).
Cependant, il y a quelques conditions à respecter, comme les 5 interdits (ne pas manger ou boire, ne pas se laver, ...). La téchouva, elle aussi, n'est qu'une autre de ces conditions. Ce n'est pas ce qui fait la kapara (expiation de nos fautes).
La kapara proprement dite est due au fait que c'est le jour d'Hachem.
Comme le dit le verset : "car en ce jour, Il te pardonnera ... devant Hachem tu seras purifié" (Ki bayom hazé yé'hapeir alé'hem ... lifné Hachem tit'harou - A'haré Mot 16,30).
[...]

Le point essentiel de ces jours est le fait de se rapprocher d'Hachem (hitkarvout l'Hachem).
Dans les prières de Roch Hachana et de Yom Kippour se trouve le rapprochement des juifs avec le Créateur du monde (boré olam), et c'est ce qui expie nos fautes.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

-> Le matin de Yom Kippour, alors qu'il se rendait à la prière de la yéchiva, le rav Nathan Wachtfogel a expliqué que Yom Kippour était "le jour d'Hachem".
Tout ce que nous avons à faire, c'est de nous impliquer dans cette journée [du mieux que nous pouvons].
Nous devons nous y plonger entièrement (bé'chlémout), de la même manière que nous entrons complètement dans un mikvé.
Et nous avons besoin d'émouna ; nous devons faire confiance à Hachem pour qu'Il nous purifie.

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-> b'h, pour prolonger ce sujet : Yom Kippour & purification par notre proximité avec Hachem : https://todahm.com/2022/10/18/yom-kippour-purification-par-notre-proximite-avec-hachem

Donner de la force à nos prières par notre unité

+ Donner de la force à nos prières par notre unité :

"Les prières des Yamim Noraïm doivent être conduites dans un esprit d'amour et de paix entre une personne et son prochain, afin que nos prières soient acceptées.
Car alors le Satan dit : "Qui est comme Ta nation Israël? Ils sont comme les anges Tutélaires, qui n'ont ni jalousie ni haine entre eux."
L'unité sur la terre entraîne l'unité des racines de nos âmes au Ciel."
[Alchikh haKadoch - Nitsavim 29,9]

=> bien qu'un sentiment d'unité et d'amour au sein du peuple juif permet toute l'année d'améliorer l'impact de nos prières, cela l'est tout particulièrement pendant les Yamim Noraïm, lorsque nous devons nous tenir comme une nation unie devant Hachem.

Les fautes avec autrui

+ Kippour - Les fautes avec autrui :

-> Nos Sages (Yoma 85b) enseignent : "Les fautes de l’homme envers D., Yom Kippour les efface. Les fautes de l’homme envers son prochain, Yom Kippour les efface seulement s’il obtient le pardon de celui-ci."

-> La halakha (Choul'han Aroukh 606,1 et Michna Beroura 1) stipule que la veille de Yom Kippour, il incombe à chacun de se réconcilier avec celui qu’il aurait offensé et d’obtenir son pardon, afin qu’il puisse être propre et purifié à Yom Kippour de tout soupçon de faute et d’accusation.

=> On pourra peut-être se demander : s’il en est ainsi, les portes du repentir pourraient se fermer. Car si l’offensé refuse de pardonner, ou n’est pas en mesure de le faire pour diverses raisons, l’offenseur ne méritera pas l’expiation de ses fautes.

-> Cependant, le rabbi 'Haïm Tchernowitz (dans son Sidouro chel Shabbat) rapporte les paroles du 'Hovot haLévavot (chaar haTéchouva) qui réfute cet argument :
"Chaque faute commise envers son prochain comprend également, en plus de la faute à proprement dit envers autrui, une faute envers Hachem. En effet, Il nous ordonne de ne pas blesser notre prochain et l’offenseur, par sa conduite, enfreint cet interdit. Il doit donc se repentir et obtenir l’expiation des deux fautes.
C’est pourquoi, dans pareil cas, l’homme devra se repentir sincèrement, selon ses forces, de ce qui constitue une faute à l’égard d’Hachem. Et dans Son immense bonté, au vu de ce repentir sincère et accompli du mieux possible, Hachem lui pardonnera.
Or, cet homme aurait voulu tout réparer, mais n’en a pas eu la possibilité. Aussi, Hachem, dans Sa Toute- puissance, accomplira pour lui la chose suivante : Il fera disparaître cette faute, en suscitant dans le cœur de celui qui a subi le préjudice, où qu’il soit, la pensée de pardonner entièrement, de toute son âme, le tort causé. Dès lors, la faute s’annulera complètement, aussi bien l’atteinte portée à Hachem, que celle portée à son prochain.
Et cela, seul Hachem peut l’accomplir : faire en sorte que ce qui ne lui est pas accessible, un homme puisse l’atteindre quand même par le mérite de son repentir. "

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-> Le Réma (606,1) affirme : "Celui qui doit pardonner ne fera pas preuve de cruauté en refusant de pardonner."
Et même si la chose lui est difficile, il se montrera indulgent et, grâce à cela, du Ciel, on se montrera indulgent envers lui.

-> Dans la prières de Moussaf de Kippour (rite Achkénaze, après le séder Avoda), on dit : "Jour où l'on fait régner l'amour et l'amitié, jour où l'on abandonne toute jalousie et toute concurrence".
Ainsi, en préparation de ce jour on doit multiplier les marques d'amour envers chaque juif, mais même en ce jour on peut considérer avec bonté et prier pour le bien de tout autre juif (décédés comme vivants).
Plus Hachem verra qu'on aime chacun de Ses enfants (même quand naturellement c'est difficile), alors Il sera fier et heureux (si l'on peut dire), et nous comblera de bénédictions sans limite.

Kippour & le yétser ara

+ Kippour & le yétser ara :

-> Nos Sages disent que le yétser ara n'a aucun contrôle ce jour-là. Cela ne signifie pas qu'il est impossible de faire des fautes à Yom Kippour ; après tout, les gens ont toujours le libre choix.
Cela signifie plutôt que le yétser ara n'a pas la capacité de s'attaquer à une personne et de l'inciter à faire une faute.
Le yétser ara a moins de pouvoir à Yom Kippour en raison de la sainteté de ce jour.
Nous disons "Barou'h Shem kévod mal'houto lé'olam va'ed" à haute voix, parce que la sainteté de ce jour est si grande que nous n'avons pas à craindre le yétser ara ou tout autre ange.
Une grande lumière [spirituelle] brille à Yom Kippour et nos esprits sont clairs. Nous pouvons avoir les bonnes pensées et être méritants pour le restant de l'année.
[...]

Yom Kippour est un jour de sainteté et de pureté.
Quiconque se conduit correctement ce jour-là sera méritant et quittera Yom Kippour avec sainteté et pureté.
Si une personne veut faire quoi que ce soit de positif (assé tov), aussi petit soit-il, elle sera aidée par une abondante aide du Ciel (siyata diShmaya) pour faire beaucoup plus. Elle méritera une force et des capacités nouvelles.
Avec un peu de réflexion, une personne peut profiter de ce grand jour et en tirer beaucoup d'avantages.
[...]

Devrions-nous craindre le jugement à Yom Kippour comme nous le faisons à Roch Hachana?
Il semblerait que oui, mais comme le yétser ara n'a pas le contrôle à Yom Kippour, notre esprit est clair et nous pouvons penser correctement et nous concentrer sur ce dont nous avons besoin.
À Yom Kippour, contrairement à Roch Hachana, il y a une crainte pure d'Hachem.
C'est la raison pour laquelle le 'Hatam Sofer devait être transporté dans le beit midrach sur une chaise uniquement le jour de Yom Kippour. Il n'entrait pas seul par crainte. De même, le rav Israël Salanter ressentait davantage de peur/crainte de Yom Kippour que de Roch Hachana.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

Les prières de Roch Hachana

+++ Les prières de Roch Hachana :

+ Les morts se joignent à nos prières :

-> A Roch Hachana et Yom Kippour, les âmes (néchamot) des Avot (Patriarches) et des tsadikim qui ont déjà quitté ce monde reviennent pour se joindre à nous dans nos prières.

Cela explique la déclaration de nos Sages (guémara Roch Hachana 32b) selon laquelle les anges célestes disent à Hachem : "Pourquoi le peuple juif ne chante par de Shira (une louange, comme le Hallel) à Roch Hachana et à Yom Kippour?"
Hachem répond : "Le livre de la vie et le livre de la mort sont ouverts devant moi, et ils devraient dire Shira?"

C'est parce que même si en ces jours les morts prient avec nous et que leurs prières sont efficaces, ils ne peuvent pas dire de Shira avant la résurrection des morts, car il existe une règle selon laquelle "les morts ne peuvent pas louer Hachem" (lo amétim yéalélou ya - Téhilim 115,17).
Ainsi, nous ne pouvons pas non plus dire Shira, car les morts sont parmi nous [priant à nos côtés en ces jours si importants].
[ 'Hatam Sofer - Drachot 'Hatam Sofer - 'helek 2 - p.350 ]

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+ Réciter les prières avec kavana :

-> Le séfer Yocher Divré Emet (ot 56) écrit à propos des prières de Roch Hashana :
"Tout le monde récite les prières avec beaucoup d'éveil spirituel, mais c'est pour les piyoutim et les nouvelles prières qui ne sont dites que pendant les Yamim Noraïm que l'enthousiasme est le plus grand.
Les prières (habituelles) de Pessouké Dé'Zimra, Korbanot, Shéma et de la Amida sont récitées rapidement, comme elles le sont tout au long de l'année.
Les gens ne réalisent pas que ce sont là les prières principales (de Roch Hachana) et que le reste n'est que des "ajouts", et que les prières ajoutées ne peuvent être acceptées que si les prières principales sont récitées correctement.
On peut le voir dans les actions du rav Ména'hem Mendel de Premichlan, qui considérait les prières principales comme l'essentiel."

-> Le Yocher Divré Emet poursuit :
"En particulier en ce jour formidable de Roch Hachana, il faut se concentrer sur la signification des mots et des lettres. De cette manière, on élève toutes les prières récitées de manière incorrecte tout au long de l'année, comme l'indiquent de nombreux séfarim."

10 jours de Repentance = même une téchouva imparfaite est acceptée

+ 10 jours de Repentance = même une téchouva imparfaite est acceptée :

-> Nous récitons dans la tefila de Roch Hachana : "Im yachouv miyad nikabelo" (S'il fait téchouva, il est immédiatement accepté).

Le rav Ména'hem Mendel de Vorka explique ces mots à l'aide d'une parabole :
Il était une fois un marchand qui acheta beaucoup de marchandises dans l'espoir de les revendre avec un bon profit. Chaque fois qu'il achetait quelque chose, cet homme vérifiait généralement que la qualité était bonne, car il voulait que les acheteurs s'y intéressent.
Cependant, si les marchandises qu'il vendait étaient "de saison", il savait qu'il trouverait des acheteurs dans tous les cas, et il n'avait donc pas besoin de vérifier autant la qualité.

Il en va de même pour la téchouva. Pendant le reste de l'année, Hachem vérifie la téchouva d'une personne pour s'assurer qu'elle est sincère. Cependant, les Asséret Yémé Téchouva (10 jours de repentance, allant du 1er jour de Roch Hachana à Kippour) sont "la saison de la téchouva". Pendant cette période de l'année, Hachem accepte immédiatement toutes les téchouva, sans les vérifier ni les examiner, même si elles ne sont pas tout à fait sincères.

Le shofar élève tout le monde

+ Le shofar élève tout le monde :

-> Non seulement le shofar fait taire les anges Accusateurs, mais il élève et inspire le peuple juif.
Le séfer Ohel Shlomo (sur Roch Hachana) cite le rav Bounim de Peshischa qui dit que le mot "shofar" est l'acronyme de "shoresh poré roch vé'laana". [il s'agit d'une expression utilisée pour désigner quelqu'un qui est tombé à un niveau de faute très bas.)
Cela signifie que même quelqu'un qui est tombé à un niveau spirituel très bas peut être élevé par l'écoute du shofar.