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+ Lorsque [Hachem] créa les jours, le plus unique (Yom Kippour) n'en faisait pas partie (yamim youtsarou vélo é'had bahém - Téhilim 139,16).

-> Ce verset est interprété par le midraxh (Yalkout Téhilim 888) comme faisant référence à Yom Kippour.

À la fin des six jours de la Création, lorsque l'homme fut créé, il fut chargé à jamais d'un instinct matériel le poussant à fauter. Une fois par an, chaque Yom Kippour, nous inversons le processus et ramenons l'homme à son état originel qui existait avant la Création.
[Sfat Emet - Kippour 5649 ]

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-> Le verset (Téhilim 139,16) peut également faire allusion au caractère transcendant de Yom Kippour. Hachem a créé les "jours" (yamim youtsarou) et les a assignés à servir dans ce monde comme des unités de temps finies, à l'exception d'un seul (vélo é'had bahem).
Ce "seul" jour est Yom Kippour, qui n'a pas été relégué à servir dans ce monde fini et imparfait, mais a conservé les attributs du monde à venir. Chaque Yom Kippour, une très petite quantité de la radiance du monde à venir pénètre dans ce monde.

Dans le milieu de Yom Kippour, profondément enraciné dans l'au-delà, il devient évident que le Satan perd son pouvoir de tenter Israël à fauter (cf. Yoma 20a). Car les forces du mal, de par leur nature même, sont confinées à ce monde et n'ont aucune influence dans le monde futur.
[...]

Le verset (Téhilim 139,16) qui suggère que Yom Kippour est un jour vraiment distinct du reste de l'année ... en intégrant une partie du caractère surnaturel de Yom Kippour dans l'année, nous pouvons véritablement dire que Yom Kippour est l'un des jours de l'année.
[Sfat Emet - Kippour 5652 ]

L'amour d'Hachem pour les juifs n'a jamais été affaibli. Si nos fautes créent une barrière entre nous et Hachem, une téchouva sincère transcende cette barrière et ravive l'amour inné d'Hachem pour nous.
[Sfat Emet - Asséret yémé téchouva 5639 ]

Revisiter l’Eden

+ Revisiter l'Eden :

-> Le nom שופר (shofar) évoque (שופרא - shoufra - la beauté).
Cela implique que le shofar nous transporte des limites étroites de ce monde vers le royaume splendide du monde à Venir (cf. Téhilim 27,4 où le roi David décrit le olam aba comme la'hazot bénoam Hachem).

En fait, il fut un temps où la beauté sublime du monde à Venir embellissait cet univers, dans le gan Eden. Malheureusement, cette période fut de courte durée.
Mais il y eut une autre tentative pour créer l'ambiance du monde à Venir sur terre, lors de la remise de la Torah. Hélas, lorsque Israël vénéra le Veau d'or, ce plan fut contrecarré.
Notre rêve, notre souhait le plus cher, tel que le transmet le shofar, est de retourner aux jours heureux de l'Eden.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5637 ]

Shofar – Exploiter nos propres racines célestes

+ Shofar - Exploiter nos propres racines célestes :

-> Crier est un moyen d'éveiller nos racines célestes.
Chaque fois que nous crions et utilisons le shofar pour exprimer nos souhaits et nos aspirations, nous recevons la même réponse : "Pourquoi cris-tu vers Moi? Vos cris ne sont pas la solution à votre problème, mais plutôt un moyen d'exploiter une source de mérite encore plus grande que votre prière silencieuse, d'atteindre le sanctuaire le plus élevé du ciel, les racines spirituelles de chaque juif."
Si les sources spirituelles de l'âme juive se trouvent au ciel, nos cris peuvent nous aider à puiser dans ces sources latentes de mérite et rappeler à Hachem, que même si nous nous sommes éloignés dans notre quête des objectifs matériels de ce monde, nos véritables objectifs conservent leur caractère céleste, intacts et purs comme toujours.

Cette capacité du son inarticulé du shofar à évoquer les racines célestes du juif est une partie essentielle de notre héritage depuis la proclamation d'Its'hak : "Cette voix est la voix de Yaakov".
Seuls Yaakov et ses descendants ont le pouvoir d'évoquer les composantes célestes de l'âme juive, seuls nous sommes capables d'utiliser le shofar en plus de nos propres supplications silencieuses.
[Sfat Emet - d'après Roch Hachana 5637 ]

Penser à l’avenir

+ Penser à l'avenir :

-> Le rav Yérou'ham Lévovitz déclare que tout au long de l'année, même si une personne trébuche, elle doit continuer à penser à l'avenir. Elle doit aller de l'avant et ne pas rester bloquée dans le passé. [un moment court et intense de téchouva sur nos fautes]
Il n'y a qu'un seul jour par an où nous sommes autorisés à penser au passé [longuement, toute la journée], et c'est Yom Kippour. C'est à ce moment-là que nous disons le vidouï et que nous mentionnons tant de choses que nous avons faites de travers, avec tant de détails.
Sans la sainteté du jour qui nous protège, le vidouï nous ruinerait. Même avec la sainteté de Yom Kippour, nous ne pouvons le faire qu'avec la force spéciale de la téchouva. Le reste de l'année, nous devons aller de l'avant et ne pas nous préoccuper du passé.

C'est une faiblesse que les gens ont, de [trop] continuer à vivre dans le passé (se roulant dans la boue, plutôt que de faire des efforts pour se relever et avancer). Nous devons nous élever au-dessus de cela.
[une fois la téchouva faite, on doit se considérer comme un nouvel être, pur, plutôt que de continuer à s'attrister, se dévaloriser, de ce qu'on a pu faire de mal. ]

Le dernier Shabbath de l’année

+ Le dernier Shabbath de l'année juive :

-> Le Baal Hatanya dit une fois au nom de son Maître, le Maguid de Mézéritch, qui lui-même l'entendit de la bouche du Baal Chem Tov que ce Shabbat qui est pourtant le dernier avant le mois de Tichri, on ne ne prononce pas la bénédiction sur le nouveau mois comme à l'accoutumée. Car c'est Hachem en personne qui le bénit et c'est cette bénédiction qui nous donne le pouvoir de prononcer la bénédiction ensuite sur tous les mois de l'année.

-> Le Béer Mayim 'Haïm écrit que : toutes les bénédictions, le bien dont nous jouissons pendant toute la semaine découlent toutes du Shabbat qui précède tant pour le particulier que pour la collectivité ... Il s'ensuit que même ce grand et redoutable jour de Roch Hachana durant lequel D. juge son peuple Israël et où sont décrétées l'existence même, la subsistance et les ressources de chacun, tout cela découle du Shabbat qui précède qui constitue la source de vie de tout la création.

-> C'est la raison pour laquelle le Choulkhan Aroukh (428,4) stipule que l'on doit obligatoirement lire la paracha Nitsavim avant Roch Hachana car les premiers mots "Vous vous tenez tous aujourd'hui" font référence au jour de Roch Hachana (Zohar Pin'has 231a). Et dès le Shabbat qui le précède, ce jour est déjà évoqué et apparaît en filigrane.
Ce qui signifie que dès ce Shabbat, Hachem commence déjà ''à faire défiler toutes Ses créatures, comme le menu bétail sous le bâton du berger'' (Roch Hachana 16b).
Celui qui est doté de bon sens s'efforcera donc de tirer le meilleur profit de ce Shabbat si élevé.

-> Selon le rav Pin'has de Koritz, c’est au moment de la Séouda Chlichite que l’on décide dans le Ciel de la conduite à tenir envers chaque juif. D’autre part, explique-t-il, ce troisième repas de Shabbat surnommé par les cabalistes "Séouda Dé Zéir Anpine" (le repas de "petite face") vient évoquer que l’homme doit être humble à ses propres yeux.
Rabbi Chmere’l Vor’hivoker ajoute que les deux choses sont liées : au moment de Séouda Chlichite du Shabbat précédent Roch Hachana, on demandera spécialement que Hachem nous aide à acquérir l’humilité et la soumission nécessaires pour aborder ce grand jour (la guémara (Roch Hachana 26b) enseigne en effet que le jugement est d’autant plus favorable que l’homme soumet sa volonté devant celle d’Hachem).
Et en effet, nos Sages enseignent que "toute année qui est pauvre à son début, est riche à la fin" (Roch Hachana 16b) et Tossefot d’expliquer que "les Bné Israël se considérant comme pauvres, leur cœur est contrit et on les prend en pitié dans le Ciel".

"La Torah enseigne qu'Hachem aide les gens à faire téchouva, au-delà de ce qu'ils pourraient faire naturellement. Il met en eux un nouvel esprit de pureté, qui les aide à atteindre la grandeur d'amour d'Hachem" (Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva 1,1).
Pendant le mois d'Elloul, nous avons une vie facile, car c'est Hachem qui nous nettoie et nous purifie. Nous pouvons être méritants à cet égard. Mais la chose la plus importante que nous devons faire est de prier pour cela, de prier pour qu'Hachem nous aide à faire la téchouva, parce qu'Il peut le faire.
[rabbi Nathan Watchfogel]

Machia’h & les lumières de ‘Hanoucca

+ Machia'h & les lumières de 'Hanoucca :

-> C'est une mitsva de placer [les bougies/lumières de 'Hanoucca] dans la coudée la plus proche de l'entrée [de la maison], du côté gauche, de sorte que la mezouza soit à sa droite et les bougies de 'Hanoucca à sa gauche. (Ora'h 'Haïm 671,7)

-> L'homme qui entre dans la maison porte les tsitsit (ציצית) ; à sa droite se trouve la mézouza (מזוזה) ; à sa gauche se trouvent les lumières de 'Hanoucca (חנוכה).
Ensemble, les premières lettres de ces trois mots hébreux forment le mot צמח (tséma'h - une pousse) une référence au machia'h, qui est décrit comme "un homme dont le nom est Tzéma'h, qui sortira de son lieu et bâtira le Temple d'Hachem" (Zé'haria 6,12).
En effet, c'est grâce aux tsitsit, à la mézouza et aux lumières de 'Hanoucca, tous ensemble tséma'h, que le machia'h, dont le nom est Tséma'h, viendra.

Ces 3 éléments se trouvent autour de l'entrée [de la maison], afin d'indiquer que le machia'h se tient "se tient dans l'embrasure de la porte", prêt à venir à la minute où nous nous repentirons.
"Aujourd'hui, si vous écoutez ma voix" (Téhilim 95,7 ; guémara Sanhédrin 98a).
[Ben Ich 'Haï - Yédé 'Haïm]

Tant qu'une personne n'est pas retournée [à Hachem] par la téchouva, elle porte la culpabilité [même inconsciemment] de ses fautes.
Lorsqu'elle s'engage sur le chemin de la téchouva, tous ses fautes sont effacées et Hachem en assume la responsabilité.
A la lumière de la perception claire qu'apporte la téchouva, le baal téchouva en vient à voir que les fautes de son passé ont été inspirés par Hachem.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 16,1a]

[à postériori, les fautes sont une chute (voulu par Hachem) qui vont nous permettent d'accéder à un niveau plus élevé ensuite (yérida létsoré'h aliya). Mais évidemment à priori, on doit tout faire pour éviter de fauter.]

"Il arrivera un jour où les juifs de Berlin penseront qu'ils vivent à Jérusalem.
A ce moment, il y aura des horreurs indescriptibles."

[le Méchéch Chochma - paracha Bé'houkotaï]

Ces paroles ont été écrites environ 40 ans avant la 2e guerre mondiale.

Le Méchéch Chochma fait remarquer que lorsqu'on arrive dans un pays, on se sent étranger, puis, petit à petit, on s'y sent de plus en plus à l'aise, jusqu'à s'y sentir chez soi.
C'est alors, que les persécutions commencent, jusqu'à finalement nous exclure de cette terre.

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-> Durant la période des croisades (1095-1291), beaucoup de juifs ont été tués dans les villes allemandes de Worms, de Mayence et de Spire.
Chacune de ces villes a subi de terribles tragédies, mais c'est à Worms, que les souffrances ont été les plus importantes.

Rav Yéchiel Halperin (Séder haDorot) fait remarquer que Worms est une des communautés les plus anciennes en dehors d'Israël, et elle a commencé par se développer lorsqu'un groupe de juifs s'y est installé après la destruction du 1er Temple.

Lorsqu'on a annoncé, à cette communauté, que le 2e Temple allait être reconstruit, leur réponse a été : "Vous restez où vous êtes dans la grande Jérusalem, pendant que nous restons ici dans notre petite Jérusalem".

Ils en sont arrivés à oublier où se situe leur véritable maison.

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-> Rabbi Yaakov dit : "Ce monde est comme une antichambre du Monde Futur ; prépare-toi dans l’antichambre, de sorte que tu puisses pénétrer dans la salle de réception." (Pirké Avot 4,16)

Le Nétivot Shalom explique que le problème est que les gens pensent que ce monde est la salle de réception.
En effet, on dépense des sommes folles afin de décorer et faire que le couloir semble beau, alors que la salle de réception, qui est l'essentiel, est totalement négligée ...

On est que de court passage dans ce monde (notre résidence fixe future est construite, au fur et à mesure, en fonction de nos efforts pour une vie selon la Torah).
On doit se sentir encore plus étranger en dehors de notre terre d'Israël ...

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-> b'h, divré Torah similaire : https://todahm.com/2018/05/30/6452