"A partir du moment où le Temple a été détruit, le Machia'h est né."
[Midrach Abba Gorio ]
=> Des graines de la destruction poussera la rédemption ...
"A partir du moment où le Temple a été détruit, le Machia'h est né."
[Midrach Abba Gorio ]
=> Des graines de la destruction poussera la rédemption ...
+ Ce qui nous manque sans le Temple ...
1°/ La présence divine :
-> "Quand ils brûlèrent [le Temple], D. dit : "Je n’ai plus d’endroit où résider sur la terre.
Ce n’est plus la mienne. D’ailleurs, je vais y ôter ma Présence."
(Yalkout Chimoni - Ei'ha 996)
-> "La destruction du Temple constitue la destruction du monde parce qu’il n’y a même plus un coin pur et sain où la Présence divine puisse résider."
(Rav Shlomo Wolbe - Alé Chour)
-> Le Rav Shraga Simmons nous enseigne : "Le Temple était l’endroit où chaque juif, peu importe sa situation, pouvait rencontrer D.
D., ne voulait pas être loin, Il voulait être proche de Son peuple et Il voulait partager avec lui sa bonté.
[...]
Il est écrit : "Ils feront pour moi un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux" (Chemot 25,8).
Les commentaires soulignent que le verset ne dit pas : "Je résiderai à l’intérieur de lui" mais "parmi eux".
Que signifie cette construction inhabituelle?
Le Temple était une réalité spirituelle tellement forte qu’elle inspirait la Présence divine pour qu’elle réside dans chaque juif."
Sans le Temple, nous perdons la conscience que D. s’intéresse au monde, une vraie distanciation a lieu ...
+ Pleurer le Temple, pour le faire vivre ... (par le rav Arié Lévin)
Le mois d'Av est rempli de tristesse et de deuil jusqu'au 9, jour où l'on jeûne pour rappeler la destruction du Temple.
Un jour de ce mois, Reb Aryé s'est rendu sur la tombe de sa femme, puis, encore très ému, il s'est dirigé vers le Kotel Maaravi, et a dit :
"Combien un homme peut-il pleurer la perte d'un être cher, de l'épouse, de la mère, d'un enfant de sa chair et de son sang?
Quand la mort arrive, on ne peut arrêter les larmes, et elles continuent encore pendant un certain temps.
Mais 1 ou 2 ans plus tard, on n'a plus la force de pleurer,car la source des larmes est tarie.
C'est dans l'ordre des choses.
Le défunt nous a quitté, et nous continuons à vivre, car "il est dans la nature des choses que les morts soient oubliés."
Voyez maintenant cette chose extraordinaire : le Temple a été détruit, il y a 2 000 ans, c'était une construction de pierre que nous n'avons jamais connue dans sa splendeur, et pourtant les juifs continuent à en porter le deuil, à pleurer d'année en année pendant des siècles, partout dans le monde.
Les larmes ne cessent pas, elles continuent à couler ...
Ne vous étonnez pas : nous apprenons ainsi que le Temple n'est pas mort.
Un mort, aussi important et respecté soit-il, aussi proche et aimé qu'il soit, est pleuré un certain temps, et puis c'est fini.
Il est mort, il a disparu. D. l'a rappelé à lui.
Mais dans le cas présent, si nous avons la force de pleurer, s'il nous reste des larmes : c'est le signe que le Temple n'est pas mort, qu'il vit, qu'il y a de l'espoir."
+ Le futur de nos jours de jeûne -> Le saviez-vous?
Nos 4 jours de jeûne actuels, deviendront des jours de joie lorsque le Temple sera reconstruit (très bientôt b"h!).
Il est, en effet, écrit (Zé'haria 8,19) :
"Ainsi dit D. : [Les 4 jours de jeûne] seront pour la maison de Yéhouda pour la joie et le bonheur, et pour des fêtes joyeuses."
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-> "Je me remémore mes chants la nuit" (Téhilim 77,7)
"La destruction des Temples et notre exil sont basés sur les jours du 17 Tamouz au 9 Av.
Le 17 Tamouz, le peuple a façonné le veau d'or et le soir du 9 Av, l'épisode des explorateurs se passa.
Ces deux événements majeurs changèrent le déroulement du peuple juif pour toutes les générations."[Le rav Aharon Kotler - Michnat Rabbi Aharaon]
La sortie d'Egypte et le don de la Torah au mont Sinaï peuvent être vu comme la naissance du peuple juif.
Des erreurs qui adviennent au moment de la naissance peuvent laisser des cicatrices de longue durée qui peuvent prendre une vie pour être solutionnées.
Ainsi en est-il des fautes du veau d'or et des explorateurs ...
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-> La faute du veau d'or a eu lieu en : -1313 de l'ère goy.
-> "Grâce à la sueur de la préparation du Shabbath, D. efface toutes les fautes comme s'il s'agissait de larmes."
[le 'Hida - dans son Ma'hazik Bérah'a - au nom du Ari zal]
-> "L'honneur accordé au Shabbath vaut plus que 1 000 jeûnes."
[Midrach Tan'houma - paracha Béréchit 3]
Les A'hachtranim, mentionnés dans le livre d'Esther (Esther 8,10), ressemblaient à un chameau à deux bosses (Yaavets - Méguila 18a), et étaient des animaux rapides à huit pattes.
Ils couraient sur quatre pattes, et après s'être fatigués, ces quatre pattes se reposaient et ils couraient sur les quatre autres pattes. [Rokéa'h - Béréchit 2,25]
+ Hachem pardonne petit à petit :
-> Nos Sages (midrach Vayikra rabba 30,7) disent que la veille de Roch Hachana, Hachem pardonne au peuple juif un tiers de ses fautes, pendant les Asséret Yémé Téchouva, Il nous pardonne un autre tiers, et à Hochana Rabba, Il pardonne le dernier tiers.
Les commentateurs se demandent pourquoi Il nous pardonne petit à petit, plutôt que de pardonner toutes nos fautes avant Roch Hachana.
Le Bat Ayin (droush lé'Erev Roch Hachana) explique cela à l'aide d'une parabole mettant en scène un homme qui devait 300 pièces d'or à son ami, mais qui n'avait pas un seul centime à son nom. Il n'osait pas lui demander de lui pardonner la totalité de la dette, mais il savait qu'il n'avait aucun moyen de rembourser son ami. Lorsque le prêteur le vit, il comprit la situation et eut pitié de lui, alors il lui dit qu'il lui pardonnait un tiers de la somme due.
En entendant cela, l'emprunteur comprit que le prêteur était un homme bon et miséricordieux, et qu'il pouvait lui demander de lui pardonner encore plus. La fois suivante, il lui demanda de lui pardonner un autre tiers de la dette, et celui-ci accepta. Une fois qu'il eut donné son accord, l'emprunteur put lui demander de lui pardonner le reste de la dette.
De même, Hachem nous pardonne petit à petit afin que nous réalisions qu'Il est bon et miséricordieux et que nous puissions continuer à Le prier et à Lui demander de nous pardonner le reste de notre dette envers Lui.
"Puisqu'ils haïssent la discorde et aiment la paix, le moment est venu que Je leur donne la Torah."
[traité Déré'h Erets Zouta]
+ Un jour, l’empereur romain demanda à Rabbi Yéhochoua :
"Pourquoi les mets du Shabbath répandent-ils une si bonne odeur ?"Rabbi Yéhochoua lui répondit : "C’est grâce à une épice, appelée Shabbath."
L’empereur lui dit : Donne-m'en !"
Rabbi Yéhochoua lui répondit : "Elle ne sert qu’à celui qui observe le Shabbath."[Guémara Shabbath 119a]