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Lag baOmer

+ Lag baOmer :

-> Le 'Hatam Sofer (Chout Yoré Déa - siman 233) rapporte le midrach selon lequel après avoir fini les galettes qu'ils avaient prises en sortant d'Egypte, les Bné Israël marchèrent trois jours sans pain et ensuite, la manne descendit. C'était Lag baOmer et il est bien de marquer ce souvenir.

-> Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - parachat Vayétsé) nous enseigne que le jour de Lag
baOmer , la lumière provenant du don de la Torah commença à éclairer le monde.
L'illumination de la sortie d'Egypte était une préparation au don de la Torah. Les miracles et les prodiges avaient pour but que nous ayons envie de recevoir la Torah de la même manière.
Jusqu'à Lag baOmer, [l'influence de] la sortie d'Egypte rayonne et à partir de Lag baOmer, c'est le don de la Torah qui illumine.

Se préparer au Shabbath

+ Se préparer au Shabbath :

Celui qui se sanctifie pendant les 6jours de la semaine pourra recevoir facilement la sainteté du Shabbath, qui lui est inaccessible le reste du temps, quand il est en plein travail.

De même qu'un homme qui marche dans l'obscurité est aveuglé quand il s'expose à la lumière du soleil, l'âme ne peut accueillir la sainteté du Shabbath quand elle est "noircie" par les fautes.

Le guémara (Béra'hot 57b) affirme : "Trois choses mettent l'homme à l'aise : une belle femme, une belle maison et de beaux ustensiles".
Faisant écho à cet enseignement, le Zohar chante les louanges de celui qui possède, le Shabbath :
- "une belle femme" = c'est-à-dire une belle âme nettoyée de ses scories, lui permettant de recevoir "l'âme supplémentaire" (ex: en faisant téchouva avant Shabbath) ;
- "une belle maison" = c'est-à-dire des pensées pures, grâce à la prière et à l'étude;
- "et de beaux ustensiles" = c'est-à-dire un corps sain.

En servant Hachem quotidiennement par la prière et l'observance de la Torah, l'homme peut atteindre, le Shabbath, un haut niveau de sainteté qu'il conservera aisément toute la semaine.
[Tiféret hakodech 9b]

Si jamais une personne a négligé de se repentir pendant le reste de l’année, elle doit se ressaisir et le faire pendant les jours de : Roch Hachana, les 10 jours de Repentir et Yom Kippour, comme dit le verset : "Le shofar a-t-il jamais retenti dans une ville sans que le peuple ne tremble?" (Amos 3,6).
Y a-t-il quelqu’un dont le cœur soit aussi dur que la pierre qui, en entendant le son du shofar, ne tremble pas, qui reste insensible et ne soit pas poussé à se repentir?
Le shofar est l’appel qui dit : "Réveillez-vous, vous qui dormez, de votre sommeil!" (Rambam - Hilkhot Téchouva 3,4), et "Revenez, ô fils rebelles!" (Yirmiyahou 3,14).

Si une personne ne se repent pas pendant ces jours, elle défie et provoque la colère de son Créateur.
Cependant, si une personne se repent pleinement pendant ces jours, elle répare certainement tout le mal qu’elle a causé pendant le reste de l’année, à condition qu’elle ne retombe pas dans ses anciennes habitudes. Si une personne se repent pendant ces jours, même si un décret sévère avait déjà été prononcé à son encontre, Hachem le transforme en miséricorde.
[rav Yonathan Eibshitz - Béhar 25,17-19 ]

Le roi A'hachvéroch, dans l’histoire de Pourim, a invité tous les juifs à se joindre au reste de ses sujets pour une grande fête et des réjouissances. En conséquence, les juifs ont eu le sentiment que les chaînes de leur servitude avaient été brisées. Ils ne se considéraient plus comme des citoyens de seconde zone et pouvaient désormais agir et vivre comme bon leur semblait. Et cela a failli mener à leur anéantissement aux mains d’Haman.

A'hachvéroch comprit que si l’on veut que le peuple juif disparaisse, il ne faut pas construire de ghettos et les empêcher de partir. Au contraire, il faut ouvrir grand les portes, et ils s’assimileront d’eux-mêmes.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,3]

Kippour – le cadeau d’Azazel

+ Kippour - le cadeau d'Azazel :

"Il l'enverra par la main d'un homme propice dans le désert" (A'haré Mot 16,21)

-> Le jour de Roch Hachana, qui est le jour du jugement, nous sonnons du chofar pour perturber le mauvais penchant (Roch Hachana 16b), tandis que le jour de Yom Kippour nous lui envoyons le bouc pour Azazel afin qu'il puisse être occupé ce jour-là (Yoma 67b).

=> Qui est cet "homme propice" qui avait pour mission d'envoyer le bouc pour Azazel?

-> Nos Sages (Yoma 66a) nous enseignent qu'il pouvait s'agir d'un juif qui n'était pas Cohen et qu'il devait être prêt depuis la veille.

-> De plus, il est rapporté dans le Zohar (A'haré Mot 63b) qu'il s'agissait d'un homme choisi pour cette mission depuis le Ciel depuis le jour de sa naissance. On pouvait le distinguer par des signes physiques. Il avait un œil plus grand que l'autre, des sourcils épais et velus et ses yeux étaient de couleur bleue. Cette

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=> Pour quelles raisons le bouc devait-il être envoyé par l'intermédiaire d'un homme qui avait des défauts physiques ?

-> Le Zohar (Emor 90a) explique que c'est en raison des forces du sitra a'hra (forces du mal) qui sont toutes endommagées par des défauts. Par conséquent, cela apaise les forces du mauvais penchant de recevoir ce bouc de la main d'un homme qui a également des défauts.

=> Pourquoi devons-nous envoyer un bouc au Satan le jour de Yom Kippour, qui est un jour de miséricorde?
En effet, il est rapporté qu'il n'y a pas d'accusation du Satan le jour de Yom Kippour. D'où l'apprend-t-on? Du terme השטן (le Satan), qui possède une valeur numérique de 364. (Yoma 20b)

-> Le Zohar ('hadach 122a) explique que le Satan à 364 camps d'ange de destruction qui sont ses émissaires et qui correspondent aux 364 jours de l'année. Ils ont une emprise sur tous les jours de l'année sauf un, le jour de Yom Kippour.

-> Cependant, bien que le jour de Yom Kippour soit un jour de miséricorde, l'essence même de ce jour sacré reste un jour de jugement. Afin que celui-ci puisse se réaliser dans la bonté et non dans la rigueur, nous envoyons un bouc comme présent au mauvais penchant, comme cadeau corrupteur, afin de l'occuper et de bénéficier ainsi pleinement de la miséricorde divine, lors de ce jugement. [Zohar - Tétsavé 185a]

La matsa représente à la fois notre affliction et notre liberté.
Elle nous enseigne que dans les difficultés de la vie se trouvent les graines de la rédemption.
[rabbi Yossef B. Soloveitchik ]

La nuit du Seder est l'occasion de parler à nos enfants non seulement de notre passé, mais aussi de les inspirer pour l'avenir, de leur inculquer l'espoir et la foi que la rédemption (guéoula) est toujours possible.
[rabbi Shlomo Carlebach  ]

Lien entre Sim’ha Torah & Souccot

+ Lien entre Sim'ha Torah & Souccot :

=> Pourquoi la fête de Sim'hat Torah est-elle reliée à Souccot?

-> Souccot est donc la célébration de la rectification, réparation (tikoun), de la faute du Veau d'or (symbolisé par le retour des Nuées de Gloire), le retour du plein désir d'Hachem pour les Bné Israël, tel qu'il l'était avant cette faute.
Souccot est suivi de Chémini Atséret, que le Gaon de Vilna décrit comme le Yom Tov ayant la plus grande joie de tous les Yamim Tovim. Chemini Atséret est suivi de Sim'hat Torah.
Pourquoi Sim'hat Torah suit-il Souccot ? Ne serait-il pas plus logique de célébrer cette fête à Shavouot (moment du don de la Torah)?

-> Le Sforno (Ki Tissa 32,19) enseigne que lorsque Moché descendit du mont Sinaï en portant les Lou'hot, il vit les juifs adorer le Veau d'or. Il continua à descendre la montagne, les Lou'hot intactes.
Mais en voyant des juifs danser autour du Veau d'or, il jeta à terre les Lou'hot et les brisa. C'est donc la danse [signe extérieur de joie] qui l'incita à les casser.

Lorsque l'on commet une faute (avéra), explique le Sforno, il est toujours possible de s'amender en faisant téchouva. Mais si l'on retire beaucoup de plaisir à la commettre, remédier à cette faute devient beaucoup plus difficile. La joie est présente lorsque quelqu'un apprécie vraiment quelque chose au plus profond de lui-même, et s'il s'agit d'une avéra, la possibilité de faire téchouva devient plus incertaine.

A Souccot, nous célébrons le fait d'avoir pu expier le Veau d'or et accomplir une téchouva complète au point d'avoir réussi à récupérer notre relation avec Hachem.
Mais il reste encore une étape. Lorsque les Bné Israël servirent le Veau d'or, ils dansaient et chantaient autour du Veau. Nous devons encore montrer que nous rectifions également cette joie déplacée.
Afin de prouver que nous avons si totalement éradiqué tout lien avec le Veau d'or que non seulement nous ne l'adorerons plus jamais, mais que nous utiliserons la joie uniquement pour la Torah : nous chantons et dansons avec le Séfer Torah, démontrant le bonheur et la joie dans la célébration de la Torah.
Fêter Sim'hat Torah est la rectification ultime de la faute du Veau d'or.

"Haman fait venir ses amis et sa femme Zérech" (Esther 5,10).
D'où la fait-il venir? Lorsqu'il s'est rendu au palais du roi, elle s'était rendue dans la maison de son amant. Haman l'envoya donc chercher.
[Aggadat Esther 5,10 ]

La soucca est un microcosme et une représentation du véritable Temple de Jérusalem.
Le Shem MiShmouel (Souccot תרע"ח et תרע"ט) développe à plusieurs reprises l'idée que la soucca dans laquelle nous nous asseyons pendant Souccot est un dougma, une représentation du Temple.
Il est donc clair que Souccot est le moment le plus approprié pour prier afin que Hachem nous rende la Souccat David HaNofélet.
[dans le Birkat hamazon nous ajoutons un ara'haman ou yakim lanou ét souccat David anofélet = ... qu'Il puisse nous ériger la souccat de David qui est tombé = nous demandons à Hachem de nous accorder Sa Soucca, le Temple (beit hamikdach)]

Nous avons mérité de construire la soucca dans laquelle Hachem vient résider (pendant Souccot), qui est un dougma du Mikdach, et nous prions pour que Hachem nous bénisse afin que nous puissions voir la restauration du Mikdach ultime.