Hachem a donné Yom Kippour aux juifs avec un grand amour, et Il est extrêmement joyeux en ce jour.
Hachem ne pardonne pas les fautes des juifs à contrecœur, mais plutôt avec une joie énorme.
Hachem annonce aux montagnes, aux collines, aux rivières, et aux vallées : "Venez vous réjouir avec Moi, de cette joie immense, du fait que Je pardonne les fautes [du peuple] d'Israël".
[Tana déBé Eliyahou rabba 1]
Catégorie : Fêtes
Dans les Séli'hot, nous disons : "Pardonne nos fautes car elles sont si nombreuses".
Est-ce que c'est avec cela qu'on va convaincre Hachem de nous pardonner?Dans les urgences d'un hôpital, les médecins sont occupés à prendre en charge des patients avec tout type de blessures.
Lorsqu'un patient inconscient avec sa vie qui ne tient qu'à un fil arrive aux urgences, tous les docteurs et les infirmières quittent les autres patients et courent lui sauver sa vie.
De même, nous demandons à Hachem de nous guérir car nous sommes si gravement blessés par nos fautes et nos erreurs ...
[rabbi Shlomo Carlebach]
Lorsqu'un bébé pleure la nuit, cela nous donne un petit aperçu de comment Hachem se sent lorsque le Cohen gadol appelle Son nom à Yom Kippour.
[rabbi Shlomo Carlebach]
"Si on pouvait avoir rien qu'un seul Yom Kippour dans une vie, cela seulement serait la raison d'une joie immense"
[rabbi Israël Salanter]
Les kapparot
+ Les kapparot (par rabbi Nissim Yaguen) :
-> Chacun désire être acquitté, chacun veut être inscrit et scellé pour une bonne et heureuse année.
Le problème est que la majorité d'entre nous se concentre sur des choses insignifiantes, se borne à des détails et y investit toute son attention, tandis qu'elle ignore les choses qui auraient réellement pu leur être utiles ...
Parfois, nous voyons un individu donner 10 shekels à la tsédaka, il est satisfait et persuadé qu'il peut dormir tranquille ... Sa place au gan eden est sûrement au premier rang, réellement à côté de notre patriarche Avraham ...
Il est fréquent que les gens aillent la veille de Yom Kippour chercher des gros poulets blancs, ils font les kapparot sur eux, on les égorge et on les donne à des familles pauvres, et ils sont convaincus qu'ils sont libérés de tous leurs péchés qui demeurent sur la tête du poulet ... Ainsi, on ne fait pas téchouva et on n'est pas acquitté!
En pratique, nous avons de la chance que le poulet ne puisse pas parler ... S'il savait parler, il nous aurait appelés en prétextant : "Nous sommes votre kappara? C'est vous qui devriez être notre kappara! C'est vous qui avez fauté, pas nous! Pourquoi devons-nous subir vos péchés? ..."
[...]
Nous devons nous souvenir qu'un homme ne sait pas ce qui lui arrivera l'an prochain. Aucun homme ne peut savoir avec sûreté s'il s'agit du dernier Yom Kippour de son existence, la dernière occasion de faire une pleine téchouva! Personne ne sait!
Peut-être souhaitons-nous que le machia'h arrive bientôt. Alors il sera trop tard pour réparer!
Celui qui n'aura pas encore fait téchouva, restera pour l'éternité au-dehors!
C'est la raison pour laquelle il faut se renforcer et bien exploiter cette occasion qui pourrait être la dernière, afin de ne pas la perdre, car ce Yom Kippour en particulier risque de ne jamais revenir.
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+ Les Kapparot :
-> Le Ma'hzor Vitri (339) écrit :
La base de la coutume des Kapparot est que cela remplit la même fonction que l'offrande de Kippour : seir la'azazel.
Le Mahari Veil (192) dit que cela se base sur le principe que si la mort a été décrétée sur une personne et que ce décret a été plus tard annulé, l'ange de la mort doit quand même être apaisé en recevant quelque chose en remplacement.
[le poulet joue ce rôle]
"Quelle chance nous avons que celui qui nous juge [Hachem] soit également si follement amoureux de nous"
[rabbi Moché Weinberger]
Toute tristesse vient du fait de fauter ...
La téchouva illumine l'âme d'une personne et transforme la tristesse en joie.
Les tsadikim travaille à parvenir à une téchouva pour l'esprit pécheur collectif de l'humanité afin de transformer l'esprit global de tristesse en celui de joie.
[rav Avraham Its'hak Kook - Orot haTéchouva 14,7]
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-> L'objectif principal de la téchouva doit être de rectifier le présent et le futur.
Lorsque cela est accompli, Hachem aide à rectifier également le passé.
[rav Avraham Its'hak Kook - Orot haTéchouva 13,9b]
La force de vie de toute chose est une étincelle de la Chékhina.
Et cela même la matière inorganique (c'est-à-dire la poussière, les pierres, ...), qui se doit de posséder nécessairement une force de vie spirituelle, tout comme les végétaux, les animaux et les êtres humains.
[rabbi 'Haïm Vital - Eits 'Haïm 39,3 ; voir aussi Tanya - Chaar Hayi4hOud, ch.1-2 ]
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=> on comprend tout le respect que l'on doit avoir pour les végétaux, et en un sens à Tou bichvat on fête cette divinité présente même dans l'anodin : un arbre, une plante, ...
[à quel point rien ne peut exister sans un minimum d'étincelle de divinité en lui. ]
La Kabbale enseigne que tous les royaumes remontent à leur source spirituelle le jour du Shabbat : ils retournent (téchouva) à leur source pour être absorbés dans une sainteté supérieure. [Eitz 'Haïm 40,5&8, et 50,6).
Le Shabbat signifie donc la téchouva à son plus haut niveau, et son observance comme il le faut, tant dans la lettre que dans l'esprit de la loi, a pour effet l'expiation [de nos fautes].
Cela est évoqué par le fait que les lettres du mot Shabbat sont les mêmes que celles de
"tachev" (tu reviens, tu retournes).
Un jugement terrible, un Père qui nous aime à la folie
+ "Si Hachem avait jugé Avraham, Its'hak et Yaakov, ils n'auraient pas tenu debout devant Ses réprimandes". [guémara Arakhin ]
C'est ce que nous prions à Roch Hachana : "Tu es D. de confiance lorsque Tu élabores Ton jugement. Si Tu rentres dans la profondeur de ce jugement, personne ne pourrait se justifier".
Mais nos Sages (midrach Dévarim rabba 5,5) enseigne : "Dans un lieu où il y a un jugement, il n'y a pas de justice, dans un lieu où il n'y a pas de jugement, il y a de la justice".
Le midrach explique que lorsque (ici-bas) dans ce monde, un jugement est élaboré, en-Haut il n'y en a pas. Mais si aucun jugement n'est entériné dans ce monde, le jugement se passe en haut.
Ce qui signifie que celui qui fait son examen de conscience durant ces jours-ci (menant à Roch Hachana et Kippour) est sauvé du jugement céleste.
C'est la raison pour laquelle chaque individu a le devoir de faire un examen de conscience, d'analyser ses actes et de faire une téchouva complète, comme il est écrit : "Tu l'attends jusqu'au jour de sa mort. S'il revient, Tu l'accueilles à bras ouverts".
Le Baal ha'Hayé Adam écrit : "Dans Son amour envers nous, les Bné Israël, Hachem ne cesse de nous faire du bien et nous a ordonné de nous repentir à chaque faute. La téchouva est appropriée à chaque moment de notre vie, mais le mois d'Elloul est le plus propice pour qu'elle soit agréée".
Rabbi Yérou'ham Lévovitz (Daat 'Hokhma ouMoussar) enseigne :
"Ceux qui voyagent en été apprécient ces jours-ci et savent exploiter chaque instant. Elloul est le mois d'été pour l'âme, ce sont les jours les plus clairs et les plus chauds en spiritualité. Celui qui en est conscient perçoit à quel point ces jours sont précieux et sait comment exploiter son temps au maximum".
Nous devons avoir à l'esprit que ces jours sont des jours de peur, mêlés de joie, comme le chante le roi David :
"Que les cieux se réjouissent, que la terre soit dans l'allégresse, que la mer gronde avec ce qu'elle contient! Que les champs éclatent de joie avec tout ce qui les couvre et alors tous les arbres de la forêt résonnent joyeusement à l'approche de Hachem. Car Il vient, Il vient pour juger la Terre" (Téhilim 96).
L'univers exulte de joie au moment du jugement. Pourquoi?
C'est vrai, d'un côté le jugement commence, et il est terrible, au point que même Avraham ne pourrait y tenir. Mais d'un autre, il se déroule devant notre Père. Un père aime, comprend, a pitié ...
[rav Barou'h Rozenblum]