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+ La quémara (Shabbath 119a) demande par quel mérite les gens s'enrichissent en Israël? Et répond par le mérite d'accomplir le versement de la dîme (maaser).
La guémara poursuit : par quel mérite les gens s'enrichissent-ils à Bavél? Par le mérite d'honorer la Torah.
Et par quel mérite les gens s'enrichissent-ils dans les autres pays? Par le mérite d'honorer le Shabbath.

Rabbi 'Hiya bar Aba dit à ce sujet : "J'ai été reçu une fois chez un monsieur de la ville de Loudkiya. On a mis à ma disposition une table en or d'un poids équivalent à celui de 16 hommes ; 16 chaînes en argent y étaient attachées, avec des plats, des verres, des cruches, des assiettes remplies de toutes sortes d'aliments, de friandises et de senteurs.
En la posant les serviteurs : "A Hachem appartient la terre et ce qu'elle renferme ..." ; en la débarrassant ils disent : "Les cieux, oui, les cieux sont à Hachem, mais la terre, Il l'a octroyée aux fils de l'homme".
Je lui ai demandé : "Mon fils, comment as-tu mérité tout cela?"
Il m'a répondu : "J'étais boucher, et pour chaque belle bête je disais : celle-ci sera en l'honneur du Shabbath"."
[rapporté par rabbi Nissim Yaguen]

La sainteté du Shabbath

+ La sainteté du Shabbath :

-> Nos Sages ont institué qu'un non juif qui observe le Shabbath est condamné à mort, tandis que si ce dernier met les téfilin ou se circoncit, il n'est redevable d'aucune sanction.
La sainteté du Shabbath est équivalente à celle du Tabernacle, et Hachem a mis en garde dans le verset : "Le profane qui en approcherait serait frappé de mort" (Bamidbar 1,51) : Hachem a interdit au non-juif de s'approcher de cette sainteté, et un non-juif qui observe le Shabbath, entre pour ainsi dire dans le Tabernacle, sa peine est alors la mort, tout comme pour celui qui s'approche d'un lieu interdit.

"Il (le Cohen Gadol) dépouillera ses habits et en revêtira d'autres" (Tsav 6,4).
De la même manière que la Torah a ordonné au Cohen de changer ses habits afin de s'introduire dans le Temple, de même l'homme doit changer les siens avant l'entrée du Shabbath.
La Torah met en parallèle le changement d'habits du Cohen Gadol pour s'introduire dans le Saint des saints, et le changement d'habits avant l'entrée du Shabbath.
Nous trouvons d'autres équivalences entre le Shabbath et le Tabernacle.
Par exemple : lorsque le Cohen gadol s'introduit dans le Tabernacle, il n'a pas le droit de courir ; il nous est également interdit le Shabbath de marcher à grands pas.

La sainteté du Shabbath et celle du Tabernacle sont égales en importance. La seule différence est que celle du Shabbath est liée au temps, et celle du Temple au lieu.
[...]

Lorsque les juifs ont érigé le Tabernacle (Michkan), qui est la sainteté du lieu, il aurait été permis de renoncer au Shabbath, qui est la sainteté du temps. C'est pourquoi Hachem leur a dit : la sainteté du temps est une chose et celle du lieu une autre ; la sainteté du temps ne doit pas être évincée, même au profit de celle du lieu.

La guémara (Shabbath 119b) rapporte que lorsqu'un homme va prier vendredi soir à la synagogue, à son retour 2 anges l'accompagnent, et lorsqu'il récite le kiddouch, ils posent leurs mains sur sa tête et le bénissent.
Rav 'Hisda dit, Rav Oukva dit : Celui qui prie le soir de Shabbath et dit Vayékhoulou, 2 anges de service l'accompagnent et lui posent les mains sur la tête en disant : "et maintenant tes péchés ont disparu, tes fautes sont effacées".

Pourquoi cela?
Puisque la sainteté du Shabbath est égale à celle du Tabernacle (Michkan), lorsqu'un homme entre dans le Shabbath, il ressemble à celui qui s'introduit dans le Temple : la venue au Temple était destinée à apporter des sacrifices pour se faire pardonner ses fautes, ainsi l'homme qui se sanctifie le Shabbbath et s'introduit dans la sainteté du temps, mérite le pardon.

Il existe 3 saintetés : celle du temps, celle du lieu, et celle du corps, qui sont indissolublement liées.
Selon nos Sages, une des raisons de la destruction du Temple est "du fait d'y avoir transgressé le Shabbath", selon le verset : "De mes Shabbath, ils détournent les yeux, de sorte que Je me trouve profané au milieux d'eux" (Yé'hezkiel 22,26).
En effet, lorsque l'homme offense la sainteté du temps, celle du lieu (le Temple) est également atteinte.

Lorsqu'un homme se sanctifie par le corps, il mérite de devenir un réceptacle de la Présence Divine et de se sanctifier par la sainteté du lieu, selon le verset : "Et ils me construiront un sanctuaire pour que Je réside au milieu d'eux" (Térouma 25,8).
Nos Sages expliquent : pas parmi eux, mais en eux ; la Présence Divine pourra résider dans le cœur de chaque juif.
Ainsi, en sanctifiant le temps (le Shabbath) et notre corps, alors nous provoquons le fait de mériter de la sainteté du lieu par la reconstruction du Temple.
[rabbi Nissim Yaguen]

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-> b'h, voir aussi : https://todahm.com/2016/12/27/le-kiddouch

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-> La guémara (Shabbath 119b) rapporte que lorsqu'un homme va prier vendredi soir à la synagogue, à son retour 2 anges l'accompagnent, et lorsqu'il arrive chez lui ils le bénissent.
C'est la source de l'habitude de chanter : "Shalom Alé'hem", le vendredi soir, afin d'accueillir les anges et leur demander de nous accorder leurs bénédictions.

=> Pourquoi les anges ont-ils un rôle si important, tout particulièrement, à Shabbath?

-> Selon le rav David Sutton c'est parce qu'à Shabbath nous entrons dans une dimension beaucoup plus élevée que les autres jours de la semaine, au point de nécessiter des anges spéciaux pour nous accompagner en ce jour.
Cela ressemble au rêve de Yaakov avec l'échelle, qui selon nos Sages symbolise le fait que les anges du dehors d'Israël sont remontés au Ciel, et les anges spéciaux propres à la grande sainteté d'Israël sont descendus pour l'accompagner.
De même à l'entrée de Shabbath, nous avons les anges qui prennent soin de nous la semaine, qui laissent la place à des anges spéciaux propres à la sainteté du Shabbath.

-> Le Rambam (Moré Névou'him 3,45) explique que la Torah demande de mettre 2 kérouvim (chérubins) au-dessus de l'Arche (Aron) dans le Temple, afin de renforcer notre croyance dans les anges.
Si c'est le rôle des anges dans le Temple, alors le rav David Sutton suggère que les anges à Shabbath remplissent le même rôle.
Shabbath est dans le temps ce que le Temple est dans l'espace.
De même que le Temple est un lieu désigné comme sacré/saint, de même Shabbath est un bloc de temps désigné comme sacré/saint.
C'est pourquoi, de même que dans le Temple il y avait 2 anges (chérubins) pour nous renforcer dans le fait qu'ils existent, de même à Shabbath nous avons chacun 2 anges spéciaux qui viennent pour renforcer ce principe de la foi juive.

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-> Le Maharam Chik, un élève du 'Hatam Sofer, dit à propos de son Rabbi qu'il disait "Shalom Alé'hem" silencieusement car il était si humble qu'il se sentait indigne d'être accompagné d'anges.

"La mitsva du Shabbath est équivalente à toutes les mitsvot de la Torah"
[guémara Béra'hot 9a]

-> Le Gaon de Vilna explique qu'il ne s'agit pas de tout le Shabbath. Même une minute durant ce jour saint est équivalente aux 613 mitsvot de la Torah, car le Shabbath est l'essence de la foi.

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-> "Celui qui accomplit [la mitsva positive du Shabbath] est considéré comme ayant accompli les 248 mitsvot positives de la Torah ; et celui qui observe ses interdits, comme ayant observé toutes les 365 mitsvot négatives de la Torah"
[Zohar Yitro 92a]

-> Celui qui accomplit le Shabbath, est considéré comme ayant accompli la Torah dans son intégralité. Celui qui transgresse le Shabbath est considéré comme reniant la Torah dans sa totalité.
[midrach Chémot rabba 25,12]

Le Shabbath atteint le monde de la Atsilout (le niveau spirituel le plus élevé de la semaine). Ô combien devons-nous être vigilants et ne pas prononcer des paroles interdites, à fortiori du colportage et de la médisance, car celui qui souille sa bouche et sa langue en ce jour si saint, est considéré comme ayant déposé une idole dans le Tabernacle.
[...]

Nous disons durant la prière de Shabbath : "Tu as sanctifié le 7e jour en faveur de Ton Nom".
Si nous réfléchissons au sens des mots, nous comprendrons que Hachem a sanctifié le Shabbath en l'honneur de Son Nom, en en faisant la couronne de la création, le but de la création du ciel et de la terre.
[rabbi Nissim Yaguen]

La preuve que Hachem aime Israël, c'est qu'il lui a donné le Shabbath.
[rabbi Tsadok haCohen de Lublin]

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-> Hachem a dit à Moché : "J’ai un beau cadeau dans mon Trésor, qui s’appelle Shabbat, et Je veux le donner à Israël, va le lui annoncer!" [guémara Shabbat 10b]

"Observe le Shabbath pour le garder saint comme te l'a prescrit Hachem, ton D." (Vaét'hanan 5,12)

-> Au guéhinam, on annonce l'heure à laquelle le Shabbath commence. Tous ceux qui se trouvent au guéhinam voient leur châtiment suspendu le Shabbath car le mérite du jour saint les protège.
Pourtant, ceux qui ont profané le Shabbath pendant leur vie ne sont pas soulagés des souffrances ce jour-là.
[Méam Loez]

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-> "Le 7e jour est le Shabbath pour Hachem, ton D." (Vaét'hanan 5,14)

-> Tu dois te reposer en Son honneur. Ne pense pas aux chose de ce monde.
Ce jour-là, tes réflexions doivent être constamment attachées à Son service.
Ecarte de ton esprit toute pensée triste car c'est un jour de grande joie pour Hachem, pour les anges et les Armées célestes. Même les réchaïm au Guéhinam sont autorisés à se reposer ce jour-là ...

Le Shabbath est un jour de réjouissance en Haut et sur la terre car le monde entier partage la joie de D.
Nous avons donc reçu l'ordre de nous réjouir et d'avoir du plaisir le jour du Shabbath.
Si un homme fait l'effort d'embellir le Shabbath et de l'honorer autant que possible, le Ciel lui ajoutera richesse et honneur.
[...]

Il existe des anges chargés de bénir les juifs qui respectent le Shabbath et le rendent comme la loi le demande.
Des myriade d'anges répondent "Amen" lorsqu'ils prononcent la bénédiction : "Alors tu te réjouiras en Hachem" (az tit'anag al Hachem - Yéchayahou 58,14).
Ceci signifie qu'au monde futur, ceux qui observent le Shabbath se réjouiront avec D. car le Shabbath représente un avant-goût du monde futur.
[...]

Lorsque les femmes allument les bougies du Shabbath, elles doivent le faire avec joie. Grâce à cette mitsva, elles mériteront d'avoir des enfants saints dont la Torah illuminera le monde comme une torche.
Grâce à elles, la paix s'étendra dans le monde et leur mari aura une longue vie.

Toute personne qui observe le Shabbath devient un sceau de D., comme si le Nom divin était appelé sur elle.

Trois choses sont appelées saintes : le Shabbath, Israël et Hachem.
Le Shabbath, comme il est écrit : "Vous observerez le Shabbath car il est saint pour vous" (Chémot 31,14) ; Israël, comme il est écrit : "Israël est saint pour D." (Yirmiyahou 2,3) ; et D. comme il est écrit : "Tu es saint, Toi qui résides parmi les louanges d'Israël" (Téhilim 22,4).
Ces 3 saintetés sont liées : si Israël observe le Shabbath, D. fera résider sa Présence parmi eux.
[Méam Loez]

Le respect du Shabbath fait mériter tout le bien, et on ne perd jamais rien en le respectant.
Profaner le Shabbath ne fait jamais rien gagner. Et en plus, au final, le Shabbath réclamera des comptes pour toute honte subie!
[rabbi Nissim Yaguen - Nétivé Or]

Le respect du Shabbath est la clé de notre survie.
Celui qui prend sur lui de se renforcer dans le respect du Shabbath, s'inonde d'une abondance de bénédictions, "car c'est la source de la bénédiction".
[rabbi Nissim Yaguen]

Le Shabbath est la vitamine la plus puissante que l'on peut imaginer. Il ne nourrit pas seulement le corps, il guérit vraiment l'âme.
[rabbi Shlomo Carlebach]

"L'essence du Shabbath est de connaître et de ressentir l'amour d'Hachem"
[rav Noa'h Weinberg]