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-> Le guémara (Shabbath 118b) déclare : "Si le peuple juif observait 2 Shabbath, il serait immédiatement racheté/délivré."
Lorsqu'une personne observe correctement le Shabbat, elle en retire une vitalité et une subsistance spirituelle pour toute la semaine qui suit, ce qui lui permet de servir Hachem cette semaine-là. [Zohar 1:75b]
Et lorsqu'une personne sert Hachem toute la semaine, il lui est plus facile d'observer correctement le Shabbat suivant. Et c'est ainsi que le cycle se poursuit.

Sur cette base, nous pouvons résoudre une contradiction apparente.
Dans la guémara (Yérouchalmi Taanit 1:1), il est dit : "Si le peuple juif observait un seul Shabbath, il serait immédiatement délivré."
Pourtant, dans la guémara (Bavli), il est question de 2 Shabbath, comme cité plus haut.

L'observation d'un seul Shabbat est d'une importance capitale. Lorsqu'une personne observe correctement ne serait-ce qu'un seul Shabbat, la semaine suivante, elle servira Hachem avec un cœur pur, et par conséquent, il lui sera facile d'observer correctement le 2e Shabbat.
Par conséquent, il est de la plus haute importance d'observer comme il faut un seul Shabbath. En observant correctement un seul Shabbat, l'observance du 2e Shabbat est facilitée, et de même pour le Shabbat suivant, et ainsi de suite.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Ki Tissa 31,16 ]

=> Chaque Shabbat que nous observons nous aide à mieux observer le Shabbat suivant.

Shabbath & Chemita

+ Shabbath & Chemita :

-> Dans l'avenir, lorsque la faute de l'Arbre de la Connaissance du bien du mal sera réparée, il n'existera plus la moindre nécessité de peiner physiquement pour obtenir sa subsistance, comme il est rapporté dans la guémara (Shabbath 30b) : "Rabban Gamliel a enseigné que lorsque le Machia'h viendra, le sol de la terre d'Israël est appelé à donner des miches de pain déjà faites et des vêtements de laine fine, comme il est écrit: «Il y aura une abondance de blé sur la terre" (Téhilim 72,16)."
Ainsi, il n'y aura nul besoin de moudre les grains de blé pour en faire de la farine et réaliser les miches de pain car c'est la terre elle-même qui fera sortir directement des miches de pain prêtes à la consommation, sans aucun effort à fournir pour l'homme. C'est en ce sens que durant le chabbat, qui constitue 1/60ème du monde futur, il sera interdit de faire un travail.

Le Méor Enayim dit : "Ainsi, nous avons reçu l'ordre d'observer durant Shabbat les 39 travaux interdits car la création a été conçue à la condition que l'homme ne fournisse aucun travail, si ce n'est le service divin, tout comme le monde se conduira dans l'avenir. Cependant, à cause de la faute d'Adam Harichon, la terre a été maudite de 39 malédictions et est à l'origine des 39 travaux interdits, tels que semer ou labourer ...
Le Shabbat étant 1/60ème du monde futur, il est donc nécessaire d'imposer un repos des 39 travaux afin que tout soit prêt comme ce sera le cas dans l'avenir". (tikouné Zohar 48,85a)

-> Le Agra déKala (Béhar - dibour 2) explique que l'interdit de travailler la terre durant la 7e année est une allusion au 7e millénaire de la création du monde qui sera entièrement chabbat, en ces termes : "Dans la mesure où les travaux de la terre, des champs et des vignobles sont la conséquence de la faute d'Adam Harichon, en ce sens, le commandement positif de la Chémita est une allusion à la Délivrance future (guéoula), lorsque la terre fournira son fruit sans écorce et sans ronces, c'est-à-dire sans aucun mélange de bien et de mal, ceci en allusion à la disparition de la souillure du serpent dans le monde."

-> Le Shvilé Pin'has ajoute que le 7e jour, nous observons le Shabbat, qui est un 7e de la globalité de la semaine. En cela, tous les sept ans, la terre se repose et observe son chabbat durant la totalité de la septième année.
Ainsi, nous pouvons unir le 7e jour de la semaine avec la septième année car de la même façon que durant le jour de Shabbat, il est interdit de réaliser un travail quelconque parce qu'il représente 1/60ème du monde futur et que l'homme n'aura pas besoin de travailler matériellement la terre, il en est de même pour l'année de Chemita qui présente les mêmes caractéristiques : il s'agit donc d'un chabbat de la terre où il est interdit de travailler les champs.

Elle fait également allusion aux temps à venir lorsque nous aurons obtenu le mérite de compléter la réparation.

Pourquoi regardons-nous nos ongles durant la havdala?

+ Pourquoi regardons-nous nos ongles durant la havdala?

Lorsque D. créa Adam, son corps tout entier était recouvert d'un ongle.
Après avoir fauté, en mangeant du fruit de l'arbre de la connaissance, son recouvrement intégral en ongle s'est retiré de la surface de son corps, pour ne rester uniquement qu'au niveau du bout des doigts.

Adam a fauté un vendredi, mais en l'honneur du Shabbath, il n'a été puni qu'après la fin de Shabbath.
Une fois Shabbath terminé, il n'y avait plus de lumière, et dans l'obscurité Adam a pris 2 pierres, les frappant ensemble, produisant du feu, et récitant alors la bénédiction de : " boré méoré a'ésh " (remerciant D. d'avoir créé le feu).
Il a alors vu que son ongle ne restait plus qu'au niveau du bout de ses doigts.

=> Comme souvenir de cela, pendant la Havadala, qui marque la fin de Shabbath et le début de la semaine, nous regardons nos ongles.

[ C'est une sorte de rappel, nous disant : oui, tu vas commencer une nouvelle semaine de travail,mais n'oublie pas que c'est une malédiction suite à la faute d'Adam (le 1er Homme).
Ton travail n'est pas une finalité, c'est une nécessité permettant l’existence, l'épanouissement de l'essentiel d'une vie d'un(e) juif.

Un travail est fait symboliquement par les mains, dont à la tête, il y a les ongles, comme pour toujours nous rappeler ce concept ... ]
Source (b"h) : traduction personnelle d'un dvar Torah du rabbi Bogomilsky (Védibarta Bam - Birkat haMazone)

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-> Les ongles grandissent et se renouvellent sans cesse, ainsi nous les regardons à la lumière du feu de la bougie de la Havdala afin d'obtenir la bénédiction.
[le Lévouch]

"Les enfants d'Israël garderont le Shabbath, en observant le Shabbath dans toutes les générations comme une alliance immuable."  (Ki Tissa 31,16)

-> "Rabbi Chimon ben Lakich a dit : "D. accorde une âme supplémentaire à l'homme le soir du Shabbath et à la fin du Shabbath, il l'a lui reprend.
Le Shabbath terminé, nous nous lamentons de l'âme qui nous a quittés." "
[guémara Bétsa 16a]

-> Le Rabbi de Kotsk de commenter :
"Lorsque le Shabbath arrive, le juif s'éveille au repentir et réfléchit à ce qu'il a fait pendant la semaine.
Alors, il s'écrie : "Oh! L'âme nous a quittés!" "
-> "D. a béni [le Shabbath] par la lumière du visage de l'homme, l'a sanctifié par la lumière interne de l'homme, cette lumière du Shabbath n'est pas comparable à celle des jours de la semaine."[midrach Béréchit Rabba 11 - sur : "D. bénit le 7e jour et le sanctifia" (Béréchit 2,3) ]

-> "L’homme relève la tête au moyen du Shabbat, car c’est le Shabat qui l’élève.''
[le 'Hidouché haRim -> en faisant remarquer que les lettres qui composent le mot Roch (ראש  - la tête) sont suivies dans l’alphabet des lettres qui composent le mot Shabbat (שבת)]

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-> Le respect du Shabbath a une très grande force. En effet, la sainteté et l’élévation qu’un juif peut obtenir par le respect même d’un seul Shabbath reste et perdure pour l’éternité.

Quand "les enfants d’Israël garderont le Shabbath", l’effet et la sainteté de ce Shabbath demeureront "dans toutes leurs générations" = pour l’éternité.
['Hidouché Harim]

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-> "Les bnei Israël observeront le Chabbat" (31,16)

Le Kédouchat Lévi enseigne qu’un juif qui observe le Shabbat comme il se doit recevra la vitalité et la force nécessaires pour servir D. durant tous les jours de la semaine. Puis lors du Chabbat suivant, il lui sera beaucoup plus aisé d’atteindre le niveau de ce saint jour et de le respecter, et ainsi de suite.
Alors, dans le cas où l’on mérite d’accomplir : "les bnei Israël observeront le Shabbat", il nous sera plus facile de "faire le Shabbat pour leurs générations" : les jours de Shabbat à venir.

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-> "Les bnei Israël observeront le Chabat, pour faire le Shabbat" (31,16)

=> Comment peut-on "faire le Chabat"?

Le Nézer Yossef (Rabbi Yossef Lalzar) donne la réponse suivante :
Comme on le sait, nous ajoutons du temps profane au sacré la veille du Shabbat et à la sortie du Shabbat, si bien qu’au moins une demi-heure de profane s’ajoute à chaque Shabbat des Shabbat de l’année.
Dans l’année il y a une cinquantaine de Shabbat, si bien que l’homme ajoute en moyenne environ 28 heures
pendant l’année.
C’est par conséquent ce que dit le verset "faire le Chabat", pour toute la série des Shabbat qu’il y a dans l’année, il ajoute un Shabbat qui est devenu de profane – sacré, à cause de ce que l’on ajoute.

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-> "Vous observerez le Chabat (ét haShabbat), car il est saint pour vous, celui qui le profane sera certainement mis à mort" (Tétsavé 31,14).

Il y a un principe connu selon lequel le mot "ét" (את) signifie un ajout de quelque chose.
=> Qu’est-ce que le verset vient ajouter en disant "vous observerez le Shabbat"?

Rabbi Yaakov ‘Haïm Sofer (Yisma’h Israël) écrit qu’on peut expliquer le verset selon ce qui est dit dans la Torah : "Quand J’en aurai fixé l’heure, Je rendrai Mes arrêts avec équité".
Nos Sages ont expliqué que quand l’homme est mis en jugement, on lui dit : "Pourquoi n’as-tu pas étudié la Torah?"
Il répond : "Parce que j’étais occupé à faire du commerce ou à travailler pour gagner ma vie et celle de ma famille."
Alors, on lui dit : "Pourquoi le Shabbat et les jours de fête n’as-tu pas étudié la Torah?"

Et quand il n’a pas de réponse, on lui attribue aussi la gravité de la négligence dans l’étude de la Torah pour les jours de la semaine, car les Shabbat et les jours de fête ont prouvé que la raison de sa négligence de la Torah n’était pas la subsistance, puisque le Shabbat où il n’est pas obligé de travailler pour gagner sa vie, il n’a pas étudié la Torah.

C’est donc la signification du verset :
- "Vous observerez le Shabbat" = on doit observer le Shabbat tout en étudiant la Torah,
- "ét" = ce qui vient inclure l’étude de la Torah, pour qu’on ne soit pas puni des jours de semaine où l’on n’a pas étudié la Torah,
- sinon elle met en garde : "celui qui le profane sera certainement mis à mort", mot youmat, deux morts, c’est-à-dire qu’on le punit aussi pour la négligence de l’étude pendant les jours de semaine.

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-> b'h, voir également le n°5 de : https://todahm.com/2019/10/02/questions-reponses-paracha-ki-tissa

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-> "Les enfants d’Israël garderont le Shabbath, en observant le Shabbath"

Il y a une apparente répétition : si nous gardons le Shabbath, c'est que certainement nous l'observons comme il le faut.

Selon le rabbi Its'hak El'hanan Spector, nous apprenons d'ici que nous ne sommes pas considérés comme gardant le Shabbath tant que nous ne nous assurons pas que nos enfants et nos descendants l'observent également.

Si nous souhaitons être considérés parmi les : "véchamérou bnei Israël ét aShabbath" = ces juifs qui observent le Shabbath, alors nous devons : "laassot ét aShabbath lédorotam" = s'assurer que le Shabbath est bien réalisé par nos générations futures, comme : "brit olam" = une alliance immuable pour tous.

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+ "Et le septième jour, Il a cessé tout travail et Il s’est reposé" (Ki Tissa 31,17)

-> La guemara (Beitsa 16a) explique que chaque Shabbath, Hachem accorde une âme supplémentaire à chaque juif, et on la lui enlève à la sortie du Shabbath, comme il est dit : "Il a cessé tout travail et Il s’est reposé", c’est-à-dire qu’une fois qu’il a cessé tout travail et que le Shabbath est achevé, alors malheureusement il perd son âme (supplémentaire).
Le terme : "il s'est reposé" (וינפש - vayinafach) est compris dans le sens de : "malheur, il a perdu son âme (נפש וי).

Pourquoi est-ce que la Torah fait allusion à l’âme supplémentaire accordée, en nous disant qu’elle s’en va après Shabbath ?
En réalité, la Torah vient nous dire ici que dès l’entrée de Shabbath, l’homme doit se réjouir et profiter au maximum de son âme supplémentaire qu’on lui accorde, uniquement en se rappelant que cette grande sainteté ne durera pas un long moment et s’en ira à la sortie du Shabbath.
=> De ce fait, il devra l’exploiter le plus possible.
[le Baal Chem Tov]

[d'une certaine façon on doit tellement apprécier ce supplément de sainteté, de proximité avec Hachem, qu'aucune préoccupation, sujet de ce monde, ne peut venir rivaliser.
A l'image de 2 amoureux qui ne se voient qu'un seul jour par semaine, nous savourons ce moment d'intimité avec D., et puisque notre temps est compté à seulement 25h, alors plus rien d'autre n'a d'importance, ne peut venir troubler ce moment de bonheur infini!]

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-> Nos Sages (guémara méguila 13a) nous rapportent que la reine Esther a donné à chacune de ses 7 plus proches servantes, le nom d'un des 7 jours de la semaine.
Chaque servante devait venir le jour de la semaine correspondant à son nom, afin de permettre à Esther de se rappeler de la venue du Shabbath.[afin que son stratagème reste secret/discret, elle les a appelé de façon allusive, et non pas directement : yom richon, yom chéni, ...
Ainsi :
-> le 1er jour = c'était : 'houlata ( = début des jours 'hol)
-> le 2e jour = rékiyata (de rakiya = allusion à la création du firmament en ce jour)
-> le 3e jour = guénounita ( = les plantes)
-> le 4e jour = néoritou ( = la lumière)
-> le 5e jour = rou'hachita ( = les animaux)
-> le 6e jour = 'hourfita
-> le 7e jour : la servante qui était pour elle le signe que Shabbath allait arriver, avait pour nom : "ragou'ita" (de ragou'a = paisible, car il faut être paisible à Shabbath).=> Esther, malgré ses obligations de reine n'a jamais profané le Shabbath.

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-> "Parle aux bnei Israël et dis-leur: observez Mes Shabbat" (31,13)

Le Méo haOmer donne la raison suivante au fait que "Shabbat" soit au pluriel dans l’expression "Mes Shabbat" (Shabbétotaï - שַׁבְּתֹתַי) :
Il y a de nombreuses régions dans le monde, si bien qu’en un endroit il fait encore jour, alors qu’ailleurs c’est déjà la nuit. Par conséquent quand les uns célèbrent le Shabbat, les autres sont encore dans le monde du travail. Et selon la vérité, chacun est mis en garde selon l’endroit où il se trouve.
C’est pourquoi le verset dit: "observez mes Shabbat" au pluriel, parce que cela comprend plusieurs Shabbat différents, selon l’endroit où se trouvent les gens.

La fonction spirituelle de la Havdala

+ La fonction spirituelle de la Havdala

-> La paracha Chémini évoque l’interdiction faite aux Cohanim de boire du vin pendant la Avoda (leur service divin au Temple).
A ce propos, le Zéra Shimshon aborde une halakha applicable à tous les juifs, qui concerne le vin.

Le Tour (Ora'h 'Haïm 296) cite un midrach qui dit que celui qui ne fait pas la Havdala sur du vin à la fin du Shabbat ou qui n’entend pas la Havdala prononcée par quelqu’un qui la fait sur du vin, ne voit aucun signe de bénédiction.
En revanche, celui qui fait la Havdala sur du vin ou qui entend la Havdala prononcée par quelqu’un qui la fait sur du vin, Hachem l’appelle "saint" et le désigne comme quelqu’un de spécial.

Le Zéra Shimshon pose la question évidente : pourquoi, pour avoir accompli quelque chose d’aussi simple en apparence que de faire la Havdala sur du vin, une personne mérite-t-elle une bénédiction, est-elle appelée "sainte" par Hachem Lui-même et désignée comme quelqu’un de spécial?
D’autant plus que certains poskim (décisionnaires) sont d’avis que cette mitsva est d’origine rabbinique (d’autres le contestent).

Le Zéra Shimshon explique cela en se basant sur la guémara (Sanhédrin 70a) qui enseigne que le vin a été créé pour consoler ceux qui sont en deuil et pour punir les réchaïm dans ce monde (puisqu'ils tirent du plaisir de leur vin, cela est considéré comme une récompense pour les maigres bonnes actions qu'ils ont accomplies en ce monde).

De même, il existe un midrach qui rapporte que lorsque Noa'h alla planter sa vigne après le Déluge, un démon s’approcha de lui et l’informa qu’ils étaient partenaires dans la vigne.
Le démon avertit Noa'h et lui dit : Assure-toi de respecter ta part, car si tu ne le fais pas, je te ferai du mal.

C’est pourquoi nos Sages enseignent que si une personne a du mérite, le vin la rendra heureuse ; sinon, il la rendra folle. En effet, le vin comporte deux aspects : l’un qui est sacré et l’autre qui relève de l’impureté. L’un qui réconforte ceux qui souffrent (sainteté) et l’autre qui récompense les réchaïm dans ce monde (impureté).

C’est pourquoi, à la fin du Shabbat, lorsqu’on dit : "amavdil ben kodech lé'hol", et qu’on fait la distinction entre le sacré et l’impur, c’est précisément à ce moment-là qu’une personne fait cette déclaration sur le vin et dit en substance qu’elle ne souhaite être liée qu’au côté de la sainteté.
Ainsi, Hachem proclame qu’une telle personne est sainte et qu’elle mérite la bénédiction.

C’est ainsi que le Zéra Shimshon explique le commandement de nos Sages (Méguila 7a), selon lequel il faut boire à Pourim jusqu’à ne plus pouvoir distinguer entre "arour Haman" (maudit soit Haman) et "Barou'h Mordé'haï" (béni soit Mordé'haï).
À Pourim, Amalek et le côté de l’impureté ont été grandement affaiblis ; par conséquent, il n’y a aucune crainte que le côté de l’impureté ne domine celui qui boit, même s’il boit plus que d’habitude.

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=> la havdala consiste à déclarer que la pureté et l’impureté sont distinctes et à se placer clairement du côté de la pureté.

Au repas de Shabbath, il est interdit de tenir des propos profanes, qui portent atteinte à la sainteté du jour.
Celui qui s'associe à la joie du Roi ne doit pas l'abandonner pour s'occuper d'autre chose.
[Zohar - Béchala'h p.47b ]

Si d’autres religions ont un jour de repos, aucune n’a choisi le Shabbat comme jour de repos. Cela est considéré comme un don d'Hachem. Pourquoi donc?

Si d’autres nations observaient le Shabbat, lorsque Hachem voudrait récompenser les juifs pour leur observance du Shabbat, les anges Accusateurs mettraient en avant les autres nations qui observaient également le Shabbat.
En veillant à ce qu’aucune autre nation n’observe le Shabbat, les anges ne pourraient pas comparer les juifs à ces nations. En tant que tel, c’est en effet un véritable cadeau d'Hachem.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 3,2 ]

L’observance dite masculine et féminine du Shabbath

+ L'observance dite masculine et féminine du Shabbath :

Hachem dit à Moché : "J'ai un objet précieux dans Ma salle aux trésors, et son nom est Shabbath" (guémara Shabbath 10b).
En effet, le Shabbath est un cadeau précieux ; sa lumière et sa sainteté viennent d'en-Haut et imprègnent nos cœurs, nous insufflant un esprit de sainteté, un intellect revigoré et une vitalité spirituelle provenant du royaume supérieur appelé "Aravot", le plus élevé des 7 cieux (voir Téhilim 68,5 : 'Haguiga 12b), où se trouvent la félicité, la vitalité et les trésors de la vie.

Tout au long de la semaine, une personne doit anticiper l'arrivée des cadeaux du Shabbath, à savoir cette sainteté et cette vitalité qui viennent à elle.
Il est clair que l'on doit se préparer pendant la semaine à l'arrivée du Shabbath, car c'est en fonction de la préparation d'une personne qu'elle appréciera ces cadeaux et qu'elle sera capable d'en tirer profit.
Le verset dit ainsi : "Ils prépareront ce qu'ils apporteront" (Béchala'h 16,5). Cela signifie que nous devons faire des efforts pendant la semaine afin d'avoir ce qui est nécessaire pour célébrer correctement le Shabbath, comme nos Sages (guémara Avoda Zara 3a) enseignent : "Celui qui a travaillé la veille de Shabbath, mangera à Shabbath".

Cependant, même si une personne fait les préparatifs nécessaires, le Shabbath est un cadeau, et il ne faut pas penser que puisqu'elle a travaillé dur pour se préparer pour Shabbath, elle mérite la sainteté de Shabbath comme récompense.
Même si une personne se prépare et entreprend toutes sortes de préparatifs, elle n'est toujours pas apte à recevoir la sainteté et la subsistance spirituelle qui vient de D. le Shabbath. Il s'agit sans équivoque d'un don immérité.
Néanmoins, une personne doit se préparer à le recevoir, afin de s'assurer qu'elle est un réceptacle approprié pour cette sainteté et qu'elle a la capacité de la recevoir.

En ce qui concerne l'observance du Shabbath, il y a 2 aspects. Il y a "tu te souviendras" et "tu observeras".
"Se souvenir" (za'hor) est le masculin, tandis que "observer" (chamor) est le féminin. (Zohar 1:48b)
Certaines personnes observent le Shabbath dans le but de faire plaisir à D.
En observant le Shabbath, l'âme est rattachée à un lien plus élevé et la personne sert Dieu avec une conscience élargie. La personne est également capable d'influencer positivement tous les mondes supérieurs. C'est ce que l'on entend par l'aspect "masculin", car la "masculinité" est associée au don.

D'autre part, certaines personnes ser vent D. pour leur propre bénéfice ; c'est l'aspect "féminin", associé à la réception.
Nos Sages (Shabbath 118b) affirment que même si une personne voue un culte à l'idolâtrie comme l'a fait la génération d'Enoch, elle sera pardonnée si elle observe correctement le Shabbath.
La raison en est que lorsqu'une personne faute, elle est séparée de la source de vie et entache son âme.
Mais lorsque la sainteté du Shabbath arrive, D. illumine l'âme de la personne avec une lumière intense provenant des mondes cachés. De cette manière, l'âme peut retourner à sa source et ainsi contrecarrer l'effet de la faute.

C'est pourquoi le Shabbath est considéré comme un cadeau précieux. En observant correctement le Shabbath, une personne se voit pardonner toutes ses transgressions.
Cependant, si une personne observe le Shabbath dans cette intention, c'est-à-dire pour que ses fautes soient pardonnés, c'est bien, mais ce n'est pas optimal.
Si une personne observe le commandement de D. pour son propre bénéfice, pour recevoir une récompense, même si cette récompense est spirituelle, elle ne se rapporte encore qu'à l'aspect féminin, elle ne souhaite que recevoir de D.
Le service principal d'une personne est de faire plaisir à D. par ses actes, agissant ainsi dans un paradigme masculin, comme le dit le verset : "Donne de la force à Hachem" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35) ...

Par la sainteté du Shabbath, Hachem écarte les afflictions du peuple juif, illumine et sanctifie leurs âmes et pardonne leurs offenses.
Observer le Shabbath pour bénéficier de ces avantages est le niveau minimal d'observance. Toutefois, si une personne est capable d'observer le Shabbath au niveau masculin et actif de "se souvenir", en pensant uniquement à donner du plaisir à D. par son observation du Shabbath, c'est certainement mieux.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Ki Tissa 31,12-13 ]

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=> Quelle que soit la manière dont nous nous y préparons, la sainteté du Shabbath est un don divin. Néanmoins, nous devons nous efforcer d'observer le Shabbath non seulement pour le recevoir comme un don divin, mais aussi pour plaire à D.

"La profanation du Shabbat est l'un des trois péchés [cardinaux] pour lesquels leurs auteurs sont blâmés d'avoir commis tous les fautes".
[midrach Tanaïm, Dévarim 5]

Shabbath précédant le mariage

=> Qu'est-ce qui rend le Shabbath qui précède le mariage si spécial?

-> On nous enseigne que le Shabbath précédant Roch 'Hodech est : "Shabbath mévaré'him" (Shabbath où l'on bénit), on va introduire le nouveau mois et on en profite pour y faire des bénédictions car cela va imprégner le mois à venir de bénédictions. (voir rabbi Tsadok haCohen - Pri Tsadik - Roch 'Hodech Av 3)
Il en est de même lors du Shabbath qui précède un mariage. Ce Shabbath annonce la cérémonie à venir, et il sert de source de bénédictions pour le mariage à venir. (voir le Imré Pin'has - Inyanim Shonim 86)

D'où vient ce concept?
Le Zohar (Yitro 88a) nous enseigne que toutes les bénédictions adressées aux sphères célestes et terrestres pendant la semaine sont liées au Shabbath qui précédent.
[Darché 'Haïm véShalom 1045:2]

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-> "[Le roi d'Israël] écrira pour son usage, dans un livre, une copie de cette Torah ... Elle sera avec lui et il y lira tous les jours de sa vie ... pour les accomplir" (Choftim 17,18-19).
Ainsi, un roi doit consulter la Torah pour être guidé pour que chacune de ses actions de sa vie soit en phase avec ce qui est écrit dans la Torah.

Par ailleurs, il est écrit : "Un 'hatan (le marié) est comme un roi" ('hatan domé lémélé'h - Pirké déRabbi Eliézer - chap.16).
Un 'hatan étant comparé à un roi, on a pris l'habitude de le faire monter à la Torah le Shabbath précédant le mariage, pour lui rappeler de construire son foyer sur ces fondations.