Il ne devrait pas venir à l'esprit d'une personne de dire que, parce que des obstacles sont apparus qui l'empêchent d'accomplir une mitsva, Hachem ne désire pas sa Torah et ses mitsvot.
Ce n'est pas le cas, c'est plutôt le contraire qui est vrai : les obstacles sont une indication que ses actions sont désirables devant Hachem, et que Satan essaie de l'en empêcher.
[Shévet Moussar - chap. 12 ]
Catégorie : Mitsvot vis-à-vis de D.
Celui qui a l'occasion de fauter et s'en abstient est invité comme un ange [à bénéficier de la lumière de la Chékhina].
[Tana déBé Eliyahou rabba - chap.9 ]
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-> Pourquoi Yossef a-t-il mérité une telle grandeur? Parce qu'il a surmonté son yétser ara et risqué sa vie pour accomplir la volonté d'Hachem ...
De nos jours, tout le monde doit savoir que si l'occasion de fauter se présente à quelqu'un et qu'il surmonte son yétser ara pour honorer Hachem, il est garanti que Hachem le placera à un niveau élevé dans monde à Venir (olam haba) ... et dans dans ce monde-ci ; [cette récompense est donnée] à lui et aux générations qui le suivront.
['Hafets 'Haïm - Nid'hé Israël - chap.23 ]
-> Même dans les domaines où tout est permis, dans la mesure où une personne est capable de vaincre son yétser ara ne serait-ce qu'un instant et de dompter la sitra achra (force du mal), par exemple, si quelqu'un veut manger et retarde son repas d'une heure ou moins pour étudier pendant ce temps ; ou si quelqu'un se retient de dire des choses qu'il a vraiment envie de dire, ou s'abstient de penser à des choses inappropriées, ... il élève haut l'honneur d'Hachem, et de cette sainteté, une sanctification élevée lui est accordée.
[Tanya, chap. 27]
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-> Rav Touvi bar Rav Kisna a soulevé une contradiction à Rava : Nous avons appris que quiconque accomplit une mitsva reçoit la bonté ... [Ce qui implique que] s'il ne l'a pas [activement accomplie], il ne [reçoit pas la bonté]. En contradiction avec cela, nous avons appris que celui qui reste assis et ne transgresse pas reçoit une récompense comme s'il avait accompli une mitsva.
Rava lui répondit que le fait [de rester assis et de recevoir néanmoins une récompense] fait référence à quelqu'un à qui un acte pécheresse s'est présenté, et qui s'est abstenu de fauter.
[guémara Kidouchin 39b ]
Sachez que tous les hommes sont esclaves de leurs désirs matériels, et qu'un vrai roi qui porte sa couronne sur la tête est quelqu'un qui est libre de tout désir.
[Ibn Ezra - Nasso 6,7 ]
Le yétser ara
+ Le yétser ara :
-> L'âme descend dans ce monde pour accumuler des mitsvot et de bonnes actions. Lorsqu'elle retourne finalement chez elle, elle ne ressent plus cette gêne car elle a gagné sa vie.
Ainsi, lorsque l'âme vient dans ce monde, elle n'aspire à rien d'autre qu'à s'occuper de la Torah et des bonnes actions. Le corps physique, en revanche, puisqu'il est créé à partir de matière brute, ne désire que les plaisirs matériels de ce monde.
De plus, dès la naissance d'une personne, le yétser ara entre dans son corps et, à partir de ce moment, "[la tentation de] fauter attend à l'entrée" (Béréchit 4,7).
Hachem a créé le yétser ara, mais Il a également créé la Torah et le yétser tov comme antidote (voir Kidouchin 30b). De plus, l'âme d'une personne l'aide également à lutter contre le yétser ara.
En outre, lorsque Hachem voit une personne suivre les conseils du yétser tov, Il l'aide à vaincre le yétser ara ...
Lorsque l'homme est méritant et fait la volonté de son Créateur, son âme marche dans le Jardin d'Hachem, un héritage éternel et un lieu de repos, et s'y délecte.
Pourtant, si nous réfléchissons à ce sujet, nous pourrions nous demander : "Si l'âme atteint toute cette grandeur grâce aux efforts du corps, pourquoi l'âme jouit-elle d'un si grand plaisir dans le Gan Eden alors que le corps repose simplement dans la tombe et retourne aux vers et à un simple tas de terre? Où est la récompense du corps pour tous ses efforts?"
En vérité, le corps sera également récompensé comme il se doit, lorsque viendra le moment de la résurrection des morts. Il se lèvera et restera pour l'éternité là où "on dira de lui qu'il est saint" (Yéchayahou 4,3) ; le corps du juste sera élevé et deviendra identique par nature à son âme.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 1,9 ]
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-> La Torah Orale donne de l'épice et de la saveur à la Torah Ecrite.
Nous savons également que le principal moyen de dominer le yétser ara est d'étudier la Torah, comme nous l'enseignent nos Sages : "Hachem a dit : J'ai créé le yétser ara et j'ai créé la Torah comme antidote (Torah tavlin)" (Kidouchin 30b). Le mot "antidote" est "tavlin" (תַּבְלִין), qui signifie également "épice".
Ainsi, le moyen de vaincre le yétser ara est l'épice de la Torah Orale.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 4,19-21 ]
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-> "Le yétser ara est connu par 7 noms : ra (mauvais), arél (incironcis), tamé (impur), tséfoni (caché), avèn (pierre), mi'hchol (pierre d'achoppement), choné (ennemi)". [guémara Soucca 52b]
Chacun de ces noms représente un pouvoir distinct du yétser ara. Même si une personne peut dominer le yétser ara dans un domaine, celui-ci se dresse contre elle dans d'autres domaines avec un pouvoir différent, jusqu'à ce qu'elle soit confrontée à sept défis distincts.
[chaque domaine, pouvoir, du yétser ara a de très nombreuses variantes ]
Je pense que c'est ce à quoi le roi Shlomo faisait référence lorsqu'il a dit : "Bien qu'un homme juste (tsadik) puisse tomber sept fois, il se relève ; mais le racha ne tombe qu'une seule fois (puisqu'il ne fait pas l'effort pour se relever)" (Michlé 24,16) (voir Sanhédrin 7a).
Pourquoi précise-t-il "sept fois" ?
Cela fait allusion aux sept pouvoirs du yétser ara qui les utilise tous pour attaquer la personne juste, mais qui est incapable de la vaincre. En revanche, le racha est vaincu d'un seul coup par un seul pouvoir.
La Torah a le pouvoir exclusif d'affaiblir le yétser ara et de le renverser. Par conséquent, pour chaque pouvoir du yétser ara, il doit exister une force similaire dans la Torah pour le contrebalancer ...
La Torah comporte soixante-dix visages (ou facettes), et chacun d'entre eux est une autre force qui peut vaincre le yétser ara.
Alors que le yétser ara possède sept forces, celui qui étudie la Torah est doté de soixante-dix-sept forces. C'est l'une des raisons pour lesquelles la Torah est mentionnée dans le verset : " Que Hachem donne la force (oz - עֹז) à son peuple!" (Téhilim 29,11), puisque עֹז a une valeur de 77, ce qui fait allusion à toutes ces forces.
[les forces du yétser ara et de la Torah proviennent toutes d'Hachem, et sont pour notre bien, pour qu'on soit forts dans l'éternité du monde à Venir. ]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 4,24 ]
Actuellement, la nature sacrée du peuple juif n’est dévoilée qu’en fonction du libre arbitre
"Il existe deux concepts essentiels qui, ensemble, constituent la sainteté d'Israël et le lien entre Hachem et le peuple juif.
Le premier est "ségoula", la nature sacrée dans l'âme d'un juif, transmise comme un héritage des Patriarches, comme il est dit : ... "Le Seigneur n'a chéri que tes ancêtres, pour les aimer, et Il a choisi leur descendance après eux" (Ekev 10,15). [Il est également dit] : "Vous serez pour moi un trésor (ségoula) parmi toutes les nations" (Yitro 19,5).
La ségoula est une force intérieure et sacrée qui repose dans la nature de l'âme [de tout juif], selon la volonté d'Hachem. Elle est comme la nature de tout ce qui existe, qui ne peut en aucun cas changer ...
Le deuxième concept est le libre arbitre (bé'hira), qui dépend des bonnes actions et de l'étude de la Torah.
La composante ségoula est beaucoup plus grande et plus sainte que la composante qui dépend du libre arbitre ; il n'y a aucune comparaison possible.
Il existe une alliance [divine] qui [détermine que] la ségoula intérieure du peuple juif (la nature sacrée de son âme) ne se révélera à notre époque que dans la mesure où la bé'hira contribuera à sa révélation. Par conséquent, tout dépend de l'abondance des bonnes actions, de la sainteté de la foi et de l'étude de la Torah."
[rav Avraham Kook - Igrot HaRéiya - lettre 555 (lettre adressée au Ridbaz)]
Ajouter des interdictions à la Torah = danger potentiel!
"Tout ce qui nous est interdit par la Torah incite le yétser ara à s'opposer à nous (voir Soucca 52a), et le yétser ara tente davantage les juifs que les autres nations. Néanmoins, deux pouvoirs s'y opposent : la Torah écrite et la Torah orale.
Mais celui qui ajoute des interdictions supplémentaires augmente également l'antagonisme de la mauvaise inclination (yétser ara), et la Torah pourrait ne pas fournir de protection supplémentaire pour y résister, car le pouvoir de la Torah ne s'oppose qu'aux assauts du yétser ara que la Torah elle-même provoque par ses interdictions."
[Kli Yakar - Nasso 6,11]
"Lorsque le yétser ara est actif, personne ne se souvient du yétser tov" (guémara Nédarim 32b).
-> Le Steipler (dans son Birkat Péretz - Massé) écrit :
"Nous devons inculquer la crainte du châtiment, car lorsque le yétser ara se renforce, la passion bloque le cœur d'une personne jusqu'à ce qu'elle soit presque inconsciente des questions spirituelles ...
Seule une faible impression [de spiritualité] subsiste au fond de son cœur et il devient comme une personne grossière qui n'a rien d'autre que des désirs terrestres (matériels).
Mais la crainte d'un châtiment sévère peut secouer et effrayer même une personne grossière et vile, ..."
Avoir de l’émotion avec Hachem permet de se protéger de son yétser ara
-> Le 'Hovot Halévavot (chaar Ahavat Hachem 7) écrit :
"Ceux [qui servent avec amour] dans une relation d'intimité qu'ils ont avec Hachem dans leur cœur, c'est comme s'ils Le servaient avec les saints anges dans les hauteurs les plus élevées.
Le désir [pour les choses matérielles] se dissout dans leur cœur et l'aspiration au plaisir [matériel] est déracinée de leur être, car elle est remplacée par le désir de servir leur Créateur et de L'aimer.
Les feux de la mauvaise inclination (yétser ara) sont éteints dans leur cœur ... par l'intensité de leur ravissement devant la lumière qu'ils trouvent en servant Hachem, comme ce qui arrive à une bougie lorsqu'elle est exposée à la lumière du soleil. "
[Ainsi, la lumière intense de la spiritualité atténue le feu de la mauvaise inclination et l'éteint.]
-> L'une des joies les plus essentielles pour un être humain est l'émotion. Quand une personne est émotionnelle, elle se sent beaucoup plus vivante. Si ce besoin n'est pas satisfait de manière positive (dans le judaïsme, le spirituel), la personne le cherchera ailleurs.
En ce sens, le rav Kalonymus Shapira (Tsav vérizouz) enseigne :
"L'âme d'une personne aime être émotionnelle, pas seulement avec de la joie, mais avec n'importe quelle émotion ; elle est même prête à ressentir de la tristesse et à pleurer. Les gens aiment voir des images effrayantes et entendre des histoires horribles qui les font pleurer, juste pour être émus. C'est une fonction et un besoin fondamentaux de l'âme, comme toute autre fonction et tout autre besoin essentiels.
Ainsi, seul celui qui comble ce besoin en servant Hachem, en imprégnant son étude de la Torah et sa prière d'émotion, préserve son âme.
Mais ce n'est pas le cas de celui qui accomplit ses devoirs sacrés sans émotion. Soit il cherchera à satisfaire ses émotions de manière superficielle, soit il finira par souffrir d'un trouble mental causé par la privation de l'un des besoins essentiels de l'âme."
-> "Si une personne ressentait la joie que son âme éprouve lorsqu'elle se rapproche de Hachem à travers la Torah, la prière et l'accomplissement des mitsvot, en particulier les shabbat et les yamim tovim, il lui serait alors extrêmement difficile de s'éloigner de ce plaisir suprême et de pécher ou de sombrer dans la matérialité."
[rav Kalonymus Shapira - Hakhsharat HaAvrekhim - début du chap.4 ]
-> Le 'Hazon Ich (Kovetz Igrot 1,9) écrit :
"Les passions et les désirs d'un homme comportent de nombreux aspects. Les choses agréables excitent le corps ... et, dans une certaine mesure, plaisent à l'âme. Mais ces plaisirs ne peuvent rivaliser avec le plaisir sublime du labeur intellectuel qui permet à l'âme de s'élever au-dessus de l'agitation de ce monde pour atteindre les hauteurs du ciel où l'on se délecte de la splendeur de la sagesse suprême. C'est la plus grande et la plus ultime bonté sous le soleil que l'homme puisse connaître."
-> Selon le rav Eliyahou Falk, c'est ce pour quoi nous prions avec les mots "Sabénou mitouvé'ha" (comble-nous de Ta bonté).
Si nous sommes capables d'être comblés par la bonté d'Hachem, c'est-à-dire par tout le bien matériel et spirituel qu'Hachem nous donne, alors nous n'avons pas besoin des "biens" superficiels que le yétser ara tente de nous vendre pour satisfaire nos désirs. Nous sommes déjà comblés par la bonté de Hachem.
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-> Il n'y a rien de tel que le plaisir spirituel et la joie de la proximité avec Hachem pour protéger une personne contre les défis de la mauvaise inclination (yétser ara).
Il est écrit dans le Tana Débé Eliyahou (rabba 3) : "Le roi David dit : "Ma crainte réside dans ma joie".
Le Yéchouot Yaakov explique : "En raison de la joie que j'ai eu, j'avais peur que mon yétser ara ne me domine et que je trébuche, à D. ne plaise."
Le Or'hot Tsadikim (fin de chaar Haahava) écrit : "Ils auront la crainte de transgresser les mitsvot d'Hachem par criante de perdre Son amour. C'est ce que signifie "Servez Hachem avec crainte" (Téhilim 2,11), c'est-à-dire dans la crainte de [perdre] l'amour."
-> "Pour qu'une personne intelligente vainque son yétser ara, rien n'est plus puissant que son âme se souvenant des délices et des plaisirs que l'on trouve dans le service d'Hachem"
[séfer haYachar - attribué à Rabbénou Tam]
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-> "Tu prendras alors plaisir en Hachem" (Yéchayahou 58,14).
Le Radak commente :
"Rav Saadiah Gaon explique qu'il s'agit d'un plaisir physique ... Contrairement aux insensés dont il est dit : "Le plaisir ne convient pas à l'insensé" (Michlé 19,10). Une personne intelligente ne se livre pas à des plaisirs excessifs ; elle le fait plutôt avec discernement, car elle est engagée dans la quête de la connaissance, dont elle tire un plaisir bien plus grand."
Cela suggère qu'une personne intelligente est capable de vaincre ses mauvaises inclinations et de ne pas se livrer à des excès grâce au plaisir plus grand qu'elle tire de la quête de la connaissance (de la spiritualité).
La grandeur d'une personne ne se mesure pas à la hauteur [spirituelle] qu'elle a pu atteindre, mais plutôt à la profondeur [spirituelle] qu'elle a pu surmonter.
[rav Its'hak Hutner ]
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[le fait de se relever après une chute dans un trou tendu par notre yétser ara, est plus important que le moment exalté où l'on se trouve à des sommets spirituels de notre vie. ]
Si seulement les gens comprenaient combien de récompenses et de mérites sont accordés aux justes (tsadikim) lorsque les réchaïm font téchouva grâce à eux, ils courraient après les réchaïm pour les ramener sur le droit chemin comme on court après la vie elle-même.
[Zohar II,129a ]