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Les Téfilines

+ Les Téfilines :

Les êtres malfaisants et les nations du monde ont peur de celui qui met les Téfiline.
En effet, il est dit : "Et tous les peuples de la terre verront que le nom d'Hachem est associé au tien et ils te craindront" (Ki Tavo 28,10), et selon Rabbi El'azar, ce sont les Téfiline de la tête qui inspirent la crainte aux peuples étrangers.

De même, quand les Sages affirment que les Tsadikim (Justes) seront assis dans le monde futur avec une couronne sur la tête, ils font allusion aux Téfiline.
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,6]

Le yétser ara

+ Le yétser ara :

-> Quand le mauvais penchant entre-t-il dans le corps ?
Il existe deux écoles de pensée : soit à la conception, soit à la naissance.

Combien de mauvais penchants avons-nous ?
Nous en avons deux. Le premier cherche notre chute et notre ruine.
Le second s'exprime par des traits de caractère négatifs, comme la colère.
[ rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Shoftim ]

A l’avenir, le yétser ara sera annulée (ne nous incitant plus à commettre le mal) et ne servira plus qu’à la procréation.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9 - citant le Raya Mehemna - Zohar, vol.1,137b ]

Les repas copieux renforcent le mauvais penchant ...
Ceux qui s'enivrent interrompent le flux de bénédictions qui se déverse sur Israël.
[...]

Il ne faut pas manger comme un glouton, mais comme si on était en présence du Roi des rois, pour que la nourriture soit bénie dans les entrailles, tandis que "le ventre des réchaïm n'en a jamais assez" (Michlé 13,25).
[séfer Dévarim Chéakédoucha - chap.1]

+ "Éloigne-toi du mal et fais le bien" (sour méra vaassé tov - Téhilim 34,15).

-> Cela signifie s'éloigner du mal en le transformant en bien.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 69]

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-> Il existe 2 façons d’aborder le mal : le surmonter et le dompter, ou le transformer, comme il est dit ici. Alors que la voie du surmontement implique une lutte constante et repose sur la perception d’un mal inhérent, la voie de la transformation implique un changement de perception, la prise de conscience que tout mal perçu n’est en réalité qu’une illusion (rien ne pouvant se passer, exister, un seul instant sans un décret du Ciel le permettant).

Le mal est bon à sa source

+ Le mal est bon à sa source :

-> On pourrait se demander : dans le contexte de la création, la Torah déclare à plusieurs reprises [ "cela était bon" ; et à la fin de celle-ci (Béréchit 1,31)] "et voici, cela était très bon".
Dans le Livre du Dévarim, cependant, il est écrit : "Vois, j’ai placé devant toi la vie et le bien, la mort et le mal" (Nitsavim 30,15). D’où vient le mal?

On ne peut pas interpréter cela à la manière dont nous parlons du mal réel.
[En réalité,] le "mal" aussi est bon, sauf qu’il s’agit du niveau le plus bas du bien absolu. C’est ce à quoi fait allusion le Zohar lorsqu’il parle de "mile'eil oumile ra" (d’en haut et d’en bas).

Ainsi, lorsqu’il sert à faire le bien, le mal devient lui aussi le bien. Mais lorsqu’on faute, à D. ne plaise, il devient le mal réel.
Prenons, par exemple, un balai pour balayer la maison : dans le contexte du nettoyage de la maison, il possède une certaine qualité positive. C’est [peut-être] un niveau bas, mais c’est tout de même le bien.
Mais lorsqu’on l’utilise pour frapper un enfant qui fait quelque chose de mal, le balai devient véritablement mauvais lorsqu’il frappe l’enfant.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 130]

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-> Tout ce que Dieu a créé est bon. Par le biais du tsimtsoum (contraction divine), un processus de dévolution a donné naissance à la matière brute et aux entités les plus basses que l'on puisse trouver sur terre. La source et le cœur de tous les êtres, cependant, est la spiritualité pure, le bien absolu. Sans l'étincelle divine inhérente à tous les êtres, ceux-ci ne pourraient exister.
Ainsi, même les choses qui sont interdites et condamnées par la Torah, et qui constituent ce que nous appelons le mal, trouvent leur racine dans la bonté divine.
Elles sont apparues pour permettre à l’homme de se réaliser en lui offrant le libre arbitre ("la vie et le bien" contre "la mort et le mal").
Les choses que la Torah qualifie de mauvaises sont véritablement mauvaises par rapport à nous-mêmes. Dans leur origine (et leur finalité), cependant, elles sont réellement bonnes.

Ce principe est expliqué à travers une parabole populaire dans le Zohar (II,163a) :
Un roi a donné à son fils la meilleure éducation et les meilleurs enseignements pour mener une vie morale exemplaire. Afin de tester l’obéissance et la dévotion de son fils, il a engagé une femme belle et intelligente et lui a ordonné de séduire le prince. Cette femme a utilisé toutes les flatteries pour tenter le prince, mais il a rejeté ses séductions.
Inutile de dire que cela procura une grande joie au roi et qu’il récompensa son fils par de précieux cadeaux et des honneurs.
Or, qui a joué un rôle déterminant pour apporter toute cette gloire au prince?
Nulle autre que la tentatrice! Elle doit donc être louée à tous égards : elle a accompli les ordres du roi, et grâce à elle, le prince est devenu digne de ses récompenses et d’un amour accru de la part de son père.

Ce que nous appelons le mal est donc, en réalité, un "fondement (littéralement, un siège) du bien".
En substance, en termes d’origine (et de finalité), il est bon. Cependant, à mesure qu’il descend vers sa manifestation mondaine, le bien est entièrement dissimulé et invisible, et tout ce que nous voyons n’est que l’enveloppe véritablement mauvaise.

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-> Les klipot (c’est-à-dire le royaume du mal) n’existent qu’en vertu de la volonté divine. Elles sont soutenues par des étincelles de sainteté profondément ancrées en elles, bien que dans une mesure limitée qui est juste suffisante pour leur objectif prévu.
Lorsque l’homme faute, cependant, il insuffle une vitalité et une énergie supplémentaires dans les klipot, ce qui leur donne le pouvoir d’aller au-delà de la tentation de l’homme, pour tenter de "conquérir et de l’emporter avec toute leur force". Ainsi, cela devient le mal réel.

-> "Détournez-vous du mal et faites le bien" (Téhilim 34,15).
Le Beit Aharon explique que la façon dont on se détourne du mal est en faisant le bien. L'idée est que même celui qui fait le mal n'est pas foncièrement mauvais. C'est simplement ce qu'il fait. Et si c'est le cas, en faisant le bien, on se déconnecte automatiquement du mal.

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-> Le rav Kalonymos Kalman Shapira (Hach'harat HaAvré'him - chap.9) discute du fait que toutes nos middos sont des manifestations d'Hachem, et, par conséquent, essentiellement bons et saints.
Si nos midot se manifestent de manière négative, c'est parce que le yétser ara s'en est emparé et que nous devons les récupérer pour le bien. Il est important de comprendre que, dans ce cas, le travail de réparation (tikoun) hamidot ne consiste pas à retravailler notre essence, mais plutôt à la réintégrer.

Les tsitsit

Il est écrit : "Vous regarderez les "tsitsit" et vous vous souviendrez de tous les Commandements d'Hachem" (Chéla'h Lé'ha 15,39), cela signifie que ce Commandement des "tsitsit" vaut autant que tous les autres Commandements réunis ...
Selon Rabi Chim'on bar Yo'haï, quiconque observe scrupuleusement le Commandement des "tsitsit" pour lequel il est ecrit : "vous regarderez les "tsitsit" (oto)", aura le mérite d'accueillir la Chékhina (Présence Divine), d'après le verset : "Tu dois craindre Hachem ton D : c'est Lui (oto) que tu dois servir" (Vaét'hanan 6,13).
[guémara Ména'hot 43b]

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-> Le fait de regarder les tsitsit (our'item oto) purifie notre cœur et éclaire nos yeux pour accepter plus facilement le joug de la Royauté Divine que l'on proclame 2 fois par jour lors de la récitation
du Shéma. [Panim Yafot]

-> Selon le séfer Imré Noam, le nombre 8 de fils de chacune des franges rituelles des tsitsit a été choisi afin de faire expiation sur les fautes des huit organes de l'homme par lesquels la transgression est fréquente : l'œil, l'oreille, le nez, la bouche, la main, la jambe, le cœur et l'organe sexuel.
Ainsi, la vision des 8 fils de chaque frange vient nous rappeler d'utiliser les huit organes cités de façon conforme, afin de nous éloigner de toute transgression.

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-> Une autre braïta enseigne : Heureux les Bné Israël que Hachem a entourés de mitsvot : le téfiline de la tête, le téfiline du bras, les tsitsit sur leur vêtement et la mézouza sur leurs portes ; c'est sur cela que David a dit : "Sept fois par jour, je célèbre Tes louanges, en raison des jugements de Ta justice" (Téhilim 119,164).
[guémara Ména'hot 43b]

-> Dans quel but Hachem nous entoure-t-Il de ces 7 mitsvot?
Selon le Maharcha, c'est afin de protéger l'homme :
- les téfilines entourent la tête de l'homme et le bras de l'homme par leurs lanières ;
- les 4 tsitsiot aux 4 coins du vêtement entourent le corps de l'homme ;
- la mézouza placée aux ouvertures protège la maison d'habitation.

Selon le Ben Ich 'Haï, ces 7 mitsvot qui "entourent" l'homme sont en allusion dans le mot hébraïque מצות (mitsvot), composé de la lettre מ (mem) pour mézouza, du צ (tsadik) de tsitsit, [de la lettre vav coordinative/ de liaison), et du ת téfilines.

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-> C'est pourquoi, le roi David s'est senti "nu" de mitsvot (guémara Ména'hot 43b), donc dépourvu de protection, lorsqu'il s'est trouvé dans un bain, sans mézouza (on ne fixe pas de mézouza à la porte d'une salle de bain), sans téfilines et sans tsitsiot.
Il s'est découragé, puis s'est apaisé grâce à la mila qui le protégeait même en état de nudité.

"Mes enfants, j'ai créé le yétser ara, et la Torah comme son remède" (béni barati yétser ara, oubarati lo Torah tavlin - guémara Kidouchin 30b).

-> Le Maguid de Mézéritch explique que le mot "tavlin" (remède), signifie également une "épice", une saveur qui détermine si l'expression de ce yétser est salée ou sucrée.
Si la Torah est le "tavlin", alors elle semble être présentée comme un élément secondaire, mineur par rapport au potentiel et à la force du yétser ara.
Pourtant, il suffit d'une pincée de cette épice qu'est la sagesse de la Torah pour élever et maîtriser l'énergie négative du yétser, en la transformant en une source de douceur, d'action bénéfique.

Quiconque fait du bien au public ne commettra pas de faute.
[guémara Yoma 87a ; voir aussi le Zohar II,128b ]

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-> Cela fait référence à quelqu'un qui encourage et permet au public d'accomplir des mitsvot, mais cela inclut également, selon l'interprétation courante, quelqu'un qui accomplit lui-même des mitsvot d'une manière qui permet au public de voir et d'apprendre de ses actions (être un exemple vivant positif).