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Le Zohar écrit : Une brit mila est scellée par le Nom divin שדי (Sha-daï).
Tant qu'une personne n'a pas reçu de brit mila, elle reste dans le domaine de la sitra a'hara (forces du mal) et tout ce qu'elle possède, ce sont les lettres שד du Nom שדי.
Lorsque le prépuce est retiré, la lettre youd (י) est révélée, formant שדי.
Hachem dit à Avraham Avinou : אֲנִי אֵל שַׁדַּי (ani kel Sha-daï - Vayichla'h 35,11). S'il subit la brit mila, il deviendra "tamim" ; cela complètera le Nom Saint en lui.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Makhsof haLavan - Toldot ]

Suivre son yétser hatov

+ Suivre son yétser hatov :

-> "Hachem a créé le yétser hatov pour le bien de l'homme : pour le guider sur le bon chemin dans ce monde afin qu'il mérite la vie dans le monde à Venir. Une personne doit tenir compte de ses conseils, comme l'a dit le roi Shlomo : "Mieux vaut un jeune pauvre qui est sage (symbolise le yétser hatov) qu'un vieux roi qui est insensé (allusion au yétser ara)" (Kohélet 4,13).
Lorsqu'une personne tient compte de ses conseils, tout est merveilleux pour elle. Mais si elle ne l'écoute pas, le yétser hatov s'enfuit et la laisse entre les griffes du yétser ara.

Or, lorsqu'une personne tient compte des conseils du yétser hatov, Hachem vient à son aide, comme le disent nos Sages : "Une personne qui vient pour être purifiée est aidée" (Shabbat 104a).
Si le yétser ara tente de la dissuader, Hachem et le yétser hatov l'aideront à ne pas fauter.
[...]

La valeur numérique de יצר טוב (yétser tov) est de 317, ce qui est identique au Nom d'Hachem : Shadaï (שדי) lorsque l'on ajoute trois (un pour chaque lettre).
Cela indique que lorsqu'une personne écoute la voix de son yétser tov, alors Hashem (שדי) l'aidera.
C'est peut-être ce à quoi fait allusion le verset : "Shadaï sera avec toi dans ta souffrance" (véaya Shadaï bétsaré'ha - Iyov 22,25), car le mot בְּצָרֶיךָ (dans ta souffrance) peut être réarrangé en ביצרך (béyitsré'ha - avec ton yétser - c'est-à-dire ton yetzer tov).
[lorsque vous le suivez, Shadaï est avec vous. De plus, lorsque יצר (yétser) est écrit en entier (יוד צדי ריש), les dernières lettres internes forment שדי. C'est une allusion qu'avec le yétser tov, Shadaï vient nous aider.
Shadaï soumet également le yétser ara ; lorsqu'il est écrit en entier (יוד צדי ריש), ce yétser (mauvais) a lui aussi les lettres finales שדי.
[toute mauvaise chose ne peut exister que si elle a en elle une étincelle de divinité (de même pour le yétser ara). De plus, à l'inverse de l'apparence l'objectif au fond de lui du yétser ara est qu'on fasse la volonté de D. (Shadaï). ]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 20-25]

Téfilin et Tsitsit

+ Téfilin et Tsitsit :

-> "Et tu méditeras Sa Torah jour et nuit" (Téhilim 1,2).
Quiconque s'engage dans la Torah, Hachem exauce ses désirs.
Rabbi Eliezer dit : Israël dit devant Hachem : "Maître du monde, nous voulons étudier la Torah jour et nuit, mais nous n'avons pas le temps".
Hachem leur dit : "Accomplissez la mitsva des téfilin, et je considérerai que vous avez étudié la Torah jour et nuit".
[midrach Shocher Tov 1 ]

-> Une personne est tenue de toucher ses téfilin à chaque instant. [Ceci est dérivé] d'un kal va'homer du Tzitz : le Tzitz ne contient qu'une seule mention [du nom d'Hachem], mais la Torah dit : "Il doit toujours être sur son front" (Tétsavé 28,38) et il [le Cohen Gadol] ne doit pas détourner son attention de lui.
À plus forte raison les téfilin, qui contiennent de nombreuses mentions [du nom d'Hachem].
[guémara Shabbat 12a ]

Le Eitz Yossef souligne que ce kal va'homer n'est pas une déduction midé'Oraïta à part entière, mais seulement midé'Rabbanan. Néanmoins, nous voyons que la sainteté des téfilin est comme la sainteté du Tzitz que le Cohen Gadol revêtait.

-> Le peuple juif est aimé, car Hachem l'a entouré de mitsvot : les téfilin sur la tête, les téfilin sur les bras, les tsitsit aux [quatre coins] de leurs vêtements et une mézouza sur leurs portes.
[Ména'hot 43b ]

-> Nos Sages nous ont enseigné que lorsque nous serons jugés [par le Ciel], si nous avons été scrupuleux dans l'accomplissement de la mitsva des téfilin, alors notre balance des mérites pèsera plus lourd ; si nous avons été négligents avec les téfilin, alors notre balance des fautes pèsera plus lourd.
Car il n'y a pas de commandement plus important dans la Torah que la mitsva des téfilin. Toute la Torah est liée aux téfilin, comme il est dit [à propos des téfilin] : "Afin que la Torah d'Hahem soit dans ta bouche" (Bo 13,9).
[Roch - Hilkhot Téfillin 28 ]

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-> Quand une personne accomplit la mitsva des tsitsit, c'est comme si elle saluait la Chékhina ...
C'est comme si elle accomplissait toutes les mitsvot.
[Sifri - Bamidbar 115:1 ]

-> La mitsva des tsitsit équivaut à toutes les mitsvot de la Torah.
[guémara Nédarim 25a ]

-> Le séfer Haflaah demande comment il se fait que le tsitsit soit égal à toutes les mitsvot de la Torah. Le tsitsit n'est même pas une obligation à part entière, mais plutôt la possibilité d'accomplir une mitsva si on le souhaite (dans le cas où l'on porte un vêtement à 4 coins).
Il répond que c'est exactement le but. Le fait que le tsitsit ne soit pas une obligation à part entière et qu'on l'accomplisse quand même montre à quel point les mitsvot sont chères à celui qui les accomplit.
S'il est vrai qu'il est important d'être obligé de faire quelque chose et de l'accomplir, il est également important de montrer à quel point les mitsvot nous sont chères, et en ce sens, les tsitsit équivalent à toutes les mitsvot.

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-> [Le midrach (Bamidbar rabba 17,6) dit: ] "Afin que vous vous souveniez et accomplissiez tous mes commandements" (Chéla'h Lé'ha 15,40).
C'est comparable à quelqu'un qui a été jeté dans l'océan. Le capitaine lui tend une corde et lui dit : "Attrape cette corde dans tes mains et ne la lâche pas. Car si tu la lâches, tu perdras la vie".
De même, Hachem dit à Israël : "Tant que tu es connecté aux mitsvot, tu es connecté à Hachem, ton D., et tu auras la vie pour tous tes jours".

Cette corde fait référence aux fils des tsitsit, dont la vue rappelle toutes les mitsvot que Hachem a ordonnées, et qui empêchent de commettre une faute délibérée.
[Radal - midrach Bamidbar rabba 17,6 ]

-> La guémara (Ména'hot 43b) compare les tsitsit à un sceau d'esclavage.
Tossafot explique qu'on apposait autrefois un sceau d'argile sur les vêtements d'un serviteur pour indiquer qu'il était l'esclave d'un certain maître. De même, les fils des tsitsit indiquent qu'on est soumis à la volonté de Hachem.

L’une des principales ruses du yétser ara est qu’il nous fait oublier toutes les bonnes choses qu'Hachem a faites pour nous tout au long de notre vie. Lorsque nous sommes vraiment aux prises avec une certaine difficulté matérielle, il tente de nous faire désespérer en nous plongeant tellement dans notre situation actuelle que nous ne nous souvenons plus comment Hachem nous a aidés à traverser des moments difficiles dans le passé. A cause de cela, nous renonçons à prier pour le salut dont nous avons besoin.

... Même dans les moments les plus sombres, nous pouvons trouver des moyens par lesquels Hachem nous aide et nous apporte du soulagement. Grâce à cela, nous pouvons rassembler la force de prier Hachem et de croire au pouvoir de nos prières, par lesquelles nous méritons de voir le salut complet, amen!
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kileï Béhéma 4 ]

Monter spirituellement peut réveiller les forces du mal contre nous

+ Monter spirituellement peut réveiller les forces du mal contre nous :

"Dina, la fille que Léa avait enfantée à Yaakov, sortit pour faire connaissance avec les filles du pays. Chékhem, fils de 'Hamor ... vit [Dina, fille de Léa], il la prit, cohabita avec elle et lui fit violence" (Vayichla'h 34,1-2)

=> Pourquoi cela est-il arrivé à Yaakov précisément après qu’il eut atteint un tel niveau de perfection?
N’est-il pas écrit : "Aucune iniquité n’atteindra le juste (tsadik)" (Michlé 12,21) ?

-> Peut-être pouvons-nous l’expliquer ainsi : lorsque la sitra a'hara (force du mal) constate une augmentation de la sainteté, ce qui signifie que son propre pouvoir diminue et qu’elle est sur le point d’être anéantie, alors elle rassemble toutes ses forces. Elle porte accusation sur accusation, même pour la moindre infraction, dans l’espoir de trouver un moyen de frapper la sainteté et de la souiller, à D. ne plaise.

C’est par exemple ce qui s’est produit lorsque le peuple juif a reçu la Torah. La nation tout entière avait atteint un très haut niveau de sainteté et toute contamination spirituelle avait été éliminée (guémara Shabbat 146a).
La sitra a'hara était presque entièrement détruite, comme l’expliquent nos Sages (Erouvin 54a) à propos du verset (Ki Tissa 32,16) "gravé ('harout) sur les tables", lisez-le plutôt comme "libéré" ('hérout), car le peuple juif avait été libéré du yétser ara et de l’ange de la mort.

Lorsque la sitra a'hara vit qu’elle était sur le point d’être détruite, elle lança accusation après accusation, et tentation après tentation, jusqu’à ce que le Veau d’or soit formé et que la sainteté soit entachée.
La sitra a'hara se comporte toujours ainsi face à la sainteté.

De même, en ce qui concerne Yaakov Avinou.
Il venait de la maison de Lavan, bastion de l’impureté, et avait néanmoins conservé un niveau de sainteté extrême. Il arriva en état de perfection au pays de Canaan, et acquit une portion de la terre de 'Hamor pour le prix de 100 kessita (קשיטה), mot qui signifie "mérite".
En d’autres termes, Yaakov disposait de 100 mérites qu’il utilisa pour acquérir cette terre, un lieu qui était auparavant contrôlé par la sitra a'hara.
Auparavant, cette terre était certes un lieu saint, mais la sitra a'hara en avait pris le contrôle.

C’est pourquoi, dès que Yaakov l’acheta ... "il proclama : "Hachem, le D. d’Israël"(vayikra lo : El Eloké Israël - Vayichla'h 33,20). Nos Sages (Méguila 18a) expliquent ce verset : Yaakov atteignit un niveau si élevé qu'Hachem l’appela אל (El).
Yaakov, par ses bonnes actions (mitsvot), fit naître une augmentation de la sainteté. C’est pourquoi, par la plus infime ouverture que constituait "Dina sortit", la sitra a'hara trouva un moyen d’attaquer la sainteté et de la souiller.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayichla'h 34,1-2]

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=> lorsque l'on a pu faire des efforts et parvenir à de belles réussites spirituelles, il se peut qu'on ait des difficultés dans la vie. Notre yétser ara cherche à nous faire croire que c'est un signe que nous ne sommes pas aimés/importants aux yeux d'Hachem (ex: regarde ce que tes bonnes actions t'ont apporté comme galères, c'est qu'elles n'ont pas eu d'impact auprès d'Hachem, sinon pourquoi aurais-tu des difficultés en récompense? Alors diminue tes efforts spirituels, et kiff ta vie!).
Mais la réalité c'est qu'on a fait des choses magnifiques, qui vont rendre "jalouse" la force du mal, qui en désespoir de cause va chercher à nous nuire (pour nous perturber moralement).
[nos Sages disent également qu'après avoir fait de bonnes actions, cela apporte tellement de plaisir à Hachem qu'on soit maintenant plus proche de Lui et plus méritant, qu'Il va nous amener d'autres défis car Il a envie qu'on soit encore plus proche de Lui pour l'éternité. (D. ne nous envoie rien que nous ne soyons capables de surmonter). ]

Mettre les punitions encourues face au yétser ara

"Et voici les jugements (ordonnances [lois]) que tu placeras devant eux" (élé amichpatim achèr tachim lifné'ém - Michpatim 21,1)

-> Le mot המשפטים (amichpatim - jugements) a la valeur numérique de 484, qui est la même que celle des mots גוך נשמה (kouf - corps et néchama - âme).
Cela nous suggère que lorsque le yétser ara domine quelqu'un, lorsqu'il tente de le retourner contre son Créateur et de lui faire perdre à la fois son corps et son âme, il doit se souvenir des jugements et des punitions qu'il recevra dans l'au-delà pour les avoir transgressés. Ce faisant, son corps et son âme lui seront soumis.

Nous pouvons comprendre le verset comme suit :
"achèr tachim lifné'ém" = que tu placeras devant eux. Tu placeras les jugements devant le corps et l'âme, auxquels fait allusion le mot "les jugements" [car ils ont la même valeur numérique].
"élé amichpatim achèr tachim lifné'ém" (וְאֵלֶּה הַמִּשְׁפָּטִים אֲשֶׁר תָּשִׂים לִפְנֵיהֶם) = Et voici les jugements que tu leur présenteras. Les initiales de ces mots sont והאתל, qui forment le mot לתאוה (létaava - par désir).
C'est une allusion au fait que si une personne est submergée par les désirs (taavot) du yétser ara, elle doit garder à l'esprit les jugements et les punitions qu'elle recevra dans le monde à Venir (qui est éternel, alors que les désirs sont éphémères).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 21,1]

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[nos Sages nous recommandent avant chaque action de réfléchir : qu'est-ce je gagne, par rapport à ce que je vais y perdre, au prix des souffrances que je vais devoir subir pour cela. ]

Le Créateur (Hachem) met une personne à l’épreuve afin de concrétiser (rendre réel) son potentiel.
[Ramban - sur Vayéra 22,1 - aval aménassé yitbara'h yétsavé bo léotsi adavar min akoa'h él apoal ]

Il ne devrait pas venir à l'esprit d'une personne de dire que, parce que des obstacles sont apparus qui l'empêchent d'accomplir une mitsva, Hachem ne désire pas sa Torah et ses mitsvot.
Ce n'est pas le cas, c'est plutôt le contraire qui est vrai : les obstacles sont une indication que ses actions sont désirables devant Hachem, et que Satan essaie de l'en empêcher.
[Shévet Moussar - chap. 12 ]

Celui qui a l'occasion de fauter et s'en abstient est invité comme un ange [à bénéficier de la lumière de la Chékhina].
[Tana déBé Eliyahou rabba - chap.9 ]

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-> Pourquoi Yossef a-t-il mérité une telle grandeur? Parce qu'il a surmonté son yétser ara et risqué sa vie pour accomplir la volonté d'Hachem ...
De nos jours, tout le monde doit savoir que si l'occasion de fauter se présente à quelqu'un et qu'il surmonte son yétser ara pour honorer Hachem, il est garanti que Hachem le placera à un niveau élevé dans monde à Venir (olam haba) ... et dans dans ce monde-ci ; [cette récompense est donnée] à lui et aux générations qui le suivront.
['Hafets 'Haïm - Nid'hé Israël - chap.23 ]

-> Même dans les domaines où tout est permis, dans la mesure où une personne est capable de vaincre son yétser ara ne serait-ce qu'un instant et de dompter la sitra achra (force du mal), par exemple, si quelqu'un veut manger et retarde son repas d'une heure ou moins pour étudier pendant ce temps ; ou si quelqu'un se retient de dire des choses qu'il a vraiment envie de dire, ou s'abstient de penser à des choses inappropriées, ... il élève haut l'honneur d'Hachem, et de cette sainteté, une sanctification élevée lui est accordée.
[Tanya, chap. 27]

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-> Rav Touvi bar Rav Kisna a soulevé une contradiction à Rava : Nous avons appris que quiconque accomplit une mitsva reçoit la bonté ... [Ce qui implique que] s'il ne l'a pas [activement accomplie], il ne [reçoit pas la bonté]. En contradiction avec cela, nous avons appris que celui qui reste assis et ne transgresse pas reçoit une récompense comme s'il avait accompli une mitsva.
Rava lui répondit que le fait [de rester assis et de recevoir néanmoins une récompense] fait référence à quelqu'un à qui un acte pécheresse s'est présenté, et qui s'est abstenu de fauter.
[guémara Kidouchin 39b ]

Sachez que tous les hommes sont esclaves de leurs désirs matériels, et qu'un vrai roi qui porte sa couronne sur la tête est quelqu'un qui est libre de tout désir.
[Ibn Ezra - Nasso 6,7 ]