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Rabbi Yéhouda dit : Un jour viendra où Hachem fera venir le yétser ara et l'égorgera en présence des tsadikim et des réchaïm.
Le yétser ara apparaîtra aux tsadikim comme une haute montagne, et aux réchaïm comme un cheveu.
Cependant, les uns et les autres pleureront.
Les tsadikim pleureront et diront : "Comment a-t-on pu surmonter cette montagne si haute?"
Les réchaïm pleureront et diront : "Comment n'a-t-on pas pu maîtriser ce simple cheveu"?
[...]
Rabbi Assi dit : Le yétser ara apparaît au début aussi fin que le fil d'une toile d'araignée ; mais à la fin, il apparaît comme la corde épaisse qui tire une charrette.

[guémara Soucca 52a]

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=> Comment comprendre "l'égorgement" du yétser ara aux temps futurs?

-> Il ne faut pas prendre à la lettre les paroles de rabbi Yéhouda : "Hachem égorgera le yétser ara", car la mort ou l'égorgement ne peuvent pas s'appliquer au mauvais penchant.
Il faut plutôt comprendre : Hachem annulera le pouvoir du yétser ara en accord avec l'allusion contenue dans le verset : "J'ôterai le cœur de pierre de leur corps" (Yé'hezkel 11,19).
Ainsi, dans le futur, le yétser ara perdra son pouvoir séducteur.
[Maharcha]

-> Rabbi Yéhouda a intentionnellement exprimé l'élimination du yétser ara par le terme de "ché'hita" (égorgement rituel), au lieu de "bitoul" (annulation de son pouvoir).
Après la ché'hita d'une bête, la partie inconsommable est jetée et l'autre partie, consommée par l'homme, s'élève du niveau animal au niveau de médaber (l'être humain doué de la parole).
De même, après la "ché'hita" du yétser ara, la sainteté enfouie en lui sortira et élèvera le niveau de toute l'humanité.
[Aroukh Laner]

-> Depuis la faute d'Adam et 'Hava, le bien et le mal se sont liés et mélangés.
Pour les séparer de nouveau, il faut sortir de notre asservissement à ce monde-ci, comme le jour de Shabbath.
C'est ce qui se passera lorsque, dans le futur, Hachem "égorgera" le yétser ara, car alors se révélera le peu de valeur de ce monde-ci, donc notre asservissement au monde matériel cessera et c'est le monde à venir qui bénéficiera de toute notre attention.
[rav Dessler - Mikhtav méEliyahou (tome 5, p.96)]

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=> Pourquoi les tsadikim ont-ils pleuré à l'élimination du yétser ara?

-> Les tsadikim ont pleuré en se rappelant les souffrances qu'ils ont enduré durant leur vie dans ce monde-ci pour maîtriser leur yétser ara.
[à l'inverse, les réchaïm ont pleuré, car ils ont regretté d'avoir écouté le yétser ara, d'autant plus que le mince obstacle qu'il leur présentait était facile à surmonter.]
[Rachi]

-> Lors de l'élimination du yétser ara, les tsadikim ont compris qu'il avait un rôle utile dans le monde (dans béréchit, Hachem désigne le mauvais penchant : "tov méod" : éminemment bien), puisque les tsadikim qui ont su lui résister ont acquis leur monde futur.
Les tsadikim pleurent donc son élimination, car les tsadikim ne pourront plus tirer "profit" de sa présence.
[Maharcha]

-> Les tsadikim ont compris, à cet instant, que ce n'est pas par leurs seuls efforts qu'ils ont pu vaincre les sollicitations du yétser ara, mais ils ont été aidés en cela par Hachem ; sans cette aide, ils n'auraient jamais pu vaincre le yétser ara.
Les tsadikim pleurent donc parce que la récompense reçue dans le Ciel sera inférieure à celle qu'ils auraient méritée s'ils avaient agi sans l'aide d'Hachem.
['Hida - Maréit Ha'aine]

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-> La guémara (Soucca 52a) rapporte que dans le futur, Hachem égorgera le yétser ara.
Pour les tsadikim, le yétser ara apparaîtra comme une montagne et ils pleureront.
Pourquoi pleureront-ils?

Nous pouvons l'expliquer par un machal :
Une personne voyageait dans le désert et avait besoin d'un verre d'eau. Elle rencontra une maison et frappa à la porte. Un arabe ouvrit la porte et le voyageur s'enfuit rapidement. Il ne voulait pas risquer sa vie en buvant de l'eau dans une maison arabe.
Plus tard, il entendit parler d'un autre voyageur du désert qui était venu boire un verre chez cet arabe et qui avait été assassiné.
Lorsqu'il entendit cela, il pleura parce qu'il réalisa qu'il avait été sauvé de la mort.

Le nimchal est lié à ceux qui prennent des précautions supplémentaires pour avoir de la sainteté et pour qu'il y ait de la sainteté (kédoucha) dans la famille.
Certaines personnes se moquent d'eux, disant qu'ils sont extrêmes. Mais lorsqu'ils entendront les histoires de leurs amis et voisins qui n'ont pas été prudents et qui en ont subi les conséquences, ils pleureront de joie immense et loueront Hachem pour leur avoir donné la sagesse et la prévoyance d'être prudents.

-> Rabbi Shlomo Zalman dit : "Les lois de nos Sages sont les mêmes [que celles nécessaires dans le code de la route]. S'il n'y avait pas eu leurs décrets, il y aurait eu beaucoup de victimes spirituelles".

-> " Il ne faut pas que D. voie chez toi une chose inconvenante, car il se retirerait d'avec toi" (Ki Tétsé 23,15)
Lorsqu'il y a des fautes liés à la tsniout et à la arayot, Hachem se détourne, et nous perdons la Providence Divine et la protection d'Hachem. C'est la racine de tous les problèmes dans ce monde.
Ainsi, les lois de nos Sages n'enlèvent pas la vie ; elles nous l'accordent.
On ne gagne qu'à suivre les conseils des nos Sages. [d'où la réaction des tsadikim qui pleureront de joie d'avoir suivi les lois, car ils n'en ont été gagnant pour l'éternité du monde à Venir. ]
[rav Elimélé'h Biderman]

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=> Pourquoi le yétser ara est-il vu soit comme une montagne (pour les tsadikim), soit comme un fil (pour les réchaïm)? Comment comprendre une vision différente chez les uns et les autres?

-> Au fur et à mesure que le tsadik résiste aux séductions du yétser ara, ce dernier se renouvelle chaque jour et s'acharne avec plus de vigueur sur ce tsadik, sans pourtant réussir à le soumettre.
Ainsi, le yétser ara apparaît aux tsadikim grand comme une montagne, selon le principe (guémara Soucca 52a) : "Plus le niveau d'une personne s'élève, plus son yétser ara grandit".
Par contre, le yétser ara n'attaque pas le racha avec vigueur, mais faiblement, car ce dernier cède facilement à ses tentations. Chez eux, le yétser ara leur apparaît mince, comme un cheveu.
[Rif - dans le Ein Yaakov]

-> Le Maharcha enseigne :
- les tsadikim ont une vision à long terme : ils sont capables de voir dès le début ce qu'il leur adviendra à la fin [après leur mort], s'ils ne lui résistent pas.
Le yétser ara leur apparaît donc, dès le début, comme une montagne ou comme une corde épaisse, et c'est pourquoi ils demeurent vigilants.
- les réchaïm, au contraire, ont une vision à court terme : ils ne voient le yétser ara que tel qu'il se présente à eux au début, sous l'aspect d'un cheveu ou d'un fil de toile d'araignée, et c'est pourquoi ils trébuchent [le considérant tellement à la légère, comme quasi inexistant!].
[Maharcha]

-> Le yétser ara ne nous pousse pas directement à faire une grande faute, car il sait que nous ne le ferions pas. Ainsi, il nous convainc de faire une petite déviation, petite comme un fil d'un cheveu, au point que nous ne remarquons rien de spécial.
Un tsadik diffère du racha par le fait qu'il voit dans le futur, et pour un tsadik cette baisse spirituelle de l'épaisseur d'un cheveu apparaît comme une haute montagne.
Il sait que le yétser ara procède par étape : une petite chose aujourd'hui, puis une autre demain, jusqu'à lui demander de servir des idoles (guémara Shabbath 105).
Le tsadik a déjà cette faute de la taille d'une montagne, dès la vision du 1er déclin de l'épaisse d'un cheveu.
[rapporté par la rabbanité S. Feldbrand]

L'Alter de Kelm enseigne : "Quelle est la différence entre un tsadik et un racha? C'est la capacité à se représenter des choses dans son esprit comme si elles étaient réelles."
[cela va à l'encontre de ce que veut notre yétser ara : "Ne te poses pas trop de question. Profites! On verra plus tard!"]

-> Le rav Dessler (Mikhtav méEliyahou - tome.5,p.258-259) écrit :
Au début, notre travail sur le plan spirituel est facile, car les forces d'opposition du yétser ara sont faibles et se présentent comme un simple cheveu.
Malgré cette facilité de progression, le racha désespère dès le début, avec des propos insensés : "Je ne réussirai jamais dans l'étude et la pratique de la Torah ; je ne pourrai jamais progresser".
Le racha doit savoir qu'il n'a pas encore commencé son travail et qu'il se tient toujours devant un obstacle aussi facile à surmonter que l'épaisseur d'un cheveu.

Par contre, c'est le tsadik qui progresse chaque jour et surmonte les obstacles de plus en plus difficiles dressés par le yétser ara, qui aurait dû désespérer devant les difficultés grandissantes qui se présentent à lui, comme une montagne.
Cependant, il ne désespère pas et continue de progresser et de maîtriser cette haute "montagne".

[le tsadik prend chaque jour comme étant le dernier, s'y investissant à fond, ne repoussant pas à plus tard.
Au final dans sa vie, il accomplit énormément de petites actions, à l'image d'un cumul d'une telle quantité de cheveux qui forme une montagne!]

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=> Les allusions d'après le Ben Ich 'Haï :

-> L'homme (guéver - גבר) a pour valeur numérique : 205.
Le bateau (séfina - ספינה) a la même guématria : 205.
C'est pourquoi, l'homme doit se considérer dans ce monde comme un bateau au milieu des vagues de l'océan qui l'entourent, symbolisées par le yétser ara.
De même que les vagues permanentes cherchent à engloutir le bateau, le yétser ara cherche à engloutir l'homme.
Le tsadik, conscient de ce danger quotidien, demeure vigilant.
C'est pourquoi le yétser ara est vu par le tsadik comme une montagne (ar - הר) de guématria : 205, en allusion au bateau (en danger) de même valeur numérique.

-> Le racha verra le yétser ara, comme un cheveu (séara - שערה), dont les lettres hébraïques sont les mêmes que : racha'a (racha au féminin - רשעה), réarrangées dans un ordre différent.
En effet, la nature féminine du racha indique qu'à l'image de la femme qui engendre des enfants, chez le racha une faute engendre une autre faute (avéra govéret avéra).

-> Dans la suite de cette guémara (Soucca 52a), il est rapporté les 7 noms qu'à le yétser ara : ra (mauvais), arél (fermé de cœur), tamé (impur), soné (ennemi), mikhchol (obstacle), éven (pierre), tséfoni (caché).
Selon le Ben Ich 'Haï, les lettres initiales des 7 noms hébraïques du yétser ara (ר ע ט ש מ א צ) totalisent la guématria de : 710
Or, l'expression : ra mét (רע מת - le mal disparaîtra) a la même guématria de : 710.
Il y a donc dans les 7 noms du yétser ara, aux 7 facettes (avec lesquelles il trompe l'homme), une allusion au fait qu'il sera éliminé dans l'avenir.

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=> Comment comprendre la comparaison du yétser ara avec un fil d'araignée ou une corde épaisse?

-> Selon le Maharcha (guémara Sanhédrin 99b) :
Il est facile de "déchirer" (d'éliminer), au début, une seule transgression (avéra) autant qu'il est facile de couper un fil de toile d'araignée.
Par contre, à la fin, un grand nombre de transgressions accumulées par un homme sera très difficile à éliminer, de même qu'il est difficile de vouloir couper un enroulement de fils qui constituent une corde épaisse.

-> Le Birkat Aharon (chap.131) enseigne :
Le yétser ara a l'habitude de se comporter ainsi :
- avant que l'homme ne commette une transgression, le yétser ara amoindrit la gravité de la avéra aux yeux de cet homme, afin qu'il tombe dans le piège et transgresse ;
- après que l'homme ait transgressé, le yétser ara grandit aux yeux de cet homme la faute commise, afin que l'homme perde tout espoir et n'envisage pas la téchouva.

C'est à ce comportement du yétser ara que fait allusion rabbi Assi lorsqu'il parle d'un fil fin au début et d'une corde épaisse à la fin.

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-> "Je voudrais mentionner que les enseignants et les éducateurs ont tort de décourager leurs élèves en présentant le mauvais penchant comme quelque chose de puissant.
Il est dans la nature humaine que si nous entendons parler d'une personne puissante, d'une force écrasante, nos mains et notre corps tout entier s'affaibliront et nous serons incapables de lui résister.
Notre adversaire nous vaincra certainement, non pas parce qu'il est puissant, mais parce que nous sommes faibles.

Le mauvais penchant est comme un voleur de grand chemin (d'après midrach Béréchit rabba 22) qui est en réalité faible et qui vole les gens uniquement parce qu'ils ont peur de lui et pensent qu'il est puissant. Mais une personne intelligente voit qu'il n'est pas puissant et l'écrase et le brise.
Le Satan nous maintient enracinés là où nous sommes, avec rien d'autre qu'un morceau de fil. Dès que nous nous en rendrons compte, il se révélera comme le trompeur qu'il est."
[rav Kalonymus Kalman Shapira de Piaseczna - 'Hovat haTalmidim - chap.9]

L'incirconcis est attaché au yétser ara appelé : "ra" (mauvais).
Lors de la circoncision (brit mila) de l'enfant, le retrait de son excroissance éloigne le yétser ara et l'enfant circoncis devient bon (tov).

[Maharcha - guémara Sota 12a]

"Lorsque Eliyahou haNavi vient assister à une brit mila, des âmes de tsadikim l'accompagnent.
Or les âmes des participants à la circoncision, désirent les suivre à leur départ.
Nous humons alors des senteurs pour que nos âmes restent attachées à leur corps.

C'est d'ailleurs le même phénomène qui se produit à la sortie de Shabbath avec le départ de l'âme supplémentaire (néchama yétéra)." [d'où les senteurs lors de la havdala]

['Hayé Avraham - au nom du Néot Déché (p.5)]

Les bénédictions

+ Les bénédictions (par le Méam Loez) :

Souvent les âmes des réchaïm transmigrent dans des arbres, des plantes ou des animaux, en fonction de leurs péchés.
Une personne qui mange sans bénédiction risque d'être affectée par l'âme du racha se trouvant réincarné dans cet aliment.
Nous voyons parfois de bonnes personnes changer brusquement de nature et faire des choses terribles.
Cette transformation pourrait être due à la consommation d'un aliment sans bénédiction ...

Un homme est ce qu'il mange : son corps est formé par la nourriture qu'il consomme.
Par conséquent, lorsqu'un homme mange sans réciter de bénédiction, son corps devient identifiable à un aliment interdit car il est formé de nourriture volée à Hachem.
[...]

Une personne attentive aux bénédictions qu'elle prononce sanctifie son corps et mérite d'atteindre une vraie crainte de D. car elle ne tire pas profit du monde sans L'avoir loué.

Il est écrit : "La vie et la mort sont au pouvoir de la langue" (Michlé 18,21) = Si un homme récite une bénédiction sur sa nourriture et sa boisson alors il vit, dans le cas contraire, il perd la vie.

[Méam Loez - Yitro 20,7]

La circoncision

+ La circoncision :

-> Tout homme se doit de circoncire ses fils. Le judaïsme repose tout entier sur cette mitsva fondamentale de la Torah.
[...]

La récompense relative à ce précepte est immense.
On nous enseigne que des anges prennent le sang [de la circoncision] et le conservent dans un endroit spécial.
Lorsque D. se met en colère contre son peuple, Il contemple ce sang et son courroux s'apaise.
[...]

Le midrach rapporte que Hachem promit à Avraham d'épargner du Guéhinam (purgatoire) tous ses descendants circoncis.
Avraham veille [dans le monde à venir] à ce qu'aucun de ses descendants portant le signe de l'alliance (brit mila) ne soit frappé par ce châtiment Divin.

Cependant, quand un individu donne libre cours à ses penchants, pèche et meurt sans se repentir, des anges viennent et lui remettent un prépuce.
Il est alors à nouveau incirconcis et conduit au Guéhinam.
Avraham ne lui vient pas en aide puisqu'il n'est plus circoncis.
[...]

Bien que D. créa l'homme circoncis, Il le façonna avec un prépuce qui doit être retiré.
C'est pourquoi l'homme vient au monde avec un défaut, et dès qu'il l'efface de son corps, il peut modifier les défauts de son âme.
[Grâce à la circoncision,] L'homme est libre de choisir le bien et de ne pas pécher. [Séfer ha'Hinoukh]
[...]

Les commandements (mitsvot) révèlent l'amour que D. porte à Israël.
S'il nous avait demandé de circoncire nos enfants à l'âge de 3 ans ou à 13 ans lors de leur bar mitsva, le père et le fils auraient souffert.
Mais D. promulgua ses mitsvot pour notre bien afin de nous permettre d'accéder au monde à venir.
Les dispositions Divines sont telles que la douleur est infime, et la récompense immense. [Ralbag - Tazria]
[...]

Le fait d'être Sandak (celui qui tient l'enfant pendant la circoncision) est extrêmement important ...
Sous bien des aspects, le Sandak est plus important que le Mohel.
Les genoux du Sandak sont comparés à un autel et l'acte de tenir l'enfant représente l'offrande des encens à Hachem.
[...]

Hachem envoie sa bénédiction à Israël uniquement grâce au mérite de la circoncision. (d'après le Zohar)

Dès que le père porte son fils à la circoncision, D. réunit les anges et dit : "Voyez quel peuple loyal j'ai sur la terre."
Alors le prophète Eliyahou, en 4 battements d'ailes majestueux, vient assister à la cérémonie.
C'est pourquoi, on lui prépare une chaise en son honneur, et après y avoir placé le bébé, on annonce : "Voici le trône du prophète Eliyahou, ange de l'alliance, d'heureuse mémoire" (zé akissé chél Eliyahou haNavi, mal'akh abérit za'hour latov).
Si on omet cette phrase, Eliyahou haNavi n'assiste pas à la cérémonie.

La raison de la présence d'Eliyahou haNavi à chaque circoncision repose sur le fait qu'il parla contre les juifs, et dit : "Les enfants d'Israël ont abandonner Ton alliance" (Mala'him I 19,10).
Hachem pour le punir, l'oblige depuis lors, à assister à chaque circoncision, afin qu'il constate avec qu'elle joie les juifs accomplissent ce précepte.

S'il en est ainsi, comment peut-on affirmer que le prophète Eliyahou n'y assiste pas si l'annonce appropriée n'est pas prononcée?
En réalité, Eliyahou haNavi n'est pas tenu de s'associer à chaque circoncision.
Il lui suffit d'en être le témoin et de se tenir à l'écart.
Mais quiconque désire sa présence dans sa maison, doit dire : "Voici le trône du prophète Eliyahou", et alors il vient et s'assoie sur sa chaise.

[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 17,9-14]

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+ Qui effectua la circoncision d'Avraham?

-> A l'aube du 10 Tichri 2040 (de la Création), Avraham âgé de 99 ans fut circoncis.

Il y a différents avis :
1°/ Il effectua lui-même l'opération et souffrit extrêmement du fait de son grand âge. Hachem l'assista afin que sa récompense soit double.

2°/ Selon une autre opinion, Avraham et Ichmaël furent circoncis par Chèm, le fils de Noa'h.

3°/ D'autres affirment qu'Avraham se saisit du couteau pour se circoncire, mais comme ses mains tremblaient, il renonça.
Alors Hachem se saisit du couteau et acheva l'opération.
C'est pourquoi, il est écrit : "[D.] trancha l'alliance avec lui" (Né'hémia 9,8).

[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 23,24]

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+ "En ce même jour fut circoncis Avraham, ainsi qu'Ichmaël son fils, et tous les gens de sa maison, nés chez lui ou achetés à prix d'argent, furent circoncis en même temps" (Lé'h Lé'ha 17,25-27)

-> Avraham commença par circoncire tous les hommes, puis seulement après, il le fit sur lui-même.
S'il avait fait l'inverse, il aurait été trop faible pour mener à terme cette tâche.

Ces prépuces furent laissés au soleil, se décomposèrent et dégagèrent une odeur nauséabonde.
Pour D., ces effluves étaient pareils au plus précieux des encens.
Hachem promis à Avraham : "Chaque fois que tes descendants pécheront, je me souviendrai de ces prépuces et je leurs pardonnerai".

[Avraham se trouvait à Jérusalem lorsqu'il effectua ces circoncisions,] et le grand autel fut érigé exactement à l'emplacement où furent déposés ces prépuces.

[Cet événement eut lieu un Yom Kippour.] C'est pourquoi à chaque Yom Kippour, D. contemple le sang de ces circoncisions et quand les juifs se repentent sincèrement, il pardonne leurs péchés.

[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 17,25-27]

"Quand tu sortiras en guerre contre tes ennemis, et que Hachem ton D., le livrera en ta main" (Ki Tétsé 21,10)

=> Pourquoi le verset ne dit-il pas simplement : "quand tu combattras contre tes ennemis"?

-> Pour le Ktav Sofer, la Torah envisage ici la guerre que l'on doit mener contre son yéter ara, au sujet duquel nos Sages (guémara Soucca 52) ont affirmé : "le yétser ara de l'homme se dresse constamment contre lui, et si Hachem ne l'aidait pas, il ne pourrait pas le maîtriser".

Voilà pourquoi le verset commence par : "quand tu sortiras pour la guerre" = si tu accomplis ce qui t'incombe, et il se termine par : "Hachem ton D., le livrera en ta main".

-> En ce sens le 'Hafets 'Haïm commente :
"Quand tu partiras en guerre contre tes ennemis" = c'est la guerre contre le mauvais penchant.
Si l'homme se donne la peine de partir en guerre contre lui, il lui est promis que : "Hachem ton D. le livrera en ta main" = il est certain que l'homme sera plus fort que lui et le vaincra.

Ainsi, notre tâche consiste à partir en guerre contre notre yétser ara (si ki tétsé = quand tu sortiras => alors D. te le livrera!).

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-> Le verset débute par "tes ennemis" au pluriel, et se poursuit par "le livrera" au singulier.

Le rav Mordé'haï Gifter donne l'explication suivante :
Selon la guémara (Soucca 52a), le yétser ara porte 7 noms. Cela signifie qu'il emploie 7 méthodes [principales] pour tenter de nous détruire, pour nous empêcher de suivre le chemin de Hachem.

Ainsi, en combattant notre mauvais penchant, on a l'impression d'affronter des ennemis innombrables, car même si l'on réussit à le maîtriser, il apparaît aussitôt sous une autre forme.
Cependant, une fois notre victoire remportée, on s'aperçoit que l'on avait un seul adversaire.

=> Nous partons en guerre contre "des ennemis", mais finalement il "est livré" en nos mains par Hachem.

[ "Le mauvais penchant de l’homme le domine chaque jour ... et si ce n’était D. qui lui vient en aide, l’homme serait impuissant contre lui." (guémara Soucca 52 a-b)]

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-> : "Lorsque tu sortiras en guerre" (Ki Tétsé 21,10)

-> Le rav 'Haïm Vital (Ets Hadaat Tov) explique :
"Par l'expression "Lorsque tu sortiras", Hachem ne vient pas apporter une simple information, mais bien un ordre pour celui qui part à la guerre : ce dernier est tenu de se convaincre, lorsqu'il part, que la délivrance est dans les mains d'Hachem et que c'est Lui qui lui donne la force de réussir. Et si tu agis de la sorte en partant à la guerre, que tu penses que seul le fait de sortir est entre tes mains, mais pas la guerre à proprement parler, alors s'accomplira (la suite du verset) : "Il la mettra dans tes mains", et ce sera grâce à ta confiance en D."

-> Le rav ‘Haïm Vital (Ets Hadaat Tov) explique le (premier) verset de notre Paracha : "Lorsque tu sortiras en guerre", ce qui semble a priori suggérer qu’Israël ne doit que ‘sortir en guerre’ et pas plus :
"Il ne s’agit pas d’une simple information de la part d’Hachem mais bien d’un ordre de Sa part adressé à celui qui sort combattre : il devra se concentrer sur la pensée que la délivrance est dans les mains d’Hachem et que c’est Lui qui donne la force de réussir. Si tu penses lorsque tu pars au combat que seul le fait de s’y rendre est dans tes mains mais pas la guerre elle-même, Il te le livrera dans tes mains, et ce, par le mérite de ta confiance en D."

+ Le corps se compose de 248 membres et de 365 vaisseaux sanguins.

L'âme a exactement le même nombre de membres et de vaisseaux, mais ils sont d'ordre spirituel et non physique.
Chaque partie de l'âme a son pendant dans le corps et y est étroitement liée, comme l'arbre l'est avec ses racines ....
Dès qu'une personne pèche avec un organe, son équivalent dans l'âme en souffre.
[...]

Par exemple, s'il regarde l'épouse d'un autre, il aveugle les yeux de l'âme ...
Les yeux physiques n'ont pas le pouvoir de voir.
Le sens de la vue dépend totalement des yeux de l'âme qui lui sont liés. Ce sens est extrêmement sensible et le péché l'aveugle aisément
Lorsque l’œil spirituel ne peut voir la page d'un livre sacré, l'individu ne peut en comprendre la lecture.
[...]

De même, quiconque pèche par sa bouche, frappe la bouche de son âme et la rend muette.

[Méam Loez - Béréchit 2,7]

"D. vit que tout ce qu'il avait fait, était très bien (tov méod), et ce fut ... le 6e jour" (Béréchit 1,31)

-> L'expression "très bien" (tov méod) se réfère aux 2 anges ayant des pouvoirs sur l'homme :
- Le premier = l'ange de la vie (yétser atov), lui conseille de bien agir et de mériter la vie éternelle.
- Le 2e = l'ange de la mort (yétser ara) éveille en l'homme des désirs pernicieux l'incitant à pécher.

Pour le 1er, la Torah emploie "c'était bien", tandis que pour le 2e : "très", ce qui indique que le yétser ara est le plus puissant des 2 penchants.
[...]

Il est évident que lorsque le yétser ara pousse l'homme à pécher, il le fait pour son bien.
Car même le penchant au mal a été créé par D., et comme étant son serviteur, il ne se rebelle pas contre lui ...
Il est clair que même le yétser ara accomplit la volonté Divine en exécutant sa tâche.
[...]

Si ce n'était le yétser ara, qui pousse l'homme au péché, l'homme ne mériterait aucune récompense pour avoir fait le bien.
[A ce sujet, le Méam Loez (Béréchit 2,7) écrit : "Avant sa naissance, une âme est semblable à une personne acceptant la charité à la table de son hôte. Une telle personne éprouve de la honte à regarder en face son bienfaiteur.
Pendant sa vie, un individu peut vivre selon la Torah et observer les mitsvot de D.
A sa mort, l'âme retourne à sa place d'origine, mais elle peut alors se réjouir du rayonnement de la Présence Divine, puisque cela provient du résultat de ses propres efforts, et non du "pain de la honte".]

C'est pourquoi nos Sages déclarent: "Heureux celui qui ne rencontre pas le penchant au mal, et heureux celui qui a rencontré le penchant au mal." [tout dépend si l'on en sort victorieux ou non]
[...]

Ne pensez pas que le penchant au mal désire tuer les gens, il n'en tire aucun profit.
Il réalise la volonté de D. en tentant l'homme, mais s'afflige lorsqu'un homme meurt /cède pour ses péchés. (Zohar - Chla'h)
L'individu éclairé remercie le yétser ara, puisqu'il porte la responsabilité pour son ultime récompense.
[...]

L'intention du yétser ara est calculée, et il éprouve un grand plaisir lorsque nous le faisons échouer et que nous sommes récompensés par Hachem ...

Nous suspectons à tort le yétser ara de vouloir nous faire pécher, mais en réalité, notre faute réside dans notre faiblesse à résister à la tentation. [D. ne nous envoie pas d'épreuves qui sont en-deçà de nos capacités!]
[...]

Si l'homme naissait parfait, il n'y aurait aucune différence entre lui et un animal.
Mais Hachem fait en sorte que l'homme naisse sans intelligence. Ainsi en vieillissant, il est lui-même responsable du développement de sa conscience : les qualités positives acquises au cours de sa vie ne sont pas innées comme pour les autres animaux.

Un animal à la naissance et à l'âge adulte n'est en rien différent.
L'homme, par contre, doit se battre pour ses bonnes qualités, ainsi elles deviennent véritablement siennes.

[Méam Loez - Béréchit 1,31]

"Tu les écriras sur les montants de ta maison et sur tes portes" (Vaét'hanan 6,9)

-> "Vous toucherez le linteau et les 2 montants (mézouzot – מְּזוּזֹת) avec le sang" (Bo 12,22)

Le Tikouné Zohar (10,25a) fait remarquer que les lettres du mot : mézouzot (les montants d’une porte - מזוזות), permettent de former : "la mort est enlevée" (zaz mavét – זז מות).
En effet, de même que le sang sur les montants (mézouzot) a permis de protéger les juifs de la plaie des premiers-nés, de même, de nos jours, chaque mézouza protège la maison.

-> Nos Sages (Shabbath 32a), affirment que par la faute de la négligence de la mézouza, les enfants peuvent mourir, mais celui qui fait attention à la mézouza, la mort s'en va de chez lui.
[mézouza -> zaz mavét!]

Le Chaar bat Rabim enseigne que c'est pourquoi on écrit à l'extérieur de la mézouza le Nom Cha-daï (שדי), qui est formé des initiales de : "Chomer dirat Israël".
En effet, quand les forces impures voient ce Nom écrit à l'extérieur de la mézouza, elles s'inclinent et s'enfuient de cette maison.

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-> La guémara (Béra’hot 47b) pose la question : Comment définir un ignorant (am aarets)?
Parmi les 6 avis qui y sont rapportés, il y a celui de Rabbi Nathan, qui est : "Celui qui ne place pas de mézouza à ses portes" (selon Rabbi Nathan).

-> Dans la guémara (Avoda Zara 11), Onkelos répondit à Titus : "En général, le roi se trouve à l’intérieur et ses soldats demeurent à l’extérieur pour le protéger. Par contre, D. agit à l’opposé : les serviteurs sont à l’intérieur et Il les protège de l’extérieur (la mézouza se trouvant en dehors)."

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+ Lorsque nous rentrons dans une pièce, la mézouza nous invite à nous arrêter et à réfléchir au but de notre vie.
En effet :

-> Le Maharal (Tiféret Israël - 22) nous dit que la mézouza a pour objectif de fixer en nous la Torah d’Hachem.

-> Le Rambam (Hilkhot Mézouza 6,13) enseigne que le but de la mézouza est d’amener chaque personne à sortir de son sommeil (spirituel) et de ses erreurs, qui proviennent du fait que l’on se préoccupe de choses vaines.
D'ailleurs, cela est très similaire aux paroles du Rambam sur l’objectif du Shofar (Hilkhot Téchouva 3,4), qui est de : "Réveillez-vous, Réveillez-vous, dormeurs, de votre sommeil".

=> Ainsi, le passage à proximité d'une mézouza est un moment nous obligeant à sortir de notre routine, à nous arrêter et à réfléchir : Où en suis-je dans ma vie?
En toute honnêteté, quelle est la direction que je souhaite lui donner?

[Il est inscrit sur les mézouzot le Nom Divin : "Sha-daï", qui est l’abréviation de : "Sha-daï Mélé’h Olam" (au Roi majestueux du monde – שדי מלך עולם)
Une mézouza doit nous rappeler cette réalité, à quel point nous sommes dépendants de Lui, à quel point nous avons intérêt à suivre Sa Volonté, ...]

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-> Chaque fois que l’on entre dans une pièce ou que l’on en sort, il faut porter son regard sur la mézouza et se souvenir du texte qui y est inscrit : "Shéma Israël ..." (Ecoute Israël, Hachem est notre D., Hachem est Un).
On éprouvera alors un élan d’amour envers D., on s’extirpera de sa torpeur et de son enlisement dans les vanités de ce monde, et l’on songera que rien n’est durable, excepté la connaissance du Dieu immuable. Ainsi, notre esprit adoptera une pensée authentique, et on suivra toujours le chemin des Justes.
[d'après le Kitsour Choul’han Aroukh du rav Ich Maslia’h]

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-> Le Rambam (Hilkhot Mézouza - chap.10,13) enseigne :
"Chacun devra respecter scrupuleusement la mitsva de la mézouza, car elle s'adresse à tous et à tout moment. Chaque fois que l'on entrera et sortira de chez soi, on aura devant les yeux l'Unicité du Nom de Hachem.
On se souviendra ainsi de l'amour [qui Lui est dû], on sortira de sa torpeur et on prendra conscience de ses errements vers les futilités de l'existence.
De la sort, on aura à l'esprit que seule la connaissance du Maître du monde subsiste éternellement. Aussitôt, la conscience s'éveillera et on suivra la voie de la droiture."

-> Le rav Yé'hezkel Avramski commente : "Entendez-vous? Chaque fois que l'on franchit le seuil de la porte, il nous incombe de nous remémorer que seule la connaissance du Maître du monde perdure.
Lorsque nous passons devant la mézouza, celle-ci nous interpelle encore et encore : "Sache que seule la connaissance du Maître du monde subsiste éternellement!""

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-> Le mot : מזוזות (mézouzot) commence avec un mém (מ) et se termine par un tav (ת).
Ces 2 lettres combinées forment le mot : "mét" (מת), qui signifie : mort.
Les lettres restantes : זוזו ont une guématria totale de : 7+6+7+6 = 26, qui est la valeur du Tétragramme (יהוה).
=> Ainsi, le Nom Divin sépare le mém et le tav = il coupe et détruit la mort (מת).

Il en découle que le mot : "mézouza" nous dit : "Que le visage du roi s'éclaire, c'est un gage de vie" (Michlé 16,15). En étant conscient de la présence de D. à travers la mézouza sur nos portes, nous protégerons nos maisons de la mort et du malheur.
[rabbi Naftali Tsvi Horowitz de Ropshitz - Zéra Kodech]

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-> Le Nom Divin : Sha-daï, qui est inscrit sur la mézouza, est l'acronyme de : "Shomer Daltot Israël" ("Gardien des portes d'Israël").
La mézouza est fixée sur le linteau de la porte pour indiquer, que quelle que soit la façon dont vous servez D., vous devez sentir que vous êtes seulement à l'entrée, au début.
Votre service de Hachem et votre étude de la Torah doivent toujours être une expérience nouvelle et fraîche, jamais une routine banale.
[rabbi Israël Taub de Modzhitz - dans son Divré Israël (paracha Michpatim)]

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-> Le Méam Loez (Ekev 11,20) cite que la guémara Yérouchalmi qui rapporte l'incident suivant :
Un prince juif a envoyé une pierre précieuse à Rav. En retour, Rav lui a fait parvenir un mézouza.
Le prince fut déçu par ce présent apparemment sans valeur, mais Rav lui répondit : "Vous m'avez envoyé un objet de grande valeur, mais je vous ai envoyé un objet sans prix! Votre présent me contraint à le garder constamment contre les voleurs, tandis que le mien vous protégera éternellement."
[Sha-daï (Hachem) = "Gardien des portes d'Israël"]

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-> Le Arizal nous explique que Hachem est inaccessible à l'entendement humain, d'aucune manière que ce soit.
Les kabbalistes enseignent qu'au commencement, avant même la création, une lumière infinie (Or ein Sof) émanait et remplissait la totalité de l'espace. Puis, cette lumière infinie se retira et créa à l'endroit de son retrait un espace libre en forme de cercle, qui servit par la suite d'emplacement à la création des mondes, entouré par l'émanation de la lumière infinie du Créateur.

Le Tsor ha'Haïm ajoute :
Ceci explique pourquoi les éléments de l'univers sont circulaires ou sphériques, des astres jusqu'au noyau des atomes.
Le secret du tsimtsoum (rétractation) réside dans le Nom divin ש־די qui a une valeur numérique de 314, soit celle du nombre pi (π), comme il est rapporté dans la guémara ('Haguiga 12b) : "Rech Lakich a demandé quel est le sens du verset : "Je suis El Sha-daï"? Je suis celui qui dit au monde : assez!"
L'extension de cet espace libre au sein même de la lumière sans fin fut limité par ce Nom.

[d'une certaine façon le message de la mézouza est de réveiller notre perception du monde. Certes tout le monde environnant regarde la nature par le biais d'une rationalité (ex: le nombre pi), mais un juif se doit de toujours y voir Hachem. Lorsqu'un non-juif voit "pi", un juif doit voir le Nom d'Hachem (Sha-daï), c'est cela qui doit différencie.
De même que Hachem a dit "daï" au monde, de même il peut absolument tout dans notre vie! Notre confiance est totale est Lui!]

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-> Au sujet de Shadaï, b'h voir également : https://todahm.com/2020/03/23/12719-2

-> D'un côté, la mézouza doit nous renforcer dans l'idée que c'est uniquement Hachem qui peut mettre un terme à toutes nos difficultés (ש־די : chéyomar daï [daï = assez!]).
D'un autre côté, avec la venue du machia'h, Hachem nous remplira de tellement de bénédictions sublimes, qu'on lui dira : daï! Papa Hachem c'est assez! (ש־די).

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-> La mézouza placée auprès de la porte offre une protection de jour comme de nuit.
Une bonne mézouza ... possède une sainteté intrinsèque puisque le Nom Divin y est inscrit 10 fois : 5 fois dans le 1er paragraphe de la mézouza (Dévarim 6,4-9) et 5 fois dans le second (Dévarim 11,13-21).

Il est évident que quiconque ayant une mézouza cachère à sa porte ne connaîtra pas de malheur.
Toutefois, même si une personne veille à observer ce commandement, ses péchés peuvent lui causer du tort, comme il est écrit : "Vos fautes vous séparent de votre D." (Yéchayahou 59,2).
Bien que les Noms de D. inscrits sur la mézouza assurent une protection, les fautes de l'individu l'en séparent.
[Mékhilta - rapporté dans le Méam Loez (Bo - 12,23)]

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-> Mézouza & shalom bayit : https://todahm.com/2014/12/21/la-mezouza-le-shalom-bayit

"En attachant les lanières des Téfilines, on met une chaîne autour du cou du yétser ara, ce qui l'empêchera de tenter de nous faire fauter."

[Zohar - Pin'has Raaya Méemna 238a]