Chacun doit demander sans cesse à Hachem de l'aider à se repentir et à la sauver de son mauvais penchant.
[Rabbénou Yona - Chaaré téchouva 4,3 ]
Catégorie : Mitsvot vis-à-vis de D.
"Il n'y a rien dans ce monde de plus agréable, de plus chéri, de plus désirable, de plus aimable, de plus souhaitable pour les hommes que la proximité avec la lumière d'Hachem."
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Béréchit 2,1]
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-> "Celui qui a atteint l'amour d'Hachem pourra espérer un grand salaire selon la Rigueur (al pi din) de la part d'Hachem bien qu'en vérité c'est nous qui devrions payer une fortune pour pouvoir goûter à ce sentiment d'amour d'Hachem et de proximité qui est plus doux et agréable que tout ce qui existe à l'infini.
Mais puisque l'homme s'est fatigué pour arriver à goûter à l'amour d'Hachem, à goûter à la vraie vie, alors cela mérite salaire."
[Ohr ha'Haïm haKadoch]
"L'amour d'Hachem brille dans les interdictions de la Torah, par lesquelles Il guide ses précieux enfants dans une vie la plus agréable et joyeuse qui soit, et ce non seulement dans le monde à Venir, mais également pendant la durée de leur vie dans ce monde."
[rabbi David Its'hak Rabinowitz de Skolia - 'Hayé Sarah]
Ramener les enfants perdus de papa Hachem
+ Ramener les enfants perdus de papa Hachem :
-> Hachem a des millions d’enfants bien-aimés, mais beaucoup d’entre eux ont été perdus (spirituellement parlant). Nos Sages nous disent que, d’une certaine manière, nous sommes tous "perdus" pour Hachem.
La guémara affirme que depuis le jour où le Temple a été détruit, une voix céleste s’élève : "Malheur au Père dont les enfants ont été exilés de Sa table!"
Cela est certainement vrai pour les juifs qui se sont éloignés de l’observance de la Torah et des mitsvot. Ainsi, lorsque nous ramenons ces juifs à l’observance, c’est comme si nous rendions à Hachem Ses enfants perdus, et Sa joie est extrêmement grande!
Le rav Aharon Leib Steinman ajoute en citant le verset : "C’est Hachem qui est le bâtisseur de Jérusalem ; Il rassemblera les exilés d’Israël" (boné Yérouchalayim Hachem, nid'hé Israël yé'hanès - Téhilim 147,2).
On peut comprendre cela comme signifiant que Hachem reconstruit Jérusalem par le fait que Ses enfants sont rassemblés auprès de Lui. Ainsi, en ramenant les juifs à l’observance de la Torah, nous hâtons la guéoula!
Rabbi Yéhouda dit : Un jour viendra où Hachem fera venir le yétser ara et l'égorgera en présence des tsadikim et des réchaïm.
Le yétser ara apparaîtra aux tsadikim comme une haute montagne, et aux réchaïm comme un cheveu.
Cependant, les uns et les autres pleureront.
Les tsadikim pleureront et diront : "Comment a-t-on pu surmonter cette montagne si haute?"
Les réchaïm pleureront et diront : "Comment n'a-t-on pas pu maîtriser ce simple cheveu"?
[...]
Rabbi Assi dit : Le yétser ara apparaît au début aussi fin que le fil d'une toile d'araignée ; mais à la fin, il apparaît comme la corde épaisse qui tire une charrette.[guémara Soucca 52a]
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=> Comment comprendre "l'égorgement" du yétser ara aux temps futurs?
-> Il ne faut pas prendre à la lettre les paroles de rabbi Yéhouda : "Hachem égorgera le yétser ara", car la mort ou l'égorgement ne peuvent pas s'appliquer au mauvais penchant.
Il faut plutôt comprendre : Hachem annulera le pouvoir du yétser ara en accord avec l'allusion contenue dans le verset : "J'ôterai le cœur de pierre de leur corps" (Yé'hezkel 11,19).
Ainsi, dans le futur, le yétser ara perdra son pouvoir séducteur.
[Maharcha]
-> Rabbi Yéhouda a intentionnellement exprimé l'élimination du yétser ara par le terme de "ché'hita" (égorgement rituel), au lieu de "bitoul" (annulation de son pouvoir).
Après la ché'hita d'une bête, la partie inconsommable est jetée et l'autre partie, consommée par l'homme, s'élève du niveau animal au niveau de médaber (l'être humain doué de la parole).
De même, après la "ché'hita" du yétser ara, la sainteté enfouie en lui sortira et élèvera le niveau de toute l'humanité.
[Aroukh Laner]
-> Depuis la faute d'Adam et 'Hava, le bien et le mal se sont liés et mélangés.
Pour les séparer de nouveau, il faut sortir de notre asservissement à ce monde-ci, comme le jour de Shabbath.
C'est ce qui se passera lorsque, dans le futur, Hachem "égorgera" le yétser ara, car alors se révélera le peu de valeur de ce monde-ci, donc notre asservissement au monde matériel cessera et c'est le monde à venir qui bénéficiera de toute notre attention.
[rav Dessler - Mikhtav méEliyahou (tome 5, p.96)]
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=> Pourquoi les tsadikim ont-ils pleuré à l'élimination du yétser ara?
-> Les tsadikim ont pleuré en se rappelant les souffrances qu'ils ont enduré durant leur vie dans ce monde-ci pour maîtriser leur yétser ara.
[à l'inverse, les réchaïm ont pleuré, car ils ont regretté d'avoir écouté le yétser ara, d'autant plus que le mince obstacle qu'il leur présentait était facile à surmonter.]
[Rachi]
-> Lors de l'élimination du yétser ara, les tsadikim ont compris qu'il avait un rôle utile dans le monde (dans béréchit, Hachem désigne le mauvais penchant : "tov méod" : éminemment bien), puisque les tsadikim qui ont su lui résister ont acquis leur monde futur.
Les tsadikim pleurent donc son élimination, car les tsadikim ne pourront plus tirer "profit" de sa présence.
[Maharcha]
-> Les tsadikim ont compris, à cet instant, que ce n'est pas par leurs seuls efforts qu'ils ont pu vaincre les sollicitations du yétser ara, mais ils ont été aidés en cela par Hachem ; sans cette aide, ils n'auraient jamais pu vaincre le yétser ara.
Les tsadikim pleurent donc parce que la récompense reçue dans le Ciel sera inférieure à celle qu'ils auraient méritée s'ils avaient agi sans l'aide d'Hachem.
['Hida - Maréit Ha'aine]
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-> La guémara (Soucca 52a) rapporte que dans le futur, Hachem égorgera le yétser ara.
Pour les tsadikim, le yétser ara apparaîtra comme une montagne et ils pleureront.
Pourquoi pleureront-ils?
Nous pouvons l'expliquer par un machal :
Une personne voyageait dans le désert et avait besoin d'un verre d'eau. Elle rencontra une maison et frappa à la porte. Un arabe ouvrit la porte et le voyageur s'enfuit rapidement. Il ne voulait pas risquer sa vie en buvant de l'eau dans une maison arabe.
Plus tard, il entendit parler d'un autre voyageur du désert qui était venu boire un verre chez cet arabe et qui avait été assassiné.
Lorsqu'il entendit cela, il pleura parce qu'il réalisa qu'il avait été sauvé de la mort.
Le nimchal est lié à ceux qui prennent des précautions supplémentaires pour avoir de la sainteté et pour qu'il y ait de la sainteté (kédoucha) dans la famille.
Certaines personnes se moquent d'eux, disant qu'ils sont extrêmes. Mais lorsqu'ils entendront les histoires de leurs amis et voisins qui n'ont pas été prudents et qui en ont subi les conséquences, ils pleureront de joie immense et loueront Hachem pour leur avoir donné la sagesse et la prévoyance d'être prudents.
-> Rabbi Shlomo Zalman dit : "Les lois de nos Sages sont les mêmes [que celles nécessaires dans le code de la route]. S'il n'y avait pas eu leurs décrets, il y aurait eu beaucoup de victimes spirituelles".
-> " Il ne faut pas que D. voie chez toi une chose inconvenante, car il se retirerait d'avec toi" (Ki Tétsé 23,15)
Lorsqu'il y a des fautes liés à la tsniout et à la arayot, Hachem se détourne, et nous perdons la Providence Divine et la protection d'Hachem. C'est la racine de tous les problèmes dans ce monde.
Ainsi, les lois de nos Sages n'enlèvent pas la vie ; elles nous l'accordent.
On ne gagne qu'à suivre les conseils des nos Sages. [d'où la réaction des tsadikim qui pleureront de joie d'avoir suivi les lois, car ils n'en ont été gagnant pour l'éternité du monde à Venir. ]
[rav Elimélé'h Biderman]
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=> Pourquoi le yétser ara est-il vu soit comme une montagne (pour les tsadikim), soit comme un fil (pour les réchaïm)? Comment comprendre une vision différente chez les uns et les autres?
-> Au fur et à mesure que le tsadik résiste aux séductions du yétser ara, ce dernier se renouvelle chaque jour et s'acharne avec plus de vigueur sur ce tsadik, sans pourtant réussir à le soumettre.
Ainsi, le yétser ara apparaît aux tsadikim grand comme une montagne, selon le principe (guémara Soucca 52a) : "Plus le niveau d'une personne s'élève, plus son yétser ara grandit".
Par contre, le yétser ara n'attaque pas le racha avec vigueur, mais faiblement, car ce dernier cède facilement à ses tentations. Chez eux, le yétser ara leur apparaît mince, comme un cheveu.
[Rif - dans le Ein Yaakov]
-> Le Maharcha enseigne :
- les tsadikim ont une vision à long terme : ils sont capables de voir dès le début ce qu'il leur adviendra à la fin [après leur mort], s'ils ne lui résistent pas.
Le yétser ara leur apparaît donc, dès le début, comme une montagne ou comme une corde épaisse, et c'est pourquoi ils demeurent vigilants.
- les réchaïm, au contraire, ont une vision à court terme : ils ne voient le yétser ara que tel qu'il se présente à eux au début, sous l'aspect d'un cheveu ou d'un fil de toile d'araignée, et c'est pourquoi ils trébuchent [le considérant tellement à la légère, comme quasi inexistant!].
[Maharcha]
-> Le yétser ara ne nous pousse pas directement à faire une grande faute, car il sait que nous ne le ferions pas. Ainsi, il nous convainc de faire une petite déviation, petite comme un fil d'un cheveu, au point que nous ne remarquons rien de spécial.
Un tsadik diffère du racha par le fait qu'il voit dans le futur, et pour un tsadik cette baisse spirituelle de l'épaisseur d'un cheveu apparaît comme une haute montagne.
Il sait que le yétser ara procède par étape : une petite chose aujourd'hui, puis une autre demain, jusqu'à lui demander de servir des idoles (guémara Shabbath 105).
Le tsadik a déjà cette faute de la taille d'une montagne, dès la vision du 1er déclin de l'épaisse d'un cheveu.
[rapporté par la rabbanité S. Feldbrand]
L'Alter de Kelm enseigne : "Quelle est la différence entre un tsadik et un racha? C'est la capacité à se représenter des choses dans son esprit comme si elles étaient réelles."
[cela va à l'encontre de ce que veut notre yétser ara : "Ne te poses pas trop de question. Profites! On verra plus tard!"]
-> Le rav Dessler (Mikhtav méEliyahou - tome.5,p.258-259) écrit :
Au début, notre travail sur le plan spirituel est facile, car les forces d'opposition du yétser ara sont faibles et se présentent comme un simple cheveu.
Malgré cette facilité de progression, le racha désespère dès le début, avec des propos insensés : "Je ne réussirai jamais dans l'étude et la pratique de la Torah ; je ne pourrai jamais progresser".
Le racha doit savoir qu'il n'a pas encore commencé son travail et qu'il se tient toujours devant un obstacle aussi facile à surmonter que l'épaisseur d'un cheveu.
Par contre, c'est le tsadik qui progresse chaque jour et surmonte les obstacles de plus en plus difficiles dressés par le yétser ara, qui aurait dû désespérer devant les difficultés grandissantes qui se présentent à lui, comme une montagne.
Cependant, il ne désespère pas et continue de progresser et de maîtriser cette haute "montagne".
[le tsadik prend chaque jour comme étant le dernier, s'y investissant à fond, ne repoussant pas à plus tard.
Au final dans sa vie, il accomplit énormément de petites actions, à l'image d'un cumul d'une telle quantité de cheveux qui forme une montagne!]
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=> Les allusions d'après le Ben Ich 'Haï :
-> L'homme (guéver - גבר) a pour valeur numérique : 205.
Le bateau (séfina - ספינה) a la même guématria : 205.
C'est pourquoi, l'homme doit se considérer dans ce monde comme un bateau au milieu des vagues de l'océan qui l'entourent, symbolisées par le yétser ara.
De même que les vagues permanentes cherchent à engloutir le bateau, le yétser ara cherche à engloutir l'homme.
Le tsadik, conscient de ce danger quotidien, demeure vigilant.
C'est pourquoi le yétser ara est vu par le tsadik comme une montagne (ar - הר) de guématria : 205, en allusion au bateau (en danger) de même valeur numérique.
-> Le racha verra le yétser ara, comme un cheveu (séara - שערה), dont les lettres hébraïques sont les mêmes que : racha'a (racha au féminin - רשעה), réarrangées dans un ordre différent.
En effet, la nature féminine du racha indique qu'à l'image de la femme qui engendre des enfants, chez le racha une faute engendre une autre faute (avéra govéret avéra).
-> Dans la suite de cette guémara (Soucca 52a), il est rapporté les 7 noms qu'à le yétser ara : ra (mauvais), arél (fermé de cœur), tamé (impur), soné (ennemi), mikhchol (obstacle), éven (pierre), tséfoni (caché).
Selon le Ben Ich 'Haï, les lettres initiales des 7 noms hébraïques du yétser ara (ר ע ט ש מ א צ) totalisent la guématria de : 710
Or, l'expression : ra mét (רע מת - le mal disparaîtra) a la même guématria de : 710.
Il y a donc dans les 7 noms du yétser ara, aux 7 facettes (avec lesquelles il trompe l'homme), une allusion au fait qu'il sera éliminé dans l'avenir.
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=> Comment comprendre la comparaison du yétser ara avec un fil d'araignée ou une corde épaisse?
-> Selon le Maharcha (guémara Sanhédrin 99b) :
Il est facile de "déchirer" (d'éliminer), au début, une seule transgression (avéra) autant qu'il est facile de couper un fil de toile d'araignée.
Par contre, à la fin, un grand nombre de transgressions accumulées par un homme sera très difficile à éliminer, de même qu'il est difficile de vouloir couper un enroulement de fils qui constituent une corde épaisse.
-> Le Birkat Aharon (chap.131) enseigne :
Le yétser ara a l'habitude de se comporter ainsi :
- avant que l'homme ne commette une transgression, le yétser ara amoindrit la gravité de la avéra aux yeux de cet homme, afin qu'il tombe dans le piège et transgresse ;
- après que l'homme ait transgressé, le yétser ara grandit aux yeux de cet homme la faute commise, afin que l'homme perde tout espoir et n'envisage pas la téchouva.
C'est à ce comportement du yétser ara que fait allusion rabbi Assi lorsqu'il parle d'un fil fin au début et d'une corde épaisse à la fin.
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-> "Je voudrais mentionner que les enseignants et les éducateurs ont tort de décourager leurs élèves en présentant le mauvais penchant comme quelque chose de puissant.
Il est dans la nature humaine que si nous entendons parler d'une personne puissante, d'une force écrasante, nos mains et notre corps tout entier s'affaibliront et nous serons incapables de lui résister.
Notre adversaire nous vaincra certainement, non pas parce qu'il est puissant, mais parce que nous sommes faibles.
Le mauvais penchant est comme un voleur de grand chemin (d'après midrach Béréchit rabba 22) qui est en réalité faible et qui vole les gens uniquement parce qu'ils ont peur de lui et pensent qu'il est puissant. Mais une personne intelligente voit qu'il n'est pas puissant et l'écrase et le brise.
Le Satan nous maintient enracinés là où nous sommes, avec rien d'autre qu'un morceau de fil. Dès que nous nous en rendrons compte, il se révélera comme le trompeur qu'il est."
[rav Kalonymus Kalman Shapira de Piaseczna - 'Hovat haTalmidim - chap.9]
L'incirconcis est attaché au yétser ara appelé : "ra" (mauvais).
Lors de la circoncision (brit mila) de l'enfant, le retrait de son excroissance éloigne le yétser ara et l'enfant circoncis devient bon (tov).[Maharcha - guémara Sota 12a]
"Lorsque Eliyahou haNavi vient assister à une brit mila, des âmes de tsadikim l'accompagnent.
Or les âmes des participants à la circoncision, désirent les suivre à leur départ.
Nous humons alors des senteurs pour que nos âmes restent attachées à leur corps.C'est d'ailleurs le même phénomène qui se produit à la sortie de Shabbath avec le départ de l'âme supplémentaire (néchama yétéra)." [d'où les senteurs lors de la havdala]
['Hayé Avraham - au nom du Néot Déché (p.5)]
Les bénédictions
+ Les bénédictions (par le Méam Loez) :
Souvent les âmes des réchaïm transmigrent dans des arbres, des plantes ou des animaux, en fonction de leurs péchés.
Une personne qui mange sans bénédiction risque d'être affectée par l'âme du racha se trouvant réincarné dans cet aliment.
Nous voyons parfois de bonnes personnes changer brusquement de nature et faire des choses terribles.
Cette transformation pourrait être due à la consommation d'un aliment sans bénédiction ...Un homme est ce qu'il mange : son corps est formé par la nourriture qu'il consomme.
Par conséquent, lorsqu'un homme mange sans réciter de bénédiction, son corps devient identifiable à un aliment interdit car il est formé de nourriture volée à Hachem.
[...]Une personne attentive aux bénédictions qu'elle prononce sanctifie son corps et mérite d'atteindre une vraie crainte de D. car elle ne tire pas profit du monde sans L'avoir loué.
Il est écrit : "La vie et la mort sont au pouvoir de la langue" (Michlé 18,21) = Si un homme récite une bénédiction sur sa nourriture et sa boisson alors il vit, dans le cas contraire, il perd la vie.
[Méam Loez - Yitro 20,7]
La circoncision
+ La circoncision :
-> Tout homme se doit de circoncire ses fils. Le judaïsme repose tout entier sur cette mitsva fondamentale de la Torah.
[...]
La récompense relative à ce précepte est immense.
On nous enseigne que des anges prennent le sang [de la circoncision] et le conservent dans un endroit spécial.
Lorsque D. se met en colère contre son peuple, Il contemple ce sang et son courroux s'apaise.
[...]
Le midrach rapporte que Hachem promit à Avraham d'épargner du Guéhinam (purgatoire) tous ses descendants circoncis.
Avraham veille [dans le monde à venir] à ce qu'aucun de ses descendants portant le signe de l'alliance (brit mila) ne soit frappé par ce châtiment Divin.
Cependant, quand un individu donne libre cours à ses penchants, pèche et meurt sans se repentir, des anges viennent et lui remettent un prépuce.
Il est alors à nouveau incirconcis et conduit au Guéhinam.
Avraham ne lui vient pas en aide puisqu'il n'est plus circoncis.
[...]
Bien que D. créa l'homme circoncis, Il le façonna avec un prépuce qui doit être retiré.
C'est pourquoi l'homme vient au monde avec un défaut, et dès qu'il l'efface de son corps, il peut modifier les défauts de son âme.
[Grâce à la circoncision,] L'homme est libre de choisir le bien et de ne pas pécher. [Séfer ha'Hinoukh]
[...]
Les commandements (mitsvot) révèlent l'amour que D. porte à Israël.
S'il nous avait demandé de circoncire nos enfants à l'âge de 3 ans ou à 13 ans lors de leur bar mitsva, le père et le fils auraient souffert.
Mais D. promulgua ses mitsvot pour notre bien afin de nous permettre d'accéder au monde à venir.
Les dispositions Divines sont telles que la douleur est infime, et la récompense immense. [Ralbag - Tazria]
[...]
Le fait d'être Sandak (celui qui tient l'enfant pendant la circoncision) est extrêmement important ...
Sous bien des aspects, le Sandak est plus important que le Mohel.
Les genoux du Sandak sont comparés à un autel et l'acte de tenir l'enfant représente l'offrande des encens à Hachem.
[...]
Hachem envoie sa bénédiction à Israël uniquement grâce au mérite de la circoncision. (d'après le Zohar)
Dès que le père porte son fils à la circoncision, D. réunit les anges et dit : "Voyez quel peuple loyal j'ai sur la terre."
Alors le prophète Eliyahou, en 4 battements d'ailes majestueux, vient assister à la cérémonie.
C'est pourquoi, on lui prépare une chaise en son honneur, et après y avoir placé le bébé, on annonce : "Voici le trône du prophète Eliyahou, ange de l'alliance, d'heureuse mémoire" (zé akissé chél Eliyahou haNavi, mal'akh abérit za'hour latov).
Si on omet cette phrase, Eliyahou haNavi n'assiste pas à la cérémonie.
La raison de la présence d'Eliyahou haNavi à chaque circoncision repose sur le fait qu'il parla contre les juifs, et dit : "Les enfants d'Israël ont abandonner Ton alliance" (Mala'him I 19,10).
Hachem pour le punir, l'oblige depuis lors, à assister à chaque circoncision, afin qu'il constate avec qu'elle joie les juifs accomplissent ce précepte.
S'il en est ainsi, comment peut-on affirmer que le prophète Eliyahou n'y assiste pas si l'annonce appropriée n'est pas prononcée?
En réalité, Eliyahou haNavi n'est pas tenu de s'associer à chaque circoncision.
Il lui suffit d'en être le témoin et de se tenir à l'écart.
Mais quiconque désire sa présence dans sa maison, doit dire : "Voici le trône du prophète Eliyahou", et alors il vient et s'assoie sur sa chaise.
[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 17,9-14]
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+ Qui effectua la circoncision d'Avraham?
-> A l'aube du 10 Tichri 2040 (de la Création), Avraham âgé de 99 ans fut circoncis.
Il y a différents avis :
1°/ Il effectua lui-même l'opération et souffrit extrêmement du fait de son grand âge. Hachem l'assista afin que sa récompense soit double.
2°/ Selon une autre opinion, Avraham et Ichmaël furent circoncis par Chèm, le fils de Noa'h.
3°/ D'autres affirment qu'Avraham se saisit du couteau pour se circoncire, mais comme ses mains tremblaient, il renonça.
Alors Hachem se saisit du couteau et acheva l'opération.
C'est pourquoi, il est écrit : "[D.] trancha l'alliance avec lui" (Né'hémia 9,8).
[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 23,24]
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+ "En ce même jour fut circoncis Avraham, ainsi qu'Ichmaël son fils, et tous les gens de sa maison, nés chez lui ou achetés à prix d'argent, furent circoncis en même temps" (Lé'h Lé'ha 17,25-27)
-> Avraham commença par circoncire tous les hommes, puis seulement après, il le fit sur lui-même.
S'il avait fait l'inverse, il aurait été trop faible pour mener à terme cette tâche.
Ces prépuces furent laissés au soleil, se décomposèrent et dégagèrent une odeur nauséabonde.
Pour D., ces effluves étaient pareils au plus précieux des encens.
Hachem promis à Avraham : "Chaque fois que tes descendants pécheront, je me souviendrai de ces prépuces et je leurs pardonnerai".
[Avraham se trouvait à Jérusalem lorsqu'il effectua ces circoncisions,] et le grand autel fut érigé exactement à l'emplacement où furent déposés ces prépuces.
[Cet événement eut lieu un Yom Kippour.] C'est pourquoi à chaque Yom Kippour, D. contemple le sang de ces circoncisions et quand les juifs se repentent sincèrement, il pardonne leurs péchés.
[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 17,25-27]
"Quand tu sortiras en guerre contre tes ennemis, et que Hachem ton D., le livrera en ta main" (Ki Tétsé 21,10)
=> Pourquoi le verset ne dit-il pas simplement : "quand tu combattras contre tes ennemis"?
-> Pour le Ktav Sofer, la Torah envisage ici la guerre que l'on doit mener contre son yéter ara, au sujet duquel nos Sages (guémara Soucca 52) ont affirmé : "le yétser ara de l'homme se dresse constamment contre lui, et si Hachem ne l'aidait pas, il ne pourrait pas le maîtriser".
Voilà pourquoi le verset commence par : "quand tu sortiras pour la guerre" = si tu accomplis ce qui t'incombe, et il se termine par : "Hachem ton D., le livrera en ta main".
-> En ce sens le 'Hafets 'Haïm commente :
"Quand tu partiras en guerre contre tes ennemis" = c'est la guerre contre le mauvais penchant.
Si l'homme se donne la peine de partir en guerre contre lui, il lui est promis que : "Hachem ton D. le livrera en ta main" = il est certain que l'homme sera plus fort que lui et le vaincra.
Ainsi, notre tâche consiste à partir en guerre contre notre yétser ara (si ki tétsé = quand tu sortiras => alors D. te le livrera!).
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-> Le verset débute par "tes ennemis" au pluriel, et se poursuit par "le livrera" au singulier.
Le rav Mordé'haï Gifter donne l'explication suivante :
Selon la guémara (Soucca 52a), le yétser ara porte 7 noms. Cela signifie qu'il emploie 7 méthodes [principales] pour tenter de nous détruire, pour nous empêcher de suivre le chemin de Hachem.
Ainsi, en combattant notre mauvais penchant, on a l'impression d'affronter des ennemis innombrables, car même si l'on réussit à le maîtriser, il apparaît aussitôt sous une autre forme.
Cependant, une fois notre victoire remportée, on s'aperçoit que l'on avait un seul adversaire.
=> Nous partons en guerre contre "des ennemis", mais finalement il "est livré" en nos mains par Hachem.
[ "Le mauvais penchant de l’homme le domine chaque jour ... et si ce n’était D. qui lui vient en aide, l’homme serait impuissant contre lui." (guémara Soucca 52 a-b)]
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-> : "Lorsque tu sortiras en guerre" (Ki Tétsé 21,10)
-> Le rav 'Haïm Vital (Ets Hadaat Tov) explique :
"Par l'expression "Lorsque tu sortiras", Hachem ne vient pas apporter une simple information, mais bien un ordre pour celui qui part à la guerre : ce dernier est tenu de se convaincre, lorsqu'il part, que la délivrance est dans les mains d'Hachem et que c'est Lui qui lui donne la force de réussir. Et si tu agis de la sorte en partant à la guerre, que tu penses que seul le fait de sortir est entre tes mains, mais pas la guerre à proprement parler, alors s'accomplira (la suite du verset) : "Il la mettra dans tes mains", et ce sera grâce à ta confiance en D."
-> Le rav ‘Haïm Vital (Ets Hadaat Tov) explique le (premier) verset de notre Paracha : "Lorsque tu sortiras en guerre", ce qui semble a priori suggérer qu’Israël ne doit que ‘sortir en guerre’ et pas plus :
"Il ne s’agit pas d’une simple information de la part d’Hachem mais bien d’un ordre de Sa part adressé à celui qui sort combattre : il devra se concentrer sur la pensée que la délivrance est dans les mains d’Hachem et que c’est Lui qui donne la force de réussir. Si tu penses lorsque tu pars au combat que seul le fait de s’y rendre est dans tes mains mais pas la guerre elle-même, Il te le livrera dans tes mains, et ce, par le mérite de ta confiance en D."