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"Toute la subsistance d'un homme pour l'année à venir est décidée entre Roch Hachana et Yom Kippour"

[guémara Bétsa 16a]

Un homme se plaignit à Rabbi Méïr de Prémichlan qu'un concurrent s'était installé près de sa boutique et que son chiffre d'affaires risquait d'en souffrir.
Rabbi Méïr lui raconta que lorsqu'un cheval boit de l'eau dans une rivière, il frappe le sol de ses sabots.

Rabbi Méïr lui demanda : "Savez-vous pourquoi il fait cela?"
Et de répondre : "Parce qu'il aperçoit son reflet dans l'eau, il pense qu'il s'agit d'un autre cheval et il tente de l'effrayer pour le faire fuir de peur que l'autre cheval ne boive toute l'eau et qu'il n'en reste pas suffisamment pour lui-même.

Le cheval n'est pas assez intelligent pour comprendre que la rivière contient de l'eau en abondance, mais vous, en tant qu'être humain, vous devriez comprendre que la compétition ne réduira pas vos revenus.

Vous gagnerez ce qui vous est destiné."

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-> Le rav Avraham Feuer explique que durant l'année, les actes d'une personne sont constamment réexaminés et de nouvelles décisions peuvent être prises à son sujet.
Ce qui nous a été accordé au début de l'année peut être retenu à causes de nos fautes.
[à l'image d'une arborescence, nos choix d'être fidèle ou non à la Volonté de D., nos prières, notre téchouva, ..., vont constamment impacter notre subsistance à la hausse ou la baisse (ex: est-ce que notre travail sera plus ou moins pénible? est-ce qu'on aura plus ou moins de dépenses "imprévues"? ...). Tout est déterminé par Hachem, dans les moindres détails, et une mise à jour constante est réalisée en fonction de notre attitude dans la vie.]

-> Le Baal Chem Tov explique que D. décide chaque jour de l'intensité du plaisir et de la satisfaction que chacun retirera de ses possessions.

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-> Hachem nous donne de nombreuses occasions de modifier positivement ce décret : https://todahm.com/2017/09/27/la-periode-de-tichri-a-hanoucca

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-> "Pendant la fête de Shavouot, nous sommes jugés sur les fruits de l’arbre" [guémara Roch Hachana 16a]

Le Chlah haKadoch de commenter :
"Le jugement auquel D. procède lors de la fête de Shavouot ne concerne pas seulement la Torah elle-même, c’est-à-dire de décider quelle perception de la Torah aura chacun de nous, mais aussi quels seront les moyens qui nous permettrons de l’étudier.
[…]
Même si à Roch Hachana, on n’aura pas mérité un jugement particulièrement favorable, mais comme moyen pour étudier la Torah, on pourra alors bénéficier de la vie et de toutes bonnes choses."

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-> D'une manière générale, selon nos Sages nos prières pour de la spiritualité ont une force toute particulière pour être entendues.
Ainsi, il faut désirer de la subsistance dans une finalité de pouvoir davantage évoluer spirituellement parlant, en accomplissant la volonté de D., et non dans un but d'assouvir nos désirs égoïstes.

-> "C’est testé et prouvé, qu’une prière pour la spiritualité est toujours accomplie"
[rav Yisraël Salanter – citée par le rav Eliyahou Dessler]

++ Les femmes & la circoncision ...

--> Il est écrit dans la guémara (avoda zara 27a) :
"Une femme est considérée comme si elle était circoncise."

--> La conférencière Esther Kosofsky a dit (1) :
"Les hommes portent une kippa sur la tête pour perpétuellement se souvenir de la présence de D.
Le mot en Yiddish pour kippa, yarmulke signifie 'crainte du Ciel' ou 'crainte du Roi'.
Les femmes n’ont pas besoin d’en porter, parce qu’elles ont une compréhension naturelle [de ces notions].

De même, la circoncision est un signe physique du lien qui unit l’homme et D.
Les femmes n’ont pas besoin d’avoir un signe sur leur corps pour leur rappeler que D. attend certaines choses de leur part, parce qu’elles sont nées avec une sensibilité spirituelle.

Ces explications proviennent du Talmud ; elles ne viennent pas juste d’être exprimées pour s’opposer à la société moderne. "

(1) : dans une interview parue dans le journal américain : EnlightenNext (édition automne-hiver 1999)

Onkelos & La mitsva de la mézouza …

+ Onkelos & La mitsva de la mézouza ...   [issue de la guémara Avoda Zara 11]

"Onkelos, fils de Klonimus [et neveu de l'empereur romain Titus] se convertit au judaïsme.

[Dès qu'il entendit cette nouvelle,] Titus envoya de Rome une brigade de soldats [pour le ramener]. Mais lorsqu’Onkelos engagea la conversation avec les soldats, ils se convertirent eux aussi au judaïsme.

Titus envoya une autre brigade, les enjoignant à ne pas adresser la parole à Onkelos. Mais ils se convertirent à leur tour.

Titus envoya une troisième brigade, et leur ordonna de ne même pas écouter les paroles d'Onkelos.
Mais tandis qu'ils le faisaient sortir de sa demeure, Onkelos embrassa la mezouza et les soldats questionnèrent impulsivement : « Qu'est-ce que c'est ? »

Onkelos répondit : « En général, le roi se trouve à l'intérieur et ses soldats demeurent à l'extérieur pour le protéger. Par contre, D agit à l'opposé : les serviteurs sont à l'intérieur et Il les protège de l'extérieur. »

Ils se convertirent donc eux aussi.
Titus renonça à envoyer des soldats."

Une force du yétser ara = faire que l’homme soit toujours occupé pour éviter de …

+ Une force du yétser ara = faire que l'homme soit toujours occupé pour éviter de ...

Le Méssilat Yécharim écrit :
"Tous continuent à suivre leur chemin par la force de l'habitude sans se donner le temps d'examiner leurs actions et leurs voies.
Aussi tombent-ils dans le malheur sans même le voir. [l'exemple des contemporains du prophète Yirmiyahou y est donné].

C'est là assurément un des stratagèmes du yétser ara, une de ses ruses que d'accabler les hommes par un travail ininterrompu de sorte qu'ils n'ont plus le loisir pour prendre conscience du chemin qu'ils suivent pour l'examiner.

Il sait bien qu'il suffirait aux hommes de prendre garde à leurs voies, si peu que ce fût, pour qu'aussitôt ils se prennent à regretter leurs actes et, dans un repentir grandissant, rompent entièrement avec le péché."
[l'exemple est donné avec Pharaon à l'égard des bnei Israël : "Qu'on aggrave la corvée de ces hommes, qu'ils y peinent en sorte qu'ils ne prêtent plus l'oreille aux paroles mensongères." - Chémoth 5;3]

=> Nos multiples activités et préoccupations ne nous laissent guère de temps pour nous remettre en quesstion et réfléchir à notre véritable but sur terre.
=> A 1ere vue, on pourrait croire que le manque de réflexion est le fait d'empêchements d'ordre technique, que l'homme voudrait réfléchir mais que de nombreuses obligations ne lui en laissent ni le temps ni la force.

Notre génération est toujours en mouvement.
Il y a une recherche frénétique de moyens de plus en plus sophistiqués d'éviter de se retrouver seul avec soi-même.
=> L'homme moyen se trouve sans cesse en mouvement, aussi loin que possible de lui-même.

Le rav Yérou'ham Lévovitz (de Mir) donne un enseignement sublime de vérité :
"Ce n'est pas parce qu'il est trop occupé que l'individu ne peut pas réfléchir, mais pour éviter de réfléchir qu'il reste toujours occupé."

L'homme par nature évite de réfléchir à ses actes, car il ne veut pas se sentir enchaîné par des obligations contraires à ses désirs et à ses habitudes.

En fonction de ses moyens, on va chercher à partir autour du monde en vacances, mais est-ce qu'on pense à faire un petit voyage tout près, seul à seul avec les profondeurs de son être?

Le 'Hafets 'Haïm disait :
"Le compte le plus rigoureux dont l'homme aura à rendre dans le monde de Vérité sera d'avoir vécu sans faire des comptes.
Le plus simple des marchands fait tous les soirs un bilan des pertes et des profits de la journée ...
Comment peut-on laisser le temps passer sans réfléchir à ses affaires spirituelles et sans se demander si elles sont en hausse?"

==> Le yétser ara cherche à tout prix à nous occuper, car comme le dit le Ram'hal : "la réflexion constitue la condition indispensable du vrai repentir."

Source (b"h) : compilation personnelle issue du livre "Matsmia'h Yéchoua" du Rav Alexander Aryéh Mandelbaum

La valeur d’un homme provient du mauvais penchant qui réside en lui

+ La valeur d’un homme provient du mauvais penchant qui réside en lui :

-> Nombreux sont ceux qui se plaignent en arguant : "Comment peut-on exiger de moi de recevoir la Torah alors que le yétser ara qui réside en mon sein me guette sans arrêt et n’a de cesse que de me pousser vers les désirs les plus bassement matériels?"
La réponse se trouve dans la guémara (Shabbath 88b) qui suit : "Les anges célestes vinrent devant le Hachem et lui dirent : "Tu possèdes un trésor tellement cher et Tu veux le donner à des êtres de chair et de sang?
- Réponds-leur !, ordonna Hachem à Moché.
- La Torah que Tu me donnes, répondit Moché, qu’est-il écrit dedans? Ne tue point ; la jalousie se trouve-t-elle parmi vous, demanda-t-il alors aux anges, le yétser ara est-il en vous ?"

-> Le Maharal (Tiféret Israël - chap.25) apprend de cette guémara qu’un homme ne doit pas s’affliger du combat qu’il livre contre son yétser ara. Car, au contraire, ce fut précisément grâce à celui-ci que les Bné Israël méritèrent que Hachem leur fasse don de la Torah.
Hachem ne désirait justement donner la Torah qu’à des êtres de chair et de sang, dans lesquels le yétser ara brûle pour les tirer vers le bas et qui le surmontent au nom de leur amour pour Lui et s’élèvent ainsi tout en se rapprochant de Lui.

Il explique ainsi pourquoi on apporte deux pains à Shavouot qui sont 'Hametz, contrairement à toutes les autres Ména’hot (pains consacrés) qui était offertes Matsa [comme il est écrit : "Car tout levain, vous ne l’apporterez pas en offrande consumée en l’honneur d’Hachem" (Vaykra 2,11)].
Le 'hametz représente, en effet, le yétser ara [comme l’expression de la guémara (Béra'hot 17a) : "Le levain de la pâte"]. Et en ce jour (de Shavouot), on vient faire allusion au fait que toute l’importance de ce jour, qui célèbre le don de la Torah, tient seulement du mérite du yétser ara.

"Celui qui rend le Shabbath un délice voit les voeux de son coeur exaucés."

[Rav Yéhouda au nom de Rav - Guémara Shabbath 118b]

Guémara & Yétser ara

+ Guémara & Yétser ara :
b"h, voici quelques citations de la guémara sur le yétser ara ...

-->Rav Na’hman fils de Rav ‘Hisda a expliqué :
"Pourquoi le mot vayitsèr ("D. forma/façonna [l'Homme]" - Béréchit 2 ;7) est-il écrit avec 2 youd ?
Parce que D. a créé 2 penchants (yétsarim) : le bon et le mauvais."
[= guémara Béra’hot 61a]

-->Rabbi Lévi bar ‘Hama a rapporté cet enseignement de Reich Lakich :
"Il faut toujours provoquer le bon penchant, contre le mauvais ;
s’il parvient à le vaincre, c’est bien ; sinon, on doit réciter le Shéma.
Si on parvient ainsi à le vaincre, c’est bien ; sinon, on doit évoquer le jour de la mort !"
[= guémara Béra’hot 5a]

-->Un tana de l’école de Rabbi Yichmaël a enseigné :
"Mon fils ! Si ce malpropre [le mauvais penchant] se porte à ta rencontre, tire-le à la maison d’étude ; s’il est comme une pierre, il s’effritera ; s’il est comme du fer, il se brisera en éclats !"
[= guémara Soucca 52b]

--> "Telle est l’habilité du mauvais penchant : aujourd’hui, il incite l’homme à faire comme ceci, le lendemain, comme cela, jusqu’à ce qu’il l’amène à servir des idoles."
[= guémara Shabbath 105b]

--> "Le mauvais penchant est doux au début, et amer à la fin."
[= talmud de Jérusalem – Shabbath 14 ,3]

--> Rabbi Chmouel bar Na’hmi a déclaré au nom de Rabbi Yonathan :
"Le mauvais penchant incite l’homme à pêcher dans ce monde, et porte témoignage contre lui dans le monde à venir."
[=guémara Soucca 52b]

Il est écrit dans les pirké avot (4,1) : Ben Zoma dit : "Qui est fort ? Celui qui domine son penchant !" ...

Celui qui marche dans son monde sans réfléchir si son chemin est le bon ressemble à un aveugle qui avance sur la rive d'un fleuve.
[Ram'hal - Messilat Yécharim - 2e chapitre ]

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[une des armes principale du yétser ara est de tellement nous occuper au quotidien qu'on a plus le temps de réfléchir à nos buts et priorités dans la vie. ]

Parlons à Papa!! [histoire]

Un grand sage marchait le long de la plage en sortant de la Yéshiva accompagné de ses élèves.

En passant, il vit un groupe d'enfants jouer au ballon pendant qu'un autre garçon était seul sur le côté. Il regardait au large.

Rien ne semblait l'intéresser en dehors de l'horizon.

Le Tsadik le vit et lui demanda: "pourquoi ne joues-tu pas avec tes copains ?"

"J'attend le bateau" répondit l'enfant

"Quel bateau ? "

"Tous les soirs, un gros paquebot passe par là et c'est lui que j'attends"

"Et pourquoi l'attends-tu?"

"Pour lui faire coucou"

"Mais mon enfant, le paquebot passe très loin d'ici, il sera difficile pour le capitaine de te voir, d'ailleurs, il a certainement un tas de choses à s'occuper, il n'a pas que ça à faire de guetter un enfant sur le rivage pour lui faire coucou! "

Mais l'enfant insistait: "non, c'est pas vrai, le capitaine me regardera, il verra quand je lui ferai coucou et il me fera lui aussi coucou j'en suis sûr!" dit-il en essuyant ses larmes.

Le sage se rapprocha de l'enfant et lui dit doucement: "Dis moi mon enfant, le capitaine ne te connait même pas, sois réaliste, pourquoi es-tu si sûr qu'il te verra et qu'il te répondra? "

L'enfant leva les yeux vers le Tsadik et lui répondit: "parce que le capitaine, c'est mon papa !!!"

HACHEM est notre père, bien qu'Il a un tas de choses très importantes à s'occuper, il délaisse tous les mondes supérieurs et tend l'oreille pour entendre nos prières !!

Rien n'est plus important pour HACHEM que la prière de ses enfants.

Ne sous-estimons pas la force de la Téfila (et oui, le yétser ara essaie de nous endormir pour nous empêcher de communiquer avec Papa!), ne sous-estimons pas quelques minutes passées à parler à HACHEM "face-à-face!".

 

Source : Rav Its'hak Attali (OrIsraël)

Le Rav Chmouel Wozner dit qu'il faut appliquer avec un ordinateur/smartphone les mêmes lois qu'avec la présence d'une femme : les lois du yi'houd!!

(rapporté par le Rav Gabriel ELKOUBY )

Sur le plan de la Hala'ha, il est question de "Yi'houd" lorsqu'un homme et une femme (au moins une femme) se retrouvent ensemble dans un endroit où ils sont isolés des autres, sans qu'ils aient à craindre d'être dérangés par qui que ce soit.
Ces lois doivent être étudiées en détail pour en saisir les principes et leurs applications.

(définition du Yi'houd du Rabbin Marc Meyer)