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Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°3)

+ Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°3)

+ Souffrances : moyen d'élévation spirituelle

-> "Lorsqu'une personne subit tout type de malheur, elle doit s'en servir comme d'un signal l'éveillant à s'améliorer."
[guémara Béra'hot 5b]

Le fait de voir les souffrances comme étant utiles, nécessaires, cela aide à les supporter, car leur poids est fonction de l'intérêt : s'il n'y en a pas c'est très lourd, sinon, c'est léger.

-> "Regardez les souffrances comme vous disant de vous améliorer"
[Rabbi Yéhouda Leib 'Hasman - Ohr Yohail]

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-> "Les souffrances sont un substitut à la prophétie, un agent de Hachem afin d'illuminer notre chemin.

Une personne voyant ses souffrances, se doit de vérifier son comportement (guémara Béra'hot 5a)."
[Rabbi Avraham Grodzinsky - Torat Avraham]

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-> "Hachem travaille sur chaque être humain afin qu'il soit le plus parfait possible.
A cette fin, Il peut nous envoyer de la joie et du chagrin.
[...]
Nous devons voir chaque nouvelle situation de notre vie comme un exercice faisant partie d'un plan d'entraînement global que Hachem a préparé pour nous.
Car c'est D. uniquement qui connaît les moyens opportuns pour chaque personne, en fonction de ses traits de caractère particuliers, afin de l'amener à devenir une bonne personne"

[Rabbi Chimchon Raphaël Hirsch]

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-> "Une personne qui a le cœur brisé a plus tendance à penser à son but final dans ce monde, et cela amène facilement à un comportement plus élevé"
[Rav Dessler - Micktav méEliyahou]

[les souffrances nous font sortir de nos habitudes, nous obligeant à revoir nos actes]

-> "Pour une personne qui a la émouna, ses malheurs lui servent de rappel qu'on n'est pas créé uniquement pour avoir des plaisirs dans ce monde.
Cela lui apprend à se focaliser [davantage] sur son développement spirituel."
[rav Yé'hezkel Levenstein - Ohr Yé'hezkel]

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-> Celui qui accepte les souffrances avec amour, méritera une descendance qui se perpétuera [littéralement : prolongera ses jours].
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Enfants]

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+ Les souffrances comme moyen d'expiation

-> Selon Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva 2,3-4), il y a 2 bénéfices principaux aux souffrances.
Elles servent d'expiation pour nos fautes, et également comme incitation afin d'améliorer notre comportement.

-> "Tout le monde souffre, mais beaucoup ne prennent pas à cœur que les souffrances viennent en punition pour nos fautes, les considérant plutôt comme étant le fruit du hasard.

La bonne attitude est que les souffrances sont des réparations, des expiations.
En ayant conscience de cela, une personne apprécie le fait que souffrir en ce monde le dispense de souffrir dans le monde à venir."
[Rabbi Yonatan Eibeschuetz]

Dans ce monde, peu de souffrances annule beaucoup de souffrances dans le monde à venir.
Quelle joie! Quel cadeau nous fait papa Hachem!!

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-> Lorsque l'on souffre, il ne faut pas ignorer notre souffrance, mais plutôt prendre conscience que cela provient du jugement du Juge de Vérité (Hachem).

Il faut l'accepter avec joie, une joie d'amour de Hachem.

Une personne qui ignore ses souffrances, ferme ses oreilles à entendre le message qu'elles viennent nous amener.

[Torat Avraham]

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-> La guémara (Béra'hot 54a) dit qu'on est obligé de faire une bénédiction sur un malheur, et ce comme on l'aurait fait sur un bonheur.

Rabbi Yits'hak Blauser commente que lorsque l'on souffre un peu, il faut réaliser que Hachem nous envoie cette souffrance pour notre bénéfice.

Lorsque l'on souffre davantage, il faut essayer de réaliser, que c'est une faveur encore plus grande de D.
En effet, c'est en fonction de l'importance de la souffrance que sera notre bénéfice.

Lorsque quelque chose ne va pas, un père est plus énervé contre son fils qu'envers un étranger.
De même, plus D. nous envoie de souffrances, plus c'est le signe de davantage de proximité, du fait qu'il nous aime encore plus.

Lorsque D. nous envoie des souffrances, c'est qu'ils souhaitent que nous nous rapprochions, que nous nous tournions de tout cœur uniquement vers Lui.
C'est ainsi que, lorsqu'une personne avait des soucis, le 'Hazon Ich disait : "C'est que Hachem a très envie de t'entendre!"

[ Un père qui laisse son enfant faire tout ce qu'il veut n'est pas un bon père.
De même, Hachem a de grandes espérances, c'est pourquoi Il nous envoie des souffrances, de petites tapes, afin que nous puissions rester au maximum sur le chemin vers une vie réussie.

Plus un père souhaite le bien de son fils et a de hautes espérances, plus il est derrière lui afin que cela devienne réalité. ]

Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°2)

+ Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°2)

+ Voir la vie avec humilité :

-> "Une personne avec l'humilité, peut accepter les malheurs et les souffrances.
Une personne arrogante, cependant, ne peut tolérer des événements malheureux."
['Hovot haLévavot 6,10]

Pour un arrogant, une situation difficile l'est encore plus, car il se dit : "ça ne va pas comme JE veux, et je ne peux rien y faire".

Hachem lui fait justement comprendre que ce n'est pas lui le dieu sur terre, et ce sentiment d'impuissance lui est difficile à supporter.
Il est alors forcé à se tourner vers l'unique adresse utile de ce monde : Hachem.

Une personne humble, par nature, accepte facilement ce que la vie lui amène, car venant de D.

-> Il est plus facile d'accepter de mauvaises situations, lorsque nous réalisons qu'elles ne sont que temporaires, et que si D. nous les envoie c'est que nous avons les capacités d'y faire face.

Nous ne sommes que de passage dans ce monde, alors pourquoi se prendre la tête.
Le présent est peut être plein de souffrances, mais la vie passe vite, alors tâchons de profiter quand même, surtout que de meilleurs jours viendront après cette tempête passagère.

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-> "Au final, tout ce qui nous arrive est pour le bien.

La guémara (Nidda 31a) raconte que 2 personnes voulaient voyager par bateau.
Une des 2 s'est cassée le pied et ne pouvait plus faire le voyage, tandis que son ami est monté sur le bateau.

Cette personne ayant raté le bateau, a maudit son malheur.
Quelques jours plus tard, cependant, elle a entendu que ce bateau a coulé, avec tous ses passagers noyés.

Cette même personne a alors commencé à louer Hachem, réalisant que son absence sur le bateau était la meilleure chose pouvant lui arriver.

Pour cette raison, une personne doit accepter toute souffrance qui lui arrive car elle n'a aucun moyen de savoir tout le bien qui lui arrivera en conséquence de ce qui lui semble ostensiblement comme un événement négatif."

[Or'hot Tsadikim - chap.9]

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-> Selon nos Sages, il incombe à toute personne de bénir Hachem avec joie pour les souffrances, de la même façon qu'on le fait sur le bien.
[guémara Béra'hot 54a et 60b]

Il faut avoir conscience qu'aucun être humain ne peut savoir ce qui lui est véritablement bon, et ce qui est mauvais.
On ne peut voir que le présent et pas le futur, et ce avec un esprit limité (on n'est pas D.!).

Il faut accepter que les souffrances proviennent afin de pousser une personne à améliorer ses actions, ce qui est un grand bien, comme il est écrit : "Hachem le châtie, tel un père le fils qui lui est cher" (Michlé 3,12).

Cette amour de D. qui se manifeste en nous donnant des souffrances, n'est pas uniquement pour nous préserver des châtiments dans le monde à venir, mais également afin d'élever une personne et l'aider à devenir la plus vertueuse possible.

[Rabbi Avraham Grodzinsky - Torat Avraham]

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-> La guémara (Taanit 21a) nous donne un modèle dans le fait de voir que toute chose se finira pour notre bien.

Cet homme s'appelait : "Na'houm, ich gam zou", car il disait toujours : "gam zou létova" (cela est aussi pour le bien).

Même les choses que la majorité des gens perçoivent comme étant mauvaises, ne le sont pas, car en fin de compte elles sont à notre bénéfice.

Le rav Dessler enseigne que cela ressemble à quelqu'un qui a subi avec succès, une opération sur une maladie qui était potentiellement mortelle.
L'opération en elle-même était très douloureuse, mais dans ces circonstances, elle était nécessaire à la survie de la personne.

Cela doit être notre attitude face aux malheurs : encore une opération de réussie!

-> Il faut préciser pour ce concept de 'gam zou létova' :
1°/ à utiliser après les faits, et ne pas s'en servir pour justifier sa paresse ou pour fuir ses responsabilités.

Nous devons faire de notre mieux et tout mettre en oeuvre dans l'action.
Ce n'est seulement lorsque plus rien ne peut être fait que nous pouvons dire : c'est pour notre bien! [sinon agis!]

2°/ à utiliser sur nous-même plutôt que sur les autres.
Lorsque notre prochain souffre, nous ne devons pas nous contenter de lui dire : "c'était pour le meilleur!"
Il faut lui mettre en avant quelques aspects positifs, et surtout avoir beaucoup d'empathie, d'écoute.

Le 'gam zou létova' ne doit pas être une excuse pour ne pas aider autrui (ex: se dire : les souffrances sont ultimement pour son bien, donc pourquoi lui venir en aide?).

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+ Voir la vie en se focalisant sur le spirituel :

-> "Une personne doit travailler sur elle-même afin de ne ressentir aucune souffrance sur le manque de biens matériels"
[Rabbénou Avraham ben haRambam]

-> "Une personne qui place la priorité de sa vie à obtenir de la connaissance en Torah et à accomplir des bonnes actions, réalise que ses possessions matérielles ne sont à elle que temporairement.
Une telle personne est consciente que pendant la nuit elles peuvent disparaître totalement.

Puisque sa priorité est son élévation spirituelle, même si elle perd sa maison, avec ce qui est dedans, elle ne s'en sentira pas triste"
[le Maguid de Doubno]

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-> "Ce monde est comme un rêve.
Les gens qui sont dérangés par des problématiques matérielles, sont comme au milieu d'un cauchemar.

Je suis éveillé et conscient d'à quel point sont illusoires les souffrances de ce monde.
[...]
Souffrir à cause de problèmes matériels est similaire à un enfant qui a construit une maison avec des brindilles et de la paille, et s'amusant beaucoup avec, jusqu'à ce que quelqu'un arrive et la lui détruise.
L'enfant crie et se plaint amèrement à son père, car il ressent que ce dernier doit tuer cette personne pour son crime.
Mais son père reste calme, car il est conscient que son fils réagit de façon exagérée.

De la perspective de l'enfant, ce qui s'est passé est une tragédie, mais le père sait que ce n'est pas une grande perte.

De même, lorsqu'il s'agit d'une perte matérielle, n'allez pas comme vous le souhaitez, ne réagissez pas de façon exagérée en leur donnant une importance [vitale]"

[Pélé Yoét - Tsa'ar]

[dans le monde futur, le matériel n'a plus de valeur (contrairement au spirituel), alors pourquoi y donner autant d'importance dans ce monde éphémère. ]

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+ Voir le positif :

-> "A chaque fois que nous souffrons, tâchons de trouver quelque chose de positif dans nos souffrances.

Un des bénéfices de nos souffrances est le fait que par la suite nous apprécions davantage les choses."

['Hochma ouMoussar]

On s'habitue à tout, même au bonheur.
Nos moments difficiles permettent de redonner toute leur saveur, toute leur appréciation aux bons moments.

Un bon exemple est lorsque nous tombons malade, et que nous apprécions par la suite ce que nous prenions pour acquis, normal.

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-> "Les souffrances sont un grand professeur.
Elles nous enseignent les limites de nos forces, nous rappelant la fragilité de notre santé, le caractère instable de nos possessions, et l'impuissance de nos biens qui ne nous ont que été prêtés et que nous devrons rendre dès que leur Propriétaire (Hachem) le désirera.

Les souffrances viennent vous rendre visite et vous enseignent sur notre fausse grandeur.
Elles enseignent la modestie."
[Rabbi Chimchon Hirsch - 'Horeb]

-> "Nous ne devons pas voir la maladie et la douleur négativement.
Les souffrances nous enseignent l'humilité.

Nous apprenons que nous n'avons pas une puissance totale sur nous-même"
[Rav Wolbe - Alé Chour]

[aucun être vivant ne peut faire le moindre mouvement si Hachem ne lui a pas donné son accord! Nous oublions souvent cela, et nous nous permettons même de donner des conseils à Hachem sur sa manière d'agir]

-> "Les souffrances casse l'arrogance et la prétention d'une personne.
Cela amène à l'humilité et à accepter la souveraineté de Hachem"
[Rabbi Avraham Chmouel Finkel - Nétivot haMoussar]

[Même les personnes les plus anti-religieuse, face aux souffrances, se casse et s'ouvre à D.]

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-> "Les souffrances ont la faculté de diminuer les envies d'une personne.

Lorsqu'une personne souffre, elle se rend compte qu'il lui est possible de vivre sans assouvir ses envies, sans honneur et sans l'approbation d'autrui.
Petit à petit, on devient libre de ce sur quoi nous avions pu être auparavant attachées.

Les souffrances peuvent nous aider à ouvrir les yeux afin de voir qui nous sommes réellement (le vrai moi) et sa richesse interne."
[Rabbi Avraham Grodzinsky - Torat Avraham]

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-> Le Chlah rapporte que l’œil est composé de la pupille noire et de l'orbite blanche.
La vision se produit par la pupille.

Pourquoi les hommes voient-il par la partie noire de l’œil et pas par la blanche?

Pour faire comprendre à l'homme que, généralement, tant qu'on ne voit pas tout en noir, on ne voit pas vraiment ...

Lorsque l'on broie du noir, que l'on tombe, on en arrive à ouvrir les yeux sur le fait que c'est D. qui gère le monde.

Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°1)

+ Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°1)

-> "Même peu de souffrances peuvent annuler tout le bonheur d'une personne"
[Rav Dessler - Mi'hktav méEliyahou]

-> "Quoiqu'il se passe dans le monde, au final, c'est pour le bien.
Souvent, nous n'avons pas les capacités de comprendre comment une chose est pour le bien, car les souffrances nous semblent si terribles.

La situation est similaire à une personne malade qui ne comprend pas comment le médicament que le docteur lui a prescrit est pour le bien.
Certains médicaments ont un goût amer et ont des effets secondaires pénibles.
A première vue, le patient peut se plaindre à propos de ce qui semble être un manque de compassion du médecin.
Cependant, après qu'il soit guéri, il lui en est reconnaissant pour toujours.

Nous devons voir les souffrances de la même façon.
C'est vrai que c'est amer, mais c'est aussi bénéfique!"
[Rabbi Yonatan Eibeschuetz]

-> "Lorsqu'une personne souffre, elle ne doit pas dire que les choses sont 'mauvaises'. Mais plutôt, elle doit dire que la situation est 'amère'.
En effet : Hachem ne fait rien de mal.

A l'image d'un médicament, même s'il peut être amer, il est bénéfique, et de même pour les événements qui sont toujours en notre faveur, et ce même s'ils sont sur le moment amers"
[Rabbi Moché de Kobrin]

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-> "Les souffrances expient les fautes d'une personne et elles sont au final une bénédiction"
[midrach Béréchit rabba 65,4]

-> "Bien qu'il soit très difficile d'atteindre le niveau où l'on ressent de la joie dans la souffrance (guémara Shabbath 88b), au moins, nous devons travailler à l'accepter par la réalisation que cela va expier, réparer nos fautes.
[...]
Notre attitude envers les souffrances est un signe que nous avons internalisé la conviction d'une vie après la mort."
[Rabbi Yéroucham Lévovitz]

En acceptant que les souffrances nous sont utiles afin de nous laver des conséquences de nos fautes, nous prouvons que nous croyons au monde à venir, qui peut arriver à tout moment ...

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-> Selon nos Sages, notre gestion des souffrances, est le thermomètre de notre émouna en Hachem.

-> "Je suis envieux de quelqu'un qui reste calme, acceptant ses souffrances, même s'il n'a pas atteint le plus haut niveau en l'acceptant par amour,
Ne pas se rebeller contre la volonté de D., est en soi un très haut niveau."
[Rabbi Yé'hezkel Levenstein]

-> "Les épreuves de la vie nous sont cachées de telle manière que nous pensons que c'est uniquement des obstacles et des ennuis.
En effet, si nous étions conscient que ce n'est que des épreuves, nous pourrions les surmonter, et ce serait pas un véritable test.
Une personne qui surmonte de telles épreuves est véritablement élevée"
[Rabbi Yoël Teitelbaum]

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-> Il faut avoir conscience que toute personne va forcément subir durant sa vie des épreuves, car c'est la nature de ce monde : être un lieu de tests de Hachem.
A nous d'y faire face positivement et de façon constructive.

-> "Une des plus grandes difficultés pour accepter les malheurs est le fait qu'une personne ne s'attend pas à en avoir et est surprise quand ils surviennent.
Mais la réalité de ce monde est que les situations difficiles sont quelque chose de très courant, et il est préférable de les attendre.
En effet, lorsque nous sommes préparés à l'avance à l'idée qu'elles peuvent arriver, notre niveau de souffrance s'en trouve grandement diminué"
[Séfer haYachar léRabbénou Tam]

=> Nos souffrances sont souvent accrues par le fait que l'on se demande : "Pourquoi est-ce que ça m'arrive à moi? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter cela? ..."
Des moments difficiles, des échecs, ... font partie des choses naturelles de la vie. Il ne sert à rien d'ajouter de la souffrance à la souffrance, en s'en étonnant ou bien en s'en plaignant.

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-> Le Divré Yoël insiste sur le fait qu'il faut se répéter sans cesse les concepts de moussar (aucune souffrance ne peut m'arriver si Hachem ne l'a pas décrété, ...), jusqu'à ce qu'ils nous soient une seconde nature.
Ces mots ne doivent pas nous être extérieurs (sur nos lèvres) mais intérieurs (au fond de notre cœur).
Par exemple, on peut utiliser une petite souffrance (ex: je viens de rater le bus, il y a des embouteillages, je me suis cogné le pied,...) afin d'alimenter notre acceptabilité, car venant avec raison directement de Hachem.

-> "Lorsqu'une personne domine cette capacité à se sentir confiant, [à voir positivement] toutes les situations, elle ne sera jamais déçue par ce que la vie lui offre"
[Bayit Nééman]

-> Nos Sages nous enseignent que si l'on veut être heureux, il faut savoir accepter ce que l'on ne peut pas changer.
Nous souhaitons que la situation soit différente de ce qu'elle est actuellement (si seulement ... alors je serai heureux, ...).
Cette requête va être la cause de notre souffrance.

-> "Un grand pourcentage des souffrances d'une personne est basé sur des illusions.
Les gens ressentent qu'ils ont des problèmes et des difficultés alors qu'en réalité le problème n'existe que dans leur esprit"
[Rav Dessler - Mikhtav méEliyahou]

-> Il peut être bien de s'interroger : "Comment verrais-je cette problématique si quelqu'un d'autre était dans la même situation? Est-ce que je la considérerai comme véritablement problématique ou pas?
Cela permet de gagner en objectivité.

Nous avons également tendance à aggraver et allonger la situation en se répétant sans cesse à nous même à quel point c'est horrible!
Lorsque cela n'est pas constructif/nécessaire, on peut causer que notre souffrance soit davantage causée par nous même que par l'événement qui en est à l'origine.

=> Les problèmes prennent les proportions qu'on veut leur donner.

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-> Il peut être utile de se demander : "Comment est-ce que je peux être sûr à 100%, qu'au final cela sera mauvais pour moi?"
La réponse est que nous ne pouvons jamais savoir de façon certaine que ce le sera.
Il arrive fréquemment que ce qui nous semblait comme un malheur va s'avérer être la meilleure chose qui pouvait nous arriver.

=> Sachons juger Hachem favorablement, en se disant qu'Il a Sa raison, et que c'est sûrement pas si mal en réalité, même si sur le moment tout pousse à penser le contraire.

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-> "Une personne qui récolte du miel ne va pas s'enfuir lorsqu'elle se fait piquer par une abeille.
Une personne qui rassemble des roses ne va pas partir lorsqu'elle est égratignée par des épines"
[Kéter 'Hochma 18,4]

Dans la vie, les choses positives ont également des aspects négatifs.
En restant focalisé sur les belles roses de ce monde, alors les épines nous semblent alors sans importance.

Pour beaucoup de choses positives, il y a un prix à payer en terme de frustrations et de souffrances.
La carrière, le mariage, élever des enfants, ... ont tous leur part de stress et de difficultés.
=> Lorsque l'on regarde toutes les souffrances comme le prix à payer pour pouvoir profiter pleinement de ce que l'on a ou aura, il est plus facile d'affronter les difficultés.

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-> "Si tu as une démarche positive envers les événements de ta vie, même si pour un observateur extérieur cela peut sembler comme plein de souffrances, tu vivras néanmoins une vie de bonheur.

Ce qui à d'autres paraît comme un malheur, sera à tes yeux comme des opportunités de grandir"
[Ohr haNéfech]

Il faut garder à l'esprit : "Comment puis-je utiliser cette situation comme un outil pour grandir?"
C'est vrai la situation est difficile, pénible, au point de me faire tomber.
Mais est-ce que pour autant je vais rester par terre à me plaindre, à me dire à quel point cela est horrible? Ou bien vais-je voir en cette frustration de la vie, une possibilité de développer ma émouna, d'être plus fort pour la suite, ...

Selon nos Sages, nos épreuves de la vie sont le baromètre de notre émouna en Hachem.
Par ma réaction, je montre dans la pratique à quel point je crois en D., à quel point j'ai intériorisé et je vis en accord avec les principes de foi en D.
[mon bita'hon atteste alors de ma émouna]

Nous sommes dans ce monde afin de développer des liens d'attachement avec Hachem.
Les tests de la vie sont donc indispensables, puisqu'ils vont nous permettre de prouver en pratique à quel point je suis prêt à tout donner pour rester fidèle à D.
Ils vont également nous permettre de sortir de notre confort, afin de remettre à jour, à neuf, nos priorités dans la vie en fonction de l'essentiel.

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-> "Lorsque tu te trouves dans une situation difficile, la 1ere pensée sur laquelle tu dois te focaliser est : que cette situation est un test et un défi."
[Rabbi Sim'ha Zissel Ziv - 'Hokhma ouMoussar]

-> "Si nous avons l'attitude de la Torah au sujet des souffrances, nous verrions toute situation difficile comme une opportunité de grandir, et nous ressentirions du plaisir à la place de la peine.
Ne pas agir ainsi entraîne des souffrances sans fin.
[...]
Une personne qui utilise ses difficultés afin de s'élever spirituellement, va trouver de la consolation, car elle va reconnaître que bien qu'elles étaient très dures à supporter, elles vont lui lui être utiles pour l'éternité.

Lorsque vous, vous voyez grandir spirituellement au travers des souffrances, vous en arriverez même à en ressentir de la joie suite à ces souffrances."
[Rav Dessler]

-> Rabbi Na'houm Zev Ziv (maître de rav Dessler) donne une analogie à ce sujet.
Si on demande à une personne de mettre et d'enlever les chaussures d'autres personnes, elle s'en sentira humiliée et cela sera difficile à réaliser à ses yeux.
Néanmoins, un cordonnier sera très content si son magasin déborde de monde, et le plus il aura a mesurer de pieds, à mettre et enlever de chaussures, le plus il sera content.

Pourquoi ne se sent-il pas humilié et fatigué par cette tâche?
La réponse est car il en tire profit au travers de ses actions, et qu'il évalue cette situation comme positive et qu'il en est joyeux.

Il doit en être de même avec nos difficultés, dont nous obtenons des bénéfices, indispensables à notre développement spirituel, dont la valeur est infinie et éternelle.

=> Une souffrances est une marque d'affection de notre papa Hachem, nous signifiant : "Je t'aime, et Je crois fortement en toi, c'est pour cela que Je t'envoie une souffrance qui va permettre de révéler au grand jour de magnifiques potentialités qui sont en toi".

"Tu as dit : "Je te ferai assurément du bien"" (véata amarta étev étiv ima'h - Vayichla'h 32,13)

-> Le sens profond du verbe hébreu doublé "Je ferai assurément du bien" [étév étiv] est que la bonté de la bienfaisance divine doit être apparente.
En effet, les expressions de la bonté divine sont parfois dissimulées, et parfois, elles sont tellement cachées que, au contraire, les expressions divines de bonté peuvent sembler préjudiciables, puisque la bonté intérieure est cachée.
En revanche, lorsque D. accomplit des actes manifestes de bonté à l'égard d'une personne, la bonté est révélée.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi]

=> Yaakov a demandé à D. que Sa bonté nous soit toujours apparente.

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-> Ainsi, rabbi Lévi Its'hak de Berditchev affirme que lorsque Hachem envoie de la douleur et de la souffrance, cela est en réalité bénéfique pour une personne.
Alors que la situation semble mauvaise, elle est en fait bonne. Cependant, on ne peut pas voir la bonté divine avec des yeux humains.
Il compare cette situation à celle d'un médecin qui incise le corps d'une personne pour l'opérer. Il semble causer des souffrances au patient, mais en réalité, il le guérit.
En conséquence, le verset dit que tout ce qu'Hachem fait est certainement bon et que nous devrions accepter que même les choses qui semblent mauvaises sont en réalité pour son bénéfice.

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+ Une bonté révélée :

-> "Tu as dit : "Je te ferai assurément du bien"" (véata amarta étev étiv ima'h - Vayichla'h 32,13)

-> Ce verset contient également une prière pour que la bonté d'Hachem ne reste pas cachée et soit révélée.
Le rav Moché Leib de Sassov explique la double expression "hétev étiv" comme signifiant que même si une personne traverse une période difficile, elle doit croire que sa souffrance est pour son propre avantage.
Cependant, il est très difficile pour une personne de faire face à la douleur et à la souffrance, même si elle sait qu'elle en bénéficie. C'est pourquoi Yaakov a demandé au "tov d'être tov". Il a prié pour que la bonté soit révélée afin qu'elle soit clairement visible, ce qui rendrait la situation plus facile à gérer.

[de même lorsque nous souhaitons "shana tova oumétouka", nous espérons que l'année à venir soit bonne (tova) d'une manière visible, ressentie clairement (métouka - douce). ]

-> Nous prions Hachem : "Montre-nous, Hachem, Ta bonté, et Ton salut, Tu nous le donneras" (Téhilim 85,8).
Le rav Barou'h de Mézibou'h explique que tout ce que fait Hachem est miséricordieux et bon, mais que certains actes de bonté nous sont révélés, tandis que d'autres sont cachés à notre compréhension.
Nous demandons à Hachem de nous montrer Sa bonté, ce qui signifie qu'elle devrait nous être révélée de manière à ce que nous puissions comprendre en quoi ce qu'Il fait est bon pour nous.

Chaque personne rencontre des difficultés dans sa vie, mais nous devons nous rappeler qu'il s'agit de tests d'Hachem, qui ne met jamais personne à l'épreuve au-delà de ses capacités.
Lorsqu'une personne rencontre une certaine difficulté dans sa vie, c'est [qu'Hachem a jugé] qu'elle est capable de la surmonter.
Selon le Sifté Tsadik (Vayé'hi 14) : "Les ténèbres ne s'abattent pas sur une personne s'il n'y a pas un moyen de les éclairer".
[ "La charge supportée par un chameau est proportionnelle à sa force" (guémara Sota 13b). ]

Lorsqu'une personne rencontre une certaine difficulté sur son chemin, c'est un signe certain qu'elle a la force intérieure nécessaire pour la surmonter.
[...]

Certains expliquent que c'est la signification des mots de Barou'h Shé'amar : "barou'h gozér ou'mékayem" (béni soit Celui qui décrète et maintient). Lorsque Hachem impose un décret sévère à quelqu'un, Il lui donne également la force de le supporter, de se maintenir debout.
[rabbi David Abou'hatséra]

Avoir de l’autocompassion dans nos difficultés

+ Avoir de l'autocompassion dans nos difficultés :

-> Il est difficile de grandir lorsqu'on a l'impression d'être une mauvaise personne. La douleur peut rendre difficile l'accomplissement des mitsvot, ce qui peut donner l'impression d'être mauvais.

Cela peut, à son tour, faire en sorte que l'on se sente encore plus mal, et c'est ainsi que le cycle commence.
La solution pour arrêter cette spirale descendante est appelée l'autocompassion.

Bien que nous ne puissions pas faire disparaître la douleur d'une personne, lorsque nous avons de la compassion, nous voyons sa douleur dans son contexte, nous voyons comment elle l'affecte et nous apprécions l'ensemble des souffrances qu'elle endure ainsi que les défis qu'elle doit relever.
Lorsque nous avons de la compassion pour une personne, cela l'aide, car elle se sent comprise. [pas seule dans sa souffrance]

Avoir de la compassion pour soi-même est également une bonne midda et un outil crucial pour la croissance (spirituelle).
Avoir de la compassion pour soi-même signifie être sensible aux circonstances uniques dans lesquelles on se trouve et comprendre pourquoi, dans ce contexte, sa croissance peut se sentir entravée.

La mise en contexte de ses épreuves aide à apprécier le fait que nos luttes uniques sont dues à nos circonstances et non à notre caractère mauvais ou médiocre.
Cela clarifie le fait que, dans le contexte plus large de ce qu'on traverse, il est raisonnable qu'on ait ces difficultés, et que d'autres personnes dans des circonstances similaires puissent également avoir des difficultés.
Un cycliste qui pédale en haut d'une montagne se déplace peut-être plus lentement qu'un cycliste qui pédale sur un terrain plat, mais la personne qui pédale sur un terrain plat n'est peut-être pas capable de rouler aussi vite si c'est elle qui pédale d'en-haut de la montagne.

Il est toutefois essentiel de comprendre que la personne en pleine croissance doit trouver un équilibre délicat. L'auto-compassion ne doit jamais se transformer en recherche d'excuses :
- Trouver des excuses, c'est tenter d'excuser le fait que l'on ne grandit pas.
- La compassion est un moyen de comprendre les épreuves auxquelles on est confronté et les raisons pour lesquelles la croissance est difficile.

L'auto-compassion ne dispense pas de la responsabilité de grandir. Il s'agit d'une tentative de comprendre ce qui rend la croissance difficile afin d'apprécier la totalité du défi et d'élaborer une stratégie de croissance efficace dans les circonstances actuelles.
Se trouver des excuses revient à rejeter la responsabilité de l'absence de croissance sur d'autres personnes ou d'autres facteurs, et à rejeter la responsabilité de ses erreurs sur les autres.

Si l'on peut comprendre que les circonstances rendent la croissance difficile, on ne doit jamais renoncer à sa responsabilité d'essayer de croître.
[en tant qu'être humain il est normal de tomber dans la boue, par contre on doit faire au mieux pour rester le moins possible au sol dans la boue, essayant de se relever pour avancer encore un peu plus sur le chemin unique de notre vie. ]

L'autocompassion aide à comprendre pourquoi on est confronté à des difficultés, mais ne dispense pas d'essayer de les surmonter.

Ma croissance est ma responsabilité. Bien que les choses spécifiques qui me mettent au défi ne soient pas nécessairement sous mon contrôle, le fait que j'y fasse face ou non, et la manière dont je le fais, sont toujours sous mon contrôle.

La spirale spirituelle descendante si fréquente chez les personnes souffrantes peut être gérée et évitée en faisant preuve d'auto-compassion.
L'autocompassion aide une personne à comprendre que ses luttes ne la rendent pas mauvaise. Cela seul peut l'aider à les surmonter.

[rav Kalonymos Kalman Shapira - le rabbi de Piaseczno - Aish Kodech - Chémini Atséret 5702 (1941) ]

La joie n’est pas contraire à la souffrance

+ La joie n'est pas contraire à la souffrance :

-> La joie est un concept confus. Tout le monde veut être heureux. En fait, c'est le plaisir que les gens recherchent le plus. Qu'est-ce que c'est exactement et qu'est-ce qui la génère?

Le joie est le plaisir que l'on ressent lorsqu'on change et que l'on grandit.
Si une personne change et grandit, elle sera heureuse.

Cependant, ce même monde qui est confus au sujet de la joie nous induit en erreur. Il nous dit que la souffrance est incompatible avec la joie et qu'une personne qui souffre ne peut pas être heureuse.
Par conséquent, nous passons notre vie à éviter la moindre souffrance parce que nous voulons tellement être heureux. Le problème, c'est que la joie vient du changement, et que le changement est douloureux.
Nous finissons donc par éviter le changement au nom de la joie et par devenir malheureux.
Si une personne change, elle sera heureuse même si cela lui fait mal.

La joie et la souffrance/douleur peuvent coexister. On peut être heureux même si l'on souffre. En fait, l'expérience générale des gens est que les moments les plus heureux de la vie n'arrivent pas lorsqu'ils sont assis à ne rien faire. Une personne est plus joyeuse lorsqu'elle est en train d'agir, d'accomplir, de devenir, de faire des efforts, de réussir.

En vérité, il n'y a pratiquement rien que nous ne ferions pas pour être heureux. Nous échangerions tous les plaisirs du monde contre la joie.
La joie est le plus grand plaisir de ce monde, et en faisant ce que nous sommes censés faire et en changeant en observant la Torah, nous recevrons non seulement un plaisir infini et éternel dans l'autre monde, mais aussi le plus haut niveau de plaisir de ce monde, la joie.

Il en ressort que les moments où le potentiel de joie est le plus grand sont en fait ceux où la Torah est la plus difficile à mettre en œuvre, en particulier les périodes de souffrance.
Plus nous nous efforçons de respecter la Torah en dépit des défis, des difficultés et de la douleur, plus nous changerons et plus nous serons heureux, même si cela fait mal.
En fait, il n'y a pas d'activité pendant laquelle nous ne pouvons pas être joyeux. Si nous changeons et grandissons, nous serons heureux malgré la douleur, malgré les larmes. Ce n'est pas une contradiction.

La vie peut faire mal. Mais si nous grandissons grâce à ce que nous vivons, nous serons heureux.

Nous ferions n'importe quoi pour être heureux, et le fait de grandir à travers la douleur peut faire que notre vie vaille la peine d'être vécue.

[rav Kalonymos Kalman Shapira - le rabbi de Piaseczno - Aish Kodech - Pourim 5700]

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-> Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - Tétsavé) explique que le plus haut niveau de plaisir dans ce monde provient de la chlémout (la complétude), qui est ce que le Maharal (Déré'h 'Haïm 6,2) écrit génère la joie.
[le rav Akiva Tatz dit que la joie c'est le sentiment d'être en phase entre ce que l'on doit faire (les besoins de notre âme), et ce qu'on fait réellement. C'est cet état de complétude, nous exprimons pleinement notre intériorité à l'extérieur. ]

La souffrance

+ La souffrance :

-> Puisque la souffrance éveille une personne à faire téchouva, le mauvais penchant tente de la tromper en lui faisant croire que la souffrance n'est qu'un simple hasard et qu'elle n'a pas été décrétée par D.
Le Rambam (Hilkhot Taniot 1:3) affirme que si une personne pense que ses problèmes lui sont arrivés naturellement, refusant de considérer qu'ils lui sont arrivés en raison de ses lacunes spirituelles, elle risque d'être confrontée à d'autres problèmes.
En fait, nos Sages (Avoda Zara 55a) écrivent que la souffrance est l'exemple parfait de la providence divine : elle arrive un jour précis, à une heure précise, par l'intermédiaire d'une personne précise et d'une manière spécifique.

De même, rabbi Yaakov Its'hak de Balondov souligne qu'une personne est encline à penser que la souffrance subie par un groupe est un hasard pour chaque individu, mais cela aussi est une erreur, car rien n'est dû au hasard.
Et rabbi Its'hak de Vork de dire qu'une personne doit reconnaître que même les difficultés qui lui parviennent par l'intermédiaire d'une autre personne sont orchestrées [avec précision] par Hachem.

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-> Nos Sages (guémara Arakhin 16b) enseigne que même si une personne met la main dans sa poche pour en sortir 3 pièces et ne se retrouve qu'avec 2 pièces dans la main, ou si elle voulait une boisson chaude et qu'elle n'était que tiède, tout cela est envoyé par Hachem.
Ainsi, même le plus petit inconfort ou la plus petite difficulté sont le fruit d'un dessein.

C'est pourquoi les tsadikim ont demandé aux gens de dire : "Vois mes souffrances et mon labeur et pardonne toutes mes fautes" (Téhilim 25,18), même pour la plus petite contrariété.
Et rabbi Aharon Roth recommande que lorsqu'une personne est confrontée à des difficultés, elle dise : "Je crois que cette souffrance m'est arrivée à cause de mes péchés et je l'accepte avec amour".

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-> Nos Sages (Mékhilta, Chémot 19,9) écrivent qu'une personne qui accepte les difficultés avec joie en est récompensée.

-> Avant le décès du rabbi de Keresteer, le médecin savait qu'il souffrait beaucoup, même s'il ne donnait aucune indication. Le médecin lui demanda s'il souffrait et le Rebbe répondit : "Je ne souffre pas, mais j'ai très mal".
Lorsque rabbi Elimélé'h de Lizensk a été opéré de l'estomac, il a ri de la satisfaction d'avoir subi une telle douleur.
Une histoire similaire est racontée à propos de Its'hak de Kalov. Son médecin n'en croyait pas ses yeux et lui demanda comment il était possible qu'il soit dans un tel état de joie à un moment aussi difficile. Le rabbi de Kalov répondit qu'une personne ne doit pas remettre en question ou contester les actions d'Hachem et que la douleur qu'il avait subie était en fait un cadeau abondant qu'il méritait de recevoir.

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-> C'est une mitsva d'aimer Hachem quelle que soit la façon dont Il nous traite, même s'il nous prend notre âme. Et nos Sages expriment que nous devons nous réjouir davantage dans nos difficultés que dans nos bons moments (Sifri, Dévarim 32 ; Mékhilta, Chémot 20,20). C'est à ce niveau élevé que vivaient les 'hassidim et les tsadikim.

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-> Selon nos Sages, c'est en sachant que tout se passe selon la volonté d'Hachem que nous transformons l'amertume en douceur.
Ce qui empêche généralement les gens de vivre cette réalité, c'est un manque de croyance ou une affirmation subtile d'arrogance.
Rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk explique qu'un 'hassid sait qu'il n'est rien et que c'est pour cette raison qu'il accepte tout avec joie. Il pense également qu'une personne qui n'accepte pas les défis avec amour est toujours ancrée dans la matérialité.

-> Hachem a créé le monde afin d'offrir Sa bonté. Sur cette base, un tsadik a déclaré que si une personne a l'impression qu'Hachem ne lui a pas donné de bonté, ce n'est pas un hasard et il y a une bonne raison à cela.
De même, le 'Hatam Sofer raconte qu'il a demandé à un vieil homme de sa communauté sur quelle base spirituelle il méritait de vivre une longue vie. L'homme répondit : "Les gens demandent à Hachem pourquoi les choses leur arrivent, et comme Hachem est miséricordieux, Il les ramène à Lui pour répondre à leurs questions (provoquant leur mort). Mais moi, je ne demande pas".

La joie nous préserve des difficultés

+ La joie nous préserve des difficultés :

-> Le "Saraf" de Magalintsa enseigne :
Le Créateur désire que les juifs soient dans la joie. Si l’homme manque de joie, que fait Hachem?
Il lui envoie des épreuves et des souffrances, et les lui enlève ensuite ; le mieux-être qui s’ensuit est alors une raison en soi de le réjouir.

C’est ce que le roi David exprime dans le Téhilim (32,7) :
- "ata sétèr li" (אַתָּה סֵתֶר לִי) = "Maître du monde, sois mon abri et protège-moi" ;
- de tout "mitsar" (מצר) = de toute adversité : "Tu n’as pas besoin de m’infliger des épreuves et des souffrances et de me les enlever ensuite pour que je sois dans la joie"
- car "roné falét téssovévéni" (תסובבני פלט רני) = car "je réside constamment dans la joie".

Iyov a connu d'atroces souffrances.
Selon le midrach (Yalkout Chimoni – rémez 908), si Iyov ne s’était pas plaint des malheurs qui lui sont arrivés, et s’il avait à la place pris conscience qu’ils lui étaient nécessaires et pour son bien, alors nous aurions ajoutés son nom au début de la amida : "D. d’Avraham, D. de Yits’hak, D. de Yaakov et D. de Iyov".

=> De là, on peut se rendre compte de la grandeur d’accepter tout ce qui nous arrive (volonté de D.) avec amour.