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Cinquante années d'étude de la Torah et de service d'Hachem ne peuvent pas lier une personne à Hachem aussi bien que le fait d'accepter la souffrance avec amour.
[rav Shnéour Zalman de Liadi - le Baal haTanya]

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-> Le Steïpler a reconnu que le fait de souffrir est difficile à supporter, mais il a souligné que les souffrances passées ont une grande valeur et deviennent une source de bénédiction.
Après la guérison, la douleur ressentie précédemment par un malade équivaut à une fortune en mérites. [Kréna déIgarta]
[en ce sens, il est écrit : "les souffrances sont précieuses" ('havivim yissourim - guémara Sanhédrin 101a)]

-> Le rav Aharon Leib Steinman enseigne :
En ce qui concerne les souffrances que nous avons déjà endurées, nous devons les considérer comme une bonne chose, car la douleur est déjà passée, et il ne vous reste plus que ses mérites. [on prie pour ne plus en avoir dans le futur. ]
[...]
Il est écrit : "Je Te remercie pour ce que Tu m'as fait souffrir" (Odé'ha, ki anitani - Téhilim 118,21).
La première phrase se situe au passé (anitani). La phrase suivante se lit : "vatéhi li lichoua", ce qui signifie littéralement : "Tu deviendras pour moi un salut" = nous remercions Hachem pour les souffrances qu'Il nous a infligées dans le passé, car elles nous apporteront le salut dans l'avenir.

"Si un homme voit que des souffrances l'atteignent, il doit examiner ses actes" (guémara Béra'hot 5a) et se repentir de ses mauvaises actions"
[Beit haLévi - maamar haBita'hon]

-> Le Ben Ich 'Наї (Ben Yehoyada - Béra'hot 5a) pose la question : pourquoi la guémara dit-elle : "Si un homme voit que des malheurs lui arrivent" ? Pourquoi ne pas dire tout simplement que l'homme a des malheurs?
Il répond qu'Hachem, dans Sa bonté infinie, nous donne souvent des signes d'avertissements avant une crise. Parfois, nous voyons à l'horizon quelque chose qui peut annoncer des problèmes.
La guémara nous apprend que dès ce stade, avant même que la crise se produise, nous devons faire une introspection.

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-> Dans la suite, le rav Yossef Dov Soloveitchik de Brisk (le Beit haLévi), donne d'autres conseils à faire dans une situation difficile :
- Adresser ses supplications à Hachem, pour qu'il le sauve et le conduise au large (loin de sa détresse), comme le dit le verset : "Prière du pauvre lorsqu'il s'évanouit et adresse ses supplications à Hachem" (Téhilim 102,1), et comme le disent [nos Sages] (guémara Nida 70b) : "que doit faire un homme pour s'enrichir? Il doit prier Celui auquel appartiennent la richesse et les biens."
- Renforcer son cœur dans le bita'hon et l'espoir en [Hachem].
- Ancrer en son cœur qu'il n'y a personne à part [D.], à qui demander de l'aide.
Comme cela est expliqué dans le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 3,12), si quelqu'un, D. en préserve, se trouve dans une situation difficile, il doit méditer à l'Unité parfaite du Créateur, il n'y a rien à part Lui, et alors, tous les jugements et les accusations célestes contre lui seront automatiquement écartés et il ne subira aucun mal, comme le dit le verset : "Je [t']ai fait et Je [te] porterai, Je [te] soutiendrai et [te] sauverai" (Yéchayahou 46,4).

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-> En période de malheur, il faut également prier. Ramban considère que la prière est une obligation de la Torah spécifiquement en période de malheur (voir Ramban sur le Séfer haMitsvot du Rambam - Commandement positif 5).

Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 432, suivant l'opinion de Ramban) écrit que celui qui n'implore pas Hachem en période de malheur a négligé un commandement positif et sera gravement puni, car c'est "comme s'il écartait de lui la Providence divine".

Il ne faut pas comprendre que le bita'hon seul n'amène pas la délivrance. Mais par l'acte de la prière, nous exprimons notre confiance en Hachem et notre croyance qu'Hachem est le seul qui peut subvenir à nos besoins et nous sauver de nos malheurs (voir Mabit - Beiy Elokim - Chaar haTéfila - chap.2).
Grâce à la prière, nous pouvons atteindre des niveaux supérieurs de bita'hon.

"Une seule peur dans le cœur de l'homme est préférable à 4 000 coups de fouet" (guémara Béra'hot 7a).

-> Quand l'homme se réveille de lui-même, même si ce réveil n'est que très léger, il est préférable à 100 secousses. Après 100 discours, tout le monde peut se dire : "c'était vraiment un beau discours" ... et son cœur restera le même sans aucun changement. En revanche, un tremblement dans le cœur a la force de provoquer un grand bouleversement.
[rav Barou'h Rozenblum]

-> Le Gaon de Vilna dit : quand un homme a peur de quelque chose et que son cœur tremble, le fait de cette peur transforme son "cœur de pierre" en "cœur de chair", qui sera apte à écouter et recevoir les paroles d'Hachem. Ceci même sans aucune inquiétude ou souffrance qui arriverait par la suite. Il y a dans la force de la peur la possibilité d'ouvrir le cœur et d'y faire germer à l'intérieur la Torah et les mitsvot de façon renouvelée.

-> Selon le Maguid de Doubno : Hachem ne veut nous faire aucun mal. Jamais un père ne veut faire du mal à ses enfants.
Lorsque la Torah nous énonce les malédictions menaçant le peuple juif, le but est de nous réveiller, de nous faire peur, pour que notre cœur commence à trembler, pour transformer notre cœur en cœur de chair. Si c'est ce qui arrive, le but est atteint.

[il en découle que parfois nous avons de la peur, de la souffrance, dans un but que notre cœur puisse s'ouvrir à Hachem, puisse se tourner vers Lui pleinement.
Mais également, plus on s'efforcera d'avoir un "cœur de chair" (lui donnant de la vie, afin qu'il ne soit pas de pierre), de servir et parler à Hachem avec notre cœur, moins on aura besoin d'avoir de peurs, souffrances, amenant à cet état (elles ne sont plus nécessaires). ]

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-> voir par exemple : Le message du tonnerre ... (par le rabbi Eliyahou Lopian) : https://todahm.com/2015/12/26/le-message-du-tonnerre

L'homme a été créé pour atteindre le vrai bien, c'est-à-dire pour se rapprocher [au maximum] d'Hachem dans [l'éternité du] monde à Venir.
Parce qu'Hachem a décrété que ce but ne serait atteint que si l'homme existait d'abord dans le monde présent, tout dans ce monde a été arrangé pour servir [à chacun sur mesure] de moyen pour le préparer et le rendre prêt à ce but ultime.
[...]
Tout ce qui se trouve dans le monde physique, y compris les détails du défi de chaque individu, a ses racines premières dans le monde transcendantal, selon les concepts de perfection et de déficience qui y sont associés. La répartition des défis particuliers est déterminée par tous les détails qui existent à chaque niveau spirituel.

Selon ce principe de base, tous les triomphes et toutes les souffrances de ce monde constituent un défi pour l'homme.
Le mal nous oblige à puiser au plus profond de nous-mêmes, à trouver notre force intérieure. La nature de chaque défi particulier est ce qu'Hachem a déterminé comme étant le meilleur pour chaque individu.
[...]
La souffrance sert à nettoyer la pourriture causée par les mauvaises actions. Plus cette pourriture est nettoyée et plus les gens en sont purifiés, plus la lumière rétractée d'Hachem est révélée.
Pas à pas, le monde se rapproche de la perfection.
[...]
Parfois, le résultat final peut affecter d'autres personnes. Hachem a déterminé les moyens d'y parvenir. En fin de compte, tout est décrété en fonction de ce qui est vraiment le mieux.
[Ram'hal - Déré'h Hachem]

Hachem aime notre avoda dans la difficulté

+ Hachem aime notre avoda dans la difficulté :

"Il n'a pas regardé l'iniquité de Yaakov, ni vu l'injustice en Israël" (Balak 23,21)

-> Chaque personne doit se clarifier sans cesse : l'Avodat Hachem qu'elle accomplit lorsqu'elle se trouve dans des situations difficiles est très apprécié par Hachem. Même si elle ne parvient pas à Le servir en toute sérénité et qu'elle ne dispose pas des outils, des capacités intellectuelles et de la compréhension nécessaires pour accomplir les mitsvot de manière optimale, ce service est tout de même plus désirable pour Hachem que son service lorsqu'il est en paix et que son esprit est serein.

Même à ce moment-là, cette personne peut se concentrer sur son avodat Hachem et même atteindre des niveaux élevés, car son engagement à servir Hachem quelle que soit la situation dans laquelle elle se trouve témoigne de sa puissante émouna dans le Créateur.
À travers cette avoda, elle démontre sa foi en Hachem qui a décrété qu'elle devait Le servir spécifiquement dans ces circonstances difficiles.
Puisque tout est orchestré par la Providence divine, ce doit être le sentiment qu'elle est censée avoir en ce moment.

C'est un principe fondamental de l'avodat Hachem : quelles que soient les circonstances, il faut accepter sa situation avec amour, plutôt que de rêver à des niveaux et à des réalisations élevés. Cela signifie que notre seul objectif est de servir Hachem, et qu'on ne se concentre pas sur le plaisir et les avantages personnels dont on jouirait en temps normal.
[c'est dans cet état de souffrance, de fatigue, ... car Hachem veut que Le serve, et j'accepte Sa volonté, car j'ai foi en Lui. ]

Cette idée est évoquée dans le verset : "Il n'a pas regardé l'iniquité de Yaakov, ni vu l'injustice en Israël" (Balak 23,21) ; même si une personne se trouve dans un état bas (on est loin d'être au top), en proie à l'iniquité et à l'injustice, Hachem, son D., est avec elle, et le désir du Roi est en elle, Hachem trouve son service agréable précisément dans cette circonstance, car Il a décrété que cette personne Le serve, à ce moment précis, précisément dans son état d'abaissement.
De plus, l'amitié du Roi est en lui, car il affirme qu'Hachem se trouve en tout lieu et en toute circonstance, même ceux qui sont éloignés de la sainteté. De cette manière, nous le couronnons Roi sur toute la Création : "Que tous ceux qui ont une âme dans leurs narines déclarent, Hachem, D. d'Israël, est Roi, et Son Royaume règne sur tout!"
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Guéoula – La grande réjouissance du peuple juif

+ Guéoula - La grande réjouissance du peuple juif :

-> L'ère du machia'h sera une ère de profonde joie pour le peuple juif, comme le dit le prophète Yirmiyahou (31,12) : "Alors la jeune fille se réjouira dans la danse circulaire avec la musique, les jeunes et les vieux ensemble, et je transformerai leur deuil en joie, je les réconforterai et je les ferai se réjouir de leur chagrin."

-> Le rav Nathan Wachtfogel (Léket Réchimot -Tsipita liyechoua) a fait une observation sur ce verset : "Ces mots représentent une grande et merveilleuse garantie quant à la guéoula des juifs.
Hachem n'a pas oublié les cris des humbles ; chaque goutte de sang juif qui a été versée et chaque souffrance et détresse infligées au peuple juif pendant toutes les années de son exil seront transformées en bonheur et en joie.
En fait, chaque once de douleur ressentie par chaque juif pendant toute la durée de l'exil sera transformée en joie!"

-> Dans la suite, le rav Wachtfogel décrit plus en détail la joie singulière qui accompagnera notre délivrance ultime :
Nous ne pouvons que nous fier aux paroles de nos prophètes et à la demande du roi David lorsqu'il dit : "Fais que nous nous réjouissions selon les jours où tu nous as affligés, les années où nous avons été témoins du mal".
Chaque moment de souffrance produira de la joie, comme le dit le prophète Yirmiyahou (31,12) : "Je transformerai leur deuil en joie, Je les consolerai et Je les ferai se réjouir de leur chagrin".
Le sang juif qui a coulé comme de l'eau vivra encore, revitalisé devant Hachem. Le sang des martyrs juifs crie encore comme il l'a fait dans leurs derniers instants.
Toutes ces souffrances et toutes ces âmes attendent ce grand réconfort, cette grande joie et la vengeance qu'Hachem exercera sur les nations tourmentées.

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-> Le Rambam (Hilkhot Méla'him 12,5) écrit :
"Et à cette époque (suite à la venue du machia'h), il n'y aura ni famine ni guerre, ni envie ni concurrence. Le bien coulera en abondance, tous les plaisirs seront disponibles comme de la poussière, et le monde entier sera uniquement occupé à connaître Hachem".

-> Selon le prophète Yéchayahou (11,9) : "Car [après la guéoula] la terre sera remplie de la connaissance d'Hachem comme l'eau recouvre le fond de la mer."

-> Avec la guéoula nous bénéficierons d'une incroyable proximité avec Hachem, dont le prophète Yéchayahou (62,5) en donne une analogie : "Et comme la joie d'un fiancé pour une fiancée, votre D. se réjouira pour vous."

Chaque page de guémara ou de michna qu'une personne apprend dans une période difficile a plus de valeur que 100 pages apprises dans une période plus confortable, comme le dit Avot déRabbi Nathan (3,6) qu'une fois dans la souffrance a plus de valeur que cent fois sans souffrance ...
['Hafets 'Haïm - Chem Olam - fin du Chaar Hachzkarat haTorah]

=> Le 'Hafets 'Haïm y écrit que chaque mitsva accomplie dans la souffrance est considérée par Hachem comme plus précieuse que 100 mitsvot accomplies dans une atmosphère calme et détendue.
[combien nous devons autant que possible profiter de ces moments, qui bien que désagréables, nous offrent des capacités d'évolution spirituelle énormes.]

Selon le Gaon de Vilna, sans la souffrance, nous ne survivrions pas à ce monde [dans le contexte, il fait référence au monde à Venir].
['Hafets 'Haïm - Chem Olam - Chaar Chemirat Shabbath - chap.3]

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam) écrit :
"L'idée est que lorsque l'âme s'élève, une sorte de balance apparaît devant elle pour peser ses actions et voir si les mérites l'emportent sur les fautes ou inversement. Elle entend une voix céleste lui annoncer que tous les mérites qu'elle a accumulés au cours de sa vie doivent se rassembler, et cette voix est entendue dans tous les mondes où son âme est enracinée.
Immédiatement, tous les [anges] positifs qui ont été créés à partir des mitzvos se rassemblent et se placent du bon côté de la balance.
Puis une voix céleste se fait entendre pour dire que toutes les fautes qu'il a commises dans sa vie devraient être rassemblés, et alors des masses [d'anges] vêtus et enveloppés de noir se rassemblent, et il y en a une quantité stupéfiante, et la balance penche presque du côté des fautes à cause de leur nombre, et aussi parce que les anges méritants ne sont pas aussi forts, puisque les mitsvot n'ont pas été accomplis avec l'intention ou le désir appropriés, contrairement aux fautes, qu'il a commises avec excitation et désir.
Lorsque la personne voit cela, elle est très inquiète et se demande ce qui va se passer à la fin : ils vont certainement annoncer que je suis méchant, puisque le côté des péchés l'emportera.
C'est alors qu'une voix céleste se fait entendre et annonce : Où sont les souffrances qu'il a eues en ce monde?
Aussitôt, toutes les souffrances qu'il a eues tout au long de sa vie se rassemblent et se précipitent du bon côté, et la balance se décide par une grande marge, parce que par la souffrance, beaucoup de ses fautes sont expiées, et il reste présumé juste …"

-> Note du 'Hafets 'Haïm :
le Séfer 'Harédim écrit une phrase similaire : "Lorsque j'entendrai tous ceux qui me critiquent et me maudissent en public, je placerai une balance à côté de moi, d'un côté mes fautes, de l'autre les malédictions et les critiques, et je verrai que les fautes descendent très bas, je me tairai et validerai mon jugement, et il en sera de même pour chaque type de souffrance en parole ou en action. "
Dans le Séfer 'Hassidim (siman 649), on raconte l'histoire d'un homme pieux à qui l'on demandait : "Comment avez-vous pu vivre si longtemps?" Il répondit : "Je n'ai jamais répondu à quiconque m'a maudit ou blasphémé, mais je l'ai supporté et j'ai pardonné à quiconque m'a opprimé".

"Hachem n'accorde que du bien et de la bonté aux Bné Israël.
Cependant, avant que le bien ne vienne, il est parfois nécessaire que ce soit le contraire (difficultés et soucis), car c'est la façon de faire d'Hachem, de sorte que le bien qui viendra par la suite sera alors de la meilleure des façons.
Lorsqu'une personne ne comprend pas cela, elle pense qu'Hachem, lui fait du mal, mais ce n'est pas le cas."
[ rabbi Eliyahou Lerman (Eizor Eliyahou), élève du rabbi Mendel de Kotzk ]

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-> Lorsque la nation juive a cru aux explorateurs (méraglim) et a eu peur d'aller en terre d'Israël, ils ont dit : "c'est par haine pour nous que Hachem nous a fait sortir de l'Egypte" (Dévarim 1,27).
Le midrach (Bamidbar rabba 16,2) écrit que cette affirmation a eu des conséquences terribles, parce qu'ils ont dit que Hachem les déteste (a de la haine envers nous - בְּשִׂנְאַת יְהוָה אֹתָנוּ), alors : "c'est pourquoi je l'ai prise en haine" (עַל כֵּן שְׂנֵאתִיהָ - Yirmiyahou 12,8).

-> Le Sfat Emet explique :
"Hachem agissait uniquement pour notre bien, mais comme ils ont dit qu'Hachem les haïssait, cela a poussé Hachem à les haïr."

-> Nous en tirons les leçons suivantes :
1°/ tout ce que fait Hachem est pour notre bien ;
2°/ c'est une faute grave que de soupçonner qu'Hachem nous hait et qu'il agit contre notre intérêt.
Hachem nous aime toujours et cherche notre bien. Nous devons y croire et nous verrons alors que tout est pour notre bien.
[rav Elimélé'h Biderman]

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-> Tout au long de la méguilat Eikhah (ui rapporte le terrible récit de la destruction du Temple), le nom Divin אלקים (Elokim) associé à Son Attribut de stricte rigueur, n'est pas utilisé.
Au contraire, c'est le nom יהוה, le Nom Divin de la miséricorde/compassion, est écrit.
Cela nous enseigne que même la destruction du Temple était un acte de la miséricorde d'Hachem.
[le frère du Maharal - rabbi 'Haïm - Igrot haTiyoul ]

"Toutes les nombreuses souffrances qui nous arrivent dans l'exil sont dues au fait que nous ne crions pas vers Hachem avec nos prières.
Si nous prions, nos prières seront exaucés".
['Hafets 'Haïm - Likouté Amorim 10]

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-> Le midrach (Chémot rabba 38,4) déclare : "Lorsque vos ancêtres étaient esclaves en Egypte, ne les ai-je pas sauvés lorsqu'ils ont prié vers Moi? Par conséquent, soyez prudents avec la prière, car il n'y a rien de plus grand. Elle est plus importante que tous les korbanot [au Temple]. Même si une personne n'est pas digne que j'agisse avec bonté pour elle, si elle prie beaucoup, je lui ferai des bontés."

-> Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach - drouch 5) écrit :
L'avoda de la prière est tout ce qui nous reste en exil, parce que nous ne pouvons pas apporter les korbanot (sacrifices).
Il faut prier avec humilité, sans se presser et avec concentration. Heureux ceux qui pleurent et ont le cœur brisé lorsqu'ils prient, car ces prières seront certainement exaucés.
Sur quoi pouvons-nous compter en exil et qu'est-ce qui nous protégera, si ce n'est la prière qui émane des profondeurs du cœur?

Malheur à nous, car il est dit : "un nuage obscurcit notre prière, empêchant les prières de monter" (Eikha 3,44). Ce nuage est formé par des paroles interdites, principalement par le fait de parler pendant la prière.

Cependant, si l'on prie avec larmes et concentration, notre prière s'élèvera toutes les prières d'il y a même de nombreuses années qui étaient faibles et n'avaient pas la force de s'élever.
Grâce à une prière avec kavana (intention) et des larmes, ces prières s'élèveront et nous apporteront bonté et bénédictions".

[ben amétsarim et le 9 Av sont des moments tristes car on prend du temps à prendre conscience de la gravité de la perte du Temple.
On a vu que la prière, vestige du Temple, est plus importante que les korbanot, et ainsi en dirigeant nos larmes dans nos prières nous leur donnons une force énorme, et nous élevons également toutes celles du passé. ]

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-> Le Yaarot Dvach met en avant que l'on peut certes bien prier, mais par le fait de parler dans la synagogue alors on va créer "un nuage obscurcit notre prière, empêchant les prières de monter".

Il est à rapporter celles du 'Hatam Sofer (Drachot 'Hatam Sofer - vol.II - p.309) à ce sujet :
"Dans Sa bonté et miséricorde, D. nous a laissé un Temple miniature (les synagogues et les lieux d'étude).
Si nous les traitons comme un lieu sacré, alors ils seront transportés (lors de la venue du machia'h) en terre d'Israël, et ils ont actuellement la même sainteté que la terre d'Israël ; et les prières qui y sont récitées montent jusqu'à la porte du ciel.

Cependant, si, D. nous en préserve, nous traitons ces lieux d'une manière honteuse, et que nous y échangeons des paroles vaines, alors la vapeur de ces discussions y est présente, et le "prince de l'exil" (le Satan) s'en revêtit.
Il devient alors : "le maître de la synagogue", que D. nous en préserve, et il accepte alors les prières et les dépose chez les forces négatives.
[Plutôt que de servir Hachem par notre prière,] c'est comme si nous adorions une idole (avoda zara) [dans le Temple miniature qu'est la synagogue]."

=> Prier et parler dans une synagogue, c'est alimenter, donner des forces au mal. Nos prières au lieu de venir nous aider/bénir, viennent nous accuser/maudire.

[comment ne pas être sensible à ce sujet, pendant la période de ben amétsarim et du 9 Av, on l'on s'attriste tant sur la perte du Temple .. ]

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+ Quelques enseignements sur la synagogue & Temple :

-> Construire une synagogue est considéré comme un acte aussi important que de bâtir le Temple.
Les prières offertes chaque jour à la synagogue sont comparables au service (avoda) des sacrifices effectué au Temple. En effet, la prière est aussi appelée "service" (avoda) ...
La synagogue qui reflète le Temple d'en-Haut doit être aussi belle que possible.
[Méam Loez - Térouma 25,8-9]

-> La sainteté d’une synagogue est la même que celle du Temple.
De la même manière que nous nous conduisons actuellement dans une synagogue, de la même manière nous nous comporterons dans le futur Temple.
[…]
Si nous ne nous efforçons pas d’honorer une synagogue, alors [pour l’éternité] nous n’aurons aucune compréhension de ce qu’est réellement la sainteté du Temple.
[Rav Avraham Pam]
[citation rapportée dans le Séfer Torah Tavlin du rabbi David Hoffman (Kédochim 5776)]

-> Le Smak écrit que de nos jours, la synagogue est un Temple miniature (mikdach méat).

-> Le Kav haYachar ajoute que les murs d’une synagogue sont tellement saints que la lumière de la présence Divine plane constamment au-dessus.

-> Le Noda biYéhouda (drouché Tzla’h ‘Hanoucca écrit :
"Actuellement, comme nous le savons, puisque le Temple a été détruit, les endroits où Hachem fait résider Son Esprit Divin, sont les synagogues et les lieux d’études (beit midrach) du peuple juif (cf. guémara Méguila 29a).
C’est pourquoi celui qui parle dans une synagogue ou durant la prière est littéralement en train de se rebeller contre Hachem, et il entraîne que la présence divine s’éloigne. Il accomplit ce que l’armée grecque n’a pas pu faire.
Il rend l’air [spirituellement] impur, et [c’est comme si] il met des idoles dans la Court [du Temple] [מעמיד צלם בהיכל], car pour chacune de ses fautes il entraîne l’apparition d’une séparation avec D. (klipa) et d’un esprit impur!"

-> Le Yalkout (Chmouël I - remez 106) dit : "Dans le futur, le peuple d'Israël va mépriser 3 choses : la malkhout chamayim, la malkhout (royauté) beit David, et le Temple (beit hamikdach). Et le peuple d'Israël ne sera pas méritant d'être délivré tant qu'ils n'en reviennent à désirer ces 3 choses".

D'après la guémara (Méguila 29a), depuis la destruction du Temple, les synagogues et maisons d'étude viennent en place du Temple. [la synagogue est un Temple en miniature (beit mikdach méat)]
=> Ainsi, nous devons témoigner de l'importance et du respect à nos synagogues, et grâce à cela nous aurons le mérite d'avoir la venue du machia'h, d'avoir le Temple reconstruit pour l'éternité.
[d'après un divré Torah du rav Its'hak Sorotzkin]