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Lorsque de nombreuses difficultés se présentent à nous, on doit s'en tenir à notre simplicité. On doit prendre courage et espérer en Hachem, en pensant, en sachant et en comprenant que rien n'empêche Hachem de nous donner ce qu'on demande et d'exaucer notre demande, car Ses capacités sont illimitées ...

Lorsqu'une personne prie pour ce qu'elle espère, cela indique que son espoir est sincère. Il sera alors en mesure de recevoir la bonté qu'il espérait.
[rav Yossef Albo - séfer ha'Ikarim 4,48 ]

"Il faut se rappeler que toute chose, petite ou grande, n'existe que par la force vitale d'Hachem. Lorsque l'on s'attache à ce point de vie intérieur, le défi/difficulté se transforme en bien."
[Sfat Emet - Vayigach 5632]

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-> "La solution (aux difficultés) consiste à avoir une véritable émouna, en sachant que la force vitale de chaque défi (de la vie) provient uniquement d'Hachem. Grâce à cela, la difficulté sera réduite à néant".
[Sfat Emet - Bo 5632]

[ plus nous acceptons nos difficultés avec émouna et joie, plus nous adoucissons la rigueur de ce décret, faisant qu'on pourra même en être délivré. ]

Hachem Lui-même compatit à la douleur de Ses enfants (chaque juif) encore plus qu'ils ne la ressentent eux-mêmes.
[Messé'h 'Hokhma - Ekev 10,20 ]

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-> "C'est à cette époque que Moché grandit, se rendit auprès de ses frères (soumit à un terrible esclavage des égyptiens) et observa leurs fardeaux" (Chémot 2,11).
Rachi poursuit : "Il mit ses yeux et son cœur à s'occuper d'eux".
Selon le midrach (Chémot rabba 1,27), il pleurait pour eux, ressentait leur douleur, puis "mettait son épaule contre la leur et les aidait à porter leurs fardeaux".
[c'est la notion de : nossé béol im 'havéro, ainsi Moché essayait concrètement de ressentir un peu de la douleur des milliers de juifs esclaves en se mettant à leur place, cela n'est qu'une fraction de la douleur que peut ressentir Hachem pour chacune de nos souffrance, et également lorsque l'on peut fauter (car seul Lui à conscience des dégâts énormes et éternels).]

Après la difficulté/souffrance, vient la douceur Divine

+ Après la difficulté/souffrance, vient la douceur Divine :

-> A chacune des Shalosh Regalim (les 3 fêtes de pèlerinage : Pessa'h, Shavouot et Souccot), des dizaines de milliers de juifs affluaient à Jérusalem pour rendre visite au Temple.
Le verset décrit la scène : "Nos pieds sont restés fermes dans tes portes, ô Jérusalem" (omdot ayou raglénou bich'arayi'h Yérouchalaim - Téhilim 122,2).
Le Ibn Ezra explique que la grande multitude de personnes essayant d'entrer dans la ville créait un engorgement, de sorte que les gens étaient bloqués aux portes de la ville, attendant d'entrer.
[imaginons la foule énorme arrivant au même moment, et devant passer par les portes de la ville, l'embouteillage important qu'il pouvait y avoir! ]

Pourtant, la Michna (Pirké Avot 5,5) rapporte que l'un des 10 miracles qui se produisaient régulièrement à Jérusalem, est que personne ne se plaignait de l'inconfort dû à la surpopulation.
Miraculeusement, il y avait suffisamment de place pour tout le monde. La ville s'agrandit et tous les visiteurs profitèrent de conditions spacieuses et aérées.

=> Ainsi, bien que les gens aient dû rester debout pendant des heures aux portes, sous le soleil brûlant, pour entrer dans la ville, une fois entrés, ils avaient beaucoup de place et se sentaient très à l'aise.
Une fois qu'Hachem a fait un miracle et agrandi Jérusalem pour que personne ne se sente à l'étroit, pourquoi n'a-t-il pas élargi le miracle un tout petit peu plus pour soulager la congestion aux portes menant à la ville?

Le rav Pessach Eliyahou Falk propose deux réponses.
1°/ Premièrement, Hachem voulait nous montrer à quel point Il nous aime. Si les gens jouissaient du confort dès leur arrivée aux portes de la ville, ils ne reconnaîtraient pas le miracle. Ils auraient simplement supposé que Jérusalem peut naturellement contenir de grandes foules de gens.
Mais une fois qu'ils ont fait l'expérience de l'encombrement et de la foule aux portes, puis qu'ils sont entrés dans la ville et ont bénéficié de conditions spacieuses et confortables, ils ont vu l'amour d'Hachem et le miracle qu'Il a accompli. Et il n'y a rien de tel que de ressentir l'amour d'Hachem.

=> Les gens traversent souvent une situation difficile dont ils finissent par sortir, et une fois la crise passée, ils chantent avec exubérance les louanges d'Hachem. Hachem veut que nous soyons proches de Lui ; c'est pourquoi, parfois, Il crée un problème pour que nous priions davantage.
Puis, une fois le problème résolu, nous ressentons Son amour et nous nous rapprochons de Lui.

2°/ La seconde réponse, expliquée par le rav Falk, est qu'Hachem nous traite souvent à la manière de : difficile au début et doux à la fin (té'hilato kassé vésofo matok).
Les choses sont souvent difficiles au début, et nous devons lutter et faire d'immenses efforts pour faire ce qui est juste. Cet effort active la siyata di'Shmaya (providence Divine) dont nous avons besoin pour réussir et connaître la "douceur".
L'une de nos tâches dans la vie consiste à persévérer et à surmonter les défis. Lorsque nous sommes confrontés à des obstacles, nous pouvons soit abandonner, soit continuer à lutter.
Lorsque nous donnons tout ce que nous avons, Hachem intervient et ouvre grand la porte pour nous.
Ainsi, les pèlerins ont dû surmonter le défi de la foule aux portes, mais après avoir lutté pour passer, ils ont pu découvrir la beauté et la majesté de la ville sainte.

=> Des défis se présentent constamment dans la vie, mais si nous sommes patients et que nous continuons à faire ce qui est juste même quand c'est difficile, nous ferons l'expérience de l'aide Divine (siyata di'Shmaya) et nous réussirons.

"C'est dans l'exil que le peuple juif a les plus grandes opportunités de croissance spirituelle".
[Sfat Emet - Vaéra 5646]

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-> Le Ram'hal (Daat Tévounot 40), le Kli Yakar (Béréchit 30,1) et le rav Shamshon Raphael Hirsch (Béréchit 2,17) font tous écho au thème selon lequel, puisque l'exil apporte la kappara (l'expiation de nos fautes), nous devrions être reconnaissants pour cette opportunité d'obtenir le pardon et de grandir positivement.

=> L'exil renvoie à une période de difficulté/obscurité spirituelle, ainsi la souffrance afférente génère une expiation de nos fautes et de grandes opportunités de croissances spirituelles.

Ségoulot pour éliminer les souffrances qui nous sont destinées

+ Ségoulot pour éliminer les souffrances qui nous sont destinées :

-> Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva - chaar 4,12) écrit que le fait de donner de la tsédaka permet d'éviter les souffrances.
Les actes de bonté éliminent également les souffrances. Si quelqu'un investit son temps et son énergie pour aider d'autres personnes, cela lui évitera la souffrance qu'il était censé connaître.
L'étude de la Torah remplace également les souffrances. Non seulement l'étude de la Torah est agréable, non seulement nous en sommes récompensés, mais elle prend également la place de la souffrance que nous étions censés avoir.

Rabbénou Yona écrit ensuite plus loin : Si une personne subit déjà différents types d'épreuves (dans la vie), mais qu'au lieu de se plaindre, elle dit : "Hachem, je sais que c'est ce qu'il y a de mieux pour moi, j'accepte ce que Tu me fais avec amour" = cela est une ségoula pour prévenir, selon ses termes "ayissourim arabim aréouyim lavo alav" = l'abondance de souffrances qui devaient lui arriver.

Cette ségoula est incroyable
Par exemple dans une difficulté, une personne peut se dit : "Hachem, merci m'avoir mis là dedans. Je dois avoir besoin de ce défi pour me purifier. Dans Ton infinie bonté, Tu me permets de me purifier dans ce monde". Ces mots, prononcés avec sincérité, peuvent supprimer la nécessité de longues et nombreuses souffrances supplémentaires. Ces mots sont si puissants qu'ils prennent la place de la souffrance potentielle qui aurait dû venir. Et ils ouvrent la voie au salut à venir.

Il en va ainsi pour tous les souffrances. Les accepter avec joie permet d'éviter que d'autres souffrances ne se produisent.
L'essentiel est que nous voulons être les purs enfants d'Hachem que nous sommes censés être. [même si nous ne comprenons pas sur l'instant, et que ça peut être amer, cependant à l'intérieur on doit être persuadé c'est doux/agréable, car provenant pour notre bien ultime de notre papa Hachem.]
[d'après le rav David Ashear]

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-> L'une des façons dont une personne peut atteindre un niveau élevé de téchouva est de subir une épreuve, ou même de faire face à une seule circonstance difficile, et au lieu de se plaindre, elle dit : "Je sais que je le mérite. Je l'accepte avec amour. S'il te plaît, Hachem, purifie-moi de mes fautes grâce à cela".
Cela permettrait d'accomplir une grande kappara (expiation de l'impact négatif de nos fautes).
[rav David Ashear]

La bonté cachée d’Hachem

+ La bonté cachée d'Hachem :

-> Parfois, Hachem accorde Sa bonté au peuple juif de Sa propre initiative, car c'est Sa façon d'avoir de la compassion pour sa nation, Israël. Une telle générosité est révélée et manifestement bonne.
A d'autres moments, cependant, Hachem n'accorde Sa bienveillance à la nation juive qu'à la suite de notre initiative. Cette générosité bénéfique, qui résulte de notre éveil, est investie dans un vêtement et peut donc, au début, ne pas sembler bonne. Ce n'est que plus tard que le bien se manifeste. En attendant, le bien est caché, (dissimulé de notre discernement).
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Ki Tavo 28,8]

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=> Lorsque nous sollicitons les bénédictions d'Hachem, la bonté inhérente à ces bénédictions n'est pas toujours facilement perceptible.

Notre tâche consiste à réaliser que l'amour d'Hachem pour chaque membre de Sa nation dépasse tout ce que nous sommes capables d'imaginer, et que le seul but de toute souffrance est de servir de réveil pour se repentir et se rapprocher de Lui, de la même manière qu'un père aimant afflige son fils uniquement pour le bénéfice de ce dernier.
[rav Moché Sternbuch]

Même si, ici-bas, quelque chose semble être nuisible, d'en-Haut, c'est-à-dire du point de vue du Ciel, c'est une bonne chose ; son but (ultime) est bon.
Celui dont les yeux sont ouverts et qui se concentre toujours sur la perspective supérieure, Divine, se rend compte que ce qui semble mauvais est en fait bon.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - 'Houkat 21,17-18 ]

+ "Hachem châtie celui qu'Il aime" (Michlé 3,12)

-> Les difficultés rencontrées dans ce monde peuvent être une bénédiction déguisée. En faisant l'expérience de souffrances, une personne est purifiée de ses fautes, ce qui lui permet de jouir d'un bonheur éternel.

Le rav 'Haïm de Volozhin (Roua'h 'Haïm - Pirké Avot 6,6) écrit que si une personne s'abstient de s'adonner aux plaisirs matériels et se consacre à l'étude de la Torah, c'est comme si elle avait fait l'expérience de souffrances.
Ainsi, en plus d'obtenir les récompenses accordées pour l'étude de la Torah, elle se purifie également de ses fautes.

-> Rabbénou Yona(Yessod haTéchouva) écrit que lorsqu'une personne se retient alors que son mauvais penchant l'incite à s'adonner à quelque chose d'interdit, cela compte également comme des souffrances et la purifie de ses fautes.