Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Mitsvot – S’attacher à Hachem (dvékout)

+ Mitsvot - S'attacher à Hachem (dvékout) :

-> La racine de toutes les mitsvot est d'aimer Hachem de toute son âme et de s'attacher à Lui.
[ Ibn Ezra - Ki Tissa 31,18 ]

-> Le but et l'objectif premiers de la Torah, des mitsvot et de la prière sont d'atteindre le niveau d'amour d'Hachem et d'attachement à Lui.
[Toldot Yaakov Yossef - parachat Vaét'hanan]

-> Tu as été créé dans le but : de gravir les échelons de l'attachement avec Hachem (dvékout), niveau après niveau, jusqu'à atteindre le niveau de nos Patriarches, Abraham, Its'hak et Yaakov.
[ Divré Binah - parashat Nitsavim ]

-> Toute la Torah n'existe que pour [faciliter notre capacité à] nous attacher à Hachem.
... Tous les commandements positifs ont pour but de nous lier à Hachem, et tous les commandements négatifs sont des avertissements contre les choses qui entravent cette connexion.
C'est pourquoi le mot mitsva (מצוה] vient du mot "en compagnie, ensemble" (צוותא - tsivéta) [car on devient chaque fois plus proche de D. ], et le mot pour faute (avéra - עבירה) contient le message de passer à côté d'Hachem (avar Ya - עבר יה).
C'est ainsi que la Torah est une seule et même chose [le fait de pouvoir constamment être plus proche, attaché, avec l'infini, avec Hachem (nous en aurons pleinement conscience dans l'éternité de notre monde à Venir) ].
[Avodat Israël - Pirké Avot 3,8 ]

-> Le Ohr ha'Haïm hakadoch (Ekev 11,12) explique que chaque âme juive est intrinsèquement liée à Hachem, mais que la faute crée une distance dans cet attachement. Il s'ensuit donc que l'accomplissement des mitsvot rétablit cette connexion et permet ainsi d'atteindre à nouveau l'objectif de s'attacher à Hachem.
Comme l'écrit le Zohar, les 613 mitsvot ne sont que des occasions d'accomplir le commandement de "ouvo tidbak" (et tu t'attacheras à Lui - Ekev 10,20).

-> L'être humain n'a été créé que pour se réjouir en Hachem et bénéficier de la lumière de Sa Chékhina. Car c'est là le véritable plaisir et la plus grande joie, plus grande que toutes les joies que l'être humain peut trouver.
En vérité, le lieu de cette joie est monde à Venir (olam haba) ... Cependant, le moyen d'atteindre cet objectif tant désiré passe par ce monde-ci (olam hazé) ... et les moyens par lesquels une personne atteint ce but sont les mitsvot que le Tout-Puissant nous a commandées ...
Et lorsqu'une personne examine cela plus en profondeur, elle voit que la véritable perfection ne s'obtient qu'en s'attachant à Hachem ... Et si elle est un homme de valeur qui réussit dans la bataille sur tous les fronts, elle sera un homme parfaitement accompli qui mérite de s'attacher à son Créateur.
[Ram'hal - Medsillat Yécharim - chap.1 ]

<--->

-> Le Malbim (Téhilim 23,1) explique le chapitre 23 des Téhilim comme suit :
Dans ce mizmor, le roi David raconte sa vie depuis l'époque où il était berger dans le désert jusqu'à son accession au pouvoir en tant que roi. Il se souvient avec nostalgie des premiers jours de sa vie, lorsqu'il méditait seul isolé dans les champs (parlant librement avec D.).
A cette époque, il se sentait comme un mouton avec Hachem comme berger, veillant attentivement sur lui. Puis, il a été contraint de quitter cette vie et de devenir roi à la suite d'une série d'événements qui se sont déroulés selon le plan de Hachem. Il a été emmené dans la maison de Shaoul pour être son musicien ; c'est parce que Hachem l'y avait amené qu'il s'est porté volontaire pour combattre Goliath ; Shaoul s'est alors mis en colère contre David et a fini par le poursuivre dans une chasse meurtrière.
Tout cela avait pour but d'amener David sur le trône, contre sa volonté. David exprime qu'il aurait préféré rester dans les champs, s'attachant à Hachem par la méditation (hitbodédout), plutôt que d'être roi.
[ le Séfer 'Harédim (chap.65) écrit que la méditation (hitbodedout ) aide l'âme 70 fois plus que l'étude. ]

La crainte d’Hachem

+ La crainte d'Hachem :

-> Sachez que la crainte d'Hachem est le fondement de toutes les mitsvot.
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva ]

-> La crainte est d'une importance capitale.
[Zohar I,11b ]

-> Si vous ne tenez pas la crainte de la faute entre vos mains, vous n'avez rien entre vos mains.
[midrach - Chir Hachirim Zouta - chap.1 ]

-> Il n'y a rien de plus aimé que celui qui craint Hachem.
[midrach - Aggadat Béréchit - chap.33 ]

-> Il n'y a rien dans le trésor d'Hachem, sauf un entrepôt de crainte d'Hachem.
[guémara Berachos 33b ]

-> Grande est la crainte [d'Hachem], car les cieux et la terre n'ont été créés que grâce au mérite de la crainte.
[midrach - Kohélet rabba 3,14 ]

-> Toute personne qui craint le Ciel, ses paroles seront entendues. Comme il est dit : "A la fin, tout sera entendu. Craignez Hachem, car c'est tout ce qu'il y a pour l'homme" (Kohélet 12,13).
Que signifie "car c'est tout ce qu'il y a pour l'homme"?
Rabbi Elazar dit : Hachem dit : "Le monde entier a été créé uniquement pour cela (la personne qui craint Hachem)."
Rabbi Abba bar Kahana dit : Cela [la crainte d'Hachem] équivaut au monde entier.
Rabbi Shimon ben Azaï, et certains disent Rabbi Shimon ben Zoma, dit : Le monde entier a été créé pour être le compagnon de [celui qui craint Hachem].
[guémara Béra'hot 6b]

<--->

-> Il existe essentiellement deux formes de crainte : la crainte du châtiment (punition) et la crainte de la grandeur d'Hachem, une sorte de révérence de Sa Toute-puissance.
Le Maharal (Nétivot Olam - Nétiv Yirat Hachem - chap.1) explique, à propos de la révérence envers Hashem : "Cette crainte découle principalement du pouvoir de l'amour. Car celui qui aime quelqu'un
s'efforcera autant que possible d'accomplir sa volonté, afin qu'il n'y ait aucune séparation entre leur amour. Il craint donc d'aller à l'encontre de sa volonté, même pour une petite chose, car cela nierait son amour."
De même, le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - parachat Kédochim) explique que la crainte révérencielle peut être comparée à un fils dont le père l'aime énormément. Le fils a peur de causer de la peine à son père, il s'efforce donc de le rendre heureux.
Le Zohar est cité comme disant (Déré'h Pikoudé'ha - introduction n°8) que la crainte du châtiment n'est pas la forme principale de la crainte ; c'est plutôt un recours lorsque la crainte révérencielle ne suffit pas. Pour atteindre la crainte révérencielle, il faut contempler la grandeur d'Hachem, en Le reconnaissant comme le Créateur et le Souverain de tous les mondes. Il faut y réfléchir dès le réveil, ainsi qu'avant d'accomplir toute mitsva. Même si l'on ne parvient pas à percer la couche du matérialisme, on accomplit tout de même la mitsva de craindre Hachem simplement en y réfléchissant.

[à l'inverse, d'autres comme le rav Haïm Vital (intro au Eitz 'Haïm) expliquent que la crainte du châtiment est en fait la forme principale de la crainte.
A notre niveau, en fonction des moments, on peut ressentir avec sincérité quel type de crainte nous avons besoin d'activer pour être le plus efficace. ]

<--->

-> Rabbi Yéhouda dit : Hachem n'a créé Son monde que pour que les gens Le craignent.
Rabbi Simon et Rabbi Elazar étaient assis. Rabbi Yaakov bar Akha passa devant eux. L'un dit à l'autre : "Levons-nous devant [Rabbi Yaakov bar Akha], car c'est un homme qui craint la faute."
L'autre répondit : "Levons-nous devant lui, car c'est un homme de la Torah."
Il dit : "Je t'ai dit que c'était un homme qui craignait la faute, et tu m'as répondu que c'était un homme de la Torah?" [Rachi explique : en disant cela, tu as diminué son éloge. ]

Concluons que c'est Rabbi Elazar qui a dit que [Rabbi Yaakov bar Akha] est un homme qui craint la faute, car Rabbi Yo'hanan dit au nom de Rabbi Elazar : Il n'y a rien pour Hachem dans Son monde
à part la crainte du Ciel seule.
Comme il est écrit : "Et maintenant, Israël, qu'est-ce que Hachem, ton D., te demande, sinon de craindre Hachem, ton D." (Ekev 10,12).
[guémara Shabbath 31b ]

-> Rava dit : Lorsqu'une personne est amenée devant le tribunal, on lui dit : As-tu mené tes affaires avec loyauté (hnnêteté)? As-tu réservé du temps pour l'étude de la Torah? T'es-tu engagé dans la procréation? As-tu aspiré à la rédemption? As-tu analysé (pratiquer la dialectique de) la sagesse (pilpaleta bé'hokhma)? As-tu compris une chose à partir d'une autre (évanta davar mit'oh davar)?

Néanmoins, si la crainte d'Hachem est son trésor (à cette personne), alors ces choses ont de l'importance ; sinon, elles n'en ont pas.
Cela peut être comparé à une personne qui demande à son messager d'apporter un kor [unité de mesure] de blé au grenier. Il dit alors à son messager : "As-tu mélangé un kav [unité de mesure] de chomton (un conservateur qui éloigne les vers du blé) à l'intérieur? Le messager lui répondit : "Non". Il répondit au messager : "Tu aurais mieux fait de ne pas l'apporter".
[A quoi sert du blé infesté de vers ? De même, la Torah et les mitsvot sans la crainte d'Hachem sont inutiles. ]
[guémara Shabbath 31a ]

-> [Au moment du décès de Rabbi Yéhouda haNassi,] il leur dit : "J'ai besoin des érudits d'Israël".
Les érudits d'Israël entrèrent dans sa chambre. Il leur dit : "Shimon, mon fils, est sage. Gamliel, mon fils, est un leader. Chanina bar Chama devrait siéger à la tête. »... Il disait : « Même si Shimon, mon fils, est sage, Gamliel, mon fils, devrait être le chef."
Levi dit : Est-il nécessaire de le dire ? ... [Oui, il était nécessaire de le dire, car] Rabban Gamliel n'occupait pas la place de son père [car il était moins apte à occuper ce poste].
Et Rabbi Yéhouda haNassi, pourquoi a-t-il fait cela, nommer Gamliel, son fils, comme chef, s'il n'était pas apte à occuper ce poste] ?
Certes, il [Gamliel] n'a pas remplacé son père en matière de sagesse, mais dans la crainte de la faute, il a remplacé son père.
[Kétoubot 103a-b]

"Le jour où j’ai à craindre, c’est en toi que je mettrai ma confiance" (Téhilim 56,4)

-> La crainte et la confiance ne sont pas opposées, la crainte peut être le déclencheur même qui mène à la confiance.
Le 'Hazon Ich (Emouna ouBita'hon - chap.2) écrit que la crainte révèle nos limites, tandis que la confiance nous reconnecte à l'infini.

<--->

-> La crainte des autres reflète un doute intérieur, tandis que la véritable confiance (bita'hon) élève [spirituellement] l'âme, l'alignant sur la clarté divine.
['Hovot haLévavot - chaar haBita'hon - chap.1 ]

Dans l’épreuve, il nous reste que la crainte d’Hachem

+ Dans l'épreuve, il nous reste que la crainte d'Hachem :

-> Hachem teste la descendance des saints Patriarches (les juifs) de la même manière, comme le dit le verset : "Car Hachem, ton D., te met à l'épreuve pour savoir si tu aimes Hachem, ton D., de tout ton cœur et de toute ton âme" (Réé 13,4).
Le cœur de l'épreuve est lorsque la personne ne voit pas la lumière de la sainteté et se sent éloignée, que ce soit sur le plan physique ou spirituel, assaillie par des pensées mauvaises.
Le Baal Shem Tov explique que lorsqu'une personne est mise à l'épreuve, tous ses niveaux spirituels et ses réalisations lui sont retirés, et ce n'est que par une simple crainte fondamentale du Ciel qu'elle peut surmonter l'épreuve.
Si une personne devait résister à son épreuve tout en conservant toutes ses réalisations spirituelles, ce ne serait pas une véritable épreuve, car lorsqu'elle perçoit la lumière de la sainteté, tout ce qu'elle veut, c'est faire la volonté d'Hachem. C'est pourquoi tous ses niveaux lui sont d'abord retirés, ne lui laissant que son émouna, qui est sa crainte d'Hachem, car la émouna est la porte d'entrée vers la crainte de D., car comment peut-on craindre Hachem si l'on ne croit pas en Son existence?
De cette manière, la personne est véritablement mise à l'épreuve pour savoir si elle suivra les directives d'Hachem même dans cette situation (d'obscurité).

-> Le Méor Enayim (Vaéra) enseigne : "Une épreuve (nissayon), c'est lorsque le lien que l'on a développé avec Hachem par son intellect est supprimé pendant la durée des épreuves, ne nous laissant que le libre choix. Sans cela, ce ne serait pas vraiment une épreuve, un test, car grâce à notre lien avec Hachem, un tsadik restera sûrement sur sa voie".
Ainsi, l'illumination spirituelle d'une personne doit d'abord être obscurcie, ne lui laissant que sa crainte du Ciel ; ensuite, elle est mise à l'épreuve pour voir si sa crainte du Créateur seul lui permettra de résister à l'épreuve.

-> Le Lev Sim'ha (Vayéra, Amarim) écrit :
C'est ce à quoi fait allusion l'enseignement de nos Sages (Béra'hot 33b) selon lequel "tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel" = lorsqu'une personne est mise à l'épreuve, toutes ses réalisations spirituelles peuvent lui être retirées par "les mains du Ciel", sauf sa crainte du Ciel, qui reste en elle même pendant l'épreuve.

-> Lorsque Avraham a vécu l'épreuve de la Akéda, le verset : "Il vit le lieu de loin" (vayar ét amakom méra'hok - Vayéra 22,4).
Le Maguid de Kozhnitz (Avodat Israël - Vayéra) explique que Hachem, qui est appelé HaMakom (l'Endroit), semblait distant d'Avraham, le rendant incapable de se connecter avec Hachem au niveau qui lui convenait. C'était là le véritable test : la suppression de son niveau spirituel.
Pourtant, même ainsi, il s'est renforcé grâce à sa émouna, pour accomplir le commandement d'Hachem.
Après la Akéda, les acquis spirituels d'Avraham lui revinrent, et il fut capable de percevoir clairement comment Hachem l'avait accompagné tout au long du chemin, veillant à ce qu'il surmonte l'épreuve.
Avraham légua ce pouvoir à tous ses descendants, leur permettant ainsi de se fortifier pour surmonter les défis même lorsqu'ils traversaient des moments sombres, que ce soit sur le plan physique ou spirituel.

<--->

-> Maintenant, une personne peut se demander : à quoi cela sert-il de savoir que Hachem, qui est bon et fait le bien, est présent en toutes circonstances, si cette connaissance, ainsi que toutes mes autres réalisations spirituelles, me sont retirées lorsque je suis soumis à une épreuve?

Le Sfat Emet de Brezan (Vayéchev) répond que plus une personne s'efforce continuellement de se renforcer dans le service d'Hachem, plus elle grave dans son âme la détermination de ne pas s'écarter de Sa volonté.
L'habitude devient une seconde nature pour une personne, et cette marque reste gravée dans son âme même lorsque toutes ses réalisations spirituelles lui sont retirées. Cette marque sacrée lui insufflera la force nécessaire pour surmonter toutes ses épreuves.

Nous sommes malades d’amour pour Toi Hachem

+ Nous sommes malades d'amour pour Toi Hachem :

-> Nos âmes sont malades dans le domaine de l'amour d'Hachem et nous n'avons pas une perception saine de ce qui est le mieux pour nous-mêmes, afin d'assurer notre existence continue.
Le peuple juif déclare : "Je suis malade d'amour [pour toi Hachem]" (Shir HaShirim 2,5), et nous disons également dans le chant Yédid Néfech : "Mon âme est malade de Ton amour".
Les tsadikim ont expliqué que cela signifie que nos âmes sont malades et faibles en ce qui concerne l'amour d'Hachem.

Quand une personne est malade, ce qui est amer lui semble sucré, et vice versa ; parce que nous sommes malades en matière d'amour d'Hachem, nous sommes inconscients (nous n'avons pas tous nos moyens) et nous sommes attirés par la futilité au lieu d'être attirés par l'accomplissement de la Torah et des mitsvot, qui nous attacheraient à l'amour d'Hachem, la joie éternelle.
Ainsi, même si tous nos besoins spirituels sont facilement accessibles, la maladie de nos âmes nous empêche de faire la différence entre le sucré et l'amer, entre le salé et le fade, de sorte que nous ne ressentons pas le manque d'accomplissement des mitsvot, dont nos âmes ont cruellement besoin.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

<--->

-> La source de cette idée est le Rambam (Hilkhot Déot 2,1), qui compare les maladies spirituelles aux maladies physiques. Cette maladie spirituelle est ce qui nous aveugle et nous empêche de percevoir ce qui est véritablement bon pour nous.
Dans les mots du Rambam :
"Lorsque les gens sont physiquement malades, les choses amères leur semblent sucrées, et les choses sucrées leur semblent amères ; certains patients désirent et ont envie d'aliments non comestibles tels que la terre ou le charbon, et sont dégoûtés par des aliments bénéfiques comme le pain et la viande, tout cela en fonction de leur maladie.
De même, les personnes dont l'âme est malade désirent et aiment les mauvais traits de caractère tout en détestant le droit chemin et en étant réticentes à le suivre, car cela leur est très difficile, selon la gravité de leur maladie.
Yéchayahou a dit à propos de ces personnes : "Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal ; qui font de l'obscurité la lumière, et de la lumière l'obscurité, qui font de l'amer le doux, et du doux l'amer" (Yéchayahou 5,20). À leur sujet, il est écrit : "Ceux qui abandonnent les chemins de la droiture, pour marcher dans les voies de l'obscurité" (Michlé 2,13).

Il est possible d'aimer Hachem pour la récompense qu'Il promet.
Mais un amour plus élevé consiste à L'aimer simplement parce qu'Il nous aime.
Sans attentes, juste un amour pur et sans filtre.
[ rabbi Lévi Its'hak de Berditchev ]

La peur est comme un aimant. Elle attire à elle la chose même dont elle a peur.
Craignez la maladie ou le danger, et vous risquez de l'attirer plus près de vous.
Mais craignez Hachem avec crainte et amour, et vous attirerez la Chékhina elle-même vers vous.
[d'après le Arvé Na'hal - Vayétzé - drouch 2 ]

Celui qui n’a pas de crainte du Ciel n’est pas un être humain

+ Celui qui n’a pas de crainte du Ciel n’est pas un être humain :

"Qu'est-ce que Hachem, ton D., te demande? Seulement de craindre Hachem ton D." (Ekev 10,12)

-> La guémara (Béra'hot 33b) apprend de ce verset que "tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel."

-> Le rabbi Mendel de Kotzk (séfer Ohel Torah) explique que si quelqu’un demande à Hachem un bien terrestre, Il peut le lui donner ou non. Il appartient au Ciel de décider si la demande sera exaucée.
En revanche, si l’on prie pour la crainte du Ciel, il ne fait aucun doute qu’elle lui sera accordée.

<--->

-> Le rav El'hanan Wasserman (séfer Kovetz Mamarim) écrit :
La crainte du Ciel n’est pas simplement un bienfait supplémentaire. On n’est qualifié d’être humain que s’il a de la crainte du Ciel (yirat chamayim). Celui qui ne craint pas le Ciel n’est pas un "Adam".
C’est ce qu’a déclaré le roi Chlomo : "Craignez Hachem ... car cela est tout de l’homme" (ét aElokim yaré ... ki zé kol aadam - Kohélet 12,13).
Seul celui qui craint Hachem est qualifié d’homme. Celui qui ne le fait pas peut avoir beaucoup de bonnes qualités, mais il n’est pas un homme.

<----------------->

+ "Qu'est-ce que Hachem, ton D., te demande? Seulement de craindre Hachem ton D." (Ekev 10,12)

-> La guémara (Béra'hot 33b) apprend de ce verset que "tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel."

-> Le 'Hidouché haRim affirment qu’il existe deux domaines dans lesquels les gens agissent à l’opposé de la Torah.
1°/ le premier concerne la parnassa. Cela dépend entièrement de Hachem, et les gens pourraient compter uniquement sur Lui pour les soutenir, mais ils continuent à courir çà et là de manière absurde et à déployer des efforts incalculables à la recherche de la parnassa.
2°/ le deuxième domaine concerne la avodat Hachem. Cela dépend entièrement de chacun, mais au lieu de travailler dur pour atteindre un niveau élevé dans ce domaine, les gens s’en remettent à Hachem. Ils ont du "bita'hon" qu’Hachem s’en chargera. Ceci est contraire à la maxime de nos Sages selon laquelle "tout est entre les mains du Ciel, à part la crainte du Ciel."

<--->

-> Le séfer Toldot Yaakov Yossef explique la guémara selon laquelle tout est entre les mains de Hachem, sauf la crainte du Ciel, en disant que cela signifie qu’Hachem détient toutes les Midot, telles que la Ahava (amour), la Ra'hmanout (miséricorde), la patience, ..., et qu’il faut s’efforcer de L'imiter en acquérant toutes ces Midot.
La seule exception est la crainte du Ciel, qui est une Mida qui ne concerne pas Hachem.
Ainsi, nos Sages affirment que toute mida se retrouve en Hachem, à l'exception de la crainte du Ciel.

Toute téchouva, même celle qui est motivée par la crainte d'une punition, découle en fin de compte du désir de s'unir à Hachem.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 16,8]

<--->

-> En ce sens : "Chaque juif a son propre chemin vers la téchouva. Un téchouva standard, général, ne suffit pas. Chacun doit trouver la voie qui convient à son âme unique et à son rôle unique dans la vie."
[Orot haTéchouva 16,10]

La douleur naturelle qui brûle dans le cœur à la suite de l'expérience de la téchouva provient de la souffrance que l'âme ressent lorsqu'elle est restée statique, alors qu'elle aurait dû constamment s'élever de plus en plus haut, conformément à sa véritable nature.
Cependant, ce feu ardent peut se transformer en une flamme de grand amour remplie d'un plaisir élevé, lorsque l'âme trouvera la force de revenir à son objectif constant d'ascension.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 15,3 ]