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Une personne peut porter en elle les fautes d’une première ou d’une deuxième vie (incarnation).
Mais lorsqu’elle prie en faveur des fauteurs (du peuple juif), alors elle répare ses propres transgressions.
[Baal Shem Tov - rapporté par le Déguel Ma'hané Efraïm - Likoutim Nitsavim]

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[le judaïsme accorde une place importante au fait de juger autrui favorablement, et là on voit qu'on doit même prier pour ceux qu'extérieurement semblent être des fauteurs juifs (on leur souhaite le meilleur, et surtout que leur lumière divine interne puisque briller pleinement!). ]

Quiconque accomplit convenablement un seul commandement (mitsva), c'est comme s'il avait accompli les 248 mitsvot positives. Car il n'existe aucune mitsva qui ne contienne toutes les 248 (mitsvot assé).
[Zohar - Raya Méhém'na 145a ]

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-> Selon les conclusions des Richonim, il convient à l’homme de connaître le mystère de l’unité d'Hachem, car chaque fois qu’il saisit une partie de cette unité, il la saisit dans son intégralité. C’est également ce que j’ai entendu de la bouche de mon Maître (le Baal Shem Tov).

Or, puisque la Torah et les mitsvot émanent de l’essence d'Hachem, qui est la véritable unité, lorsque vous accomplissez une mitsva convenablement et avec amour, vous vous attachez à Hachem, et par ce commandement (mitsva), vous saisissez une partie de Son unité.
Par conséquent, vous la saisissez dans son intégralité, comme si vous aviez accompli toutes les mitsvot, car elles reflètent la totalité de Son unité, une personnalité complète, pour ainsi dire.
[Toldot Yaakov Yossef - p.55b ]

"Sois aussi attentif (zahir - זָהִיר) dans l’accomplissement d’une mitsva mineure que dans celui d’une mitsva majeure" (Pirké Avot 2,1).
Le terme "zahir", comme dans : "Et les sages brilleront (yaz'irou - יַזְהִרוּ) comme l’éclat du firmament" (Daniel 12,3).
Autrement dit, [on doit faire en sorte que notre] âme brille et rayonne [dans l’accomplissement] d’une mitsva mineure tout comme elle le fait pour une mitsva majeure. Car Hachem désire le cœur (Sanhédrin 105b).
[Baal Shem Tov - Tsivat HaRivach - p.2a ]

Chacune des mitsvot qu'une personne accomplit monte toute parée de sa beauté spirituelle devant Hachem et s'exclame : "J'ai été faire de telle façon et un tel m'a accomplie!"
Cette mitsva apporte la paix dans les mondes Supérieur et inférieur.
[guémara Sotah 3b ; Zohar III, 118a ]

L’enregistrement céleste de nos actions et ses répercussions en chaîne

"Le registre est ouvert, la main écrit" (Pirké Avot 3,16) : cela fait référence à la manière dont les actes d’une personne sont constamment consignés au Ciel.
De même, il est écrit : "Considère trois choses et tu n’en viendras pas à fauter : sache ce qui est au-dessus de toi : un œil qui voit, une oreille qui entend, et que tous tes actes sont consignés dans un Livre" (Pirké Avot 2,1).

Nous allons voir ci-dessus un commentaire du Zéra Shimshon (dans son Toldot Shimshon).

-> "Et Réouven l'entendit, et il le sauva (Yossef) de leurs mains" (Vayéchev 37,21)
Le midrach (Yalkout Shimoni - Bérechit 141) observe que la bonne action de Réouven, qui a sauvé Yossef, a été inscrite dans la Torah pour que toutes les générations puissent la voir.
Mais le midrach pose la question suivante : qui consigne les bonnes actions de nos jours?
Il répond qu'Éliyahou Hanavi et le machia'h transcrivent nos bonnes actions (mitsvot), veillant à ce qu’aucun acte positif ne passe inaperçu.

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+ Le registre céleste :

-> Nos Séfarim fournissent des détails supplémentaires sur ce processus d’enregistrement. Deux anges accompagnent une personne pendant la journée, consignant ses actions pendant la nuit. La nuit venue, une autre paire d’anges prend le relais, consignant les actes de la personne le lendemain et témoignant devant Hachem de ses actions.

Ces enseignements soulignent que toutes les actions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, sont méticuleusement consignées. Mais cela soulève une question importante : pourquoi Hachem a-t-Il besoin d’un registre, étant donné qu’il n’y a pas d’oubli devant Lui?

-> La finalité de ce registre n’est pas pour Hachem, qui est omniscient, mais pour les anges célestes.
Selon la Michna (Pirké Avot 4,2), une mitsva en entraîne une autre, tout comme une faute (avéra) en entraîne une autre. Lorsqu’une personne accomplit une mitsva, celle-ci est consignée dans son registre, ce qui incite les anges à la guider vers d’autres mitsvot.
Cela crée un système d’élan spirituel où les actions positives génèrent des occasions d’autres actions positives, tandis que les actes négatifs ouvrent la voie à d’autres fautes.

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+ L’effet d’entraînement des bonnes actions :

-> L’inscription des bonnes actions (mitsvot) au Ciel a un profond effet d’entraînement qui dépasse la personne qui les accomplit. Même si une mitsva est accomplie en secret, son inscription au Ciel peut entraîner la propagation de son influence dans ce monde.
La guémara (Béra'hot 18b) enseigne qu’une telle influence peut se manifester à travers des rêves qui inspirent d’autres personnes à accomplir la même mitsva.

Cela crée une réaction en chaîne où davantage de personnes sont motivées à imiter la bonne action.
Celui qui l’a accomplie en premier reçoit une récompense non seulement pour sa propre mitsva, mais aussi pour avoir inspiré d’autres personnes à suivre son exemple.
Chaque personne qui accomplit ensuite la mitsva ajoute au mérite de celui qui a déclenché la chaîne.

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+ Les conséquences négatives d'une faute (avéra) :

-> À l’inverse, l’enregistrement des fautes a des conséquences négatives tout aussi puissantes. Lorsque des forces extérieures prennent connaissance d’une faute par le biais du registre céleste, elles s’en prennent à l’individu, l’incitant à fauter davantage, comme le souligne la Michna.
La dynamique spirituelle s’inverse, ouvrant la voie à de nouvelles transgressions.
De plus, le fait que la faute soit connue au Ciel peut inciter d’autres personnes dans ce monde à commettre des fautes similaires. Cela aggrave la punition infligée au transgresseur initial, car celui-ci porte la responsabilité non seulement de ses propres actes, mais aussi de l’influence négative qu’il a engendrée.

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+ Solutions pratiques :

-> Pour atténuer l’enregistrement des fautes, il est recommandé de réciter (avec kavana) le Shéma et les prières de repentance (téchouva) appropriées avant de s’endormir. Les tsadikim attribuent un grand pouvoir à cette pratique, soulignant qu’elle peut effacer les effets de certaines fautes qui seraient autrement difficiles à expier.
Cette pratique nocturne remplit plusieurs objectifs : elle témoigne d’un repentir sincère, invoque la miséricorde divine et empêche potentiellement l’enregistrement négatif de créer des répercussions néfastes tant dans le monde céleste que dans le monde terrestre.

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[ => Chaque action que nous accomplissons a des conséquences qui s’étendent bien au-delà de notre situation immédiate. Une seule mitsva accomplie avec la bonne intention peut inspirer d’innombrables autres personnes (effet domino en chaîne), tandis qu’une seule faute peut créer des influences négatives qui se propagent à travers le monde. ]

Le Maggid de Zlotchov enseigne que lorsqu'une personne a besoin d'un miracle qui transcende la nature, elle doit accomplir une mitsva qui transcende sa propre nature.
À mesure qu'elle s'élève au-dessus de ses limites, Hachem répond par des bénédictions qui dépassent les limites de la nature.

Dès l’instant où une personne décide d’accomplir une mitsva, cela produit immédiatement un impact dans les sphères supérieures. À partir de là, une lumière environnante descend, et une sainteté Supérieure l’enveloppe et l’entoure.
[rav 'Haïm de Volozhin - Néfech ha'Haïm 1,6, annotation ]

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[imaginons dans le métro un juif et un non juif. Extérieurement tout semble identique.
Rien que le fait de "simplement" être un juif a déjà en soit une grandeur intrinsèque phénoménale (ex: un juif a une âme beaucoup plus élevée issue de l'intériorité d'Hachem et non de Son extériorité, tout juif est constamment l'enfant adoré d'Hachem).
Mais maintenant, on voit par exemple qu'un juif qui va penser revenir chez lui pour accomplir la mitsva de réjouir, d'aimer sa femme, alors il est entouré d'une sainteté provenant du Ciel.
En apparence, il y a 2 êtres humains assis à côté, semblable (ex: une bouche, un nez, ...), mais la réalité est tout autre. Combien nous devons être fiers, heureux de cela, et utiliser cette grandeur que nous avons en toute responsabilité pour le bien de tous. ]

Chaque âme est attachée aux lettres de la Torah. Celui qui étudie la Torah, accomplit les mitsvot et sert sincèrement Hachem élève toutes les âmes qui sont attachées à ces lettres.

De nombreuses âmes sont tombées et se sont dispersées parmi les nations du monde. Avraham a su montrer aux âmes attachées à la Torah le chemin du retour vers leur source originelle grâce à sa propre observance et à son lien avec la Torah.
[Méor Einayim - paracha Lé'h Lé'ha]

Des milliers d’anges sont chargés de nous rendre triste

Le Zohar (vol.II,264b) enseigne qu’il existe des dizaines de milliers "d'anges destructeurs" (mala'hé 'habala), qui rôdent autour des personnes qui étudient la Torah, accomplissent des mitsvot ou s’apprêtent à accomplir une mitsva. Leur but est de rendre ces personnes tristes, en les privant de la joie que procurent l’étude de la Torah ou l’accomplissement des mitsvot.

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=> Nous devons servir Hachem avec joie, même face à ces anges. C’est cela, la véritable Avodat Hachem.
[cela donne tout son sens à l'obligation de "Servez Hachem avec joie!" (ivdou ét Hachem bésim'ha - Téhilim 100,2). ]

La mélodie de notre vie

En réalité, il y a un nigoun (mélodie juive) spectaculaire qui résonne tout autour de nous (chaque juif).
Il y a un chant magnifique en toile de fond de nos vies, qui est un aspect du chant de l’avenir, lorsque la Providence d'Hachem se révélera de la manière la plus impressionnante qui soit.
Cette douce mélodie est composée de la lumière incroyable émanant de chacune de nos mitsvot et de nos bonnes actions.

Cependant, pour l’instant, ce chant est masqué par l'obscurité des lois de la nature, qui nous empêche de voir, d’entendre ou de ressentir quoi que ce soit de particulier dans notre avodat Hachem (libre arbitre oblige).
Néanmoins, lorsque nous renforçons notre émouna dans les enseignements des tsadikim qui mettent en lumière les "notes" spirituelles spectaculaires de nos mitsvot, nous pouvons commencer à entendre ce qui se passe réellement.
Et plus nous suivons cette voie, plus le nigoun devient clair, et plus nous commençons à vivre la bonne vie du monde à Venir.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,8 ]

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-> Ce chant [que produit chaque juif par ses mitsvot, ses bonnes actions, sa Torah] est le chant de la Rédemption (guéoula), la mélodie du machia’h, auquel nous aspirons si profondément.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hachkamat HaBoker 1 ]