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L’impact des mitsvot sur la Chékhina

-> Selon le Zohar (vol.I, 174b), le but principal de la Torah et des mitsvot est de rectifier la Chékhina (présence Divine dans ce monde).
Par nos actions, nous la faisons s’élever ou, à D. ne plaise, nous la faisons tomber.
Les principales mitsvot et étude de Torah qui élèvent la Chékhina sont celles qui sont accomplies avec des motivations pures, sans aucune arrière-pensée.
Lorsque nous faisons en sorte que la Chékhina s’élève et que sa bénédiction s’accroisse, elle, à son tour, déversera une bénédiction infinie sur le peuple juif.
Lorsque la Chékhina est dans son état de perfection, comme à Shabbat, elle est appelée : un "verger de pommiers sacré" ('hakal tapou'hin kadichin - חקל תפוחין קדישין - Zohar, vol.I, 249b) ; les premières lettres de chaque mot, réarrangées, forment un acronyme du mot חקת ('houkot - statuts).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9]

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-> C’est par l’étude de la Torah et par les bonnes actions (mitsvot) qu'elle accomplit, ainsi que par son niveau de sainteté et de pureté, qu’une personne mérite d’acquérir un néfech, un roua'h et une néchama (les trois niveaux de l’âme, par ordre croissant) provenant d’un lieu élevé (Introduction au Zohar 2b).

Une personne qui mérite cela est illuminée par la Chékhina en permanence, comme l’a dit le roi Shlomo : "Que tes vêtements soient toujours blancs, et que l’huile ne manque jamais sur ta tête" (Kohélet 9,8).
Les "vêtements" font référence au néfech, au roua'h et à la néchama.
Le verset implique que lorsque tes vêtements sont blancs en tout temps, c’est-à-dire que tu gardes correctement ton néfech, ton roua'h et ta néchama, alors "que l’huile ne manque jamais sur ta tête" ; "l'huile" fait référence à la Chékhina, qui restera au-dessus de toi et t’illuminera.

Une personne qui mérite cela doit veiller correctement sur elle-même et sur son niveau de sainteté, car le yétser ara devient jalouse et complote pour la persuader de fauter. Par conséquent, cette personne doit redoubler de prudence pour protéger ce qu'Hachem lui a donné.
Sinon, si elle se laisse persuader par le yétser ara, la Chékhina ainsi que ses compagnons, la néchama et le roua'h, la quitteront immédiatement.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 21,10-12]

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-> C’est par l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot qu’une personne peut mériter que l’âme (divine) réside en elle en permanence et lui apporte la lumière.
Lorsqu’une personne faute, l’âme la quitte et elle perd cette lumière.
Outre ces deux extrêmes, il existe des niveaux intermédiaires où l’âme brille en elle de temps à autre.
[Binat ha'Hotam]

Si une personne accomplit une mitsva, prie ou étudie la Torah et ressent la joie d'Hachem d’avoir accompli Sa volonté, alors, en plus de la récompense pour ses actes, elle reçoit une récompense supplémentaire pour avoir éprouvé cette joie.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9]

La principale raison pour laquelle nous fautons est que nous ignorons que ce que nous faisons est interdit. Et même si nous sommes conscients qu’il s’agit d’une faute, nous ne réalisons pas le mal spirituel que cette faute va réellement entraîner.
Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 2) écrit que si seulement nous connaissions des dégâts causés par nos fautes, nous verserions suffisamment de larmes pour former un torrent [d'eau].

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+ Fauter = une forme d'idolâtrie :

-> Notre histoire regorge de juifs qui ont préféré mourir plutôt que d'être contraints de servir des idoles.
Le mot hébreu pour "idolâtrie" est avoda zara, ce qui signifie "adorer une entité étrangère". Il n’est pas nécessaire de se prosterner physiquement devant une idole pour que cela soit considéré comme de l’idolâtrie.
Chaque fois que vous faites quelque chose qui va à l’encontre de la volonté d'Hachem, cela est considéré, à un degré moindre, comme une forme d’idolâtrie, car par vos actions, vous démontrez qu’il existe une entité ou une motivation en dehors d'Hachem qui vous guide.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,17 ]

Les mitsvot

-> Selon le Zohar (vol.II,210b), les mitsvot qu’une personne accomplit tout au long de sa vie deviennent un vêtement pour son âme lorsqu’elle quitte ce monde ...
Si une personne faute, elle entache ce vêtement et celui-ci est déchiré en lambeaux.

Nous savons également que la Chékhina (présence Divine dans ce monde) se trouve au-dessus de la tête d’une personne (Zohar vol.III,187a), comme le dit le verset : "Ton front ne manquera jamais d’huile" (Kohélet 9,8).
[la lumière de la Chékhina au-dessus de la tête d’une personne nécessite une abondance spirituelle appelée "huile". Ainsi, une personne doit accomplir de nombreuses mitsvot afin de ne pas manquer d’huile au-dessus de sa tête (voir Binat ha'Hotam). ]

De plus, nous savons (Tikounim - tikoun 10) que tant qu’une personne s’accroche à ses mauvaises voies et reste impure, ses prières ne sont pas acceptées, et toute étude de la Torah ou toute mitsva qu’elle a pu réaliser alors qu’elle était mauvaise sont tous livrés aux forces de l’impureté, D. nous en préserve. (d'où l'importance de faire une téchouva sincère)
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,45-46 ]

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-> Lorsqu’une personne faute, cela laisse une marque sur elle, et cette marque se trouve sur la partie du corps qui a commis la faute, qu’il s’agisse de ses yeux, de son cœur ou de tout autre organe.
Une marque est également laissée sur le vêtement spirituel extérieur de son âme.
De plus, le rav 'Haïm Vital écrit que le nom d’une personne correspond à ce vêtement spirituel extérieur de son âme (Shaar haGuilgoulim - début de la hakdamah 1).
[...]

Lorsqu’une personne se repent pleinement (téchouva chéléma) et répare sérieusement tous les dommages qu’elle a causés, elle est dotée de pureté et de sainteté provenant des mondes spirituels supérieurs, ce qui la purifie complètement ... la marque de ma faute la quitte, et aucune trace de faute ne subsiste.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,55-58 ]

Comme nous le savons (guémara Shabbat 101b et commentaire de Rachi), toute personne vertueuse, c'est-à-dire celle qui étudie la Torah avec des intentions pures et accomplit de bonnes actions (mitsvot) pour l’amour d'Hachem, porte en elle une étincelle de l’âme de Moché Rabbénou.
Par exemple, nous trouvons dans la guémara (Shabbat 101b) qu’un sage dit à un autre : "Moché, tu as bien parlé", même si son nom n’était pas Moché Rabbénou. Cela signifie plutôt qu’il porte en lui une étincelle de Moché.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]

-> Une personne s’attache à la présence Divine (Chékhina) par ses mitsvot et son étude de la Torah ...

En étudiant la Torah remplie d'humilité, une personne mérite ... d'allumer les lumières spirituelles des mondes supérieurs et les unir ...

En étudiant la Torah et en accomplissant de mitsvot avec des motivations pures, une personne peut extraire et élever les étincelles de sainteté qui ont été piégées et dispersées à travers le monde ...

Lorsqu’une personne étudie la Torah et réalise des mitsvot pour l’amour du Ciel, lorsqu’elle dort la nuit, elle mérite que son roua'h et sa néchama (ses parties d'âme) s’élèvent vers les mondes supérieurs ...
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]

Quand fauter devient à postériori positif

-> "Parfois, faire une transgression de la Torah équivaut à son observance.
C’est ce que nous apprend la parole de D. adressée à Moché après qu’il eut brisé les Tables : "C’est toi qui les as brisées" (Ki Tissa 34,1), ce qui implique une approbation de son geste."
[guémara Ména'hot 99b]

-> Le Baal Shem Tov (Kéter Shem Tov 34) enseigne :
Comment une transgression de la Torah pourrait-elle renforcer son observance?
Cela s’explique par le fait que toutes choses aspirent à retourner à leur source. Par conséquent, lorsqu’on mange, boit ou s’occupe d’autres affaires mondaines (de ce monde matériel), on "enfreint" la Torah en ne l’étudiant pas ou en ne servant pas explicitement Hachem à ce moment-là.
Son âme a alors l’occasion de se reposer de son enthousiasme, et elle rassemble de nouvelles forces pour revenir à un niveau encore plus élevé de proximité avec Hachem.
Ce phénomène spirituel est évoqué dans le verset : "Les 'hayot (anges) courent çà et là" (Yé'hezkiel 1,14), et c’est pourquoi "enfreindre" la Torah revient parfois à l’observer.

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-> Le Toldot Yaakov Yossef (Tazria 2 ; Dévarim 2) rapporte cela, et explique :
il y a deux raisons pour lesquelles il doit en être ainsi. Premièrement, si l’on ne "se refroidissait" pas périodiquement après des expériences spirituelles intenses, on pourrait atteindre un stade où l’âme deviendrait si unie avec Hachem qu’elle perdrait complètement son individualité, et à ce moment-là, elle ne serait plus capable de retourner dans le corps physique.
Une autre raison est que le plaisir perpétuel perd de son attrait et se transforme en ennui. Ainsi, si l’on vivait constamment des plaisirs spirituels à leur apogée, ils ne seraient plus des expériences agréables.
Quant à savoir pourquoi on s’élève alors vers des expériences encore plus intenses, c’est parce que l’angoisse de la séparation intensifie le plaisir du retour.

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-> Nos Sages (comme rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 22:11) parlent de "yérida létsoré'h aliya" (une chute/descente [spirituelle] dans une fait de monter [finalement davantage] ).
A postériori, nous devons appréhender positivement une faute qui a déjà été faite (un moment où l'on s'est "endormi" spirituellement, préférant la matérialité, nos désirs), afin de s'encourager le plus possible pour aller de l'avant, encore plus fort, avec plein d'ambitions spirituelles.

Lorsque tu envisages d’accomplir une mitsva, ne t’en abstiens pas par [crainte d’un sentiment d’] orgueil ou pour toute autre arrière-pensée qui y serait liée.
Car, comme on le sait, "C’est en agissant chélo lichma qu’on parvient à agir lichma" (Pessa'him 50b).
Le simple fait de réaliser une bonne action crée déjà en-Haut un récipient de bonté, et la nature intérieure de ce récipient est déterminée par l’intention.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 126-127]

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-> La réalisation d'une mitsva a une validité objective en soi, même si l'intention appropriée fait encore défaut : l'action en elle-même est comme le "corps" de la mitsva (ou ses effets), tandis que la kavana (l'intention) en est l'âme.
Ainsi, soumettez-vous d'abord à vos obligations et accomplissez la mitsva. L'accent mis sur la kavana et la dvékout ne vise en aucun cas à passer outre les obligations halakhiques.
[d'après le Baal Chem Tov - Kéter Shem Tov]

L’honneur reçu fait perdre nos mérites futurs

+ L'honneur reçu fait perdre nos mérites futurs :

-> Le Yérouchalmi (Péa 8,6) rapporte que Rabbi Eliezer était un gabaï tsédaka qui accueillait des invités.
Lorsque ses invités le bénissaient et priaient pour lui, il disait que pour cette hospitalité, il ne recevrait pas de récompense. Lorsque d’autres invités l’humiliaient et le maudissaient, il disait que pour ces invités, il recevrait une récompense.

En effet, le séfer 'Hassidim (84) déclare : "Que ton cœur ne se réjouisse pas si les gens t’honorent, car selon l’honneur et le plaisir qu’une personne reçoit en ce monde pour ses actes, on lui enlève de ses mérites dans le monde à Venir."

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-> On demanda au 'Hafets 'Haim de prononcer le discours d’ouverture à la Knessia Guédola, mais il refusa. On lui a dit qu’en toute logique, il devrait être le premier à prendre la parole, puisqu’il était un Cohen et le plus âgé des sages du groupe.
"Je ne suis ni un rav, ni un roch yéchiva", répondit-il. "Je ne suis qu’un simple vendeur de séfarim (livres), mais je reçois beaucoup d’honneurs, et je crains qu’il ne me reste plus rien dans l’Olam Haba (monde à Venir). Laissez-moi un peu pour le monde à Venir, et cessez de m’honorer!"

-> On raconte qu’après le décès de rav Méir Shapiro, il apparut à l’un des directeurs de la yéchiva et lui révéla qu’au Ciel, l’accent n’était pas mis sur sa yéchiva 'Hakhmé Lublin ou sur sa fondation du Daf Yomi, mais sur le fait qu’il ait été humble et soumis.
Nous pouvons expliquer que, bien que ses réalisations prodigieuses aient certainement été notées au Ciel, la cour céleste examine d’abord s’il en a tiré de l’honneur et du plaisir, auquel cas il a peut-être déjà "mangé" son monde de son vivant.

-> A la fin de sa vie, le rav Elazar Ménachem Mann Shach demanda à quelqu’un : "Qu’emporterai-je avec moi en Olam Haba?"
La personne ne comprit pas la question. "Le rav viendra avec 70 ans d’enseignement de la Torah!" répondit-elle.
"Qu’emporterai-je avec moi au Olam Haba?" répéta le rav Shach.
"Le rav viendra avec les volumes de son Avi Ezri sur le Rambam", répondit la personne.
"Qu’emporterai-je avec moi dans l’Olam Haba?" demanda-t-il à nouveau.
"Je ne comprends pas la question", dit la personne.
"Pour toutes ces choses, j’ai déjà reçu des honneurs", dit le rav Shach, "et une mitsva pour laquelle on a été honoré est comme un ticket de bus usagé."

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-> Le 'Hafetz 'Haïm dut un jour se rendre à Moscou pour les besoins de sa yeshiva, et il écrivit une lettre à une de ses connaissances dans cette ville, le priant de ne pas faire connaître son arrivée, afin que les gens ne l’accueillent pas publiquement.
Plus tard, son hôte lui demanda pourquoi il empêchait ses nombreux admirateurs de gagner le mérite de lui rendre l’honneur dû à un sage de la Torah.
"Aimez-vous le kugel?" demanda le 'Hafetz 'Haim en réponse.
"Oui", répondit l’homme, surpris par la question.
"Votre femme prépare-t-elle du kugel pour le Shabbat?"
"Oui", répondit-il, de plus en plus perplexe.
"Et mangez-vous le kugel le soir du Shabbat?"
"Non", dit-il. "Je le mange le jour du Shabbat".
"Vous comprenez donc que cet honneur nous est également réservé dans le monde de la récompense", expliqua le 'Hafets Haim. "Si nous en jouissons dans ce monde, que nous restera-t-il dans le monde de l’éternité?"

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-> "Sachez que toute publicité autour d’une mitsva accomplie dissipe nos mérites.
C’est comme un billet de train déjà utilisé! …"
[Rav Chakh]

-> Qu'est-ce qu'une mitsva accomplie à la perfection?
Le rav Chakh disait souvent :
"[Il s'agit] d'une mitsva accomplie si discrètement qu'aucun de ceux qui sont là ne le sauront jamais.
Personne n'en sait rien, c'est là le mérite le plus grand, de loin plus élevé que celui de réunir des masses et de leur enseigner la Torah!

Car la sensation de "gloire" ou de tout autre plaisir escompté réduit considérablement la valeur d'un acte méritoire."

"Une mitsva doit être naki, propre, sans honneur, sans publicité.
Seul D. doit le savoir ...
Et il faut le faire pour Lui et pour rien d'autre ... c'est cela qui fait mériter la vie éternelle"

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-> Parfois, on a besoin de reprendre des forces dans notre service divin, et le regard positif d'autrui (en public) peut nous encourager, nous donner des forces pour repartir plus fort de l'avant dans notre relation personnelle avec Hachem.
Il est aussi nécessaire de faire des actes publiques afin d'impacter par l'exemple nos enfants. Notre comportement positif étant l'outil pédagogique le plus puissant.

-> Occasionnellement, il peut être utile de "composter" notre "billet de train" (mitsva) pour impacter positivement autrui :
- le fait que je donne en public (de l'argent, du temps, ...) va entraîner d'autres à donner ;
- le fait que je fasse publiquement une mitsva, va inciter d'autres à suivre l'exemple (ex: si lui il prie alors pourquoi pas moi!) ;
- partager la Torah à autrui ;
- ...

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-> Rabbi El'azar dit : Celui qui donne la tsédaka en cachette est plus grand que Moché Rabbénou.
[guémara Baba Batra 9b]

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-> Le Pélé Yoets explique que les actes et les conduites obéissant à la halakha peuvent être exécutés en public, mais ceux qui correspondent à des ajouts volontaires faits par piété doivent être accomplis dans la discrétion. Celui qui désire faire des 'houmrot doit le faire entre lui et lui-même, sans publicité.

-> S’appuyant sur le Zohar, le 'Hida écrit que, si quelqu’un publie ses bons actes, il reçoit ainsi sa récompense dans ce monde, tandis que, dans le suivant, il sera puni pour cela. Non seulement il ne recevra pas de récompense, mais en plus, il sera puni.
A l’inverse, celui qui cache ses bonnes actions, Hachem le protège et le cache, le mettant à l’abri des puissances impures, comme le souligne le verset : "Je veux ... suivre la droiture de mon cœur dans l’enceinte de ma maison ... Je déteste les agissements des pervers : rien de commun entre eux et moi" (Téhilim 101, 2-3).
Celui qui œuvre discrètement dans ce monde en sera grandement récompensé dans le suivant, en vertu de la promesse du verset : "Ah! Qu’elle est grande Ta bonté, que Tu tiens en réserve pour Tes adorateurs" (Téhilim 31,20).

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-> Le Sfat Emet résidait dans la ville de Gour où il étudiait la Torah jour et nuit et s'affairait au service d'Hachem. Il ne quittait jamais sa ville. Quand son épouse tomba malade, il voyagea avec elle à Vienne pour consulter les médecins.
Quand le Rav attendait le train dans la gare de Varsovie, ses disciples lui demandèrent de leur transmettre un enseignement avant de se séparer.
Alors le Sfat Emet leur dit : "On doit apprendre des enseignements pour le service Divin à partir de chaque chose. Mais que pouvons-nous apprendre du train?
La locomotive traîne, par la force de la vapeur, des dizaines de wagons, des centaines de personnes, des tonnes de marchandises. Mais d'où vient sa force? Quel est son secret?
Toute sa force vient du fait que la locomotive renferme en elle la vapeur sans la laisser s'échapper.
Il en est de même dans le Service d'Hachem. Plus une personne renferme en elle-même le feu de l'enthousiasme sans le laisser transparaître à l'extérieur, plus il recevra de la force et de la puissance dans le Service Divin!"

Le Arizal (chaar haGuilgoulim - intro 23) écrit que dans les mondes supérieurs, il existe un côté saint et un côté impur chez l'homme. Grâce à la Torah et aux mitsvot que nous accomplissons tout au long de notre exil, nous libérons les étincelles de sainteté qui ont été capturées par le côté impur de l’homme.
Une fois que toutes ces étincelles auront été libérées, le côté impur de l’homme s’effondrera et se réduira à néant, en accomplissement du verset : "La mort sera engloutie pour toujours" (Yéchayahou 25,8).