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L’impact des mitsvot & l’étude de la Torah

+ L'impact des mitsvot & l'étude de la Torah :

-> Il ressort clairement du Zohar et d'autres livres kabbalistiques qu'en dehors de notre monde, Hachem a créé une multitude innombrable de mondes et d'énergies spirituelles supérieures.
Grâce aux mitsvot et aux bonnes actions du peuple juif, ces mondes se construisent et s'établissent, ce qui se traduit par un grand déversement de bonté spirituelle et physique sur l'ensemble du peuple juif. D'autre part, en n'étudiant pas la Torah et en commettant des fautes (avérot), c'est l'inverse qui se produit.

L'existence de mondes supérieurs est un principe fondamental de la Torat haKabbala.
L'état de notre monde et celui des mondes supérieurs sont interdépendants. Comme mentionné précédemment, l'état des mondes supérieurs est déterminé par nos actions dans ce monde. De même, l'état des mondes supérieurs détermine l'état de ce monde.

Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 1,4) enseigne que la destruction du Temple a également suivi ce schéma. À cause des mauvaises actions du peuple juif ici-bas, le Temple sacré des mondes spirituels supérieurs a été détruit, et comme le Temple sacré supérieur a été détruit à cause de nos transgressions, les non juifs ont pu exercer leur pouvoir sur le Temple sacré sur le mont du Temple et le détruire.

Il en va de même pour l'exil du peuple de sa patrie, la terre d'Israël étant laissée entre les mains des non juifs. Ce sont les fautes d'Israël qui ont entaché les sphères supérieures correspondant à la sainteté de la terre d'Israël. La terre a alors été facilement livrée entre les mains des non juifs.

Le Néfech ha'Haïm (1,4) poursuit :
"Tel est le pouvoir de la Torah. Un juif ne devrait jamais dire : "Qui suis-je? Quelle force ai-je pour accomplir quoi que ce soit avec mes humbles actions?"
Il devrait plutôt savoir, comprendre et graver dans son esprit et dans son cœur que chaque détail de ses actions, de ses paroles et de ses pensées à chaque instant n'est jamais détruit. Plus il multiplie ses actions, les augmente et les élève, plus chacune d'entre elles s'élèvera vers ses racines, accomplissant son but dans les royaumes supérieurs, affinant les lumières élevées."

Nous voyons qu'une personne doit réfléchir à préserver pleinement ses forces pour étudier la Torah et observer les mitsvot, car chaque mitsva qu'elle accomplit réalise des choses incroyables pour le bien de tous les mondes.

Le Néfech ha'Haïm ajoute : "en vérité, lorsqu'une personne sage prête attention à ses actes qui ne sont pas si bons et qu'elle comprend cette réalité, son cœur tremble en elle d'un grand frémissement lorsqu'elle voit à quel point une légère transgression, qu'Hachem nous en préserve, peut corrompre et détruire."

J'ai entendu une fois une parabole à ce sujet. Une personne assise dans une salle de contrôle de missiles peut appuyer sur un bouton et tirer un missile qui blesse et tue l'ennemi, sauvant ainsi tout son pays. Mais il pourrait aussi appuyer par erreur sur le mauvais bouton et tuer certains de ses compatriotes.
Lorsque les gens viennent soit le féliciter pour ses actes héroïques, soit l'accuser pour ses actions sans scrupules, il raisonne ainsi : "Qu'ai-je fait? J'ai simplement appuyé sur un bouton!"
Son erreur est de ne pas réaliser qu'il ne s'agit pas d'un bouton ordinaire, mais d'un bouton entièrement installé et programmé de telle manière qu'une petite action peut produire des résultats terribles.

De même, lorsqu'une personne s'occupe de la Torah, elle aide toute la nation juive ; elle sécurise les mondes supérieurs, provoquant une augmentation des bénédictions et du succès pour tout Israël.
Parfois, une personne étudie pendant une heure et, lorsqu'elle a terminé, elle a l'impression de ne pas en avoir fait assez pendant cette heure. En réalité, qui sait quelle délivrance (individuelle, collective) elle a réussi à apporter aux juifs grâce à cette heure d'étude?
Il est même possible qu'elle ait sauvé de nombreux juifs de la mort, ou que de nombreux malades aient été guéris grâce à son mérite.
Cela ne vient pas nécessairement de l'étude de la Torah, c'est la même chose pour chaque mitsva qu'une personne accomplit.
Cependant, le pouvoir de l'étude de la Torah est particulièrement grand, comme le disent les Sages (michna Péa) : "et l'étude de la Torah équivaut à toutes les autres".
En plus l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot, il y a aussi l'abstention de transgressions (ne pas faire une chose interdite). Une personne aide ainsi toute la nation juive.
[le Néfech ha'Haïm détaille cela dans son chaar 4 du chap.11 à la fin du chaar]
[rabbi Yaakov Ades]

La téchouva ne concerne pas seulement les fautes. Même les mitsvot ont besoin de téchouva, car nous aurions pu les accomplir avec plus de pureté, plus de passion, plus d'amour pour Hachem.
['Hafets 'Haïm ]

Une faute (avéra) souille non seulement le corps et l'âme de celui qui a fauté, mais elle "recouvre" également la Présence Divine dans ce monde (la Chékhina) d'une enveloppe grossière de mal.
La Chékhina est ainsi [davantage] "exilée" dans le mal, empêchant la manifestation de la Présence divine.

Dans la terminologie métaphorique de la Kabbale, cela est considéré comme une séparation entre la Chékhina (l'immanence divine) et son "époux", Hachem (la transcendance divine).
Nos actes vertueux (Torah et mitsvot), et plus particulièrement la correction de la faute (téchouva - repentir), "libèrent" la Chékhina de cet exil et la réunissent à son "époux".
[d'après la 'hassidout du Baal Shem Tov]

L'aspect le plus essentiel d'une mitsva est la joie sur le fait que nous méritons de pouvoir la réaliser.
['Hazon Ich - Lettres collectées - vol.2, n°93 ]

Pourquoi chaque mitsva accomplie par un juif a-t-elle des conséquences spirituelles si importantes et impressionnantes dans les mondes supérieurs?

C'est parce qu'Hachem nous a ordonné de faire des mitsvot, nous sommes donc Ses agents. Et la guémara (Nédarim 72b) enseigne qu'un agent est comme celui qui l'a envoyé.
Ainsi, lorsque nous accomplissons une mitsva, c'est Hachem qui agit à travers nous, il n'est donc pas étonnant qu'elle ait un impact aussi immense.
[d'après le Shem MiShmouel ]

Chaque fois que vous accomplissez une mitsva, concentrez-vous sur le fait que vous faites la volonté d'Hachem.
Au-delà de toutes les raisons dont vous êtes conscient, il existe de nombreuses autres raisons que vous ne connaissez pas.
Lorsque vous vous concentrez sur la volonté d'Hachem, tous les objectifs possibles de la mitsva sont automatiquement inclus.
[ rav Moché Feinstein ]

La déprime du sacré

+ La déprime du sacré :

Très souvent, lorsqu'une personne qui vit sa vie avec enthousiasme s'approche d'un acte sacré, elle ressent soudain une fatigue et une lourdeur accablantes.
Comment se fait-il qu'elle soit pleine d'énergie lorsqu'il s'agit de choses profanes, et léthargique lorsqu'il s'agit du judaïsme et de la Torah?

Lorsqu'une personne entre en contact avec la sainteté, son âme se trouve dans un état d'illumination supérieure. Elle perçoit plus clairement ce qu'implique la perfection absolue.
En conséquence, la personne ressent ses propres limites et son néant, et éprouve de l'amertume à l'égard de l'acte saint ou de l'idéal qui a provoqué ces sentiments.
Par exemple, lorsqu'une personne s'assoit pour étudier la Torah, elle ressent les exigences d'Hachem en matière de moralité ; elle perçoit la grande responsabilité de l'homme ; elle comprend que chaque action de l'homme est imprégnée d'une importance de vie ou de mort.
En ouvrant le Talmud, elle sent qu'elle s'engage dans un projet si cosmique qu'il est au-dessus de ses forces. Cette personne est peinée et affaiblie par la profondeur insondable de la tâche.
[de même que Hachem est infini, lorsque notre âme fait face à l'expression de l'infinité du divin, elle a comme un vertige, une sorte de déprime paralysante en comprenant la grandeur infinie et éternelle de ce qu'elle s'apprête à faire (ex: étudier la Torah, faire une mitsva ... on impacte le monde, on est très proche et encore plus attaché avec Hachem, ... ) ]

Pourtant, ce sentiment est le fondement même de la téchouva. Toute personne qui se sent accablée lorsqu'elle s'approche des mitsvot et de l'étude de la Torah doit savoir que c'est le signe qu'elle est profondément liée à eux. Qu'il se réjouisse de son angoisse et qu'il aille de l'avant jusqu'à ce que sa douleur soit remplacée par un grand et saint plaisir.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 16,5]

Les mitsvot

+ Les mitsvot :

-> Il n'y a pas un seul aspect de notre vie qui ne soit pas régi par la Torah, pas un seul élément de notre existence qui ne soit pas affecté par la halakha (loi juive). L'observance des mitsvot est un système qui nous lie à Hachem dans tout ce que nous faisons. Les élèves du Baal Shem Tov enseignent que le terme "mitsva" est un dérivé de "tsavta" (lien, connexion).
L'accomplissement des mitsvot nous permet d'actualiser en permanence notre lien intime avec Hachem.

-> Le Zohar définit les "tariyag mitsvot" comme les tariyag pikoudin, les 613 commandements, mais aussi comme les tariyag itin, les 613 étsot, les 613 conseils.
Il s'agit de lignes directrices et de méthodes permettant de se connecter à Hachem.

-> Le Méor Enayim expliqué "cha'har mitsva, mitsva" (la récompense principale d'une mitsva est la mitsva elle-même - Pirké Avot 4,2). La connectivité spirituelle, le lien et l'attachement générés par la réalisation d'une mitsva sont sa propre "récompense".
Lorsque nous accomplissons une mitsva avec joie et vitalité, nous révélons la lumière, l'étincelle qu'elle contient.
L'engagement avec cette étincelle divine nous connecte à sa source divine. Notre connexion avec Hachem, est révélée, et c'est le bénéfice le plus grand et le plus joyeux que nous puissions recevoir.

Le mot pikoudin (de tariyag pikoudin) a la même racine et la même signification que pikadon (un dépôt) et fait référence à la lumière qui est déposée, cachée et latente dans chaque mitsva.
Loin d'être de simples "règles", les lois d'une mitsva nous permettent de vivre chaque aspect de notre vie avec la beauté, la joie et un lien avec la volonté d'Hachem.
Rabbi Na'hman de Breslev enseigne que la halakha (הלכה) est un acronyme de "הריעו ליהוה כל הארץ" (acclamez Hachem, toute la terre - ariou l'Hachem kol aarets - Téhilim 98,4), parce que la halakha nous enseigne et nous guide graduellement comment faire sortir de la lumière céleste, et avec elle, illuminer nos vies et la terre entière.

-> Nos Sages ont écrit dans le Zohar que le mot mitsva (מצוה) se compose des lettres du nom de D. (יהוה), en appliquant le système At-Bach.
[ le système de guématria At-Bach (א"ת ב"ש) permet d'échanger les lettres d'un mot : la 1ere lettre de l'alphabet (alef) est échangée avec la dernière (tav), la 2e lettre (bét) avec l’avant dernière (shin), … ]
Ainsi en l'appliquant au 2 premières lettres de mitsva (מצוה) : le mém se transforme en youd (י), et le tsadik en hé (ה). En l'ajoutant à l'autre moitié des lettres (וה), on obtient : יהוה.
Car lorsque nous réalisons une mitsva ... alors nous prenons sur nous quelque chose de très grand et de très puissant : Hachem notre D., notre Roi.
[à chaque mitsva nous nous attachons, nous recevons davantage de liens avec Hachem. ]
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

=> chaque mitsva est une occasion de décapsuler davantage de présence, de proximité d'Hachem en nous et dans le monde. Quel honneur et joie!

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-> b'h, également : Réflexions sur les mitsvot - se connecter à l'infini : https://todahm.com/2024/02/29/reflexions-sur-les-mitsvot-se-connecter-a-linfini

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-> Rabbi Avraham de Kalisk était une 'havrouta du Gaon de Vilna. A son retour de Mézéritch, il dit au Gaon de Vilna :
"La Torah est donnée à l'homme pour que nous puissions célébrer la vie en présence d'Hachem. Le Maître du monde veut que nous le connaissions de toutes les manières, dans tous les aspects de notre vie. Vé'haï bahem!"

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-> Nous devons rechercher Hachem dans les chemins sur lesquels Il nous guide, et de même dans tout ce que nous faisons [dans la vie], car en vérité, il n'y a rien dans le monde qui ne soit pas pour la gloire d'Hachem.
Par conséquent, toutes nos activités sont des actes de mitsva et de désir divin, et nous devrions rechercher Son nom en elles, en nous efforçant avec toute notre intelligence et tous nos pouvoirs de faire tout ce que nous faisons avec une perfection absolue.
[rav Avraham Kook - Moussar Avi'ha]

-> Selon le Sfat Emet : "Même dans les choses les plus matérielles et les plus banales se cache la volonté divine".
Nos activités les plus "non spirituelles", qu'il s'agisse de la lessive, des couches, de la cuisine, du nettoyage, des trajets quotidiens, du comptage de notre monnaie, .... sont des expressions de l'honneur d'Hachem (kevod Chamayim), car elles soutiennent les voies de Son monde, Sa demeure dans ce monde (dira ba'takhtonim).

-> Avant de dire ou de faire quoi que ce soit, une personne devrait dire : "Je veux donner [par cela] de la satisfaction (na'hat roua'h) à mon Créateur, qu'Il soit béni et exalté".
[Yessod véChorech haAvoda - chap.11]
[en reliant toutes nos actions à Hachem, à une occasion de se lier davantage à Lui, et à renforcer Sa présence dans le monde. ]

-> Nos Sages (dans la Pessikta - Vayikra 8,25) déclarent : "Il n'y a rien qu'Hachem ait créé qui ne comporte un élément de mitsva".
Chaque moment de la vie a un sens en soi. "Connaître Hachem dans toutes nos voies" signifie vivre avec conscience, en accédant à la force de vie divine présente dans les choses, en l'appréciant activement et en en profitant.

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-> "celui qui ne voit pas Hachem partout n'est pas capable de Le voir nulle part" [rabbi Mendel de Kotzk].

Mitsvot & comme une pierre sur le cœur

+ Mitsvot & comme une pierre sur le cœur :

"Et ces choses que je te commande seront… sur ton cœur" (Vaét'hanan 6,6)

-> Le Chem MiChmouel demande pourquoi il est dit que ces choses doivent être "sur" le cœur, plutôt que "dans" le cœur, ce qui semblerait plus logique.

Il répond, au nom du rabbi de Kotzk, que le verset dit que les mitsvot doivent être "comme une pierre sur le cœur", et que lorsque le cœur s’ouvre à des moments précis, la pierre doit y tomber.

Il explique que le cœur est généralement fermé et que rien ne peut y entrer. Cependant, même dans ces moments-là, il ne faut pas penser qu’on ne peut rien accomplir et qu’il vaut mieux ne même pas essayer.
Il faut plutôt faire ce qu’on peut, même si on n’a pas l’impression d’affecter son cœur.
Ce faisant, on placera "une pierre" sur notre cœur, et même si elle ne peut pas entrer maintenant, il viendra un moment propice où son cœur s’ouvrira et les influences qu’il a accumulées [par ces mitsvot] pourront entrer.

Respecter la dose de mitsvot prescrite par Hachem

+ Respecter la dose de mitsvot prescrite par Hachem :

"N'ajoutez rien à ce que je vous prescris et n'en retranchez rien, de manière à observer les commandements de Hachem, votre D., tels que je vous les prescris." (Vaét'hanan 4,2)

-> Le rav Yonathan Eibshitz (dans son Tiféret Yonatan) demande pourquoi est-il interdit d'ajouter aux mitsvot d'Hachem.
Il répond que cela montre qu'il ne faut pas faire ses propres calculs concernant les mitsvot de la Torah.
La Torah n'a besoin de l'approbation de personne, et personne n'est en mesure de dire qu'il sait ce qu'il pense être la bonne chose à faire. Il faut simplement faire ce que Hachem ordonne, sans rien changer (Hachem est Parfait!).

Il compare cela à une personne gravement malade qui consulte un médecin pour déterminer l'origine de sa maladie. Le médecin l'examine et lui prescrit un médicament qui pourrait l'aider. Cependant, il lui conseille de ne prendre que la dose prescrite, petit à petit. Le patient se dit : Si prendre un petit médicament à la fois m'aide, en prendre beaucoup m'aidera certainement beaucoup plus!

Bien sûr, Il s'est lourdement trompé. Prendre trop de médicaments d'un coup serait extrêmement dangereux et pourrait même tuer le patient.

Il en va de même pour les mitsvot. Si l'on ajoute des mitsvot aux commandements d'Hachem, on se met en danger. La Torah est un élixir de vie, mais on ne peut pas en prendre plus que la quantité prescrite en une seule fois.
Hachem nous indique la quantité précise dont nous avons besoin, et il serait dangereux pour nous d'en prendre davantage.