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Avoir de la joie dans la mitsva

-> On nous enseigne que nous devons accomplir les mitsvot avec joie. Pourquoi donc?

Le rav Aharon Leib Steinman donne la parabole suivante : si quelqu’un prépare un repas pour une occasion importante ou un invité de marque, il veille à utiliser les meilleurs ingrédients et à bien l’assaisonner. S’il néglige d’assaisonner le plat, il montre que l’occasion ou l’invité n’a pas d’importance, et qu’il n’accorde donc que peu d’importance au repas.
De même, la joie avec laquelle on accomplit une mitsva est la "saveur" de la mitsva. Si quelqu’un accomplit une mitsva sans joie, il montre que la mitsva n'a pas d’importance à ses yeux.

Puisque tous les juifs sont interconnectés, un juif qui accomplit une mitsva à un bout du monde peut élever et soutenir un juif dans une autre partie du monde qui est incapable d’accomplir cette même mitsva.
[rabbi de Loubavitch]

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[chacune de mes actions peut impacter un juif vivant actuellement dans le monde, mais également ceux morts et ceux à naître. ]

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+ Chacune de nos actions impacte tous les juifs :

-> Le midrach (Vayikra raba 4,6) explique que le peuple juif est comparé à un troupeau de brebis égarées
(Yirmiyahou 50,17), car tout comme lorsqu’une brebis est frappée à la tête ou à l’un de ses membres, tous ses membres ressentent la douleur, de même, lorsqu’un juif faute, tout le peuple juif ressent la douleur.
Rabbi Shimon bear Yo'haï compare l’effet qu’un fauteur a sur la nation juive à celui d’une personne assise dans un bateau qui commence à percer un trou dans le plancher du bateau sous ses pieds.
"Que fais-tu au bateau?" demandent les autres passagers. Il répond : "En quoi cela vous concerne-t-il ? Ne suis-je pas en train de percer sous mes pieds?"
Ils s’écrient : "L’eau monte par ce trou et inonde tout le bateau!"

Le midrach nous enseigne que la nation juive tout entière est considérée littéralement comme un seul corps. Lorsqu’un juif faute, il attire le mal sur tout le peuple, et il ne peut pas prétendre, face à quelqu’un qui cherche à l’empêcher de fauter, que cela ne regarde pas cette personne.
Nous sommes tous dans le même bateau, et nous sommes tous affectés par les transgressions des uns et des autres.
Du côté positif, lorsque nous sommes unis comme un seul corps, nous méritons l’affection particulière de Hachem, et c’est notre tâche, à chaque génération, de parvenir à cette unité.

-> Un soldat juif venu en Russie avec l’armée de Napoléon se rendit à la yéchiva de Volozhin, où il dit à rav 'Haïm de Volozhin : "Au lieu de vous pencher [sur l'étude] sur les paroles du Rambam, vous auriez pu œuvrer pour empêcher les juifs de Paris de s’assimiler".
Rabbi 'Haïm répondit : "En nous penchant ici sur les paroles du Rambam, nous empêchons les juifs de Paris de s’assimiler."
Il exprimait ainsi que les membres du peuple juif sont tous garants les uns des autres, et forment un seul corps.

-> Dans le même esprit, le rav Israël Salanter observe que lorsqu’un juif pieux d'Osieck (toute petite ville de Pologne) redouble d’efforts pour étudier la Torah, il incite un juif non pratiquant de Varsovie à fermer son commerce une heure avant le Shabbat, et un étudiant juif de Paris à manger dans un restaurant casher.
De même, le 'Hazon Ich (dans ses lettres vol.3,82) écrit qu’un véritable étudiant en Torah suscite des sentiments de repentance chez tous ceux qui l’entourent.

[rav Moché Sternbuch - Haggada shel Pessa'h]

Fauter = bloquer la bénédiction Divine

Chaque faute commise par une personne cause une tache à la Chékhina. Or, la principale source de bénédiction et de prospérité dont bénéficie le peuple juif provient de la Chékhina.
Si une personne cause une tache à la Chékhina, elle empêche la bénédiction et la prospérité de se répandre sur le peuple juif.

C'est peut-être ce à quoi le roi Shlomo faisait allusion lorsqu'il a dit : "Celui qui retient le grain sera maudit par le peuple, mais la bénédiction sera sur la tête de celui qui le fournit" (Michlé 11,26).
En d'autres termes, si une personne, par ses fautes, empêche du bien (le grain) d'être distribué au peuple (juif), elle "sera maudite", mesure pour mesure.

Cependant, si une personne, par ses bonnes actions (ses mitsvot), amène la Chékhina à donner une abondance de bénédictions au monde, elle sera également bénie.
Mais "il n'y a pas d'homme [parfaitement] juste sur terre qui [seulement] fasse le bien et ne faute jamais (Kohélet 7,20). Par conséquent, si une personne commet une faute, elle doit immédiatement se mobiliser par la prière, les supplications et les larmes pour réparer le mal qu'elle a causé. Plus elle attend, plus elle cause de dommages.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 22,27-28]

-> Lorsqu'un juif se souvient qu'Hachem l'observe à chaque instant, il devient une personne différente.
[rav Shalom Schwadron ]

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-> Lorsqu'on reconnaît qu'on a été créé à l'image de D. et qu'on réfléchit à la grandeur qui réside en soi, il est impossible de se comporter de manière insignifiante.
[rabbi Nathan Tsvi Finkel - l'Alter de Slabodka]

Si quelqu'un vient vous dire qu'il fait l'expérience de toute la lumière [spirituelle] de la Torah et des mitsvot à l'époque actuelle, ne le croyez pas. C'est le signe que cette personne ne comprend pas la profondeur de l'anticipation de la rédemption (tsfiyat yéchoua).
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israël ]

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[Dans Sa bonté, Hachem peut faire que notre vie en exil soit agréable, au point où l'on ne s'y sente pas si mal, même au niveau spirituel (ex: on a nos restaurants/magasins cashers, nos synagogues, écoles juives, ...).
Mais désirer la venue du machia'h implique de développer en nous le fait que nous avons un manque énorme, que la différence avec ce qu'on pourrait être spirituellement (et notre relation avec Hachem dévoilé) est comme le jour et la nuit. ]

Nos fautes donnent du pouvoir à nos ennemis

+ Nos fautes donnent du pouvoir à nos ennemis :

"Et je vous séparerai des nations pour que vous soyez à Moi" (Kédochim 20,26)

-> À propos de ce verset, le Torat Kohanim dit : Hachem déclare (concernant le peuple juif) : "Si vous vous séparez des nations du monde (de leurs manières de se conduire), alors vous serez à Moi. Cependant, si vous ne le faites pas, vous appartiendrez à Névou'hadnétzar et à ses amis."

-> Le Zéra Shimshon explique ce midrach de la manière suivante.
Le verset dit : "Ses persécuteurs (du peuple juif) se sont élevés au sommet (sont devenus des dirigeants)" (Eikha 1,5).

Les Mékoubalim expliquent que, naturellement, un juif est enraciné du côté de la sainteté. Cependant, lorsqu’il faute, les forces de la sainteté se séparent de lui et il est envahi par les forces de l’impureté.
Néanmoins, comme un juif possède toujours certains mérites et bonnes actions, quel que soit son degré de faute, il reste toujours en lui un certain degré de sainteté.
Cela met en colère cette partie particulière de la sainteté qui est essentiellement piégée dans le fauteur, désormais impur en raison de ses nombreuses fautes.

Les dirigeants non juifs, eux aussi, possèdent une sorte d’étincelle qui provient du côté de la sainteté. C’est ainsi qu’ils peuvent devenir les puissants dirigeants qu’ils sont, puisque l’impureté elle-même n’a pas d’existence réelle.
C’est uniquement parce qu’ils possèdent un certain degré de sainteté (capturée), bien que dans une faible mesure.

C’est pourquoi nous sommes tenus de prononcer la bénédiction "qui a accordé de Sa gloire à la chair et au sang", en voyant un dirigeant non juif, car ils possèdent en effet une faible mesure de sainteté (qui leur a été accordée pour leur permettre de fonctionner, ou qu’ils ont capturée en raison des fautes du peuple juif).

C'est également pour cette raison qu'Its'hak aimait Essav, car celui-ci possédait de la sainteté, et que Yaakov s'efforçait toujours d'éveiller en lui cette étincelle de sainteté.
C'est aussi la raison pour laquelle la tête d'Essav fut enterrée dans la grotte de Makhpéla, car c'est là qu'il possédait les étincelles de sainteté.

Lorsque le juif ou le peuple juif faute, la sainteté qui demeure en lui désire se venger de lui ou d’eux pour l’avoir séparée du reste du côté de la sainteté. Pour ce faire, elle s’unit aux étincelles de sainteté qui existent chez les dirigeants non juifs, leur donnant ainsi plus de pouvoir sur le peuple juif, et ceux-ci peuvent alors persécuter le peuple juif.

C'est ainsi que le Zéra Shimshon explique le sens du midrach qui dit que Hachem déclare : "Si vous vous séparez des nations du monde (de leurs manières de se conduire), alors vous serez à moi. Cependant, si vous ne le faites pas, vous appartiendrez à Névouchadnétzar et à ses amis."

En effet, si nous observons la Torah, nous appartenons à Hachem.
Cependant, si nous ne le faisons pas, nous donnons aux dirigeants non juifs, les Névoucadnétsar et ses amis, le pouvoir de régner sur nous.

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=> en fautant, nous donnons en réalité le pouvoir aux dirigeants non juifs d’exercer leur autorité sur nous. Cela se produit parce que les fautes torturent notre âme au point qu’elle s’unit aux éléments de sainteté que l’on trouve même chez nos ennemis, afin de se venger de nous pour nos fautes.

"Si une personne a commis de nombreuses transgressions (avérot), elle doit les compenser par de nombreuses mitsvot"
[midrach Vayikra raba 21,5 ]

"Sache que toutes les mitsvot (bonnes actions) que l'homme a accomplies ainsi que toute la Torah qu'il a étudiée lorsqu'il était encore un racha dans ce monde ajoutent de la force aux klipot (=forces du mal), jusqu'au moment où il se repent totalement et sincèrement, ce qui permet d'extraire toute cette sainteté"
[le Béer Hétev (dans son commentaire sur le Choulkhan Aroukh), au nom du Arizal ]

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-> Nous apprenons à partir de là que celui qui se consacre à l'étude de la Torah et à l'accomplissement des mitsvot sans se repentir, certes il rassemble une force phénoménale de sainteté, mais qui va directement nourrir les forces du sitra a'hra (forces du mal), augmentant du même coup, considérablement, son emprise destructrice dans le monde, à D. ne plaise.

Les mitsvot que nous accomplissons dans ce monde donnent de la force aux mondes supérieurs.
[rav 'Haïm Vital ]

Les 613 mitsvot

-> Nous avons 248 commandements positifs et 365 commandements négatifs. Les 613 commandements définissent nos vies depuis le moment où nous naissons jusqu’à notre mort.
Pourquoi avons-nous autant de commandements?

Pour répondre à cette question, nous devons d’abord comprendre la relation unique que nous entretenons avec Hachem. Notre lien avec Hachem est comparable à celui d’un soldat qui est toujours en service, même lorsqu’il dort.
Et notre devoir, en tant que soldat fidèle [d'Hachem], est de reconnaître que nous sommes constamment en présence d'Hachem et que nous sommes tenus de lui offrir des dons ; ces dons sont les commandements que nous accomplissons.

En nous donnant tant de commandements, Hachem nous offre des occasions de lui offrir des dons à chaque instant de notre vie.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan ]

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+ Les mitsvot - une question de perspective :

-> Parfois, le parent devra se montrer strict avec son enfant et devra peut-être même le punir pour s’assurer qu’il fasse ce qu’il est censé faire. Lorsqu’il est réprimandé, l’enfant ne perçoit que le fait que son parent le réprimande. Il est incapable de voir la situation dans son ensemble.
Le parent, en revanche, voit au-delà du moment présent et sait à quel point il sera bénéfique pour son enfant d’accomplir cette tâche spécifique. Il se rend compte que le désagrément mineur et temporaire que l’enfant devra endurer sera largement compensé par les bienfaits dont il profitera à la fin.

De même, Hachem, qui voit le grand schéma des choses [dans sa globalité], sait qu’en accomplissant ses commandements, nous en tirerons un grand bénéfice.
Il peut y avoir des moments où nous n’apprécions pas cela, et Hachem n’a d’autre choix que d’être strict avec nous pour s’assurer que nous menions à bien la tâche.
La discipline perçue d'Hachem est en réalité une expression de son amour pour nous, car son désir ultime est de nous récompenser et de nous bénir pour avoir accompli ses commandements.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]