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La récompense de nos mitsvot dans le monde à Venir

+ La récompense de nos mitsvot dans le monde à Venir :

-> La récompense des justes dans le monde à venir est au-delà de notre capacité à la décrire ou à la comprendre. Tous les plaisirs de ce monde ne peuvent être comparés à la récompense d'une seule mitsva dans le monde à Venir. [voir midrach Téhilim 59,1]

De plus, pour chaque mitsva accomplie, un ange est créé. Cet ange nous aide à continuer sur la voie du bien dans ce monde et à recevoir la récompense éternelle du monde à venir. [Zohar 'Hadach - Ruth 26a]
Ce Zohar ajoute : "Chaque mitsva qu'une personne accomplit s'élève devant Hachem et dit : "C'est cette personne qui m'a créé". Pour chaque mitsva et pour chaque mot de la Torah, un ange est créé qui nous sauve du Guéhinam."

-> "Voici les générations de Noa'h, Noé était un homme juste, parfait dans sa génération" (Noa'h 6,9)
Nos Sages (cf. Rachi) en déduisent que les principales "générations" (c'est-à-dire les descendants) des justes sont leurs bonnes actions.
Le Pélé Yoetz (Toladot) explique cela à la lumière de la michna : "Une personne qui réalise une seule mitsva se mérite un défenseur" (Pirké Avot 4,11).
Ce défenseur n'est autre que l'ange créé par notre mitsva, qui apporte un plus grand bénéfice que n'importe quelle progéniture humaine ne pourrait jamais le faire.
Ceux qui font face à des problèmes de stérilité déploient de grands efforts pour mériter des enfants. A plus forte raison devrions-nous faire tous les efforts possibles pour accomplir les mitsvot, qui constituent la descendance la plus importante qu'une personne puisse jamais mériter.

-> Le Zohar (II,210a) nous dit également que les bonnes actions (mitsvot) que nous accomplissons dans ce monde permettent de tisser les vêtements que nos âmes porteront dans le monde à Venir.
Toutes les bonnes actions d'une personne sont enregistrées sur ce vêtement. Pendant les 30 jours qui suivent le décès d'une personne, celle-ci ne peut pas encore entrer dans le Gan Eden, car elle doit d'abord subir le châtiment de ses fautes dans ce monde. Personne n'est entièrement sans faute.
Une fois que les 30 jours se sont écoulés et que la personne a été purifiée de ses fautes, les anges prennent ce vêtement et en habillent l'âme, après quoi l'âme entre dans le Gan Eden et se voit attribuer une place qui convient à son vêtement de justice.

Nos fautes empêchent Hachem de nous combler du meilleur

+ Nos fautes empêchent Hachem de nous combler du meilleur :

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Alef Bina - Téhilim 119 : tét) explique le verset : "Tu es bon et bienveillant, Hachem. Enseigne-moi Tes lois" (tov ata oumétiv, lamédéni 'houkékha - Téhilim 119,68), en se basant sur l'enseignement de nos Sages (Pessa'him 112b) : "La vache veut donner du lait, plus que le veau ne veut le boire".
Hachem veut nous accorder Sa bonté, bien plus que nous ne voulons la recevoir. La seule chose qui empêche Ses bénédictions de descendre sur nous est la barrière formée par nos fautes.

Cela est particulièrement vrai pour nos prières en faveur de notre développement spirituel. Lorsque nous prions pour réussir dans la Torah et la crainte du Ciel (yirat chamayim), il ne fait aucun doute qu'Hachem veut exaucer nos prières et nous aider.
Cependant, nous ne devons pas laisser nos fautes empêcher Sa bénédiction de descendre sur nous.

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[d'où l'importance pour "déboucher" nos canaux de bénédictions de faire régulièrement une téchouva sincère, et de connaître la halakha pour agir au mieux. ]

Hachem prend plaisir à Son monde lorsque Sa gloire est révélée dans le monde physique, lorsque les êtres humains reconnaissent Son existence et Le servent dans le monde de la dissimulation, où Sa vérité est cachée.
[ Tanya - Likouté Amarim 36 ]

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-> Hachem a créé le monde entier parce qu'il "désirait habiter avec ses créations dans les mondes inférieurs" (midrach Bamidbar rabba 13,6).

[Hachem veut vivre avec juif, prenant du plaisir à chaque fois que nous suivons Sa volonté. ]

"Lorsqu’on accomplit une mitsva, c’est un moment idéal (très propice) pour prier Hachem."
[ Tossefta - Maasser Sheni 5,15 ]

"Qu'aucune mitsva ou bonne parole pleine de vitalité ne soit légère à ses yeux. Comme l'a dit le Baal Shem Tov, la récompense d'une mitsva n'est pas donnée dans ce monde, parce que ce monde n'est pas capable de contenir la lumière qui est la récompense d'une mitsva ou d'une bonne parole, car c'est une étincelle de l'Infini, Béni soit-Il ; une étincelle qui contient le tout. Mais ce monde est limité..."
[Méor Enayim - Béchala'h ]

La plus grande souffrance = le regret éternel de n’avoir pas suffisamment vécu spirituellement

+ La plus grande souffrance = le regret éternel de n'avoir pas suffisamment vécu spirituellement :

-> Le Gaon de Vilna enseigne que si une personne vivante ressentait ne serait-ce qu'une once du regret éprouvé par une personne dont l'âme l'a déjà quittée, elle ne pourrait pas vivre, en raison de l'immense douleur.
En effet, à ce stade, l'âme de la personne a déjà échappé au royaume de l'illusion, du mensonge (qu'est ce monde, libre arbitre oblige). Elle est maintenant capable de voir la Vérité ultime, et ce qui est finalement bon et doux.
[ La personne] commence donc à se déchirer le cœur dans l'agonie : "Pourquoi ai-je gaspillé les jours de ma vie, j'aurais pu devenir plus raffiné, acquérir des mitsvot et de bonnes actions! Au lieu de cela, j'ai gaspillé ma vie dans la vanité et le vide, abandonnant la Source d'eau vive. Malheur à moi! Malheur à mon âme!"

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Shem Olam - Vol.2, chap.12) écrit que lorsqu'une personne ramène son âme dans les royaumes supérieurs et voit comment les anges accomplissent leur avoda avec tant de joie et de bonheur, elle sera prête à renoncer à tout son monde à Venir (olam aba) pour avoir la chance d'accomplir une seule mitsva de plus.

Les anges ne peuvent pas donner à la tsédaka

+ Les anges ne peuvent pas donner à la tsédaka :

-> Le rav Mordé'haï de Tolna (le fils du rav David de Tolna) dit qu'il a vu un midrach qui dit qu'il y a un ange (mala'h) qui a 1000 bouches. Dans chaque bouche, il y a 1 000 langues. Avec chaque langue, il dit un chant (chira) à Hachem. (voir Réchit 'Hokhma - chaar ha'Ahava - chap.6)

Il conclut en disant : "Mais cet ange n'a même pas une petite poche pour garder quelques pièces de monnaie à donner aux pauvres. Il n'a pas d'argent à donner à la tsédaka". (Yalkut Me'orei Ohr).

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=> Combien nous devons être fiers et heureux de pouvoir accomplir les mitsvot, comme la tsédaka, que même les plus grands anges au Ciel, ne peuvent pas faire!

Les mitsvot – service du corps impactant le cœur

+ Les mitsvot - service du corps impactant le cœur :

-> "Le but principal des mitsvot physiques, accomplies avec notre corps, est d'éveiller les mitsvot correspondantes du cœur, qui sont les piliers de notre avoda et la racine de la Torah ...
Il est impossible pour une personne (d'accomplir ces mitsvot du cœur) tant qu'elle ne s'est pas éloignée de ses nombreuses pulsions animales et qu'elle n'a pas pris le contrôle de sa nature.
C'est pourquoi le Créateur a donné à l'homme un service du corps, qui est en son pouvoir, jusqu'à ce qu'il lui soit plus facile d'accomplir également ce service (du cœur)".
[Rabbénou Bé'hayé - 'Hovot haLévavot 8,3 ]

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-> La émouna est enfouie au plus profond du cœur de l'homme, mais d'autre part, elle dépend aussi de nos actes, comme il est écrit : "Toutes Tes mitsvot sont de la émouna" (kol mitsvoté'ha émouna - Téhilim 119,86).
Le but des mitsvot physiques est de renforcer la émouna dans nos cœurs.
Une personne ne doit pas penser que la émouna dans son cœur restera forte indépendamment de ses actes. Si elle se relâche dans l'observance de la mitsva, son émouna s'estompera.

C'est pourquoi nous voyons souvent des personnes dont la émouna semble forte, mais dès qu'une épreuve les atteint, elles n'ont pas la force d'y résister. Cela s'explique par le fait que la émouna d'une personne dépend de ses actes.
Si on ne renforce pas notre foi (émouna) par l'accomplissement constant des mitsvot, notre émouna ne pourra pas survivre dans notre cœur.
On peut trouver une allusion à cela dans le verset : "Ses mains étaient de la foi" (vayéhi yadav émouna - Béchala'h 17,12). Les actes des mains d'une personne renforcent la émouna en elle et la font fructifier.
[rabbi David Abou'hatséra]

"Lorsqu'une personne sert Hachem et se soumet à la volonté du Créateur, béni soit-Il, elle se lie à la source de la joie, et la joie et l'allégresse reposent naturellement sur elle."
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - 'Hayé Sarah ]

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-> Lorsque l'on faute, on va créer une barrière, un éloignement avec Hachem, la source de la joie.
En ce sens, l'Admour de Lelov, le rav David Tsvi Biderman, enseigne :
"Lorsqu'une personne manque de joie, elle doit contempler ses actions pour voir si l'une d'entre elles n'est pas inappropriée et ne cause pas un manque de joie dans son cœur. Elle doit revenir avec une téchouva complète, et la joie reposera naturellement sur elle.

Et si une personne se demande : "Cela signifie-t-il que je n'aurai pas accès à la joie jusqu'à ce que je revienne avec une téchouva complète? J'ai besoin de la simcha maintenant!"
La réponse est qu'en vérité, ce n'est pas le cas. Dès l'instant où l'on accepte de revenir à Hachem, la lumière de la joie commence déjà à briller en soi.
Plus on se renforce dans la téchouva, plus la joie remplira notre cœur. La téchouva est donc le début du chemin qui mène à la véritable joie."

Emouna – base de toutes les mitsvot

+ La émouna est le fondement et l'essence de toutes les mitsvot de la Torah.
Nos Sages nous disent que Moché a reçu 613 mitsvot d'Hachem. Ensuite, le roi David est venu et a montré comment elles dépendent toutes de 11 fondements. Ensuite, Yéchayahou est venu et les a condensées en six. Puis vint Mikha et les condensa en trois. Puis Yéchayahou revint et les condensa encore plus à deux. Puis vint 'Habakouk, le prophète, et montra comment elles dépendent tous d'un seul fondement : "Le tsadik vivra par sa foi" ('Habakouk 2,4).

Il ne s'agit en aucun cas de diminuer l'importance considérable de l'observation de chaque mitsva dans ses moindres détails. Cela signifie plutôt qu'au fil des générations, il est devenu de plus en plus difficile de découvrir le chemin par lequel une personne peut parvenir à une réalisation parfaite de toutes les mitsvot.
Chacun de ces tsadikim a tracé un chemin à suivre pour sa propre génération, afin d'arriver à cette destination, selon les fondements les plus cruciaux pour leur époque.
Ils ont réduit les conditions jusqu'à ce que 'Habakouk parvienne finalement à la fondation la plus cruciale dont tout le reste dépend, la émouna.
Grâce à la émouna, une personne peut découvrir la force et l'aide Divine dont elle a besoin pour surmonter tous les obstacles.

Le mot "émouna" est généralement traduit par "foi", mais il peut également signifier "élever", comme nous le voyons dans le verset : "Il (Mordé'haï) a élevé Hadassa (Esther)" (vayéhi omèn ét adassa - Esther 2,7).
Une personne qui croit fermement en Hachem peut faire élever, augmenter, toute l'aide d'Hachem dont elle a besoin pour réussir dans tous les aspects de la avodat Hachem.
[rabbi David Abou'hatséra]