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Lorsqu'une personne s'occupe de la Torah et accomplit de bonnes actions uniquement pour l'amour du Ciel (d'Hachem - lichma), elle soumet la klipa extérieure et la sépare d'elle-même.
[la klipa fait référence à une enveloppe spirituelle extérieure qui dissimule la divinité. ]

Une fois que la klipa a été éliminée, elle n'a plus le pouvoir de causer du tort, ni dans les royaumes spirituels, ni dans le monde physique.
De plus, lorsque les klipot des mondes Supérieurs sont soumises, les nations inférieures sont également soumises et n'ont plus le pouvoir de causer du tort au peuple juif, car les mondes sont interdépendants.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 10,15]

Chaque mitsva, de chaque juif, est très appréciée par Hachem

Parfois, le yétser ara vient et tente de dire à une personne qu'elle est sans valeur, et que toute son avoda et les actions qu'elle a accomplies au service du Créateur sont insignifiantes, tout cela parce qu'elle n'a pas servi Hashem avec amour et crainte, et qu'elle est souillée par les fautes ... tout cela est complètement faux.
Il est prouvé que chaque petite mitsva et chaque prière même brève, qu'une personne réalise pour le bien du Ciel, dans la mesure de ses capacités, atteint des sommets et a un impact énorme et merveilleux au Ciel ...

Si Hachem n'avait désiré que des individus exceptionnellement vertueux, il n'aurait pas retardé si longtemps le don de la Torah, la donnant plutôt à Avraham, Its'hak et Yaakov ... Mais Hachem n'a pas voulu cela et a préféré attendre qu'il y ait exactement 600 000 âmes juives pour leur donner la Torah avec joie et amour.
Chaque mitsva accomplie par les membres les plus bas [spirituellement parlant] du peuple juif soutient des centaines de milliers de mondes qui sont maintenus par cette seule mitsva.
[Béer Mayim 'Haïm - parachat Shoftim ]

Une personne devrait toujours s'engager dans la Torah et les mitsvot, même si ce n'est pas lichma, car en agissant ainsi, elle en viendra à le faire lichma.
[léolam yaassok adam béTorah oumitsvot af al pi chélo lichma, mito'h chélo lichma ba lichma - guémara Pessa'him 50b ]

-> Le rabbi de Loubavitch explique cette guémara comme suit : non seulement il est vrai qu'une personne finit par atteindre le stade de lichma, mais même au sein ("mito'h" signifiant "au sein" par opposition à "à partir de") du chélo lichma, il y a toujours un élément de lichma profondément ancré en chaque juif.

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-> Dans le cœur de tout juif, quel qu’il soit, est implanté le désir intérieur et profond d’accomplir toutes les mitsvot et de s’éloigner des transgressions, et c’est son mauvais penchant qui parfois l’en empêche.
[Rambam - Hilkhot Guérouchin chap.2, halakha 20)]

[Tout juif possède cette qualité, cette aspiration à donner de la satisfaction à Hachem et à accomplir Sa parole avec dévouement. Mais parfois, au fil du temps, elle se recouvre de poussière et s’endort à cause du mauvais penchant et des désirs du monde, et il faut la réveiller et la renouveler.]

Il existe de nombreuses mitsvot qu'une personne n'est pas tenue d'accomplir tant qu'elles ne lui sont pas imposées. Cependant, lorsqu'une personne lit à leur sujet et que son cœur désire les accomplir, Hachem considère qu'elle les a accomplies [à la perfection]. C'est une grande récompense illimitée.
[Smak - introduction ]

Se sanctifier en agissant de tout son être

-> Celui qui dit "Amen yéhé chémé raba" de toute sa force, le (mauvais) jugement prononcé contre lui est annulé, et les portes du Gan Eden s'ouvrent devant lui. [guémara Shabbath 119a]

-> Rachi explique que "de toutes ses forces" signifie "avec toute sa kavana".
La Michna Béroura (56,1), basée sur les Richonim, explique que cela signifie "avec toute sa kavana et tout son être", plutôt que de simplement dire les mots sans y mettre tout son cœur.

-> Le Shévet Moussar (14,18) explique que nos Sages disent "de toutes ses forces" plutôt que "de toute sa kavana" afin de nous enseigner qu'il faut réellement utiliser toute sa force physique pour dire Amen yéhé chémé raba.
Quand on dit Amen yéhé chémé raba à voix haute, on éveille sa kavana. Par conséquent, l'explication de Rachi "de toute sa kavana" souligne que lorsqu'une personne utilise toute sa force, elle éveille ses émotions et s'éveille à une kavana plus intense.
Le Shévet Moussar précise en outre que lorsqu'on utilise toute sa force physique, tout le corps se balance et les membres deviennent plus sanctifiés. Si quelqu'un a une faute avec l'un de ses membres, cela expie la faute et toute décision prise à son encontre est annulée.
En fait, accomplir une mitsva de toutes ses forces est une source de vie pour tout le corps.

Ne pas piétiner la valeur de nos mitsvot

-> Au début de la paracha Ekev, Moché révèle au peuple juif la clé de la richesse. Il explique que si nous prêtons attention et chérissons les mitsvot apparemment insignifiantes que nous avons tendance à piétiner, Hachem nous bénira d’une immense abondance dans tous les domaines de la vie : revenus, santé, enfants, et bien plus encore.
[ékev veut dire ; talon, en allusion au mitsvot qu'on piétine de nos talons, les considérant comme peu importantes. ]

C’est là un enseignement fondamental de rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I,282) :
Même si nous sommes loin d’être parfaits, nous avons néanmoins des mitsvot qui sont précieuses et procurent à Hachem une immense satisfaction. Et même si les mitsvot que nous accomplissons sont imparfaites, le bien qu’elles renferment brille néanmoins de mille feux dans tous les mondes supérieurs.

Dès que nous reconnaissons cette bonté et que nous cessons de piétiner nos mitsvot (ex: il n'y a pas de petites ou de grandes mitsvot), alors nous nous ouvrons pour recevoir les effets positifs de nos actes, qui se manifestent sous la forme de parnassa et d’autres bénédictions matérielles, amen!

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-> Parfois, nous avons l’impression d’être comme le talon d’une personne, qui ne cesse d’être piétiné, encore et encore. Nous sommes constamment confrontés à de nouveaux défis matériels et spirituels, et au bout du compte, il semble que nous sortions rarement vainqueurs.
Néanmoins, dès la première ligne de la paracha Ekev, Moché nous apporte un encouragement.
Il dit que lorsque nous nous trouvons dans la position des "talons" (véhaya ékev), mais que nous parvenons malgré tout à écouter (tichméoun) et à suivre les halakhot fondamentales (ét hamichpatim) de la Torah, alors nous mériterons l’abondance des bénédictions mentionnées dans les versets suivants.
[ rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,282 ]

Mitsvot – S’attacher à Hachem (dvékout)

+ Mitsvot - S'attacher à Hachem (dvékout) :

-> La racine de toutes les mitsvot est d'aimer Hachem de toute son âme et de s'attacher à Lui.
[ Ibn Ezra - Ki Tissa 31,18 ]

-> Le but et l'objectif premiers de la Torah, des mitsvot et de la prière sont d'atteindre le niveau d'amour d'Hachem et d'attachement à Lui.
[Toldot Yaakov Yossef - parachat Vaét'hanan]

-> Tu as été créé dans le but : de gravir les échelons de l'attachement avec Hachem (dvékout), niveau après niveau, jusqu'à atteindre le niveau de nos Patriarches, Abraham, Its'hak et Yaakov.
[ Divré Binah - parashat Nitsavim ]

-> Toute la Torah n'existe que pour [faciliter notre capacité à] nous attacher à Hachem.
... Tous les commandements positifs ont pour but de nous lier à Hachem, et tous les commandements négatifs sont des avertissements contre les choses qui entravent cette connexion.
C'est pourquoi le mot mitsva (מצוה] vient du mot "en compagnie, ensemble" (צוותא - tsivéta) [car on devient chaque fois plus proche de D. ], et le mot pour faute (avéra - עבירה) contient le message de passer à côté d'Hachem (avar Ya - עבר יה).
C'est ainsi que la Torah est une seule et même chose [le fait de pouvoir constamment être plus proche, attaché, avec l'infini, avec Hachem (nous en aurons pleinement conscience dans l'éternité de notre monde à Venir) ].
[Avodat Israël - Pirké Avot 3,8 ]

-> Le Ohr ha'Haïm hakadoch (Ekev 11,12) explique que chaque âme juive est intrinsèquement liée à Hachem, mais que la faute crée une distance dans cet attachement. Il s'ensuit donc que l'accomplissement des mitsvot rétablit cette connexion et permet ainsi d'atteindre à nouveau l'objectif de s'attacher à Hachem.
Comme l'écrit le Zohar, les 613 mitsvot ne sont que des occasions d'accomplir le commandement de "ouvo tidbak" (et tu t'attacheras à Lui - Ekev 10,20).

-> L'être humain n'a été créé que pour se réjouir en Hachem et bénéficier de la lumière de Sa Chékhina. Car c'est là le véritable plaisir et la plus grande joie, plus grande que toutes les joies que l'être humain peut trouver.
En vérité, le lieu de cette joie est monde à Venir (olam haba) ... Cependant, le moyen d'atteindre cet objectif tant désiré passe par ce monde-ci (olam hazé) ... et les moyens par lesquels une personne atteint ce but sont les mitsvot que le Tout-Puissant nous a commandées ...
Et lorsqu'une personne examine cela plus en profondeur, elle voit que la véritable perfection ne s'obtient qu'en s'attachant à Hachem ... Et si elle est un homme de valeur qui réussit dans la bataille sur tous les fronts, elle sera un homme parfaitement accompli qui mérite de s'attacher à son Créateur.
[Ram'hal - Medsillat Yécharim - chap.1 ]

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-> Le Malbim (Téhilim 23,1) explique le chapitre 23 des Téhilim comme suit :
Dans ce mizmor, le roi David raconte sa vie depuis l'époque où il était berger dans le désert jusqu'à son accession au pouvoir en tant que roi. Il se souvient avec nostalgie des premiers jours de sa vie, lorsqu'il méditait seul isolé dans les champs (parlant librement avec D.).
A cette époque, il se sentait comme un mouton avec Hachem comme berger, veillant attentivement sur lui. Puis, il a été contraint de quitter cette vie et de devenir roi à la suite d'une série d'événements qui se sont déroulés selon le plan de Hachem. Il a été emmené dans la maison de Shaoul pour être son musicien ; c'est parce que Hachem l'y avait amené qu'il s'est porté volontaire pour combattre Goliath ; Shaoul s'est alors mis en colère contre David et a fini par le poursuivre dans une chasse meurtrière.
Tout cela avait pour but d'amener David sur le trône, contre sa volonté. David exprime qu'il aurait préféré rester dans les champs, s'attachant à Hachem par la méditation (hitbodédout), plutôt que d'être roi.
[ le Séfer 'Harédim (chap.65) écrit que la méditation (hitbodedout ) aide l'âme 70 fois plus que l'étude. ]

Toute mitsva illumine notre intériorité

-> Sois vigilant (évé zahir) [en accomplissant] une mitsva [apparemment] mineure, comme pour une mitsva conséquente (importante), car tu ne connais pas la récompense accordée pour les mitsvot.  [Pirké Avot 2,1 ]

-> Le Baal Shem Tov (Al HaTorah - parachat Vaét'hanan 5) explique que "zahir" (vigilant - זָהִיר) vient du mot "zohar" (זהר), qui signifie "rayonnement".
Cela signifie que l'âme d'une personne rayonne autant lorsqu'elle accomplit une mitsva mineure, que lorsqu'elle réalise une mitsva importante (en apparence).

Apprécier les mitsvot qu’Hachem nous a données

+ Apprécier les mitsvot qu'Hachem nous a données :

"Rabbi Hanania ben Akachia dit : Hachem a désiré rendre le peuple juif méritant, aussi a-t-Il multiplié pour lui [les enseignements de] la Torah et les mitsvot." (Pirké Avot 6,11).

-> Hashem, dans Son infinie compassion, nous a donné la Torah et les mitsvot pour notre bien, afin que nous puissions atteindre le meilleur dans ce monde et dans l'éternité du monde à Venir, comme le dit le verset : "Hachem nous a ordonné d'observer toutes ces lois ... afin que cela soit bon pour nous à jamais (létov lanou kol ayamim)" (Vaét'hanan 6,24).

-> Le Ramban (Ki Tétsé 22,6) explique l'idée "afin que cela soit bon pour nous" comme suit :
"Dans le midrach (Béréchit rabba 44,1), nos Sages disent : pourquoi Hachem se soucierait-il de savoir si l'on égorge un animal en lui coupant la gorge ou la nuque? Le but des mitsvot est plutôt d'affiner les gens, comme le dit le verset : "Toutes les paroles de D. sont raffinées" (Michlé 30,5) ...
Chaque mitsva a une raison d'être, un avantage et une amélioration pour la personne, en plus de la récompense de Celui qui nous a commandé de les accomplir.
Les mitsvot elles-mêmes n'apportent en réalité aucun avantage à Hachem Lui-même. L'avantage est pour les gens. Les mitsvot nous préservent du mal, des croyances inappropriées, des traits négatifs, et nous rappellent les merveilles et les miracles d'Hachem. Elles nous permettent de connaître Hachem.
C'est ce que signifie "raffiner les gens". Un fondeur qui raffine l'argent ne le fait pas sans raison ; il le fait plutôt pour éliminer toutes les impuretés du métal. De même, les mitsvot servent à éliminer toute croyance inappropriée de notre cœur et à nous imprégner de la vérité afin que nous nous en souvenions constamment ..."

-> Le Ramban développe également cette idée (commentaire sur Ekev 10,12-13). Le verset dit : "Maintenant, Israël, qu'est-ce que Hachem attend de toi? Seulement que tu craignes Hachem ... que tu L'aimes ... que tu observes Ses mitsvot ... afin que cela soit bon pour toi".
Le Ramban explique que la réponse à la question "Qu'est-ce que Hachem attend de toi?" se trouve à la fin du verset : "afin que cela soit bon pour toi" (ayom létov la'h).
Il n'y a qu'une seule chose qu'Hachem désire, c'est notre bien. C'est pourquoi Il nous commande de Le craindre, de L'aimer, d'observer Ses commandements, ...
Hachem ne désire pas ces choses en soi et n'en a pas besoin, Il nous demande seulement de les faire pour notre propre bien.
[seul notre yétser ara, libre arbitre oblige, nous laisse penser le contraire.]

-> Nos Sages (Yélamdénou - cité dans Tan'houma Yachan - Chémini 12) disent également :
"Pourquoi Hachem se soucierait-il de savoir si l'on égorge un animal et le mange ou si l'on poignarde un animal et le mange? Une personne peut-elle ainsi profiter ou nuire à Hachem ... ?
Les mitsvot ont plutôt été données pour raffiner les gens, comme le dit le verset : "Les paroles d'Hachem sont des paroles pures" (Téhilim 12,7), et un autre verset dit : "Toutes les paroles de D. sont raffinées" (Michlé 30,5).
Pourquoi en est-il ainsi? Afin qu'elles vous protègent ... Les mitsvot sont toutes pour notre bien et non pour le bien de Hachem. Elles nous guident sur les chemins de la compassion, même lorsque nous abattons [un animal]."

-> C'est pourquoi le Zohar (Yitro 82b) appelle les 613 mitsvot "613 conseils (étsot)", car ce sont en réalité les conseils d'Hachem sur la manière dont nous pouvons mener la meilleure vie possible dans ce monde et dans l'autre monde : Il a été enseigné : la Torah a fourni à l'homme 613 conseils sur la manière de s'engager auprès d'Hachem. Et cela parce que Hachem souhaite faire du bien à l'homme dans ce monde et dans l'autre, et encore plus dans le monde à Venir.

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-> "Hachem dit : Écoutez-moi (en suivant Ma volonté), car personne ne m'écoute sans en sortir gagnant"
[midrach Dévarim rabba 4,5 ]

-> Hachem est la source de toute bonté et sa sainte Torah n'apporte donc que du bien.
Il s'ensuit qu'en observant la Torah, les tsadikim font en réalité la chose la plus charitable possible pour eux-mêmes et pour le monde, comme l'indique le midrach Tan'houma (paracha Emor 5) : "Les tsadikim ... apportent le bien à eux-mêmes et apportent le bien aux autres".
Malheureusement, l'inverse est également vrai, comme le poursuit le midrach : "Les réchaïm ... causent plutôt de la souffrance à eux-mêmes et aux autres ... [ils agissent en fait] mal envers eux-mêmes et mal envers les autres".

-> Nous trouvons une déclaration similaire dans la guémara (Kidouchin 40b) : "Et un seul fauteur fera perdre beaucoup de bien" (Kohélet 9,18), à cause de la seule faute qu'une personne a commise, elle a fait perdre beaucoup de bien à elle-même et au monde entier."

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-> "La véritable récompense [des mitsvot] sera ... que la personne qui la mérite restera dans la vie éternelle connectée à Hachem.
[plus on exploite notre potentiel de faire la volonté de D., plus on aura le plaisir éternel d'être davantage proche d'Hachem. ] "
[Ram'hal - Déré'h Hachem 2,2 ]

La joie d’une mitsva

+ La joie d'une mitsva :

-> La Chékhina ne réside ni dans la paresse ni dans la tristesse ... Elle réside plutôt dans la joie d'une mitva.
[guémara Shabbath 30b ]

-> La joie qu'une personne ressent lorsqu'elle accomplit une mitsva, et l'amour [qu'elle ressent] pour Hachem qui les a ordonnées, constituent une grande réalisation.
Quiconque se prive de cette joie mérite d'être puni.
[Rambam - Michné Torah - Hilkhot Loulav 8,15 ]

-> Concernant la joie de réaliser les mitsvot, le Tana déBé Eliyahou (chap.16) rapporte : "Un jour, j'étais assis dans le beit midrach hagadol à Jérusalem, et un certain étudiant est venu me poser des questions comme un fils les pose à son père ... Il m'a dit : "Maître, pourquoi Yéchaya ben Amotz était-il différent de tous les autres prophètes en ce qu'il prophétisait davantage sur les choses positives et réconfortantes pour Israël que tous les autres prophètes?"
Je lui ai répondu : "Mon fils, c'est parce qu'il acceptait le joug du Ciel sur lui avec plus de joie que tous les autres prophètes."

-> Le Arizal a révélé que tout ce qu'il avait accompli en termes d'ouverture des portes de la sagesse et du roua'h hakodech était une récompense pour la joie infinie qu'il ressentait lorsqu'il accomplissait chaque mitsva.
[rav Elazar Azikri - auteur du séfer ha'Harédim ]

-> Cette joie (dans l'accomplissement des mitsvot] est un commandement biblique (mitsva de la Torah). [et non pas une chose de facultative, réservée à une élite spirituelle]
L'homme en a reçu l'ordre parce qu'il s'agit du service complet d'Hachem et que cette joie est plus importante que n'importe quelle mitsva ... Car la joie est l'achèvement du service [divin].
C'était l'idée du chant dans le Michkan et le Temple, verbalement et instrumentalement, car cela amenait l'âme d'une personne à se réjouir.
[Rabbénou Bé'hayé - Kad Hakéma'h - sim'ha ]

-> Il faut se renforcer pour étudier la Torah avec joie, car une personne plongée dans la souffrance est incapable d'étudier ... La souffrance annule également son intention (kavana) pendant la prière. De plus, lorsqu'une personne est plongée dans la souffrance, si quelqu'un lui parle ou lui demande de faire un acte de bonté pour lui, elle n'a pas l'énergie nécessaire pour répondre à sa demande.
Quiconque accomplit les mitsvot avec joie obtient une récompense 1 000 fois supérieure à celle de celui pour qui les mitsvot sont un fardeau.
[Or'hot Tsadikim - Chaar haSim'ha ]
[voir également Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva 4,9]

[Imaginons que notre patron nous donne un salaire 1000 fois plus important si nous travaillons avec le sourire, faisant par exemple passer notre salaire mensuel de 2000 à 2 millions d'euros. Est-ce qu'on va refuser de faire cet effort malgré le gain important?
Alors, à plus forte raison avec chaque mitsva qui nous apporte une récompense infinie et éternelle, est-ce que (sous conseil de notre yétser ara) on va choisir de passer à côté de cet effort de se réjouir en les réalisant, passant à côté du facteur démultiplicateur de fois 1000. ]

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-> Hachem dit : Si vous respectez les mitsvot et vous vous réjouissez d'elles, alors J'augmenterai votre joie [dans la vie].
[midrach Tan'houma - Tazria 5 ]

-> La mitsva principale est la joie de pouvoir accomplir une mitsva.
['Hatam Sofer - drachot p.352 ]

-> Le 'Hatam Sofer écrit ailleurs (Torat Moché - Pin'has 29,35) : "La joie qu'une personne ressent en accomplissant une mitsva est plus grande que la mitsva elle-même, et la récompense pour la joie est plus grande que celle pour la mitsva."

-> Le Sfat Emet (Pékoudé 5643) écrit : "[lorsque nos Sages affirment] la préparation à la mitsva est plus aimée que la mitsva elle-même ; il s'agit de la joie d'accomplir une mitsva."
[Hachem apprécie davantage la joie que nous avons à faire une mitsva, que sa réalisation. (Il n'a besoin de rien, et désire notre coeur [ex: notre joie, notre fierté de Le servir, notre amour pour Lui])]

-> Le rabbi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - Aggadot) écrit :
"Le service principal de l'homme dans la prière, la Torah et les mitsvot est d'enflammer son âme et son cœur envers Hachem avec amour et un désir merveilleux, en contemplant la grandeur d'Hachem au plus profond de son esprit. Alors, son âme s'enflammera pour Hachem avec une douceur absolue et bien-aimée.
Comme on le sait concernant la joie d'une mitsva, le but principal est d'accomplir chaque mitsva avec amour, un grand désir et un enthousiasme absolu."

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-> "Celui qui tire profit de son labeur est plus grand que celui qui craint le Ciel" (Béra'hot 8a).
Cela signifie que celui qui mérite de servir son Créateur par amour, et qui tire ainsi profit de son labeur [dans son servicve Divin], est plus grand que celui qui sert [Hachem] uniquement par crainte du châtiment.
[Gaon de Vilna - Biouré Aggado - Béra'hot 8a (n°40) ]

-> Le Kouzari (2,50) traite de la joie que l'on ressent le Shabbat et les jours de fête :
"Se mortifier le jour du jeûne ne rapproche pas davantage une personne d'Hachem que la joie du Shabbat et des jours de fête, tant que cette joie est intentionnelle et sincère. Tout comme la prière exige de la réflexion et de l'intention, la joie dans les mitsvot et la Torah exige également de la réflexion et de l'intention, afin que l'on se réjouisse de la mitsva elle-même par amour pour la mitsva ...
Et si votre joie vous conduit à chanter et à danser, cela est considéré comme un service d'Hachem et une dévotion à la divinité".

-> Celui qui étudie avec joie pendant un instant apprendra beaucoup plus que ce qu'il peut étudier en plusieurs heures dans la tristesse.
[rav 'Haïm Volozhiner - Roua'h 'Haïm 6,6 ]

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-> [Le nazir] doit également expier le fait qu'il s'est infligé une souffrance [en faisant le vœu de devenir nazir et en se privant ainsi de vin], "Car tu n'as pas servi Hachem, ton D., avec joie" (Ki Tavo 28,47), mais plutôt dans la souffrance [par le fait qu'il a été nazir].
La joie est un indicateur de l'intégrité d'une action ... S'il était joyeux à propos de ce vœu de nézirout, il aurait été plus prudent pour éviter l'impureté rituelle.
Maintenant qu'il n'a pas été prudent, cela indique qu'il n'était pas joyeux à propos de son vœu de nézirout, ce qui a permis au yétser ara de trouver un moyen de diminuer tout ce qu'il avait promis de faire.
"Et les tsadikim se réjouissent et se réjouissent devant Hachem, et ils se réjouissent dans la joie" (Téhilim 68,4). "Dans la joie" signifie par le mérite de la joie, car ils ont servi Hachem avec joie.
[Kli Yakar - Nasso 6,11 ]

[il ressort que d'après le Kli Yakar, par la joie, on peut être plus vigilant à éviter la faute. ]