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Le récompense pour les mitsvot difficiles

+ Le récompense pour les mitsvot difficiles :

"Ce sera en récompense de ce que vous écouterez ces décrets, que vous les observerez et les accomplirez, que Hachem ton D. gardera pour toi l'alliance et la bonté dont Il a fait serment à tes ancêtres" (Ekev 7,12)

-> Rachi commente que ce verset nous enseigne à être méticuleux avec les mitsvot légères qui sont souvent foulées aux pieds.

-> Le Maharal (Gour Aryé) explique :
Mais comment savoir quelles mitsvot sont des mitsvot légères? La réponse est que les mitsvot faciles à accomplir sont des mitsvot légères, et que les mitsvot difficiles à accomplir sont des mitsvot importantes.

Cela ne veut pas dire que celles qui sont difficiles à accomplir sont plus importantes. En réalité, nous n'avons aucun moyen d'évaluer l'importance relative des mitsvot.
La michna (Pirké Avot 2,1) dit : "Sois vigilant à une mitsva légère comme à une importante, car tu ne connais la récompense des mitsvot".
La Torah ne nous révèle pas la récompense des mitsvot, et il est possible que nous soyons davantage récompensés pour les mitsvot que nous percevons comme légères que pour celles qui semblent plus importantes.

Si nous ne connaissons pas la stature réelle des mitsvot, pourquoi les mitsvot faciles à réaliser sont-elles considérées comme légères?
Ces mitsvot ne sont "légères" que dans le sens où la récompense pour leur accomplissement est moindre, car la récompense principale pour les mitsvot est pour l'effort fourni dans la réalisation de cette mitsvot et non pour la mitsvot elle-même.
Plus on s'investit dans une mitsvot, plus la récompense est grande, comme le déclarent nos Sages : "la récompense pour une mitsvot est proportionnelle au degré de difficulté" (léfoum tsara agra - Pirké Avot 5,22).
Ainsi, même si la récompense pour une mitsva spécifique est moindre, un degré élevé de difficulté garantit que nous sommes davantage récompensés pour cette mitsva que pour d'autres mitsvot.
En revanche, une mitsva "légère" peut être grandement récompensée, mais sa récompense globale sera moindre parce qu'elle est facile à accomplir.

La Michna ('Houlin 12,5) déclare : "Si, pour une mitsva facile [chiloua'h haken] qui ne coûte qu'environ un issar (אִסָּר) [une petite pièce de monnaie], la Torah déclare 'qu'elle sera bonne pour vous et que vous aurez de la longévité' (Réé 12,5), on est certainement [grandement récompensé] pour les mitsvot difficiles de la Torah".
La récompense pour la mitsva de chiloua'h haken est en effet immense, mais la récompense principale pour une mitsva reste proportionnelle à l'effort et à l'abnégation dont elle fait l'objet. En tant que tel, nous pouvons être assurés que la récompense pour chiloua'h haken est inférieure à celle d'autres mitsvot parce que le degré de difficulté est faible.
Ainsi, la mitsva de chiloua'h haken est considérée comme une mitsva légère, même si nous n'avons aucun moyen de connaître la véritable envergure d'une mitzva.

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=> La récompense principale d'une mitsva est l'effort que nous déployons pour l'accomplir. Nous ne connaissons pas l'importance relative des mitsvot, mais nous pouvons être sûrs qu'une mitzva difficile à réaliser est mieux récompensée.

Faire les mitsvot non rationnelles améliore notre réalisation des mitsvot rationnelles

+++ Faire les mitsvot non rationnelles améliore notre réalisation des mitsvot rationnelles :

"Vous observerez Mes décrets et vous accomplirez Mes lois" (A'haré Mot 18,5)

-> Les "décrets" ('houkim) sont des mitsvot qui n'ont pas d'explication rationnelle ; les "lois" (michpatim) sont des mitsvot qui ont une explication rationnelle. En réalité, lorsqu'une personne accomplit des mitsvot qui n'ont pas de justification sous-jacente, elle s'affine spirituellement et est alors plus à même de comprendre les mitsvot qui ont une explication rationnelle.
Mais si, à D. ne plaise, une personne ne respecte pas les décrets (ex: je fais que ce que je comprends!), elle n'aura pas la perspicacité nécessaire pour comprendre la raison d'être des mitsvot qui ont des raisons sous-jacentes.

C'est le sens profond de l'expression "observez Mes décrets". Lorsque vous observez les mitsvot qui sont des décrets, qui n'ont pas d'explication rationnelle, votre esprit s'affine et vous pouvez comprendre la raison d'être des mitsvot que vous accomplissez et qui ont une raison d'être.
C'est à cela que le verset fait allusion lorsqu'il dit : "Vous accomplirez Mes lois" = en d'autres termes, en "observant Mes décrets", "vous accomplirez Mes lois" avec compréhension.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - A'haré Mot 18,5 ]

Le service Divin = l’éveil par le bas

+ Le service Divin = l'éveil par le bas :

-> Parfois, il y a un "éveil d'en-Haut", ce qui signifie que Hachem a de la compassion pour le peuple juif simplement en raison de Ses attributs, Il est appelé "miséricordieux et compatissant" (Chémot 34,6), car c'est la raison pour laquelle D. a créé tous les mondes, comme l'ont dit nos Sages (Zohar III,257b) : "D. a créé les mondes pour révéler Son attribut de miséricorde et de compassion, et pour qu'Il soit appelé compatissant".

À d'autres moments, cependant, Hachem a de la compassion pour le peuple juif en raison d'un "éveil d'en bas", c'est-à-dire que le peuple juif L'implore d'avoir de la compassion et qu'Il y répond.
Comme l'ont enseigné nos Sages (guémara Yébamot 64b) : "Hachem désire les prières des justes".

En réalité, D. tient à ce que Sa compassion soit suscitée d'en bas plus que lorsqu'elle est accordée d'en-Haut.
... Il est clair que l'excitation d'en bas, la main tendue de l'homme vers Dieu, est plus importante pour Lui que l'excitation d'en haut.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Tazria 12,2-3 ]

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-> Selon la pensée 'hassidique (voir Hayom Yom 29 Ména'hem Av) : "le service d'une personne est plus élevé lorsqu'il est guidé par la main d'en-Haut, mais il est plus apprécié de D. lorsqu'il est généré par les propres efforts de l'homme".
Dans une plus large mesure, Hachem apprécie que Son abondante miséricorde soit suscitée par ceux qui recherchent Sa compassion et sa miséricorde, et non pas simplement le résultat de ses attributs innés de compassion et de miséricorde.

=> Hachem a envie de nous combler du meilleur. En faisant les mitsvot ont fait un éveil d'en bas qui donne beaucoup de plaisir/joie à Hachem, puisque par nos efforts à faire Sa volonté on met en place un conduit Lui permettant de nous déverser un maximum de bonnes choses.

Plus les juifs continuent de réaliser la volonté d'Hachem, plus Hachem se "couronne" de fierté à leur égard, les comblant de plus en plus de bontés.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Pessa'h (n°3) ]

"Les 248 commandements positifs correspondent aux 248 membres (du corps humain), tandis que les 365 interdictions correspondent aux 365 tendons.
Par conséquent, toute la bonne fortune de l'homme est incluse dans les mitsvot, puisque grâce aux mitsvot, son corps tout entier est sanctifié."
[Alchikh haKadoch - Kohélet 12,13]

La Torah contient 248 commandements positifs et 365 commandements négatifs, qui sont tous des "lumières" Divines.
Le Michkan est le contenant dans lequel ces lumières spirituelles sont contractées.
Les juifs sont aussi la lumière de la Torah, puisque chaque juif est une lettre de la Torah ('Hessed léAvraham 2,11).

Le principe mystique sous-jacent est le suivant : Tout comme le corps humain compte 248 membres et 365 nerfs physiques, il existe également 613 lumières "spirituelles" pour servir Hachem.
On les appelle pour ainsi dire les membres spirituels (selon le Tikouné Zohar 30 : "chaque mitsva est un membre du Roi" ).
Or, Hachem fait continuellement circuler la conscience Divine dans ces lumières "spirituelles".

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Bamidbar 1,49]

Joie dans une mitsva

"Il n'y a pas d'homme juste sur terre qui fasse le bien et ne commette pas de faute, ce qui provoque une punition.
Néanmoins, si on sert Hachem avec de la joie découlant d'une mitsva, la puissance de cette joie serait grande, évoquant, pour ainsi dire, une joie au Ciel qui va renverser les jugements (qui pèse sur nous suite à nos fautes) ...
parce que par la joie [sur l'accomplissement] d'une mitsva ici-bas ... on suscite la révélation d'une joie en-Haut".
[voir Zohar Tétsavé 184b ; Néfech ha'Haïm 1:7]

=> ainsi, notre joie qui découle de notre avodat Hachem, non seulement génère une joie au Ciel, mais est capable d'annuler les mauvais décrets qui sont sur nous.

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-> Nous avons besoin d'une grande miséricorde Divine, mais par la joie, nous pouvons renverser les mauvais décrets.
[rav Moché Sternbuch - le 4 avril 2024]

L’importance d’avoir de la joie, de l’enthousiasme, dans notre service Divin

+ L'importance d'avoir de la joie, de l'enthousiasme, dans notre service Divin :

Nos nombreuses fautes créent un mur de feu et de fer qui nous séparent de notre Père céleste.
Ce mur ne s'effondrera pas tant que nous n'aurons pas accumulé suffisamment de Torah, de mitsvot, de prières et de bonnes actions à notre actif. Alors, tous ces mérites feront tomber la barrière et permettront au machia'h d'arriver, faisant fuir toutes les forces du mal devant nous ...

Face à une barrière/mur aussi gigantesque, le peuple juif est susceptible de désespérer en pensant que nos prières et nos mitsvot ne s'élèveront peut-être jamais devant Hachem. Quel est alors l'intérêt de travailler si dur dans notre avodat Hachem?
Le roi David a apaisé ces craintes en nous assurant : "Comme la fumée est dispersée, ils seront dispersés. Comme la cire fond devant le feu ..." (Téhilim 68).
Le mur ne semble impressionnant qu'en apparence, mais la chaleur de nos prières, de notre Torah et nos mitsvot le fera fondre comme de la cire et l'éparpillera comme de la fumée.
Ensuite, "les réchaïm seront détruits devant D." = il s'agit des forces du mal. Une fois qu'elles seront détruites, tous nos mérites qui avaient été retenus derrière le mur s'élèveront devant le Trône de Gloire.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Dorech Tov - 2e discours matan Torah]

Hachem nous a donné 248 mitsvot positives et 365 interdictions, correspondant aux 248 membres et les 365 nerfs/tendons du corps humain.
En vivant selon la Torah, un juif transforme son corps physique en un sanctuaire pour D., permettant à la Présence Divine (Chékhina) de résider sur terre.
[Ba'h - Ohr ha'Haïm 47]

La Torah fait les délices d'Hachem. Lorsque les gens s'impliquent dans l'étude de la Torah, ils créent une période de bonté et de joie Divine. Cela apporte un flux de bienveillance au monde.
C'est ce qui ressort du verset suivant : "Tout comme Hachem s'est réjoui de vous faire du bien" (Ki Tavo 28,63). Lorsqu'Hachem se réjouit, Il fait du bien à Ses créatures.
Ainsi, celui qui étudie la Torah pour elle-même réjouit Hachem, et par extension, réjouit également les gens.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 6,1]