Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

A l'exemple d'un fils qui fait plaisir à ses parents en leur servant les mets qu'ils apprécient, nous devons contenter a fortiori notre Père céleste (Hachem), en étudiant la Torah qu'Il nous a enseignée et en accomplissant Sa volonté avec amour.

Grâce à la charité et aux autres mitsvot, nous pourrons être encore plus joyeux qu'au gan Eden. En effet : "Heureux l'homme qui déploie son zèle et son amour pour satisfaire Hachem".
[séfer 'Harédim 46b]

Nos avérot nous collent à nous comme un vêtement, comme un chien

+ Nos avérot nous collent à nous comme un vêtement, comme un chien :

-> Dans la guémara (Avoda Zara 5a), Rabbi Chmouel bar Na'hmani rapporte cet enseignement de Rabbi Yo'hanan : Les bonnes actions accomplies par une personne dans ce monde la précèdent au monde futur, car il est dit : "Ta piété marchera devant toi" (Yéchayahou 58,8).
Parallèlement, ses transgressions (fautes - avérot) en ce monde l'enveloppent (comme un habit) et la précèdent au jour du Jugement, car il est dit : "Les sentiers de leur [mauvaise] voie les envelopperont ; ils monteront dans le tohu-bohu et périront" (Iyov 6,18).

Selon Rabbi El'azar, ces transgressions s'attachent [éternellement] à ses pas et à son âme comme un chien qui mord.
[la téchouva est toujours possible]
[Tiféret haKodech 12]

Les mitsvot nous fiancent avec Hachem

+ Les mitsvot nous fiancent avec Hachem :

-> Dans les bénédictions, nous disons : "acher kidéchanou bémitsvotav".
D'un point de vue homilétique, cela signifie, si l'on peut dire, que nous sommes mékoudéchet (fiancés) à Hachem avec les mitzvos.
De même qu'un 'hatan est mékadech de sa kalla avec un anneau pour les kidouchin, de même, Hachem nous est mékadech, si l'on peut dire, en nous donnant les mitsvot afin que nous soyons sanctifiés et préparés uniquement pour Lui.

Le mot "kidouchin", tel qu'il est utilisé dans la phrase "aré at mékoudéchet li", a deux significations. [l'une est que "tu es séparé de tous les autres hommes, car ils te sont désormais tous interdits comme hekdech" (guémara Kidouchin 2b).
L'autre signification [provient] d'un lachon de hazmana (préparation) : "tu es préparé pour moi".
De même, avec les mitsvot que Hachem nous a données, Il nous mékadech, ce qui nous sépare de toutes les forces du mal, et nous prépare ainsi pour Lui, nous rendant prêts à accomplir notre avodat Hachem avec sainteté et pureté.
[Béer Moché]

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-> Pourquoi disons-nous dans une bénédiction un langage pluriel "mitsvotav", [impliquant] plus d'une mitsva, alors que nous ne sommes en train de faire qu'une mitsva à la fois?
Chaque fois que nous sommes sur le point d'accomplir une mitsva, nous réalisons en réalité une autre mitsva, à savoir la mitsva d'aimer Hachem.
Nous aimons Hachem et c'est la raison pour laquelle nous sommes sur le point d'accomplir la mitsva.
Ainsi, lorsque nous récitons la bénédiction, nous récitons une bénédiction sur la mitsva que nous sommes sur le point d'accomplir, ainsi que sur la mitsva d'aimer Hachem.
[Tiféret Shlomo]

Chaque mitsva renforce notre sainteté

+ Chaque mitsva renforce notre sainteté :

-> Nous devons être conscients du fait que l'observation des mitsvot nous confère une sainteté.
Le verset nous dit que les Cohanim sont à un niveau plus élevé de sainteté (Emor 21,8).
Ce niveau supplémentaire de sainteté n'est pas simplement dû au fait qu'ils accomplissaient les services sacrificiels dans le Mikdach, car nous ne trouvons nulle part que les premiers-nés mâles de peuple juif avaient un degré spécial de sainteté lorsqu'ils accomplissaient le service divin (à l'époque où ils accomplissaient les devoirs des Cohanim, c'est-à-dire avant la faute du Veau d'or, lorsqu'il a été remis aux Cohanim).
La sainteté des Cohanim est venue strictement parce qu'on leur a donné des mitsvot supplémentaires à accomplir et des interdictions à respecter.

Par conséquent, il est important que nous nous souvenions que chaque fois que nous accomplissons une mitsva, il ne s'agit pas seulement de l'accomplissement d'un commandement d'Hachem, mais aussi d'un moyen par lequel nous pouvons atteindre la sainteté et un lien personnel avec Hachem et Sa Torah.
[Derach Moché]

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[dans les bénédictions, nous disons : "acher kidéchanou bémitsvotav" (qui nous a rendus saints par Ses mitsvot), et ensuite "vétsivanou" (qui nous ordonne). ]

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-> Il est dit dans la Mékhilta (sur Michpatim 22,30) que chaque nouvelle mitsva qui a été donnée au peuple juif leur a ajouté de la sainteté.
L'accomplissement d'une mitsva sanctifie une personne et crée plus de saintété.
Chaque mitsva est comme un vêtement pour l'âme, comme le dit le Zohar Hakadosh en de nombreux endroits, c'est avec ces vêtements que l'on est vêtu dans le Gan Eden d'en bas.
Ainsi, en accomplissant les mitsvot, on se sanctifie véritablement.
Le Alchich Hakadoch dit que l'on est sanctifié par les mitsvot, et qu'elles renouvellent la personne, faisant d'elle une nouvelle personne.
[Yimtsa 'Haïm]

La sagesse = observer les mitsvot simplement parce que Hachem nous l’a ordonné

+ La sagesse = observer les mitsvot simplement parce que Hachem nous l'a ordonné :

"Tous ceux qui étaient sages ... apportèrent. Et ils firent tout ce qu'Hachem avait ordonné" (Vayakel 35,10)

-> Le Baal Shem Tov explique que la chose la plus intelligente que l'on puisse faire est d'obéir à la volonté de Hachem, simplement parce que c'est ce qu'Il a ordonné, sans chercher à tout comprendre par soi-même.

En conséquence, le verset dit que "tous ceux qui étaient sages" ont fait preuve de sagesse en "faisant tout ce que Hachem a ordonné", ce qui signifie qu'ils ont obéi à Hachem sans poser de questions et ont fait ce qu'Il leur a ordonné simplement, car c'est ce qu'Il leur a ordonné de faire.

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+ Savoir que l'on ne sait pas :

-> Le séfer Cheshba Tova cite le rav Henoch d'Alexandre qui affirme que le Zohar Hakadoch (2, 82b) qualifie les mitsvot de : itim (conseil), car elles apportent sagesse et connaissance.

Il pose la question de savoir si cela est compréhensible pour les mitsvot dont nous connaissons la raison d'être. Nous pouvons certainement acquérir la sagesse et comprendre comment servir au mieux Hachem en apprenant ces mitsvot. Mais que pouvons-nous apprendre d'une mitsva comme Parah Adouma, dont nous ignorons la raison d'être?

Il répond que "savoir que l'on ne sait pas" est en soi une forme de grande sagesse.
Le Chlah Hakadoch écrit dans ce sens que le but de toute connaissance est de permettre à une personne de reconnaître qu'elle ne sait pas vraiment.

L’importance d’avoir du zèle dans les mitsvot

+ L'importance d'avoir du zèle dans les mitsvot :

-> "La justice marche au-devant de lui, et trace la route devant ses pas" (Téhilim 85,14)

-> Il y a des gens qui vont accomplir une mitsva, prier, ... et qui s'arrêtent en chemin pour parler avec d'autres personnes.
Même si elles accomplissent la mitsva par la suite, elles ont fauté en ne le faisant pas rapidement.
Après leur mort, leur punition est réciproque, comme le montrent de nombreux livres.
Leur âme doit traverser un fleuve sur un passage très étroit. Ce passage est très douloureux pour l'âme et lui inspire crainte et effroi. Elle doit courir très vite pour traverser. Cependant, au milieu du chemin, Hachem envoie un ange pour la bloquer.
Il s'agit du même ange qui a été créé lorsque la personne a accompli la mitsva (chaque mitsva créant un ange).
Cet ange avait auparavant souffert de la douleur, car lorsque la personne a pensé à faire la mitsva dans sa maison, elle a créé l'âme de l'ange ; alors que lorsqu'elle a accompli la mitsva, elle a créé le corps de l'ange. Mais parce qu'elle a tardé à créer le corps en s'arrêtant pour parler, l'ange vient également l'arrêter au milieu du chemin, de sorte qu'il ne peut pas courir et qu'il a peur.

C'est le sens de "La justice marche au-devant de lui".
La signification simple est que toutes les mitsvot d'une personne la précèdent après sa mort. [chaque mitsva va créer un ange, dont l'aspect va dépendre de notre kavana (ex: intention, joie, enthousiasme/zèle, ...) dans sa réalisation.
Cependant, nous devons nous assurer que lorsque nous allons accomplir une mitsva ou prier à la synagogue, nous le faisons rapidement, et non pas mollement, afin qu' "trace la route devant ses pas" = les anges ne nous arrêteront pas lorsque nous traverserons le fleuve.
[Baal Chem Tov - Tsava'at HaRivach - p.14a ]

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+ Accomplir les mitsvot avec zèle :

-> "La justice marchera devant lui et guidera ses pas sur le chemin" (Téhilim 85,14).
En termes d’exhortation éthique, cela signifie ce qui suit :
Certaines personnes se mettent en route pour accomplir une mitsva, comme prier et ainsi de suite, mais s’arrêtent en chemin pour parler à d’autres. Bien qu’il accomplisse la mitsva par la suite, cela lui est compté comme un faute pour ne pas l’avoir fait avec empressement.

Son châtiment après la mort sera "mesure pour mesure" : divers textes indiquent qu’[après la mort] on est contraint de traverser une rivière par un gué très étroit.
Cela lui cause une très grande souffrance, car il est rempli de crainte et de tremblements. Pourtant, il doit courir très vite, car il est essentiel de le traverser rapidement. Or, au milieu du chemin et de la traversée, Hachem, envoie un ange pour l’entraver. Cet ange est celui qui a été créé par cette mitsva [mentionnée ci-dessus (chaque mitsva créant un 'bon ange', et chaque faute créant une 'mauvais ange')].
L’ange, cependant, avait été soumis à la souffrance. Car la pensée (la résolution) prise chez soi d’aller accomplir la mitsva crée l’âme de l’ange, et son corps est créé par l’acte de la mitsva.
Ainsi, tout comme la création de son corps a été retardée par le fait que la personne s’est arrêtée pour parler avec d’autres (manque d'empressement, de zèle), cet ange est venu lui aussi l’entraver au milieu de sa traversée afin qu’il soit incapable de courir.

Tel est donc le sens littéral de "La justice le précède", car toutes les mitsvot précèdent une personne après sa mort. Lorsqu’on va accomplir une mitsva, il faut donc veiller à le faire avec empressement, et non avec paresse. Ainsi, "elle fixera ses pas sur le chemin", et il ne sera pas gêné lors de la traversée du fleuve.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 116]

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-> La pensée, la kavana (intention), est l’âme de ses effets dans la parole ou l’action (rav 'Haïm Vital - Eitz 'Haïm 40,3).

-> Chaque mitsva ou bonne action accomplie dans ce monde nous précède et marche devant nous dans le monde à Venir, comme il est dit : "Ta justice marchera devant toi" (Yéchayahou 58,8) (guémara Avoda Zara 5a ; Pirké dé rabbi Eliezer - chap.34)

Accomplir les mitsvot comme Avraham

+ Accomplir les mitsvot comme Avraham :

"Parce qu'Avraham a obéi à Ma voix et gardé Mon observance, Mes commandements, Mes décrets et Mes enseignements" (Toldot 26,5)

-> Rachi explique qu'Avraham a observé les commandements de la Torah Ecrite et de la Torah Orale.
Comment cela est-il possible?

-> Le Dégel Ma'hané Efraïm (Tsav) écrit :
Nos Sages (guémara Nida 61b) disent que dans le futur, les commandements seront annulés.
J'ai entendu de mon grand-père (le Baal Shem Tov), en son nom ou au nom du Ramban, que dans l'avenir, les êtres humains feront l'expérience de la vitalité spirituelle qui réside dans chaque mitsva, et comment elle est la force vitale même de l'âme et de tous les mondes.

Telle est la signification du verset : "Si mon alliance n'est pas respectée jour et nuit, je n'ai pas établi les lois du ciel et de la terre" (Yirmiyahou 33,25).
"Mon alliance" fait référence à la Torah. Avraham a appréhendé toute la Torah par lui-même, non pas comme un commandement, car la Torah n'avait pas encore été donnée, mais il a compris comment la force vitale de chaque mitsva est la vitalité même de l'âme, et il a su qu'il devait les accomplir pour s'accrocher à la Vie de toutes les vies.

En ce qui concerne le monde futur, le verset dit : "La terre sera remplie de la connaissance d'Hachem, comme la mer est couverte d'eau" (Yéchayahou 11,9).
C'est aussi le sens du verset : "Tes yeux contempleront ton maître" (Yéchayahou 30,20). Car alors, tout sera révélé : la source des commandements et tous leurs secrets intérieurs, comment ils illuminent et vivifient les êtres humains et tous les mondes, et comment il est impossible d'atteindre la perfection humaine sans eux.

Alors, chacun comprendra le chemin de la vie, comme l'a fait notre Patriarche Avraham.

Les mitsvot nous délivrent de nos difficultés

+ Les mitsvot nous délivrent de nos difficultés :

-> Le rav Kalonymos Kalman Shapira (le rabbi de Piaseczno), dans son Aish Kodech (léItrou 'hag chel Pessa'h 5700) explique que les flux d'énergie spirituelle provenant du Ciel ont besoin d'un contenant physique pour les "contenir".
Sans un tel contenant, l'énergie ne peut pas entrer dans le monde physique/matériel et reste bloquée au Ciel.
Il explique que cela peut être le cas en ce qui concerne une yéchoua (délivrance, salut) d'une personne particulière pour la douleur qu'elle traverse. Il se peut que la yéchoua attende du Ciel un récipient.

L'un des moyens de créer ce récipient est d'accomplir des mitsvot.
En les accomplissant, nos actions deviennent des réceptacles de l'influence divine qui peuvent également "contenir" notre délivrance personnel.

Le rabbi Shapira dit que c'est la raison pour laquelle il a été ordonné aux juifs de manger de la matsa la nuit précédant leur départ d'Egypte (Bo 12,8), ce qui est en fait quelque peu difficile à comprendre, étant donné que la Haggadah dit (dans la section de "Rabban Gamliel haya omer kol chélo") que la mitsva de la matsa est due au fait que nos ancêtres ont quitté l'Egypte de manière précipitée, sans avoir suffisamment de temps pour que leur pâte devienne du levain (voir Bo 12,39).
Si c'est le cas, quelle est la raison pour laquelle Hachem a ordonné de manger de la matsa la nuit précédant leur départ (voir Ramban Bo 12,39) ?

Le rabbi Shapira explique que la réalisation de cette mitsva a permis de créer un récipient pour la Rédemption qui allait se produire le lendemain (où ils ont quitté l'Egypte).

Manger de la matsa les années suivantes commémore la sortie d'Egypte, alors que manger de la matsa cette année-là provoqua en fait la sortie d'Egypte (voir Ohr Ha'Haïm - Bo 12,15).

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-> Ainsi, l'augmentation de notre observance des mitsvot surtout pendant nos périodes de souffrance, de difficultés, peut créer un réceptacle pour contenir le salut, la délivrance de notre douleur.
Le rabbi de Shapira ajoute l'idée que : même si n'importe quelle mitsva peut devenir un réceptacle pour une yéchoua, lorsqu'une mitsva particulière a une corrélation avec une yéchoua spécifique alors elle peut avoir encore davantage d'effet.
Par conséquent, il écrit que les mitsvot de Pessa'h et du Séder ont une efficacité particulière pour nous apporter le salut parce qu'elles expriment le concept de géoula et de yéchoua.

-> L'idée est que toutes les mitsvot sont une manifestation de la volonté d'Hachem dans ce monde et, par conséquent, un récipient naturel par défaut.
Selon le Arvé Na'hal (Lé'h Lé'ha), nos actions peuvent devenir des récipients contenant l'influence divine.
[les mitsvot nous permettent de contenir le flux du salut, d'où l'importance d'essayer de les réaliser du mieux qu'on peut malgré les difficultés et douleur de la vie. ]

Les mitsvot = se rapprocher davantage d’Hachem, et de personnes défuntes

+ Les mitsvot = se rapprocher davantage d'Hachem, et de personnes défuntes :

-> Hachem veut se révéler dans ce monde. Grâce à nos mitsvot, Sa Présence est canalisée dans le domaine physique. Les mitsvot que nous accomplissons sont des récipients pour Sa révélation dans ce monde.

Le monde physique, en général, est destiné à être une plate-forme pour la révélation spirituelle ...
Lorsque nous accomplissons une mitsva en l'honneur de ceux qui sont morts, notre mitsva devient un réceptacle pour eux, et leurs âmes sont enfermées dans l'acte que nous accomplissons.
Tout comme Hachem se révèle à travers les mitsvot dans ce monde, une mitsva faire pour le mérite d'un défunt le ramène dans ce monde.
C'est un grand avantage pour l'âme d'être enveloppée dans nos mitsvot, puisque grâce à elles, l'âme joue un rôle dans la sanctification de ce monde physique.

En réalisant des mitsvot en l'honneur d'une personne décédée, le défunt revient en fait dans ce monde et est très proche de nous, dans l'action même que nous accomplissons.

Il peut être très difficile de travailler sur sa croissance [spirituelle] tout en souffrant de la douleur d'avoir perdu quelqu'un.
Cependant, le fait de garder à l'esprit que chaque mitsva rapproche la personne décédée peut constituer une forte incitation à la croissance [spirituelle].
La douleur peut se transformer en une motivation profonde pour grandir lorsque l'on se rend compte que chaque pas que l'on fait contribue à combler le vide. Si je fais une mitsva pour le mérite d'un défunt, non seulement cette âme gagne en mérite grâce à cet acte, mais elle se rapproche de moi encore davantage.
Grâce à mes mitsvot en sa faveur, une souffrance insupportable [liée à sa perte] peut être atténuée puisque la mitsva le rend encore plus proche.

[rav Kalonymos Kalman Shapira - le rabbi de Piaseczno - Aish Kodech - Pékoudé (Shékalim) 5700 (1940) ]

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-> Selon le rabbi de Piaseczno (Aish Kodech) :
"Si Hachem veut résider en quelque sorte dans chaque juif individuellement (vécha'hanti béto'ham - Chémot 25,8), il est d'autant meilleur pour les âmes, après leur mort (alors qu'ils n'ont plus la possibilité de faire la moindre mitsva), qu'une lueur (ha'ara) émanant d'eux puisse résider dans un juif et [qu'avec lui] la Torah et les mitsvot soient accomplies."

-> Selon le rabbi de Piaseczno (Aish Kodech) :
"Étant donné que la révélation principale et unique de la sainteté se fait à travers ce monde (dans le monde à Venir Hachem est clairement apparant) et l'accomplissement des mitsvot par l'action, par conséquent, en plus de dire le kaddich et d'étudier des michnayot [pour un défunt après sa mort, il est bon pour les âmes qu'on se souvienne d'elles en faisant des mitsvot et en étudiant la Torah, pas simplement se souvenir, mais les relier à l'acte de la mitsva et à l'étude de la Torah ensemble.
Ensuite, ces âmes sont revêtues du corps et de l'acte de la Torah et de la mitsva, ce qui est une plus grande révélation de sainteté [que ce qu'ils peuvent déjà accomplir dans le Gan Eden]".

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-> Le rabbi de Piaseczno (Déré'h haMélé'h - Ha'hodech 5685) explique que lors d'un yahrtzeit (anniversaire de décès), l'âme du défunt monte d'un niveau au Ciel.
Il écrit : "celui qui suit ses voies [celles d'un défunt], de son bon comportement et de ces bonnes manières de servir Hachem lors de son vivant, alors il se sentira [lui-même] s'élever et son âme deviendra plus sainte [également]".

[en faisant une mitsva pour le mérite de quelqu'un, on l'élève au Ciel, on élève notre âme et on se rapproche de cette personne décédée. ]

La guémara (Kidouchin 39b) explique qu'il n'y a pas de récompense pour une mitsva dans ce monde.
C'est parce que l'univers tout entier est insuffisant pour payer ne serait-ce qu'une seule mitsva.
[rav 'Haïm Chmoulévitz ]