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Faire une mitsva = générer un flux de bonté pour autrui

+++ Faire une mitsva = générer un flux de bonté pour autrui :

"Ne soyez pas comme des serviteurs qui servent le maître à condition de recevoir une récompense ; soyez plutôt comme des serviteurs qui servent le maître sans condition de recevoir une récompense" (Pirké Avot 1,3)

-> Il fut un temps où la nation juive n'était pas différente de toutes les autres nations.
Hachem nous a élevés et nous a donné le privilège de Le servir, faisant de nous la noblesse du monde. Ne soyez pas comme ces serviteurs (issus d'une noblesse innée) qui servent et ont le droit d'exiger une récompense.
Soyez comme ces serviteurs (qui étaient à l'origine des paysans) qui servent et n'ont pas le droit d'exiger une récompense.

Le plus grand honneur qu'une personne puisse recevoir est l'opportunité d'être en présence du roi et de se prélasser dans sa gloire.
Ce ne sont pas les bons plats et le bon vin qui sont servis à sa table, mais l'atmosphère royale qui rend l'expérience si exaltante. À cet égard, le valet de chambre du roi, qui voit le roi en permanence, est plus important que le premier ministre qui ne voit le roi que quelques fois par semaine.
Un individu simple d'esprit peut choisir de collecter autant de délices que possible dans la cuisine royale et de les rapporter chez lui. Là, il peut manger à sa guise sans se soucier des contraintes et de la bienséance nécessaires en présence du roi. Cependant, il sacrifierait l'opportunité d'être en compagnie du roi afin de poursuivre ses plaisirs gastronomiques.
[quoiqu'on puisse manger, devient secondaire par rapport au fait d'avec qui on le mange : le boss, le roi.
L'idée d'être important au yeux du roi, fait de moi quelqu'un d'important, de bien, et ce sentiment nourrit notre faim naturelle de valorisation de soi. ]

"Vous serez pour Moi un royaume de Cohanim" (Yitro 19,6) = une nation d'individus ayant le privilège de servir Hachem.
Nous remercions chaque jour Hachem pour ce don, en disant : "qui nous a rendus saints par ses mitsvot" (acher kidéchanou bémitsvotav - dans les bénédictions quotidiennes).
Le Zohar explique que chaque juif est désormais un membre de la cour du Roi.
Ceux qui étudient la Torah dans le but d'accomplir ses enseignements tissent une couronne pour Hachem, pour ainsi dire, et méritent certainement de devenir membres de Sa cour.

La récompense dans le monde à Venir est la possibilité de se prélasser en présence d'Hachem.
Quelqu'un qui veut une récompense dans ce monde est comme l'individu simple d'esprit qui refuse la compagnie du roi et ramène à la maison tous les délices de la cuisine royale afin de pouvoir manger à sa guise. Une telle personne mérite d'être exécutée pour avoir repoussé le roi. Ne soyez pas comme les serviteurs qui servent leur maître avec l'intention de recevoir une récompense/cadeau à savourer à la maison (Erouvin 73a). Soyez plutôt comme ces serviteurs qui ne désirent pas de couronne, mais préfèrent rester en présence du roi.

Le monde a été créé selon un mécanisme qui est expliqué dans la Torah. "Si vous observez Mes lois ... Je donnerai la pluie, ..." (Bé'houkotaï 26,3-13).
Chaque mitsva accomplie déclenche un flux de bonté et de bienveillance des sphères supérieures vers ce monde. Plus il y a de gens qui réalisent des mitsvot, plus le flux est important.
Cependant, si seulement quelques personnes accomplissent les mitsvot, il n'y a pas de flux suffisant pour soutenir le monde. Afin de prévenir la famine et la maladie, Hachem "emprunte" les mérites des justes et les distribue au monde entier.
Les justes sont récompensés par la portion du Gan Eden qui était destinée aux réchaïm (guémara 'Haguiga 15a).
Rav 'Hanina ben Dossa était un homme juste qui vivait dans une pauvreté écrasante. Une voix céleste annonçait chaque jour : "Le monde entier est soutenu par le mérite de Mon fils 'Hanina, et il subsiste avec un kav de caroube pendant une semaine entière" (guémara Béra'hot 17b).

C'est une explication possible de la question séculaire de savoir pourquoi les justes souffrent. N'y a-t-il pas de récompense pour leurs actes?
La réponse est qu'il y a effectivement une récompense, comme la Torah l'a promis. La récompense a été distribuée au monde entier et le prêt sera remboursé dans le prochain monde, le monde permanent.

Ne soyez pas comme ces serviteurs qui servent le maître à condition de recevoir une récompense, afin de s'approprier personnellement la bonté Divine qui résulte de l'observance de leur mitsva.
Soyez plutôt comme ces serviteurs qui permettent à la bonté Divine d'être distribuée au monde entier, car la récompense finale sera bien plus grande.

Hachem a créé le monde afin d'accorder le bien à Ses créatures. Bien qu'il nous soit enseigné de servir Hachem avec des motivations pures et non avec un désir de récompense, on peut affirmer que le motif ultime serait de fournir un énorme flux de bonté divine à ce monde, réalisant ainsi le but d'Hachem dans la création.
Le test le plus important pour déterminer la véritable motivation d'un homme est de savoir s'il permet que le flux de bonté soit donné à d'autres ou s'il le garde pour lui-même.

[Si l'objectif principal est d'accomplir les mitsvot sans désir de recevoir personnellement une récompense.
Le niveau ultime est de servir afin d'apporter un plus grand flux de bonté dans le monde. C'est à cause des personnes qui servent à ce niveau qu'Hachem a dû dissimuler l'échelle de 'paiement' des mitsvot (lesquelles rapportent le plus, et lesquelles le moins), car Il voulait que l'homme reçoive les bénéfices de l'accomplissement de l'ensemble des mitzvos. (Séfer Ouva'harta ba'Haïm).
Si l'on savait d'avance la rentabilité des mitsvot (facilité à faire, importance de la récompense), alors on ne ferait en sorte de les maximiser, laissant certaines de côté, et cela dans un but d'apporter davantage de flux de bonté dans le monde. ) ]

[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 1,3]

"Sa bonté [d'Hachem] à notre égard est immense" (Téhilim 117,2).
Par Sa grande bonté, Hachem nous récompense comme si la main qui mettait les tefillin était la nôtre, la force de les mettre était la nôtre (sans Hachem on s'écroulerait immédiatement sans force, sans vie), la connaissance de la façon de les mettre était la nôtre, et les téfilin eux-mêmes étaient les nôtres (tout ce qu'on peut avoir c'est parce que Hachem nous permet de l'avoir), et Il nous paie une récompense totale, parfaite.

"Et Toi, Hachem, Tu as de la bonté" (Téhilim 62,13) = combien grande est Ta bonté envers nous, "car Tu rends à un homme selon son acte" (id. 62,13)) = tu le rends comme si l'acte était entièrement le sien.
Comme s'il méritait vraiment une telle récompense abondante et que ce n'était pas vraiment une bonté qu'il la reçoive.
"Car Sa bonté envers nous est immense" (ki gavar alénou 'hassdo) = la grandeur de la bonté est que nous la recevons comme si elle provenait à 100% de nous.
['Hafets 'Haïm - Ahavat 'Hessed - vol.2, chap.4 ]

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-> L'homme n'est capable d'aucune action sans l'aide d'Hachem.
Tout mouvement nécessite une certaine énergie et toute énergie est un don divin.
Toute mitsva qu'un homme accomplit, toute Torah qu'il étudie, est en fait accomplie par Hachem.
"Partout où Je fais mentionner Mon nom" (Pirké Avot 3,7), même si c'est Mon énergie qui est utilisée pour étudier la Torah et accomplir les mitsvot, "Je viendrai à vous et Je vous bénirai" = Je vous récompenserai comme si vous aviez utilisé votre propre énergie.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 3,7]

Chaque mitsva nous permet d’obtenir un monde

+ Chaque mitsva nous permet d'obtenir un monde :

-> La michna (Pirké Avot 4,16) enseigne que "ce monde est comme le couloir qui précède le monde à Venir. Préparez-vous dans l'antichambre, afin de pouvoir entrer dans la salle des fêtes".

Le 'Hafets 'Haïm commente que quelqu'un qui est assis dans la salle d'attente d'un médecin n'a pas besoin de se préparer. On l'appelle par son nom et il va voir le médecin.
En revanche, si une personne est invitée à une audience avec le roi, elle est informée de l'heure exacte du rendez-vous. Elle se prépare pour cette rencontre, s'habille et réfléchit à ce qu'elle va dire pour obtenir la faveur et voir sa demande exaucée.
Juste avant de rencontrer le roi, elle ne peut toujours pas se détendre. Elle arrive une heure avant l'heure prévue et attend anxieusement d'être appelée dans la salle du trône du roi où son sort sera décidé, pour le meilleur ou pour le pire.

Mais qui a jamais entendu parler d'une attente de 70 ou 80 ans?
Comment peut-on dire que ce monde, toute la vie d'une personne, n'est qu'une préparation?

Mais la vérité est qu'il ne s'agit pas d'une période de préparation de 80 ans.
Chaque mitsva peut à elle seule permettre à une personne de gagner le monde à Venir (olam aba), comme il est dit : "Quiconque accomplit une seule mitsva voit ses jours prolongés et hérite d'une part dans le monde à Venir" (guémara Kidouchin 39b).
Chaque mitsva est un monde en soi, qui vaut à la personne une récompense, comme il est dit : "Combien est grande Ta bonté que Tu as mise en réserve pour ceux qui Te craignent" (Téhilim 31,20).

Chaque fois qu'une personne réalise une mitsva comme il le faut, ce moment lui-même est la préparation pour la salle des fêtes. Et le moment suivant où il accomplit une mitsva est une préparation supplémentaire pour une autre salle des fêtes, comme il est dit : "Je marcherai devant Hachem dans les terres des vivants."
Dans les "terres des vivants", au pluriel, ce qui indique qu'une personne peut gagner d'innombrables mondes de récompenses.
['Hafets 'Haïm - Chem Olam - vol.2 - Chaar Hit'hazkout - chap.3 ]

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[notre yétser ara nous pousse à ne pas voir vraiment de différence entre 2 mitsva (ça va je viens de faire telle mitsva, qu'est-ce que ça peut bien faire que j'en fasse une autre maintenant).
Après notre mort dans le monde de Vérité, on pourra percevoir la vraie valeur des choses (sans limitation due au libre arbitre, à la matérialité), et on se rendra compte que chaque mitsva nous permet d'obtenir un nouveau monde entier de trésors dont on pourra profiter éternellement.
(chaque mitsva est l'occasion de se créer une nouvelle salle de fête dans le monde à Venir! )]

Respecte ton âme = fais des mitsvot

+ Respecte ton âme = fais des mitsvot :

-> "Les affres de la mort m'ont enveloppé" (afafouni 'hévlé mavét - Téhilim 116,3)
Selon le 'Hafets 'Haïm, ce verset se réfère à l'âme.
Les kabbalistes affirment que les âmes du peuple juif proviennent du monde Supérieur appelé Bria, et de là les âmes descendent par le biais du monde des anges et du Olam HaGalgalim (le monde des sphères) jusqu'à ce qu'elles atteignent notre monde.
Il y a un long chemin à parcourir pour faire des efforts et accumuler la Torah et les mitsvot.

Lorsque les jours alloués à l'âme se sont écoulés, elle doit retourner à son lieu d'origine. Un chemin doit être dégagé pour permettre à l'âme de traverser le monde des anges, où il y a des milliers de légions de sérafim et d'ofanim, dont chacun pourrait brûler le monde entier et tout ce qu'il contient avec son seul souffle.
[ c'est ce qu'écrit le 'Hida (Dévarim A'hadim) : J'ai lu dans l'ouvrage Déré'h 'Haïm du rav 'Haïm Vital, qui écrit au nom de nos Sages que lorsqu'une personne meurt, les anges qui escortent l'âme la laissent dans un endroit où il y a 32 000 chemins, chacun étant appelé "piège de la mort" ou "chemin vers le monde souterrain", et le long de chaque chemin se trouve un feu furieux et un démon sous la forme d'un chien. Lorsque l'âme veut s'engager sur un chemin, le chien hurle et les anges Destructeurs et les démons viennent saisir l'âme et l'emmener au Guéhinam.
Parmi tous ces chemins, il en est un qui est appelé "chemin de la vie", comme il est dit : "Le chemin de la vie attend en haut pour l'intelligent, afin que son âme se détourne de la tombe d'en bas" (Michlé 15,24).
Tous les autres chemins, du début à la fin, ont du feu et des ténèbres, et tous mènent à Guéhinam" ).

Malheur à la personne lorsque "la mort l'englobe" et qu'elle arrive là-Haut sans aucune mitsva ou bonne action, et pire encore, si quelqu'un arrive là sale et souillé par les fautes.
Désespéré, il crie à Hachem : "Les affres de la mort m'ont enveloppé, et les souffrances de la tombe m'ont atteint ; j'ai rencontré la détresse et le chagrin. Et j'invoque le nom d'Hachem : Je t'en prie, Hachem, délivre mon âme".
['Hafets 'Haïm - Maassé léMélé'h - p.254 ]

Un vêtement de lumière

+ Un vêtement de lumière :

-> On a posé au 'Hafets 'Haïm la question suivante : Certes, nous ne méritons pas la guéoula, mais c'est pourquoi nous disons : "Pas pour nous, Hachem, pas pour nous, mais pour Ton Nom, donne la gloire" (lo lanou Hachem lo lanou, ki léchim'ha tén kavod).
Comme on nous l'a promis : "Si je fais cela, maison d'Israël, c'est pour Mon saint Nom, que vous avez profané parmi les nations" (Yé'hezkel 36,22). Et comme nous le disons trois fois par jour : "Et qui apporte le rédempteur aux enfants de leurs enfants pour l'amour de Son Nom, avec amour" (oumévu goel livné vénéhém léma'an chémo béaava).
Pourquoi, alors, la géoula n'est-elle pas encore arrivée (puisqu'elle dépend pas de nos mérites, mais pour le grand Nom d'Hachem)?

Il répond :
"Bien sûr, rien n'est impossible à Hachem et Il peut faire venir la guéoula n'importe quand ...

Nos saints séfarim expliquent que Hachem est appelé le 'hatan et que le peuple juif est Sa kalla.
En fait, cela est dit explicitement dans le verset : "comme la joie d'un fiancé pour une fiancée, ton D. se réjouira pour toi" (méchoch 'hatan al kalla yachich alayi'h Eloayikh - Yéchayahou 62,5).

La guéoula approche, et Hachem peut l'apporter à tout moment. Quant à nous, nous attendons sa venue tous les jours, mais comment pouvons-nous assister à la séouda et à la grande joie célébrant son arrivée habillés de vêtements en lambeaux?

La Torah et les mitsvot sont les vêtements de l'âme, et on ne peut pas s'approcher de l'entrée du palais en s'habillant d'un sac! Si l'on apparaît ainsi dans le sanctuaire d'Hachem, ne sera-t-on pas gêné qu'Hachem nous voie en haillons?

Chaque individu est tenu de s'assurer qu'il possède au moins un "vêtement" approprié, par exemple, qu'il apprenne toute la paracha avec Rachi chaque semaine. Ainsi, à la fin de l'année, il aura une bonne maîtrise de la Torah Ecrite, et ce sera un vêtement de lumière dans lequel il pourra apparaître lors de la grande joie qui s'annonce.
[ma'amré hé'Hafets 'Haïm 18]

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[chaque mitsva que nous faisons embellit notre vêtement de lumière spirituelle avec lequel nous allons retrouver pour l'éternité notre papa Hachem. ]

Faire paix & notre sac à mitsvot

+ Faire paix & notre sac à mitsvot :

-> "Mes chers frères, l'âme vient dans ce monde de très loin. Elle quitte sa résidence, sa maison, les mondes supérieurs, et descend dans notre monde, y arrivant après un voyage ardu avec un seul but : amasser autant de Torah et de mitsvot que possible pour les rapporter lorsque son temps ici s'achèvera.
De cette manière, l'âme remboursera ses dettes et sera soutenue dans le monde éternel, méritant ainsi la vie éternelle.

Mais toutes les mitsvot qu'une personne accumule, sont toutes rassemblées dans un seul sac, dans un seul réceptacle.
La michna (Ouktzin 13:12) dit à ce sujet : "Hachem n'a pas trouvé de réceptacle pour contenir la bénédiction d'un juif, sauf la paix, comme il est dit : "Hachem donnera la force à son peuple, Hachem bénira son peuple par la paix" (Téhilim 29,11)".

Si quelqu'un se dispute, son sac [qui contient toutes ses mitsvot] est troué et il pourra perdre tout ce qu'il a amassé. Il n'aura rien à montrer [au Ciel] pour son dur labeur. Il aura peiné et travaillé pour rien. Il aura souffert dans ce monde pour rien. Il retournera dans l'autre monde, nu comme il en est sorti, pour faire face à l'opprobre et au châtiment, et il devra revenir, humilié, dans ce monde, dans une autre incarnation, pour recommencer tout cela ...

Cela en vaut-il la peine? Ayez pitié de votre âme. Pensez à tout vos durs efforts [pour faire les mitsvot].
Considérez la vie que vous avez vécu et la vie éternelle qui vous attend. Et faites la paix!"
['Hafets 'Haïm - Méir Einé Israël - vol.1, p.74 ]

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[notre égo nous pousse à avoir le dernier mot, à avoir raison, ... quitte à être en guerre avec autrui. Mais par cela on peut trouer notre sac pour recevoir les bénédictions d'Hachem dans ce monde, mais également on peut trouer notre sac à mitsvot, si nécessaire pour l'éternité du monde à Venir. ]

Tout juif aura une part dans le monde à Venir, mais à quoi ressemblera-t-elle?

+ Tout juif aura une part dans le monde à Venir, mais à quoi ressemblera-t-elle?

-> Un jour, le 'Hafets 'Haïm discutait avec un juif riche. Il essaya de le convaincre de travailler moins et d'étudier davantage. Ne serait-il pas plus utile de consacrer du temps à accumuler des mérites pour le monde à Venir (éternel) que d'accumuler des richesses dans ce monde (éphémère)?

"Je suis un juif simple, Rabbi, répondit l'homme. "Je ne suis pas un érudit, mais je connais la michna qui dit que chaque juif a une part dans le monde à Venir (Sanhedrin 10:1). Alors pourquoi devrais-je faire l'effort d'étudier? Ma part dans le monde à Venir (olam aBa) est une chose certaine. Pourquoi devrais-je perdre ma part dans ce monde à cause de cela?"

Le 'Hafets 'Haïm a répondu : "Une part dans le monde à Venir? C'est certain. Vous aurez une part dans le monde à Venir".
Il saisit un bouton du manteau de l'autre homme et ajouta : "Regardez. Ce bouton fait partie de cet habit. Une personne arrivera dans le monde éternel, aussi dénudée que lorsqu'elle l'a quitté, et elle implorera : "Donnez-moi un vêtement pour me couvrir". Elle voit que tout le monde porte un beau costume de rabbin très élaborée, et ils lui donnent ... un simple bouton!
Cette personne demande : "Qu'est-ce que c'est que ça? Tu te moques de moi?"
On lui répondra : "Certainement pas. C'est la "part" du monde à Venir que chaque juif reçoit automatiquement. Mais le vêtement lui-même est tissé de la Torah et des mitsvot. Chaque mitsva est un fil, chaque acte une maille ...".

[Dougma miSi'hot Avi 16]

La récompense d’une mitsva

+ La récompense d'une mitsva :

-> La foi dans le fait que nous serons récompensés pour les mitsvot que nous accomplissons, tout comme notre foi dans le fait que nous serons punis pour les fautes (avérot), est l'un des principes fondamentaux du judaïsme.
Pourquoi, alors, demandons-nous à Hachem de nous accorder une récompense pour nos mitsvot, en demandant dans le Birkat haMazon : "Que le Miséricordieux nous accorde la vie du monde à Venir" (hara'haman ou yézakénou ... lé'hayé olam aba)?

Nous réalisons les mitsvot et nous savons qu'elles sont conservées dans le trésor du Roi des rois.
Nous savons que nous recevrons une récompense pour elles, mais nous ne pouvons pas comprendre ce qui constitue une récompense spirituelle. Nous n'avons aucune idée de ce à quoi ressemble une récompense éternelle.
Nous sommes petits et notre capacité intellectuelle est limitée. Pour nous, les futilités [de ce monde] sont le comble du bonheur et le sommet de la récompense.

Nous disons donc : "Maître du monde, Tu détermines, de Ta main généreuse, ouverte et sainte, notre récompense : 'Que le Miséricordieux nous accorde le privilège d'atteindre les jours du machia'h et la vie du monde à Venir'. Nous recevrons alors une récompense 'qu'aucun œil n'a jamais vue' ".
['Hafets 'Haïm - Michlé hé'Hhafets 'Haïm - p.59 ]

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[on vient de voir ici que l'étendu de notre récompense pour une seule mitsva est au-delà de notre perception de notre vivant.
Le 'Hafets 'Haïm nous pousse également à réfléchir sur la notion d'éternité. Nous sommes dépendants du concept de temps de ce monde, que tout peut avoir une fin.
Ainsi, une mitsva ou une avéra a un impact dans un espace temporel infini.

En ce sens, avant de faire quelque chose, on doit réfléchir aux conséquences :
- si c'est une faute (avéra), alors je risque d'en souffrir, d'en payer le prix pour toujours (même dans 150 millions d'années!), et cela pourra être douloureux d'une intensité que je ne peux concevoir actuellement ; (la téchouva reste toujours possible de notre vivant) ;
- si c'est une mitsva, alors j'aurai pour l'éternité (même dans 150 millions d'années!), une récompense qui est tellement énorme que je ne peux pas l'appréhender actuellement.]

Le 'Hafets 'Haïm a dit un jour que lorsqu'une personne a besoin d'une délivrance (yéchoua) dans sa vie, le moment le plus propice au salut est après l'accomplissement d'une mitsva.
Par le mérite de la mitsva qu'on a pu réaliser, notre prière aura plus de chances d'être exaucée.

C'est la raison pour laquelle nous faisons les demandes de "haRa'haman" à la fin du Birkat haMazon, car après avoir fait la mitsva de Le remercier pour la nourriture que nous avons mangée, Hachem est plus susceptible de répondre à nos demandes.

[Si'hot hé'Hhafets 'Haïm - vol.2, p.65 ]

Mitsvot & le cadeau de la vie

+ Mitsvot & le cadeau de la vie :

-> Une personne est obligée d'être heureuse toute sa vie dans ce monde, où elle a la possibilité d'acquérir la vie éternelle à chaque instant.
Comme le disent nos Sages : "un moment de repentir et de bonnes actions dans ce monde vaut mieux que toute la vie [éternelle] dans le monde à Venir" (Pirké Avot 4,17).
Et tous les objets matériels (ex: or, diamant, ...) de ce monde ne valent même pas un mot de Torah.

À l'avenir, lorsque nous comprendrons la valeur de la Torah et des mitsvot, nous remercierons Hachem pour chaque moment de la vie où nous avons eu la chance d'acquérir une richesse inimaginable et illimitée.
C'est ce que signifie le verset : "Hachem, ton D., circoncira ton cœur et le cœur de ta descendance, pour aimer Hachem ton D. de tout ton coeur et de toute ton âme, afin que tu vives" (Nitsavim 30,6).
Lorsque la couverture du cœur sera enlevée, nous aimerons Hachem pour l'incroyable cadeau de la vie qu'Il nous a fait, au cours de laquelle nous avons acquis à chaque seconde des valeurs spirituelles éternelles qui ne peuvent être mesurées.
['Hafets 'Haïm - Chem Olam - chap.20 ]

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[pourquoi attendre d'être dans le monde de Vérité, pour en venir à remercier Hachem pour la préciosité des moments de notre vie actuelle?
Tâchons de les apprécier, de les exploiter au mieux, et de remercier Hachem pour cela, déjà de notre vivant! ]