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L'un des plus grands obstacles à la pratique de la hitbodédout et de la prière en général est que nous ne réalisons pas la grandeur de l'amour d'Hachem pour nous.
Il nous est difficile d'imaginer qu'Il écoute vraiment attentivement chaque mot de la prière que nous prononçons.
C'est l'une des raisons pour lesquelles il est important pour nous de nous connecter aux tsadikim avant de prier, car ils nous révèlent la véritable nature de la miséricorde d'Hachem (à l'égard de chaque juif, et ce du plus méritant au moins méritant).
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,2 ]

Hachem se réjouit de chaque acte

Le plus difficile dans le service d'Hachem, c’est en réalité que nous pensons que c’est si difficile. Nous croyons que pour plaire à Hachem, nous devons accomplir quelque chose qui dépasse nos capacités.
Cependant, lorsque nous prenons conscience de l’immense joie que nous procurons à Hachem à chaque bénédiction, prière, mitsva et parole de Torah, alors servir Hachem devient incroyablement facile et agréable.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,44 ]

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-> Nous devrions apprécier la lumière extraordinaire de chaque petite chose que nous faisons pour servir Hachem et croire que ces bonnes actions sont comme de grandes étoiles brillantes.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kriat HaTorah 6 ]

-> Peu après que Rabbi Nathan soit venu voir Rabbi Na'hman de Breslev, celui-ci lui dit : "Un tout petit peu [d’avodat Hachem] est aussi bon".
La profonde sagesse de cette phrase simple a complètement changé la vie de Rabbi Nathan de Breslev, et elle peut changer la nôtre aussi.
Bien sûr, nous devons toujours aspirer à étudier beaucoup la Torah, à prier avec une kavana pure et à servir Hachem du mieux que nous pouvons. Mais nous ne pouvons pas laisser notre aspiration nous priver de la joie et de la satisfaction que nous devrions tirer de chaque bonne pensée, de chaque mot de sainteté et de chaque mitsva, même si nous n’atteignons pas nos objectifs ultimes.
[Avané'ha Barzel 65]

L’âme collective du machia’h

Chaque juif doit perfectionner et préparer la partie du machia'h qui se rapporte à sa propre âme.
Le mot "Adam" est un acronyme des mots "Adam, David, Machia'h".
La stature d’Adam s’étendait d’un bout à l’autre de la terre ('Haguiga 12a), et englobait toutes les âmes d’Israël. Cependant, après la faute sa stature a été réduite.
De même, l’âme du machia'h sera composée de l’ensemble des 600 000 âmes du peuple juif, comme c’était le cas avant la faute d’Adam. Par conséquent, chaque juif doit préparer cette partie du machia'h qui correspond à sa propre âme, jusqu’à ce que toute la structure soit fixée et établie.
Alors il y aura une Unification universelle, sans fin. Puisse-t-elle advenir bientôt, de nos jours!
[Méor Einayim - Pin'has ]

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=> L'âme du machia'h, comme celle d'Adam, englobe toutes les âmes du peuple juif, depuis les Patriarches jusqu'à la dernière génération.
Chaque juif a sa place dans l’âme du machia'h. En s’efforçant d’affiner sa propre âme, on construit l’âme collective du machia'h, et la guéoula se rapproche.

L’échelle entre nous et le Ciel

Lorsque Yaakov arriva à Har HaBayit (lieu où sera construit le Temple), il s’endormit et fit un rêve extraordinaire au sujet d’une échelle allant de la Terre au Ciel. Puis, il se réveilla et dit : "Que cet endroit est redoutable!" (Vayétsé 28,17).
C’est là la révélation des grands tsadikim qui revêt une importance capitale pour nos vies. La plupart du temps, nous rêvassons, sans avoir conscience qu'Hachem est très proche de nous et que chaque petit geste que nous faisons dans la kedoucha (sainteté) a un effet inconcevable dans tous les mondes supérieurs.
C’est pourquoi Hachem nous envoie des tsadikim pour nous enseigner que, où que nous soyons dans le monde, il existe une échelle qui relie notre lieu aux Cieux les plus élevés ; ainsi, chaque bonne pensée que nous avons, chaque mot positif que nous prononçons et chaque mitsva que nous accomplissons créent d’immenses tikounim dans toute la Création.
Grâce à cela, nous nous réveillons et réalisons : "Que cet endroit est redoutable!".
Nos cœurs se remplissent d’émerveillement, de crainte et d’amour pour Hachem, et nous sommes capables de Le servir à un tout autre niveau.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Min'ha 7 ]

Les juifs = char Divin sur terre

 "Ceux qui camperont à l'avant, à l'est, formeront l'étendard du camp de Yéhouda, selon leurs divisions ; et le chef des fils de Yéhouda est Nachshon, fils d'Aminadav" (Bamidbar 2,3)

-> [Dans le désert,] il y avait quatre camps, chacun représenté par sa propre bannière.
Le premier camp était dirigé par la tribu de Yéhouda (יְהוּדָה), le deuxième par Réouven (ראובן), le troisième par Éfraïm (אפרים) et le quatrième par Dan (דן). Les initiales de ces noms forment le mot אדיר (adir - puissant), qui fait allusion au verset "Tu es puissant dans les hauteurs, Hachem" (adir bamarom Hachem - Téhilim 93,4), et nous montre à quel point le peuple juif est estimé par Hachem ; Son amour pour lui est si grand qu’Il en a fait un char pour Sa présence sur terre, exactement comme Son char au Ciel.
Ainsi, le verset "Tu es puissant dans les hauteurs, Hachem" signifie que, tout comme Hachem est puissant dans les mondes supérieurs, de même, Il est puissant sur terre [en faisant reposer Sa présence sur le peuple juif, qui est également Son "char" ].

De plus, nous pourrions expliquer comme suit : c’est uniquement le peuple juif qu'Hachem a rendu puissant, et c’est uniquement à lui qu’Il a donné de Sa puissance, de Sa grandeur et de Sa gloire, comme le dit le verset : "Heureux es-tu, Israël, qui est comme toi" (Vézot haBéra'ha 33,29) ; "Qui est comme Ton peuple Israël" (Divré haYamim I 17,21) ; et "Tu as exalté cette nation, Tu as accru sa joie" (Yéchayahou 9,2).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 2,3]

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-> Le peuple juif dans son ensemble est appelé "le campement de la Chékhina".
De même, chaque juif individuellement est appelé "le campement de la Chékhina", comme le dit le Zohar (Vo.I,76a) à propos du verset : "Ton campement sera saint" (Ki Tétsé 23,15) : "Ton campement" (ma'hanékha) fait référence aux 248 membres d’une personne.
Le peuple juif, dans son ensemble et chaque individu, est la manifestation sur terre du char céleste de Hachem.
Si un juif devient contaminé (impur par ses fautes) sur terre, à D. ne plaise, il fait en sorte que le campement de la Chékhina dans les mondes supérieurs devienne également contaminé (impure).
[...]

Lorsque le peuple juif se sanctifie sur terre, la Chékhina repose sur lui. [comme un char Divin sur terre]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 5,2-4]

Nous constatons que le mot יִשְׂרָאֵל (Israël) a une valeur numérique de 541, ce qui correspond à la somme des initiales de toutes les séfirot, soit : כחבגגתנהימ (kéter, 'hokhma, bina, gédoula ['hessed], guévoura, tiféret, nétsa'h, hod, yessod, malkhout).
Lorsque le peuple juif accomplit la volonté d'Hachem, alors la bénédiction se déverse sur lui à partir des dix sefirot auxquelles fait allusion son nom : יִשְׂרָאֵל (Israël).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 6,23-27]

L'âme [d'un juif] provient d'un zivoug des mondes Supérieurs, le plus élevé qui soit, surpassant même le niveau des anges.
[Arizal - Ets 'Haïm - chaar ט"ל - pérék ד ]

"Combien grand et précieux est l'amour que porte Hachem à Israël car bien que ses membres portent la responsabilité de l'exil parmi les nations qui les afflige, la Présence divine ne les quitte jamais, telle une mère qui prend en pitié ses enfants et les accompagne partout.
Ainsi, ne viens pas dire que le peuple juif est seul au sein de son exil ...

Ceci peut être illustré par la parabole d'un roi qui se mit en colère contre son fils et décréta, pour le punir, de l'éloigner du royaume en l'exilant dans un pays lointain. La reine qui entendit le décret déclara :
"Puisque le Roi a renvoyé notre fils de son palais, moi je ne l'abandonnerai pas. Je l'accompagnerai et nous reviendrons tous les deux dans le palais du roi. Quelque temps plus tard, le roi s'enquit de la reine mais ne la trouva point. Le roi déclara : puisque la reine est avec mon fils, que tous les deux reviennent dans mon palais."
[Zohar - Haazinou 256b]

En raison du grand amour d'Hachem pour le peuple juif, tout ce qu’Il lui commande de faire est lié à des concepts extrêmement élevés et à des niveaux élevés de sainteté dans les mondes supérieurs.
Il n’y a absolument rien, aussi insignifiant que cela puisse paraître, qui ne soit basé sur quelque chose dans les mondes supérieurs.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 24,5-9]

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-> Tout sur terre correspond à quelque chose dans les mondes supérieurs ; chaque action accomplie [par un juif(ve)] sur terre a un effet sur ce qui lui est parallèle dans les mondes supérieurs, que ce soit pour le bien ou pour le mal.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Kédochim 19,35-36]

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=> chaque acte, pensée, ... que nous faisons impacte le Ciel, et par ricochet notre monde.
Il n'y a pas de neutralité, soit on apporte du bien, soit on apporte du mal dans le monde.
Soit nous avançons, soit nous reculons.
Etre juif(ve) est une immense fierté, mais également une immense responsabilité.

Nous pensons que nous devons travailler très dur dans la avodat Hachem pour remplir nos obligations. Nous avons l’impression de devoir faire plus que ce dont nous sommes capables afin de plaire à Hachem. À cause de cela, nous nous refusons de mener une vie de délivrance personnelle, une vie de joie, de paix, de clarté d’esprit, ...

Le tikoun pour y remédier consiste à renforcer notre émouna en nous-mêmes. Nous devons croire que chaque petite chose que nous faisons dans la avodat d'Hachem illumine tous les mondes supérieurs et inférieurs et procure au Créateur une joie incroyable.
Chaque bénédiction et chaque mot de la Torah sont très précieux aux yeux de Hachem. Hachem n’attend pas de nous que nous soyons parfaits.
[rav David Kivak - rapportant Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,86 ]