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En raison du grand amour d'Hachem pour le peuple juif, tout ce qu’Il lui commande de faire est lié à des concepts extrêmement élevés et à des niveaux élevés de sainteté dans les mondes supérieurs.
Il n’y a absolument rien, aussi insignifiant que cela puisse paraître, qui ne soit basé sur quelque chose dans les mondes supérieurs.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 24,5-9]

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-> Tout sur terre correspond à quelque chose dans les mondes supérieurs ; chaque action accomplie [par un juif(ve)] sur terre a un effet sur ce qui lui est parallèle dans les mondes supérieurs, que ce soit pour le bien ou pour le mal.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Kédochim 19,35-36]

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=> chaque acte, pensée, ... que nous faisons impacte le Ciel, et par ricochet notre monde.
Il n'y a pas de neutralité, soit on apporte du bien, soit on apporte du mal dans le monde.
Soit nous avançons, soit nous reculons.
Etre juif(ve) est une immense fierté, mais également une immense responsabilité.

Nous pensons que nous devons travailler très dur dans la avodat Hachem pour remplir nos obligations. Nous avons l’impression de devoir faire plus que ce dont nous sommes capables afin de plaire à Hachem. À cause de cela, nous nous refusons de mener une vie de délivrance personnelle, une vie de joie, de paix, de clarté d’esprit, ...

Le tikoun pour y remédier consiste à renforcer notre émouna en nous-mêmes. Nous devons croire que chaque petite chose que nous faisons dans la avodat d'Hachem illumine tous les mondes supérieurs et inférieurs et procure au Créateur une joie incroyable.
Chaque bénédiction et chaque mot de la Torah sont très précieux aux yeux de Hachem. Hachem n’attend pas de nous que nous soyons parfaits.
[rav David Kivak - rapportant Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,86 ]

Reconnaître sa beauté interne de juif

-> Je dois reconnaître ma beauté intérieure.
En reconnaissant les qualités particulières qui se trouvent au fond de mon âme (divine), j’en viendrai à reconnaître la grandeur du peuple juif.
Cela mènera à un élargissement de l’esprit concernant la grandeur d'Hachem, qui élève le monde vers une liberté supérieure.
En me pardonnant toutes mes erreurs, je serai capable de transformer les fautes du peuple juif en mérites. Je serai capable de trouver de bonnes qualités chez tous les êtres humains et d’attirer continuellement une bonté supérieure sur le peuple juif.
[rav Avraham Kook - Chedarav - p.164 ]

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-> Je dois trouver le bonheur en moi-même et non à travers l’approbation sociale ou une quelconque carrière. Plus je comprends mon essence, et plus je m’autorise à être original et à voler de mes propres ailes ... plus mes forces se développeront et seront une bénédiction pour moi-même et pour le monde entier.
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 2,77 ]

-> Je n’abandonnerai pas mon chemin unique.
Même si mes ennemis et ceux qui s’opposent à moi sont nombreux. La vérité est que, plus que tous mes ennemis, je suis moi-même ma plus grande opposition. Ma petitesse lutte contre ma grandeur.
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 7,192 ]

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-> Je suis constamment à la recherche de ce qui se trouve au plus profond de mon âme (qui est une partie de divinité). Toutes sortes d’activités extérieures détournent mon esprit de cette quête intérieure. Elles m’amènent à chercher en vain aux quatre coins du monde ce que je ne peux trouver qu’au plus profond de mon âme.
[rav Avraham Kook - Pinkassé haRaaya 2,p.114]

-> Mon âme endure de grandes souffrances. Que recherche-t-elle?
L'esprit rationnel ne peut percer ce mystère. La solution ne se trouve qu'en sondant les profondeurs de l'âme et la racine de son existence.
[rav Avraham Kook - Pinkassé haRaaya 2,p.119]

Peut-être que la plus grande qualité d’Avraham Avinou était sa messirout néfech pour Hachem. Il a eu une vie très difficile, pleine d’épreuves et de défis inimaginables, mais il les a néanmoins tous surmontés.
Même dans des situations impossibles, il n’a jamais abandonné , et c’est ainsi qu’il a atteint la sainteté extraordinaire d’être le premier juif.

Lorsque nous lisons et étudions sa vie, il est important de nous rappeler que chaque juif porte en lui une étincelle d’Avraham Avinou.
Ainsi, même lorsqu’il semble que nous ne pouvons tout simplement plus lutter contre les épreuves auxquelles nous sommes confrontés, si nous puisons au plus profond de notre cœur, nous trouverons le courage d’avoir la messirout néfech pour Hachem, ce qui nous donnera la force d'achever la "mission impossible", encore et encore.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Oumanim 4 ]

Parfois, de jeunes ba'hourim venaient voir Rav Aharon Leib Steinman pour se plaindre de ne pas trouver d’épanouissement dans leur vie, et de ne pas ressentir de joie ni de satisfaction dans les mitsvot qu’ils accomplissaient.
Le rav Steinman leur disait : "Concentrez-vous simplement sur le fait que vous faites partie de la nation juive, que Hachem a choisie comme Son peuple élu et à laquelle Il a donné Sa Torah. Cela en soi est le plus grand privilège!"

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-> Rabbi Na'hman de Breslev exprime dans sa célèbre chanson : "Si un juif avait conscience de ce qu'est être juif, alors il serait joyeux et il danserait jusqu'à 120 ans!" (im yéhoudi aya yodéa ...).

-> Le rav Its'hak Hutner (Pa'had Its'hak - séfer hazikaron 71) attendait de ses élèves qu’ils aspirent à la grandeur, tout en soulignant l’importance de conserver un sentiment de satisfaction "dans un état d’être juif sans avoir atteint aucun niveau" (bé'matsav chél héyot Yéhoudi bli madrégot).
Il insistait que : le point de départ de la croissance et de l’identité spirituelle réside dans l’appréciation de ce que nous sommes, et non dans la lutte pour combler ce qui nous manque.

Le principal travail du yétser ara est de faire oublier à une personne (juive) qu’elle est l’enfant du Roi (des rois - Hachem).
[Rabbo Aharon de Karlin ]
(ikar avodat ayétser ara hi léaskia'h méadam chéou ben mélé'h)

"Une personne doit croire en elle-même, croire qu’elle est précieuse aux yeux d'Hachem, car proportionnellement à la clémence et la bonté d'Hachem [qui sont infinies], chaque personne [juive] est [infiniment] grande et importante aux yeux d'Hachem."
[rabbi Na'hman de Breslev]

Puisque tous les juifs sont interconnectés, un juif qui accomplit une mitsva à un bout du monde peut élever et soutenir un juif dans une autre partie du monde qui est incapable d’accomplir cette même mitsva.
[rabbi de Loubavitch]

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[chacune de mes actions peut impacter un juif vivant actuellement dans le monde, mais également ceux morts et ceux à naître. ]

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+ Chacune de nos actions impacte tous les juifs :

-> Le midrach (Vayikra raba 4,6) explique que le peuple juif est comparé à un troupeau de brebis égarées
(Yirmiyahou 50,17), car tout comme lorsqu’une brebis est frappée à la tête ou à l’un de ses membres, tous ses membres ressentent la douleur, de même, lorsqu’un juif faute, tout le peuple juif ressent la douleur.
Rabbi Shimon bear Yo'haï compare l’effet qu’un fauteur a sur la nation juive à celui d’une personne assise dans un bateau qui commence à percer un trou dans le plancher du bateau sous ses pieds.
"Que fais-tu au bateau?" demandent les autres passagers. Il répond : "En quoi cela vous concerne-t-il ? Ne suis-je pas en train de percer sous mes pieds?"
Ils s’écrient : "L’eau monte par ce trou et inonde tout le bateau!"

Le midrach nous enseigne que la nation juive tout entière est considérée littéralement comme un seul corps. Lorsqu’un juif faute, il attire le mal sur tout le peuple, et il ne peut pas prétendre, face à quelqu’un qui cherche à l’empêcher de fauter, que cela ne regarde pas cette personne.
Nous sommes tous dans le même bateau, et nous sommes tous affectés par les transgressions des uns et des autres.
Du côté positif, lorsque nous sommes unis comme un seul corps, nous méritons l’affection particulière de Hachem, et c’est notre tâche, à chaque génération, de parvenir à cette unité.

-> Un soldat juif venu en Russie avec l’armée de Napoléon se rendit à la yéchiva de Volozhin, où il dit à rav 'Haïm de Volozhin : "Au lieu de vous pencher [sur l'étude] sur les paroles du Rambam, vous auriez pu œuvrer pour empêcher les juifs de Paris de s’assimiler".
Rabbi 'Haïm répondit : "En nous penchant ici sur les paroles du Rambam, nous empêchons les juifs de Paris de s’assimiler."
Il exprimait ainsi que les membres du peuple juif sont tous garants les uns des autres, et forment un seul corps.

-> Dans le même esprit, le rav Israël Salanter observe que lorsqu’un juif pieux d'Osieck (toute petite ville de Pologne) redouble d’efforts pour étudier la Torah, il incite un juif non pratiquant de Varsovie à fermer son commerce une heure avant le Shabbat, et un étudiant juif de Paris à manger dans un restaurant casher.
De même, le 'Hazon Ich (dans ses lettres vol.3,82) écrit qu’un véritable étudiant en Torah suscite des sentiments de repentance chez tous ceux qui l’entourent.

[rav Moché Sternbuch - Haggada shel Pessa'h]

Soyez toujours joyeux. Pensez et croyez avec une foi parfaite que la Chékhina est à vos côtés et veille sur vous.
Vous regardez le Créateur, et le Créateur vous regarde.
Le Créateur peut faire tout ce qu'Il désire. S'Il le veut, Il peut détruire tous les mondes en un seul instant et les créer en un seul instant. En Lui sont enracinées toutes les bonnes choses et tous les jugements du monde, car Son effusion et Sa vitalité sont en toutes choses.
Ainsi, "Je ne fais confiance qu'à Lui, et je ne crains que Lui".
[Baal Chem Tov - Tsavaat haRivach - n°137]

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-> "Gardez à l'esprit que le Créateur vous regarde aussi comme le fait une autre personne. Cela doit être constamment présent dans votre esprit, avec une pensée pure, claire et lucide."
[Likoutim Yékarim - sect.209 ; Kéter Shem Tov - sect.232]

-> [La capacité] de toujours voir le Créateur avec l'œil de l'esprit, même lorsque l'on regarde une autre personne, est un niveau élevé [de réalisation].
Gardez à l'esprit que lorsque vous êtes continuellement dans un état de pensée pure et claire, alors le Créateur vous regarde aussi comme le fait une autre personne.
[Baal Chem Tov - Tsavaat haRivach - n°134]

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[Un juif n'est jamais seul, abandonné à lui-même. Au contraire, tout juif est un enfant unique d'Hachem, qui Lui est extrêmement précieux, en témoigne le fait qu'Hachem regarde et porte attention constamment à chaque juif. ]

Quiconque porte des accusations contre le peuple juif, c'est comme s'il portait des accusations contre Hachem.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayigach 45,1]