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"améat mim'ha rav Etslo" (Rabbénou Bé'hayé - dans le 'Hovot haLévavot) = ce qui nous semble être un petit acte, une petite mitsva à tes yeux, est en réalité très apprécié par Hachem, et a un impact énorme au Ciel, et par ricochet dans le monde entier.

[pour limiter nos ambitions, notre yétser ara fait croire à chaque juif que ce qu'il fait est "méat" (tout petit), mais en réalité chaque petit pas d'un juif vers Hachem influence énormément le monde.  Un juif a une part Divine en lui, et peut donc agir à l'image de D., avec une grandeur phénoménale.
Et si cela te semble petit (méat) c'est seulement "min'ha" (de ton point de vue d'humain limité, dans le mensonge), car dans le monde de Vérité c'est "rav" (beaucoup) aux yeux d'Hachem (Etslo). Ainsi, tâchons de voir notre vie selon la Vérité, pour tenter d'exploiter au mieux nos potentialités internes, dans la joie et la fierté (un juif semble "méat" aux yeux des gens, mais en réalité il est éternellement "rav" aux yeux d'Hachem), b'h. ]

Hachem nous aime davantage à chaque seconde

+ Dans les bénédictions de la lecture du Shéma Israël, nous trouvons le terme "ahava rabba ahavtanou" (Tu nous as aimés d'un grand amour).
Le rav Shimon Schwab écrit que le terme "ahava rabba", souvent traduit par "amour abondant", devrait en fait être interprété comme "amour toujours croissant". Chaque jour qui passe, l'amour qu'Hachem a pour nous grandit.
Ainsi, alors que les années s'enchaînent, que cela tant de siècles depuis notre délivrance d'Égypte et du moment où nous nous sommes tenus au mont Sinaï, actuellement Hachem nous aime plus que jamais.

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=> On peut voir ce message dans l'allumage des bougies de 'Hanoucca.
S'il l'on peut dire : chaque jour nous allumons davantage de lumière, à l'image d'Hachem qui a chaque jour un "sourire", un "regard" plus lumineux d'amour pour Ses enfants adorés (les juifs).
Le yétser ara tend à nous persuader du contraire, d'à quel point nous sommes insignifiants, voir nuls par rapport aux anciennes générations si élevées spirituellement (en comparaison quelle joie a Hachem de nous).
Mais la réalité est différente : quoique nous puissions faire Hachem nous aime à chaque instant davantage que le précédent, Il est si fier et aime infiniment tout chaque juif, et cela sans exception, par le simple fait que c'est Son fils unique et adoré.

En allumant et en publiant cet amour extraordinaire d'Hachem pour tout juif, nous voulons également allumer en nous ces flammes d'amour fou pour le meilleur des papa, l'Unique : Hachem.
Fort de cette Vérité, on ajoute beaucoup de lumières et de joie à notre vie.

Prier = expression de la grandeur de tout juif

Le rabbi Sholom Dov Ber de Loubavitch a décrit un jour les sentiments qu'il éprouvait en récitant les prières quotidiennes du matin :
"Lorsque je récite la partie de la prière qui exprime les louanges que les anges chantent devant Hachem, je les envie. Mais lorsque je récite le Shéma, la louange que le juif chante devant Hachem, je me demande : "Où sont passés tous les anges?""

Tous les anges, les ofanim et les saints 'hayot (créatures célestes) ouvrent la bouche dans la sainteté et la pureté, avec des chants et des louanges, disant Kadoch et Baré'hou d'une voix claire et douce, mais Hachem les ignore tous et s'attarde avec nous, nous choisissant parmi tous les peuples et nous rapprochant de Lui.
Qui Hachem embrasse-t-il et rapproche-t-il de lui?
Le peuple juif, en réaction aux mots "Shéma Israël Hachem Elokénou Hachem é'had", qui surgissent presque comme s'ils avaient une vie propre.
[rabbi Yaakov Neuman - Darké Moussar]

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[en disant "Shéma Israël Hachem Elokénou, Hachem é'had" = on doit s'imaginer que Hachem met de côté toutes les créatures des mondes supérieurs (même les anges les plus élevés), toutes les autres nations du monde, et que lors de notre Shéma, Il nous rapproche de Lui et nous embrasse d'un amour infini!
De la même façon que nous disons que Hachem est é'had (Unique), Hachem dit que nous sommes é'had (uniques) à Ses yeux.
Cela est valable pour tout juif, même celui qui a pu faire les pires fautes, car Hachem a un amour éternel pour nous, indépendant de ce que nous pouvons faire.
Ainsi, le Shéma Israël doit rallumer notre flamme d'amour pour papa Hachem, et notre appréciation des grandes choses spirituelles que nous pouvons faire par amour pour Lui. ]

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-> voir également le fait que : Hachem accepte les prières de tout le monde : https://todahm.com/2021/04/25/hachem-accepte-les-prieres-de-tout-le-monde

Il est intéressant de noter que le monde à Venir n'est mentionné nulle part dans la Torah.
Le rabbi Shlomo de Zhvil explique que c'est parce que nous sommes les enfants d'Hachem (Réé 14,1).
Quelle est la différence entre un serviteur et un enfant? Un serviteur fait son travail pour recevoir une compensation. Ce n'est pas le cas d'un enfant. Tout ce que le père possède est à la disposition de l'enfant, tant qu'il ne se rebelle pas ou ne s'enfuit pas. Un enfant n'a pas besoin de salaire car il héritera de tout.
De même, la Torah n'a pas besoin de mentionner la plus grande des récompenses. En tant qu'enfants de D., absolument tout est à nous tant que nous faisons Sa volonté.

Moché note les points de départ des différents trajets dans le désert, selon les instructions d'Hachem [que nos Sages mettent en parallèle avec les différentes étapes que chaque juif traverse dans sa vie].
"Voici leurs déplacements selon leurs départs" (Massé 33,2).
N'oubliez jamais votre point de départ. Gardez à l'esprit que votre origine, votre âme, fait partie d'Hachem. Lorsque vous en êtes conscient, vous pouvez aller de l'avant.
[rabbi Sim'ha Bounim de Gour]

L'âme est considérée comme une "une partie du D. en-Haut" ('hélek Eloka mimaal - Iyov 31,2).
Le Tanya (Likouté Amarim - chap.2) ajoute le mot "mamach" pour montrer qu'on doit le comprendre au sens le plus littéral.

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-> Les anges ne sont qu'une partie de la création.
Le rabbi Schnéour Zalman de Liadi (Iguéret Kodech - épître 23) écrit que "si un ange se tenait en présence d'un groupe de 10 juifs, même s'il n'y avait pas de paroles de la Torah [discutées] entre eux, une terreur et une crainte infinies et illimitées s'abattraient alors sur lui en raison de la présence divine qui règne sur eux, au point qu'il serait complètement anéanti!"
[la raison pour laquelle les êtres humains ne réagissent pas de la même manière est qu'ils sont moins raffinés (purs) et ont beaucoup moins de sensibilité et de perception spirituelles que les anges, et qu'ils ne sont donc pas conscients de la présence dans laquelle ils se trouvent. (cela permet aussi au libre arbitre d'exister). ]

La grandeur d’être juif

+ La grandeur d'être juif(ve) :

-> Chaque jour nous disons dans la Kédoucha, lors de la répétition du Amida par l'officiant : "Nous sanctifierons ton nom dans ce monde tout comme [les saints anges] le sanctifient dans les cieux".
Le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - part.2, chap.10) note que cela semble être une extraordinaire arrogance de notre part. Pouvons-nous vraiment nous comparer aux anges les plus saints du ciel qui louent constamment Hachem?
Examinons ce qu'est réellement un juif.

Avant notre naissance, notre âme réside dans les mondes supérieurs avec d'innombrables anges. Leur tâche consiste à servir et à louer Hachem en permanence.
Hachem souhaite également avoir des âmes qui Le serve dans ce monde et c'est pourquoi il "choisit" certaines âmes et les envoie comme Ses messagers pour accomplir Son service dans notre monde.
Les anges et nous-mêmes sommes tous deux des serviteurs d'Hachem, et nous sommes tous deux chargés de sanctifier le nom d'Hachem. Leur lieu de service est au Ciel et le nôtre est sur terre.

Un juif est l'une des rares âmes qui a eu le mérite d'être un messager d'Hachem dans ce monde. Il est observé par Hachem et par tous les milliards d'âmes et d'anges au Ciel pour voir comment il se comporte.
Le 'Hafets 'Haïm écrit que : "s'il réussit, il reçoit beaucoup de bienfaits d'Hachem et ses actes sont inscrits dans le livre spécial de souvenir d'Hachem. Ses actes sont publiés devant tous les anges et il recevra un grand honneur et une grande gloire lorsqu'il atteindra le monde à Venir, car il a mérité d'être un serviteur loyal du Roi des rois".

=> C'est un honneur si prestigieux d'être choisi comme l'un des rares messagers à venir dans ce monde que n'importe quelle âme serait prête à renoncer à toute sa part dans le monde à venir pour avoir cette opportunité.
Le 'Hafets 'Haïm conclut que si quelqu'un réalise cela : "il devrait être rempli d'une joie énorme et explosive quand il réalise une mitsva. Lorsqu'il se souvient qu'il n'est qu'un humble humain physique mais qu'il a le mérite de parler à Hachem tout comme les anges les plus saints, ses yeux se rempliront d'une incroyable joie, il s'humiliera devant Hachem et s'engagera à accomplir la volonté d'Hachem de tout son cœur."

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+ Servir Hachem avec joie :

-> La Torah décrit 98 horribles punitions/malédictions qui s'abattront sur le peuple juif, à D. ne plaise, si nous ne respectons pas les commandements d'Hachem, et en donne ensuite une raison : "Parce que vous n'avez pas servi Hachem, votre D., avec joie (sim'ha)" (Ki Tavo 28,47).
Comment se fait-il que les châtiments les plus terribles surviennent parce que nous n'avons pas agi avec joie? Est-ce un crime de ne pas être heureux?

La réponse est : oui!
Hachem nous a choisis et créés pour être Ses loyaux serviteurs. Nous avons reçu l'illustre mission de vivre notre vie en tant que porteurs de Sa royauté, et en tant que tels, nous devrions être extrêmement fiers et enthousiastes à chaque fois que nous avons l'occasion de servir notre Roi.
Si nous servons Hachem sans le faire avec joie, nous disons en fait à Hachem : "Merci mais, non merci".
Nous montrons que nous ne considérons pas ce qui nous a été donné comme quelque chose de prestigieux ou de spécial et que nous ne sommes pas fiers de L'avoir comme roi et maître. Si c'est ce que nous ressentons, Hachem n'a pas besoin de nous et le résultat peut, à D. ne plaise, être terrible.

-> Par ailleurs, le Yessod veChorech haAvoda (chap.34) écrit dans son testament comment il a atteint son niveau de grandeur extraordinaire :
"... Parce que mon cœur brûlait constamment d'une grande joie et d'un grand bonheur, la plus grande joie possible que l'on puisse atteindre : J'ai un tel D. dont la royauté ne s'arrêtera jamais pour toujours.
Après avoir créé tant de mondes qui ne peuvent même pas être comptés, tous Le reconnaissent, le servent et le louent constamment. Puis Il m'a choisi, moi, un simple humain de chair et de sang, et dans Sa grande bonté, Il m'a créé comme l'un des membres de la sainte nation juive, afin que je puisse moi aussi reconnaître un peu de Sa grandeur et de Son exaltation dans ce monde ...
Mon cœur brûlait constamment d'une grande fierté d'avoir mérité d'être un serviteur éternel d'un tel D., et je ressentais continuellement de l'orgueil à l'égard de Sa sainteté.
En raison de cette fierté, de cette joie et de ce bonheur qui brûlaient en permanence dans mon cœur à propos de Sa sainteté, j'avais toujours l'habitude de Le mentionner et de Le louer.
Quoi qu'il m'arrive, que ce soit bien ou mal, je Le louais toujours, car j'étais convaincu que tout venait de Lui et était sous Son contrôle."

"Aucun membre de la nation [juive] ne devrait jamais dire : "Que suis-je et quel est mon pouvoir pour que je puisse avoir un impact sur un aspect quelconque de l'univers?"
Nous devrions tous comprendre et intérioriser la grandeur et la puissance de nos actions, de sorte que chacune d'entre elles s'élève et ait un impact sur les plus hauts sommets des mondes suprêmes."
[rav 'Haïm de Volozhin - Néféch ha'Haim - chaar 1, chap.4 ]

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-> Selon le Néfech ha'Haïm (chaar 1, chap.3), l'être humain a été créé "bétsélem Elokim" (à l'image de D.), en ce sens que nous avons le pouvoir, par nos pensées, nos actions et nos paroles, d'influencer toute la création, en bien comme en mal.
Hachem appelle la nation juive "béni bé'hori Israël" (mon premier-né - Chémot 4,23). Ce titre n'est pas destiné à gonfler notre égo collectif ; il exprime plutôt la profonde responsabilité que notre Créateur nous a confiée. Tout comme un premier-né est censé donner l'exemple aux frères et sœurs qui le suivent, nous sommes ici pour donner l'exemple au monde, et sanctifier le nom d'Hachem par la même occasion.
[rav Naftali Horowitz]

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-> Notre néchama vient d'un endroit encore plus élevé que celui des anges, comme l'affirme le Tanya (Ch. 2), après avoir décrit le néfech habéhémit (l'âme animale) :
"La seconde âme, spécifiquement juive, est véritablement une émanation de D., comme il est écrit : "Il [Hachem] souffla dans ses narines une âme de vie" et [nous le disons dans nos prières] : "Tu as soufflé [cette âme] en moi".
Et il est écrit dans le Zohar : "Celui qui souffle, souffle de l'intérieur", c'est-à-dire de son intérieur et de son être le plus profond.."

Le Baal Ha Tanya (Iguéret HaTéchouva - chap.4) développe ce point :
"Même si Hachem ne possède pas de forme physique, la Torah parle néanmoins dans le langage des gens ordinaires ... et l'analogie ici est que, contrairement aux anges qui sont décrits comme venant du "souffle de Sa bouche", la néchama (âme) d'un juif vient d'un "endroit" plus profond."

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-> La guémara (Béra'hot 10a) souligne les aspects entre la néchama et sa nature Divine :
"Tout comme Hachem remplit le monde entier, l'âme remplit également tout le corps physique. Tout comme Hachem voit mais n'est pas vu, l'âme voit mais n'est pas vue. Tout comme Hachem soutient le monde entier, l'âme soutient le corps entier.
Tout comme Hachem est pur, l'âme est pure. Tout comme Hachem réside dans un sanctuaire intérieur [secret], l'âme réside également dans un sanctuaire intérieur [secret]."

Le miracle de la survie juive

+ Le miracle de la survie juive :

-> Pour démontrer qu'Hachem continue de diriger le monde de manière surnaturelle, même aujourd'hui, il faut se rappeler l'existence même et la survie du peuple juif après des milliers d'années d'exil parmi les nations.

-> Le miracle de la survie des juifs parmi les nations est un plus grand miracle que ceux qu'Hachem a accomplis pour le peuple juif en Egypte, dans le désert et en terre d'Israël.
[rav Yaakov Emden - intro de son siddour]

-> Déjà au 11e siècle, Rabbénou Bé'hayé ('Hovot haLévavot - chaar 'Hechbon haNéfech - chap.5) affirme que le miracle de la survie juive s'apparente aux miracles de l'ouverture de la Mer Rouge et du mont Sinaï.
Le 'Hafets 'Haïm (Nid'hé Israël 44) écrit longuement sur la réalité totalement miraculeuse de la survie du peuple juif.

-> "Sans la puissance de Hachem, comment une nation (c'est-à-dire Israël) pourrait-elle survivre parmi toutes les nations?"
[les Sages de la Grande Assemblée - guémara Yoma 69b]

-> Cela est au cœur du Séder de Pessa'h (véhi chéamda) :
"Car ce n'est pas qu'un seul [ennemi] qui s'est levé contre nous pour nous détruire mais, dans chaque génération, ils se lèvent contre nous pour nous détruire ; et Hachem nous sauve de leur main!"

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-> Selon le rav Aharon Kotler, le lien vibrant et durable entre le peuple juif et la Torah à travers des milliers d'années est un miracle encore plus grand que celui de la survie improbable de notre nation à travers ces mêmes millénaires.

-> Le rav Aharon Kotler (michnat Rav Aharon IV - p.227) dit:
"À une époque comme la nôtre (les années suivant la Shoa), de nombreuses questions sont soulevées et beaucoup de consternation se fait jour. Nombreux sont ceux qui voient leur émouna s'affaiblir et vaciller. Mais cela se produit chez ceux qui n'ont pas la Torah.
Au contraire, lorsque l'on voit clairement la réalisation de la garantie de la Torah, "qui n'est pas oubliée par notre descendance" (chélo chi'hékha mipi zar'o), cela renforce notre émouna dans la nature Divine de la Torah.
Après tout, il ne peut y avoir de plus grande preuve que les propres mots de la Torah :"Ce chant parlera devant eux comme un témoin, car il ne sera pas oublié de la bouche de leurs descendants" (Vayélé'h 31,21).
L'éternité même de ce chant témoigne de son origine. Il y a des milliers d'années, la Torah nous a assuré qu'à chaque génération et à chaque période d'obscurité et de destruction, il resterait intact, inséparable des juifs. Tout a été prédit dès le début! Les prédictions de troubles et de détresse, d'une part, et les assurances de survie et de salut, d'autre part, tout cela a trouvé son expression à notre époque."

"La émouna c'est : Hachem m'aime en toute circonstance, et Il ne me prodigue que du bien, encore plus de bien ..."
[rav Shalom Arouch]