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"Si nous savions avec quel amour Hachem aime chaque juif, nous rugirions comme de jeunes lions pour courir vers Lui."
[Zohar - Chémot]

-> Le mot hébreu pour "monde" est "olam" qui est lié à "néélam" (être caché).
La réalité est qu'à chaque instant Hachem nous aime à la folie, et Hachem est si bien caché dans ce monde qu'on n'a pas conscience de Son amour pour nous, voir même on peut penser qu'on n'est pas important à Ses yeux, voir détestés (ex: au regard de nos fautes).
Peu importe ce qu'on peut faire dans notre vie (en bien ou mal), si on nous montrait les sentiments d'amour, de fierté d'Hachem pour nous, on doit s'imaginer devenant fou de joie au point de rugir comme des lions.
Ainsi, une base essentielle du judaïsme est de se travailler en permanence pour développer cette amour, cette appréciation de notre relation si spéciale avec Hachem, car notre yétser ara fera tout pour mettre du doute, pour éteindre ce feu d'amour mutuel.
L'amour d'Hachem, bien que très voilé actuellement, doit être un soleil dans notre vie, une motivation à vouloir le machia'h, pour que très vite on puisse révéler ces sentiments si forts.

Sinon imaginons notre honte après notre mort, lorsque nous arriverons dans le monde de Vérité, et qu'on se rendra compte d'à quel point Hachem nous aimez constamment, et que nous de notre côté on a été très loin de Lui, et de ce qu'Il nous recommandait de faire.

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-> Chaque juif est un enfant d'Hachem. Comme le dit la michna : "banim l'Hachem Eloké'hem" (Pirké Avot 3,14).
Chaque juif est donc un prince, un enfant de notre Père, notre Roi. (Voir Maharcha - Shabbath 128a)

-> Dans un cas où un juif est menacé de mort s'il ne tue pas un autre juif, la halakha stipule qu'il doit renoncer à sa propre vie plutôt que de tuer la personne.
La guémara (Sanhédrin 74a) explique cela par le fait que : "qui dit que votre sang est plus rouge que celui de votre victime? Peut-être que le sang de la personne que vous voulez tuer est plus rouge que le vôtre".

Le rav Moché Mordé'hai Karp explique qu'à partir de cette guémara, nous voyons qu'Hachem aime et apprécie la vie de chaque juif exactement de la même manière. Par conséquent, il n'est pas permis de prendre la vie d'un autre juif pour sauver la sienne, car Hachem veut que l'autre vive autant qu'Il veut que nous vivions.

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-> L'amour d'Hachem pour chaque juif est aussi un amour paternel.
Le rav Shimshon Pinkous (Tiféret Shimshon) écrit : "Imaginez qu'un père pleure la perte de son fils et que quelqu'un vienne le réconforter en lui disant : "Ce n'est pas si grave, tu as d'autres fils".
Le père hurlerait : "Espèce d'imbécile! Tu crois que ce n'était qu'un fils? C'était mon petit Shimmeleh!
Avec tous ses attributs et ses défauts, avec son intelligence unique, avec sa propre identité! Il n'y a personne d'autre comme lui dans le monde!""
C'est ainsi, dit le rav Pinkous, que se présente la relation qu'Hachem entretient avec chaque juif dans le monde. Il aime chaque Réouveleh et chaque Shimmeleh!

-> Le rav 'Haïm Chmouelevitz se rendait souvent au monument d'Avshalom, la tombe du fils du roi David, qui s'est révolté contre son propre père.
À cet endroit, le rav Chmouelevitz levait les yeux vers le ciel en priant et disait :
"Maître de l'univers, quel est l'être humain le plus méprisable au monde? Certainement un fils qui a essayé de tuer son propre père. Il ne fait aucun doute que personne ne pourra jamais lui pardonner cette faute effroyable. Pourtant, nous savons que lorsqu'Avshalom fut tué par le général Yoav, le roi David pleura amèrement et dit : "Ô mon fils Avshalom, mon fils, mon fils Avshalom! Si seulement Hachem avait voulu que je meure à ta place, ô Avshalom, mon fils, mon fils!" (Shmouel II 19,1).

Nos Sages nous disent que le roi David a même réussi à libérer Avshalom du Guéhinam et à le faire entrer au Gan Eden. Pourquoi a-t-il fait cela pour une personne aussi terrible?
La réponse est qu'il était son père, et que l'amour et la miséricorde d'un père sont totalement inconditionnels, même pour un fils aussi terrible qu'Avshalom."

Le rav Chmouelevitz conclut : "Maître de l'univers, tu es notre père. C'est pourquoi, même si nous sommes aussi mauvais qu'Avshalom et que nous nous sommes révoltés contre Toi, à D. ne plaise, Ton amour envers nous ne cessera jamais. S'il te plaît, montre-nous ton affection, protège-nous du mal et bénis-nous avec tout ce qui est bon."

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-> L'Alter de Kelm dit que non seulement l'amour d'Hachem pour chaque juif est analogue à l'amour d'un père pour un enfant, mais qu'Hachem aime chaque juif autant qu'un père aime un enfant qui est son unique enfant.
Lorsqu'un père a plusieurs enfants, il est possible que l'amour qu'il porte à tous ses enfants, bien que très intense, ne soit pas exactement le même. Le fait qu'Hachem aime chacun d'entre nous comme s'il était son unique enfant signifie que chacun d'entre nous est aimé exactement de la même façon.
[Hachem est infini, au-delà de toute limitation naturelle, Il n'a pas de problème à aimer infiniment chaque juif. ]

La guémara (Kidouchin 36a) cite un différend entre rabbi Yéhouda et rabbi Méïr sur la question de savoir si nous sommes toujours considérés comme des enfants d'Hachem lorsque nous ne faisons pas Sa volonté.
Rabbi Méïr est d'avis que même lorsque nous ne faisons pas la volonté d'Hachem, nous sommes toujours considérés comme Ses enfants.
Le rav Yaakov Neiman (Lesitcha Elyon - Devarim) souligne que la guémara utilise le terme "nikra'im banim" (on les appelle des enfants). En d'autres termes, leur différend sur la relation du peuple juif avec Hachem lorsqu'ils ne font pas Sa volonté, porte sur la question de savoir s'ils sont ou non "appelés" Ses enfants. Cependant, la réalité immuable est que nous sommes bel et bien les enfants d'Hachem, quoi qu'il arrive.
Selon Rabbi Yéhouda, nous sommes toujours les enfants d'Hachem lorsque nous ne faisons pas Sa volonté, mais nous ne sommes pas "appelés" enfants.
Rabbi Méir est d'avis qu'il n'y a même pas cette forme de distance lorsque nous ne faisons pas Sa volonté, et que nous sommes toujours appelés enfants d'Hachem.

Le Téchouvot HaRachba (1:194) dit que nous suivons l'opinion de Rabbi Méir (voir Maharcha - Baba Batra 10a, qui dit la même chose).
L'implication est quel que soit l'état spirituel d'un juif, il est ouvertement considéré comme un enfant chérit et adoré de son Père céleste.
[ nos fautes viennent faire écran entre nous et Hachem (la téchouva peut nous réparer), faisant que l'on peut moins ressentir de proximité et d'amour avec Hachem.
Du côté d'Hachem l'amour pour chaque juif reste intact, c'est uniquement de notre côté, notre perception qui change (ex: par nos fautes, par une manipulation du yétser ara, par la routine de la vie matérielle, ...).
En effet, la halakha est fixée selon l'avis de Rabbi Méïr, même si un juif faute, l'amour qu'Hachem a pour Lui ne change pas, il n'y a aucune distanciation, nous restant Son enfant unique adoré et important à Ses yeux. ]

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-> Le Rachbatz (Pirké Avot 3,14) affirme qu'il existe 3 niveaux d'amour entre Hachem et le peuple juif.
Le premier est qu'ils sont un "tsélem". Ce type d'amour s'étend également aux non-juifs. [tout être humain a en lui une partie de divinité, les juifs ayant une âme provenant d'une source beaucoup plus élevée que les autres nations. ]
Un autre amour est celui d'être "banim". Rien que par cela [aux yeux d'Hachem], nous sommes tous comparables aux tsadikim harichonim tels que 'Hanokh, Métouchéla'h, Noa'h, Chem et Ever, qui n'avaient pas la Torah. [tout juif a constamment le titre de "banim", fils d'Hachem, et ce seul fait créé pour toujours un lien d'amour, d'attachement d'Hachem pour chaque juif. ]
Le 3e amour est la Torah. [Hachem aime et apprécie chaque seconde où l'on peut faire Sa volonté, chaque juif selon son niveau et ses capacités. ]

=> Nous voyons que l'amour du peuple juif, appelé enfant d'Hachem, ne dépend pas même pas de vivre ou d'étudier la Torah. Chaque juif est un enfant bien-aimé d'Hachem, même s'il n'a pas la Torah.
[dans la rue où il y a des non juifs, on peut renforcer sa fierté et grandeur du "simple" fait d'être juif, en se disant qu'on est beaucoup plus aimé et apprécié du Roi des rois, que ce non juif, que même le président de la république, que même cette star (non juive). Je suis important aux yeux du boss des boss, c'est que je suis quelqu'un de bien! (cela doit nous responsabiliser à agir avec grandeur spirituelle, et à remercier pour cela!) ]

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-> "Et qui est comme Ton peuple, comme Israël, une nation unique sur la terre?" (oumi ké'amkha ké'Israël goy é'had baarets - Chmouël II 7,23)."

Le rav 'Haïm Vital (chaar HaPessoukim 40,3) demande pourquoi est-il nécessaire d'écrire la lettre kaf devant le mot "Israël", ainsi que devant le mot "am'ha".

Il répond que cela nous enseigne qu'un juif est spécial pour deux raisons.
La première est qu'il est ké'amkha, "comme Ton peuple", ce qui signifie qu'il agit comme la nation d'Hachem est censée agir.
Une autre raison pour laquelle chaque juif est spécial est qu'il est "ké'Israël" ; il a une importance essentielle uniquement parce qu'il fait partie du peuple juif.

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=> Chaque juif est comme un enfant unique pour Hachem. Un juif peut fauter et ne pas connaître grand-chose à la Torah et aux mitsvot, mais il reste l'enfant bien-aimé d'Hachem.

Les anges portent chacune de nos bonnes paroles

+ Les anges portent chacune de nos bonnes paroles :

"Les portant sur ses ailes" (Haazinou 32,11).

-> Le Ohr ha'Haïm hakadoch explique en rapportant le Zohar citant : "La créature ailée rapportera les propos" (Kohélet 10,20). Le Zohar explique qu'il existe des anges connus sous le nom de "créatures ailées" (baal kénafayim) dont le travail consiste à amener au Ciel chaque bonne parole qui sort de la bouche d'une personne juive.

Le Ohr ha'Haïm explique que c'est la signification du verset ci-dessous (de Haazinou), selon lequel les anges porteront les bonnes paroles sur leurs ailes.
[cela témoigne d'à quel point Hachem apprécie chaque mot employé positivement. Contrairement à ce que l'on pense notre parole a un impact considérable dans le monde, ce qui doit nous rendre fier et responsable de l'utilise au mieux (pour construire et faire plaisir à Hachem, plutôt que pour détruire). ]

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-> voir aussi : Seuls les juifs sont dotés du pouvoir de la parole : https://todahm.com/2025/02/23/seuls-les-juifs-sont-dotes-du-pouvoir-de-la-parole

La grandeur de tout juif actuellement

+ La grandeur de tout juif actuellement (basé sur 'Hanoucca) :

-> Le chiffre 8 reflète l'éternel (Maharal - Tiféret Israël 2). Le chiffre sept correspond à ce qui se trouve dans ce monde et à ses limites (les 7 jours de la semaine). Parce que l'alliance entre chaque juif et Hachem est éternelle, Hachem nous a ordonné de faire la brit mila le 8e jour de la vie d'un enfant.

-> 'Hanoucca est la dernière fête donnée par Hachem au peuple juif avant notre long exil, et sa durée de 8 jour symbolise la capacité du peuple juif à durer éternellement.
La guémara (Shabbath 21b) présente l'argument bien connu entre Beit Hillel et Beit Shamai concernant la manière idéale d'allumer les bougies de 'Hanoucca (Shabbos 21b) :
- selon Beit Shamaï : on allume 8 bougies le premier jour, et on diminue d'une chaque jour suivant, pour terminer avec une seule bougie.
- selon Beit Hillel, c'est l'inverse : on allume une bougie le premier jour, et on ajoute une bougie de plus chaque jour, pour arriver à 8 bougies allumées le 8e jour.

=> Nous allons voir les approches du rav Tsadok haCohen de Lublin et du rav Avraham haCohen Kook.

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+ Une diminution de la lumière spirituelle :

-> C'est le concept de la yéridat hadorot, le déclin spirituel "inévitable" des générations.
Selon la guémara (Baba Batra 75a) : "Le visage de Moché était comme le visage du soleil, le visage de Yéhochoua était comme le visage de la lune".

De même, Rabbi Zéra au nom de Rabba bar Zimouna (guémara Shabbath 112b) dit : "Si les générations passées étaient comme des anges, alors nous sommes comme des hommes ; s’ils étaient comme des hommes, alors nous sommes comme des ânes".

-> Il semble que plus nous nous éloignons dans le temps de la révélation au mont Sinaï, plus nous nous éloignons d'Hachem et de la vérité.
En ce sens, selon l'avis de Beit Shamaï, lorsque la dernière bougie de la dernière nuit de 'Hanoucca regarde autour d'elle, elle émet un grand soupir, se souvenant de l'époque où elle était entourée de sept bougies supplémentaires, ayant une plus grande lumière. Il était une fois des géants de la Torah comme le Gaon de Vilna, des érudits médiévaux comme Rachi et le Rambam, et des sages de l'époque de la Michna et de la guémara ...
La dernière bougie, se sent seule, abandonnée, elle exprime la douleur de la descente spirituelle des générations au fil du temps (combien nous avons perdu de notre brillance!). La stature du peuple juif est passée de huit à un.
[cette vision de la réalité, pourrait nous pousser à baisser les bras, à se dire à quoi bon éclairer puisqu'on éclaire pas beaucoup par rapport à nos ancêtres, que nos actes sont sûrement peu important aux yeux d'Hachem (avant il y avait le Gaon de Vilna, mais moi qui suis-je pour Hachem!), ... ]

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+ Purification et raffinement :

-> D'un autre côté, de nombreux séfarim hakédochim affirment que c'est exactement le contraire qui se produit. Les générations sont de plus en plus conscientes d'Hachem.
Le rav Tsadok HaCohen de Lublin, le rav Avraham Kook, ainsi que le rav Shlomo Elyachiv (le Lechem), et de nombreux séfarim de la Kabbale enseignent qu'au fil du temps, nous avons constamment progressé pour sortir de la laideur de l'idolâtrie, de l'hérésie et de l'ignorance.
Aujourd'hui, nous pouvons remplir des stades/salles pour un Siyoum HaShass et l'étude de la Torah est considérée comme l'idéal, même parmi les personnes qui ne sont pas nécessairement aussi scrupuleuses qu'elles devraient l'être dans l'observance des mitsva.
D'une manière très profonde et mystérieuse, des progrès remarquables ont été accomplis au fil du temps.

Il n'y a pas si longtemps, peu de gens allumaient une 'hanoukia avec de l'huile ou possédaient leur propre soucca. Ces derniers temps, l'étude de la Torah et l'observance des mitsvot ont connu un essor incroyable.
Combien de livres de Torah sont facilement disponibles et agréables à lire (sans compter internet).

Le rav Tsadok Hacohen (Pri Tsadik - Ki Tavo), cite son maître le Mé Hachiloa'h, qui l'a entendu de son rabbi, le rav Sim'ha Bounim de Peshischa :
"Même si la qualité de l'esprit et de l'intellect diminue avec le temps, le point essentiel le plus intime du cœur devient de plus en plus raffiné ... que dans notre génération orpheline (il écrit cela à la fin du 19e siècle), si une vérité devient connue du cœur, si un juif ressent quelque chose dans son cœur, même un tout petit peu, cela est plus significatif aux yeux d'Hachem.
C'est plus important que la lumière des générations précédentes, car dans l'étroitesse d'esprit de notre époque, même une étincelle de vérité, de conscience, de proximité et de compréhension du Créateur est considérée comme très importante. Une formidable énergie spirituelle émane des bné Israël [à notre époque] ...
Nous sommes comme des enfants vendus en esclavage. Notre capacité à nous souvenir d'Hachem, ne serait-ce qu'un peu, est plus précieuse aux yeux d'Hachem que la lumière des générations précédentes."

[en appliquant à l'avis de Beit Shamaï, on pourrait dire que notre yétser ara nous laisse croire qu'en apparence nous ne valons qu'une simple bougie, alors que les générations d'avant pouvait en valoir comme 8 fois plus que nous!
Mais, en réalité : de nos jours une action d'un juif est appréciable aux yeux d'Hachem autant que 8 bougies d'action de génération passée. Un petit acte est très valorisé!
(le ratio de 1 pour 8 est plus pour l'idée d'avoir un ordre de grandeur)
Ainsi, l'approche de Beit Shamaï vient combattre notre yétser ara qui essaie de nous obscurcir en nous dévalorisant spirituellement. Plutôt que de se morfondre (que valent mes actions par rapport aux géants passés), on doit prendre conscience que chaque petit effort que nous faisons pour Hachem vaut beaucoup plus que par le passé, nous pouvons tellement amener à l'Histoire du peuple juif, au point de générer la venue du machia'h, b'h!

Beit Hillel n'est pas d'accord, pour lui nous arrivons pleinement à une telle réalisation en faisant l'inverse, ce que nous verrons par la suite. ]

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-> Le rav Avraham Kook nous enseigne comment comprendre les deux directions opposées dans lesquelles nous voyageons. Même si le monde entier est en déclin, cela n'est vrai que d'un point de vue superficiel.
Les actions et les caractéristiques des juifs individuels et du monde en général diminuent clairement avec le temps, comme nous le voyons dans la prévalence croissante de l'immoralité rampante, le manque total de dignité des gens dans leur façon de s'habiller, et bien d'autres choses encore. De ce point de vue, nous ne sommes pas comparables aux générations précédentes.
En ce qui concerne les âmes et les vies individuelles, la réalité est celle apparente du Beit Shamaï : nous diminuons continuellement avec le temps.

En revanche, du point de vue de l'essence intrinsèque de la nation juive, de la sainteté de la nation juive collectivement, chaque génération s'ajoute aux générations précédentes et s'appuie sur elles.
Nous sommes comme de petites personnes qui se tiennent sur les épaules de géants.
Aujourd'hui, notre peuple détient les connaissances et des mérites cumulées de tous les tsadikim de notre histoire. Nous récoltons les fruits des générations de tsadikim et de guéonim qui nous ont précédés. Nous possédons désormais la somme totale de toutes les générations depuis le mont Sinaï. Nous sommes très proches des jours du machia'h.

-> Le rav Kook (Igrot haRaya 332) écrit :
"Même si le monde descend de plus en plus bas, ce n'est qu'en ce qui concerne le monde extérieur. Les actions et les comportements tombent à un niveau inférieur à celui des générations précédentes.
Mais du point de vue intérieur de l'âme (néchama), de la force de la nation, de la sainteté d'Israël en tant que peuple, chaque génération s'appuie sur les progrès de la précédente. La sainteté s'amplifie avec le temps.
[la dernière bougie de 'Hanoucca ne se dresse pas seule, mais avec la lumière collective de toutes les nombreuses bougies qui l'ont précédée. ]

En revanche, le mal et la faute ne s'accumulent pas dans les générations suivantes. La nation d'Israël est remplie de plus de lumière aujourd'hui qu'elle ne l'a jamais été dans le passé. Nous ne pouvons tout simplement pas la voir avant l'arrivée du machia'h.

La croissance spirituelle cumulative continue à se développer, lentement et mystérieusement, jusqu'à ce que nous atteignions un point de basculement, une éruption spirituelle où tout sera révélé. Hachem nous montrera comment Il nous a parlé tout au long de la longue période de l'exil."

[on peut comparer cela à un compte bancaire collectif de la nation juive, où l'on comptabilise tous les mérites depuis le début de notre histoire (toutes les mitsvot toutes les souffrances, toutes les prières, ...), sans rien en retirer (les fautes ne s'accumulant pas).
Et même si personnellement nous n'y mettons pas grand chose, la nation juive n'a jamais été aussi riche spirituellement sur son compte commun, ce qui rend chaque juif sublime et important pour Hachem (puisque actionnaire d'un empire de bons mérites). Nous n'aurons conscience de cela qu'après la venue du machia'h.]

-> Le rav Kook enseigne :
Le mal que nous observons [chez les autres] n'est qu'extérieur et superficiel. Leur âme intérieure est bonne et sainte. Même les juifs qui se disent athées sont motivés par une volonté interne de faire le bien dans le monde, d'aider autrui et d'aider Israël.
Ce sont des gens bien ; ils sont fiers d'être appelés juifs. Ils sont simplement perdus et ne savent pas ce que signifie être juif.

[combien de juifs même très éloignés, on une émouna forte, combien vibrent dès qu'on leur montre la lumière d'Hachem.
Extérieurement les juifs peuvent sembler plus sombre que par le passé, mais leur intériorité est si vivant, si pure!
Par le passé, il y avait un vrai pouvoir de l'idolâtrie (croire en d'autres puissances), mais de nos jours, un juif n'est pas croyant plus par ignorance ou par paresse (ne voulant pas des nombreuses obligations que peut impliquer la religion). ]

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+ La sainteté cumulative :

-> Comment pouvons-nous nous améliorer collectivement, mais pas individuellement?
En physique et en biologie, nous savons que "ce qui se ressemble s'assemble". La réalité spirituelle est similaire. Les choses saintes se rejoignent naturellement.
La sainteté de nos mitsvot relativement modestes et de l'étude de la Torah dans les générations suivantes ajoute de la lumière à ce qui a précédé. Même si nos mitsvot et nos bonnes actions sont mineures à bien des égards, nos petites lumières s'ajoutent aux grandes lumières du passé, auxquelles nous pouvons accéder.

En revanche, la faute et le mal ne sont pas cumulatifs.
"Tous ceux qui font le mal seront dispersés" (Téhilim 92,10). La sainteté se combine et le mal se sépare.
Le peuple juif contemporain contient plus de lumière d'Hachem que les générations passées, mais cette réalité ne sera pas pleinement révélée avant l'arrivée du machiah'h.
Le machia'h viendra lorsque la mesure appropriée de la sainteté rassemblée se sera accumulée. "La gloire d'Hachem sera révélée, et toute chair verra que la bouche d'Hachem a parlé" (Yéchayahou 40,5).

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-> Revenons au désaccord entre Beit Shamaï et Beit Hillel. Quel regard portons-nous sur nous-mêmes et sur le monde? Le monde devient-il vraiment de plus en plus grand?
La vision du monde du Beit Shamaï est basée sur la réalité que nous pouvons observer avec nos yeux physiques. Nous sommes de plus en plus éloignés de la révélation du mont Sinaï, c'est pourquoi nous devrions commencer 'Hanoucca avec huit bougies et en enlever une chaque jour jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'une.

Beit Hillel considère que le monde évolue positivement.
Le rav Tsadok haCohen de Lublin se concentre sur le point intérieur du cœur, plutôt que sur notre mode de vie extérieur.
Ce point intérieur devient de plus en plus raffiné avec le temps. Si nous regardons ce qui se passe aujourd'hui au-delà de l'apparence physique des choses, au-delà de ce que nous pouvons voir avec nos yeux, mais plutôt avec ce que nous pouvons ressentir intérieurement, nous pouvons sentir la recherche, l'aspiration et le désir des peuples de se connecter à une expérience spirituelle transcendante.
Les juifs les plus simples étudient aujourd'hui les enseignements les plus profonds de la Torah.

Plus grand à l'intérieur
-> Un jour de Yom Kippour, le rav Avraham Kook quitta la synagogue pour rendre visite à un groupe de juifs qui violaient délibérément Yom Kippour en public. Il leur a parlé et a chanté avec eux.
La plupart des membres de ce groupe sont finalement retournés à la synaoggue, et beaucoup sont devenus observants de la Torah.
Hachem dit : "Dans les lieux éloignés (spirituellement), ils se souviendront de moi, ils vivront avec leurs enfants et ils reviendront" (Zé'haria 10,9).

Telle est la promesse d'Hachem. Nous devons nous en souvenir et le rappeler aux autres.
Tous les défauts que nous observons chez les autres juifs ne sont qu'extérieurs.
Intérieurement, ils sont bien plus grands que le juif typique des générations précédentes. Ils ne sont pas plus grands que les tsadikim, mais l'effet cumulé de la lumière d'Hachem et de la sainteté du peuple juif fait de la génération actuelle la plus grande qui ait jamais vécu.

C'est pourquoi, à l'heure actuelle, nous avons assisté à une augmentation considérable de l'idéalisme. Les générations précédentes étaient principalement préoccupées par les guerres et l'approvisionnement en nourriture. La majeure partie du monde a tourné la page et se préoccupe de justice et d'équité. Bien qu'une grande partie de cet idéalisme soit mal orienté, beaucoup de ces juifs aiment le peuple juif et la terre d'Israël, y sont profondément attachés et sont fiers d'être juifs, même s'ils ne savent pas vraiment ce que cela signifie d'être juif.
Ils peuvent penser qu'ils font simplement preuve de patriotisme, comme les autres nations. En réalité, ils sont intensément liés à la racine du peuple juif.

C'est le secret de la venue du machia'h dans le monde sous la forme d'un pauvre homme monté sur un âne (Zé'haria 9,9).
Le Tikouné Zohar (60) dit que cela décrit notre génération : bonne à l'intérieur mais mauvaise à l'extérieur.

Lorsqu'elle décrit l'affection cutanée de tsaraat, la Torah enseigne que si l'affection couvre tout le corps, elle est pure (Tazria 13,13). Notre génération est complètement infectée, mais elle possède le plus grand désir et la plus grande recherche de la vérité de la lumière intérieure de la Torah et du but de leur vie, d'une manière que nous n'avons jamais vue dans les générations précédentes.
Les générations précédentes se contentaient d'adhérer à la Torah et de l'étudier.
Aujourd'hui, les juifs typiques qui craignent Hachem cherchent désespérément à comprendre le sens profond de la Torah et qui est Hachem. À l'extérieur, il y a beaucoup de laideur, mais au fond de soi, la lumière augmente, et cela se répercute également à l'extérieur.

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-> La halakha suit l'avis du Beit Hillel. Nous ajoutons des bougies chaque soir.
Le rav Avraham Kook dit qu'à un niveau plus profond, Beit Shamaï et Beit Hillel sont tous deux d'accord.
D'un point de vue extérieur, Beit Shamaï a raison. En termes de grandeur individuelle, il y a eu un terrible déclin au fil des générations. Cela peut être très déprimant.
Si nous regardons la vie juive et le monde dans son ensemble, nous trouvons l'opinion de Beit Shamaï convaincante. Notre seule réponse est de hausser les épaules, de regarder vers le Ciel et de déclarer : "Nous ne pouvons compter que sur notre Père qui est aux cieux" (Sotah 49b).

Nous nous souvenons qu'il y avait autrefois huit bougies et nous déplorons qu'il y en ait beaucoup moins aujourd'hui. Il ne nous reste qu'une seule bougie, qui reste à peine allumée face aux vents soufflants du monde. Nous craignons qu'elle ne s'éteigne à son tour.

'Hanoucca, le cadeau d'Hachem pour nous soutenir pendant les longues années d'exil, suit l'opinion du Beit Hillel. Cela signifie que notre génération tient la huitième bougie. Il s'agit d'un phénomène cumulatif. Nous portons toutes les bougies des générations précédentes.
Notre génération est remplie de dégradations spirituelles terribles, en particulier dans le domaine de l'immoralité. Pourtant, parce que nous détenons la 8e bougie, nous savons que notre génération apportera le machia'h, qui ne se contentera de rien de moins qu'une révélation totale.

En apparence, notre génération est plus distante. Plus profondément, c'est elle qui tient la 8e bougie (symbole de ce qui est au-dessus de la naturalité, de ce monde). Notre tâche consiste à croire en nous-mêmes et à protéger la 8e bougie par notre vie.

On a rapporte le rav Tsadok haCohen, affirmant qu'à notre génération même que même si l'intellect s'affaiblit, le point intérieur du cœur juif brûle plus que jamais.

-> Le rabbi Arele de Belz est arrivé miraculeusement en Israël après la guerre et s'est installé à Tel Aviv, avec beaucoup d'autres. Par un chaud après-midi de Shabbat, il se promena avec son gabaï, gardant les yeux fixés sur le sol pour éviter de voir ceux qui n'étaient pas habillés convenablement et maintenir ainsi son état de sainteté.
De nombreux juifs laïques passaient devant lui et le saluaient en disant "Shabbat Shalom, Rabbi", ce à quoi le Rabbi répondait chaleureusement et affectueusement.
À chaque fois, il entendait son gabaï marmonner sous sa respiration : "Goyim ... shekatsim (vermine)".
Rabbi Arele se mit à trembler en entendant cela et dut rentrer chez lui.

Deux semaines plus tard, après avoir repris ses esprits et s'être calmé, Rabbi Arele confronta son gabaï. Il lui dit que lorsque le machia'h soufflera dans son shofar et que le son se répercutera jusqu'à chacun d'entre nous, tous ces juifs non pratiquants jetteront leur costume de Pourim et annonceront : "Hinéni! - Me voici! Je suis à toi, Hachem!"
Rabbi Arele réprimanda l'homme, l'avertissant de ne plus jamais parler ainsi des autres juifs.

Ce gabaï regardait le monde à travers la lentille d'un déclin spirituel, mais Rabbi Arele lui apprenait à voir le monde avec une conscience spirituelle élargie, comme Beit Hillel, qui s'enrichit et grandit chaque nuit.

[d'après le rabbi Moché Weinberger]

Avoir foi dans la pureté intérieur de tout juif

+ Avoir foi dans la pureté intérieur de tout juif :

-> Le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.11) décrit l'éternelle pureté intérieure de tout juif qu'une faute extérieure ne peut jamais entacher ou atteindre.
Il insiste à plusieurs reprises sur le fait que la faute est quelque chose d'extérieur au peuple juif. La lumière divine intérieure qui caractérise l'âme d'un juif existe sur un plan d'existence différent du monde physique/matériel.
Sur un plan divin plus profond, il n'y a aucune rencontre ni aucun contact avec la faute.

La différence entre l’âme d’un juif et celle d’un non juif

+ La différence entre l'âme d'un juif et celle d'un non juif :

"Je ferai une distinction entre Mon peuple et ton peuple, c'est demain qu'aura lieu ce signe" (Vaéra 8,19)

-> Le Imré Emet (cité dans le séfer Likouté Yéhouda) explique ce verset en citant le Magen Avraham (46:10) qui dit au nom des Mékoubalim que nous faisons les bénédictions de "chélo assani goy" (qui ne m'a pas fait non juif) et "chélo assani aved" (qui ne m'a pas fait esclave) chaque matin pour remercier Hachem de ne pas avoir permis à un âme d'un non juif ou d'un esclave d'entrer dans notre corps pendant que nous dormions.

Il pose la question suivante : Comment une personne peut-elle savoir que l'âme d'un non juif n'est pas entrée dans son corps?
S'il est capable de bénir Hachem et de prononcer Son nom, c'est un signe clair que cela ne s'est pas produit.

C'est pourquoi le verset dit : "Je ferai une distinction entre Mon peuple et ton peuple, c'est demain (matin) qu'aura lieu ce signe" = chaque matin, lorsque l'on récite les Birkat Hacha'har, la séparation entre un juif et un non juif devient évidente.

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+ Une transformation quotidienne :

-> Le Imré Emet ajoute que la raison pour laquelle le "Yid Hakadoch" (rabbi Bounim de Peschi'ha) était connu sous ce nom était qu'il se sanctifiait chaque jour pour s'élever à un nouveau niveau de sainteté qui était aussi loin au-dessus de son niveau précédent que la différence entre un juif et un non juif.

Ce concept est illustré par ce verset qui dit que la séparation entre un juif et un non juif est visible chaque matin, ce qui signifie qu'un juif est capable de subir une transformation chaque jour pour atteindre un nouveau niveau qui est aussi éloigné de son ancien niveau que la différence entre un juif et un non juif.

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-> Toute la création peut être classée en 4 catégories : les objets inanimés/minéraux, les végétaux, les créatures vivantes (animaux) et les êtres parlants (humains) (domem, tsoméa'h, 'haï, médaber).
Dans le Séfer haKouzari (4e hakdama du maamar 5), le rav Yéhouda haLévi ajoute une 5e catégorie : le peuple juif (am Israël).

=> Dans les mots du Kouzari : "Les plus bas (spirituellement) parmi les enfants de la Torah d'Hachem sont plus élevés que même les plus élevés parmi les nations qui n'ont pas la Torah. Car la Torah, qui vient d'Hachem, insuffle à l'âme les qualités et la nature des anges".

La grandeur d’être juif à notre génération

+ La grandeur d'être juif à notre génération :

-> Le Baal Chem Tov dit qu'en exil, une aide spéciale est disponible pour une personne cherchant l'inspiration divine, malgré le fait que la Chékhina ne réside pas en diaspora.
Même si une personne n'est pas tout à fait digne, le ciel n'est pas aussi exigeant avec elle qu'en terre d'Israël. En effet, lorsqu'un roi est en voyage, il doit dormir dans des auberges et des hôtels dont la propreté et la beauté ne sont pas à la hauteur de son honneur ; cependant, le roi n'est pas déshonoré, car tout le monde sait qu'il est en voyage.
[Irga déPirka 148]

=> le Baal Shem Tov veut dire qu'étant donné que la Présence divine est en exil dans le monde et qu'elle n'est plus concentrée sur la terre d'Israël et le Temple sacré (sa résidence sur terre), il est en fait plus facile de parvenir à une perception d'Hachem que par le passé.

-> Sur cette idée, le rabbi Yaakov Yossef de Polnoye (Toldot Yaakov Yossef - Ekev, 181b) écrit :
"Particulièrement à notre époque, où la Présence divine est en exil et ne trouve pas d'endroit où se reposer, dès qu'une personne prépare toutes ses actions pour agir selon la volonté d'Hachem, elle devient immédiatement un "trône" pour la Chékhina, qui se repose sur elle.
Une telle personne est même considérée comme plus élevée que ceux des générations précédentes, lorsqu'il y avait de nombreux Tsadikim dans le monde, alors qu'aujourd'hui, "l'homme pieux disparaît" (Téhilim 12:2), c'est-à-dire ceux qui sont pieux devant leur Créateur (Zohar III ,281b).

Une personne doit se renforcer comme un guerrier et faire preuve de bonté envers la Chékhina, afin de devenir un trône pour l'Attribut de l'amour bienveillant ('Hessed). Tout comme à l'époque d'Avraham, où il n'y avait personne d'autre que lui pour aider la Chékhina, aujourd'hui aussi, à part quelques rares individus, personne ne pense à aider et à soutenir la Chékhina dans cet exil amer.
Ainsi, une personne qui est prête à se sacrifier (faisant Sa volonté ma volonté) deviendra certainement un trône pour la Présence divine, avec le trait de la bonté aimante."

"Imaginez la joie et le plaisir qu'éprouve un père lorsque son enfant est intelligent, brillant, talentueux et qu'il réussit. Le bonheur qu'un parent retire d'un tel enfant est indescriptible ...
Tout le plaisir que vous pouvez imaginer [qu'un parent peut avoir pour un enfant] n'est rien en comparaison du plaisir qu'Hachem retire d'un juif qui est inspiré à faire téchouva, ou même si simplement il se retient de faire une seule avéra (faute). Il est impossible d'imaginer la joie qu'Hachem en retire".
[le Baal haTanya]

Se réjouir d’être juif(ve)

+ Se réjouir d'être juif(ve) :

-> Un jour de Roch Hachana, le rav Zoucha d'Anipoli sortit du beit midrach avant la sonnerie du shofar et tomba sur un enfant pauvre, pieds nus et vêtu de haillons. Le rav Zoucha dit à l'enfant : "Enviez-vous l'enfant non juif de l'autre côté de la rue qui a de la nourriture en abondance et de beaux vêtements?".
L'enfant répondit : "Ce que j'ai ou n'ai pas n'a pas d'importance. Je suis juif et je crois en Hachem".

Le rav Zoucha retourna à son beit midrach et dit : "Maître du monde, qui est comme Ta nation, Israël! Ce garçon est pauvre et affamé. Il n'a rien, mais il accepte tout et n'échangerait jamais sa place avec un non juif!"

Il lui fut révélé du Ciel que par ce mérite, les portes [du Ciel] de la miséricorde se sont ouvertes pour tout le peuple juif.
[Maassé Haguédolim Hachadom - p.34 ]

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=> On voit de là qu'à chaque fois que nous avons des moments difficiles et que malgré tout nous restons heureux uniquement par le mérite d'être juif(ve), d'avoir confiance en Hachem, alors nous apportons beaucoup de bonnes choses sur tous les juifs (dont nous)!

Tout juif en lui a une partie d’Hachem et des Avot

+ Tout juif en lui a une partie d'Hachem et des Avot :

-> Il semble que ce soit la raison pour laquelle nos Pères (Avot) sont appelés ainsi, puisqu'un père a une descendance, et que le pouvoir des ancêtres se trouve dans leur descendance, dans toutes les situations et à tout moment.
Comme le dit le verset : "car la part d'Hachem est Son peuple" (ki 'helek Hachem amo - Haazinou 32,9) = tout comme Hachem a une part dans chaque juif, dans l'âme (néchama) qui est une partie d'Hachem, de même Yaakov Avinou a une part dans chaque juif, la Nékouda Hapénimit qui est dans toute sa descendance.

Et ceci est particulièrement lié à Yaakov (qui s'appelle aussi Israël) qui correspond à la Torah, qui est la racine de chaque juif (les Bné Israël).
Nos Sages (Pirké Avot 1,2) enseignent : "le monde repose sur 3 choses : la Torah, l'avoda et la guémilout 'hassadim", le Zohar (Vayétsé 146b) commente : la guémilout 'hassadim correspond à Avraham, la avodaa à Its'hak et Yaakov à la Torah.
De même, il est écrit : "la voix [de la Torah] est celle de Yaakov" (Toldot 27,22).
Et la Torah est la racine de l'âme de Israël, comme le suggère le nom ,ישראל qui est l'acronyme de י'ש ש'ישים ר'יבוא א'ותיות ל'תורה = il y a 600 000 lettres dans la Torah.
[ "Il y a 600 000 lettres dans la Torah, et chaque lettre est liée à la sainteté d'une âme juive, tout comme une femme est liée à son mari." (Mégalé Amukot -197) ]
Et puisque la Torah est la racine de tout juif, chaque personne peut toujours s'accrocher à la Nékouda Hapénimit de Yaakov et au pouvoir de la Torah, et retourner à sa source.

[il s'agit du point intérieur, une partie de notre âme qui restera toujours en nous pure et inchangée, même si on fait les pires choses, nous assurant ainsi toujours un point de retour (téchouva), et d'espérer pouvoir repartir vers le meilleur, avec l'aide d'Hachem (qui désire qu'on soit proche de Lui).
Nous venons de voir que tout juif a aussi une partie de l'âme des Avot (Avraham, Its'hak et Yaakov), comme autant de "maître nageur" pour nous aider dans nos moments difficiles où l'on risque de se noyer spirituellement. ]

-> "Même lorsqu'un juif a fauté, il est toujours appelé "Israël"" (af al pi ché'hata, Israël ou - guémara Sanhédrin 44a).

Chaque juif a une partie spirituelle et une étincelle de vie en lui qui ne peut être éteinte.
Même si une personne a fauté, la Nékouda hapénimit (le point intérieur) ne s'en trouve pas altérée, qui est la partie de Yaakov à l'intérieur de chaque juif, et tant que l'étincelle [d'âme] de Yaakov est en lui et n'est pas éteinte, il peut toujours faire téchouva.

[d'après le rav David Abou'hatséra ]

Au mont Sinaï = don de la vie, d’une relation intime avec Hachem

+ Au mont Sinaï = don de la vie, d'une relation intime avec Hachem :

-> Chacun d'entre nous, tous les hommes, les femmes et les enfants, étions présent au mont Sinaï et nous avons été témoins de la grande révélation du don de la Torah.
Les coups de tonnerre ont cessé. Les éclairs ont disparu. Et alors que le monde était plongé dans cette grande quiétude, la voix d'Hachem s'est fait entendre avec le premier commandement : "Je suis Hachem ton D.".
A cet instant, notre âme quitta notre corps. Hachem a aspergé chacun d'entre nous d'une rosée revivifiante, nous accordant une vie renouvelée.

À ce moment-là, nous avons reçu une vie entièrement nouvelle, une vie fondamentalement différente de celle que nous avions connue auparavant.
[Avec l'âme qui est revenue en nous,] nous ne pouvons plus vivre sans connaître Hachem, nous ne pouvons plus vivre sans Torah.
Hachem, la Torah et le peuple juif ne faisaient plus qu'un.
[d'une certaine façon, au mont Sinaï, nous avons perdu notre âme et Hachem nous a donné une plus élevée, plus adaptée à cette relation avec la Torah, avec toujours davantage de proximité avec Hachem.
Ainsi, le don de la Torah au Sinaï, c'est le don de l'âme juive en chacun de nous (une partie Divine extrêmement plus élevée que celle des non-juifs), qui aspire à toujours renforcer notre attachement avec Hachem, par le bien de la Torah. ]

Depuis, sans lien avec Hachem, notre vie ne vaut pas la peine d'être vécue.
Nous ne recherchons qu'une seule chose dans la vie ; une seule chose nous revitalise : nous voulons vivre avec Hachem. Nous voulons Le connaître, Lui parler, penser à Lui, Lui donner de la satisfaction.
Sans Lui, nous n'avons pas de vie. Être avec Hachem, c'est notre bonheur, notre joie et notre plaisir dans la vie.
[...]

Ce n'est pas toujours facile ; nous sommes tous confrontés à des défis et à des difficultés à certains moments. Mais il y a quelque chose qui nous remplit de joie, de vitalité et de force intérieure ; quelque chose qui est notre raison d'être et qui fait que notre labeur en vaut la peine.
Depuis que nous avons reçu la Torah au Sinaï, nous avons reçu la vie : une vie qui est purement pour Hachem.
Quoi qu'il arrive dans la vie, nous vivons avec Hachem ; nous savons qu'Il est [toujours] avec nous.
... C'est notre réconfort, c'est ce qui nous console et nous remplit de vitalité, même dans les moments de défi et de douleur ...

Tel est le pouvoir d'un juif. Nous sommes capables de survivre à une adversité extrême ; nous avons d'énormes réserves de force intérieure pour supporter tout ce à quoi nous sommes confrontés, grâce à la puissance de notre foi.
Nous sommes prêts à faire tout et n'importe quoi pour Hachem : pour Lui, cela vaut la peine d'endurer tous les types de défis, de déployer des efforts surhumains et de faire preuve d'une dévotion sans pareille.
Un juif sait que donner à son Créateur de la satisfaction est la meilleure chose de la vie, notre véritable bonheur. Plus que tout, nous voulons donner à Hachem du plaisir (na'hat), car nous savons à quel point nous sommes précieux pour Lui.
[Hachem est toujours avec nous, et Il est fier de chacune de nos actions lorsque l'on suit sa volonté, lorsque l'on se tourne vers Lui en prière, en remerciement, ... ]
[...]

Le roi David dit : "Pour moi, la proximité d'Hachem fait mon bonheur" (vaani kirvat Elokim li tov - Téhilim 73,28).
Dans les situations les plus difficiles, nous pouvons trouver l'illumination divine et notre véritable vitalité, la proximité avec Hachem, et vivre une vie heureuse avec Hachem.
[d'après le rav Avraham Tsvi Kluger]

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=> Hachem, la Torah et le peuple juif ne faisaient plus qu'un.
En nous donnant la Torah au mont Sinaï, Hachem nous a donné la capacité de vivre une vie où à chaque moment on peut se lier, s'unir davantage avec Lui.