Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Il est intéressant de noter que le monde à Venir n'est mentionné nulle part dans la Torah.
Le rabbi Shlomo de Zhvil explique que c'est parce que nous sommes les enfants d'Hachem (Réé 14,1).
Quelle est la différence entre un serviteur et un enfant? Un serviteur fait son travail pour recevoir une compensation. Ce n'est pas le cas d'un enfant. Tout ce que le père possède est à la disposition de l'enfant, tant qu'il ne se rebelle pas ou ne s'enfuit pas. Un enfant n'a pas besoin de salaire car il héritera de tout.
De même, la Torah n'a pas besoin de mentionner la plus grande des récompenses. En tant qu'enfants de D., absolument tout est à nous tant que nous faisons Sa volonté.

Moché note les points de départ des différents trajets dans le désert, selon les instructions d'Hachem [que nos Sages mettent en parallèle avec les différentes étapes que chaque juif traverse dans sa vie].
"Voici leurs déplacements selon leurs départs" (Massé 33,2).
N'oubliez jamais votre point de départ. Gardez à l'esprit que votre origine, votre âme, fait partie d'Hachem. Lorsque vous en êtes conscient, vous pouvez aller de l'avant.
[rabbi Sim'ha Bounim de Gour]

Mitsva individuelle & collective

La Torah se donne beaucoup de mal dans la paracha Nasso pour répéter les korbanot des Nesiim (chefs de tribu), en précisant le korban de chaque Nassi individuellement.
La Torah veut nous enseigner que lorsqu'un individu accomplit une mitsva, cela n'est pas considéré au ciel de la même façon qu'un acte collectif, mais plutôt Hachem se réjouit pour chaque individu comme s'il était la seule personne au monde.
L'amour et la joie d'Hachem pour chaque individu (juif) ne diminuent pas simplement parce que beaucoup de gens accomplissent la même mitsva que lui.
[Alter de Kelm - cité par le rav Yaakov Aryeh Naiman - Darké Moussar ]
[imaginons le Kotel remplit, et bien pour Hachem c'est comme si chaque juif présent est le seul au monde à faire cette mitsva! Hachem l'aime et l'apprécie immensément. ]

Lorsque les mondes restent attachés à leur matérialité, le service parfait de D. leur est inaccessible, mais lorsqu'ils prennent leurs distances et s'extraient de leur matérialité, ils sont capables de servir D. parfaitement.
... Lorsqu'une personne s'éloigne de sa matérialité [chacun selon son niveau, ses attirances au matériel], Hachem lui apparaît.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chémot 2,4 ]

L'âme est considérée comme une "une partie du D. en-Haut" ('hélek Eloka mimaal - Iyov 31,2).
Le Tanya (Likouté Amarim - chap.2) ajoute le mot "mamach" pour montrer qu'on doit le comprendre au sens le plus littéral.

<--->

-> Les anges ne sont qu'une partie de la création.
Le rabbi Schnéour Zalman de Liadi (Iguéret Kodech - épître 23) écrit que "si un ange se tenait en présence d'un groupe de 10 juifs, même s'il n'y avait pas de paroles de la Torah [discutées] entre eux, une terreur et une crainte infinies et illimitées s'abattraient alors sur lui en raison de la présence divine qui règne sur eux, au point qu'il serait complètement anéanti!"
[la raison pour laquelle les êtres humains ne réagissent pas de la même manière est qu'ils sont moins raffinés (purs) et ont beaucoup moins de sensibilité et de perception spirituelles que les anges, et qu'ils ne sont donc pas conscients de la présence dans laquelle ils se trouvent. (cela permet aussi au libre arbitre d'exister). ]

La grandeur d’être juif

+ La grandeur d'être juif(ve) :

-> Chaque jour nous disons dans la Kédoucha, lors de la répétition du Amida par l'officiant : "Nous sanctifierons ton nom dans ce monde tout comme [les saints anges] le sanctifient dans les cieux".
Le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - part.2, chap.10) note que cela semble être une extraordinaire arrogance de notre part. Pouvons-nous vraiment nous comparer aux anges les plus saints du ciel qui louent constamment Hachem?
Examinons ce qu'est réellement un juif.

Avant notre naissance, notre âme réside dans les mondes supérieurs avec d'innombrables anges. Leur tâche consiste à servir et à louer Hachem en permanence.
Hachem souhaite également avoir des âmes qui Le serve dans ce monde et c'est pourquoi il "choisit" certaines âmes et les envoie comme Ses messagers pour accomplir Son service dans notre monde.
Les anges et nous-mêmes sommes tous deux des serviteurs d'Hachem, et nous sommes tous deux chargés de sanctifier le nom d'Hachem. Leur lieu de service est au Ciel et le nôtre est sur terre.

Un juif est l'une des rares âmes qui a eu le mérite d'être un messager d'Hachem dans ce monde. Il est observé par Hachem et par tous les milliards d'âmes et d'anges au Ciel pour voir comment il se comporte.
Le 'Hafets 'Haïm écrit que : "s'il réussit, il reçoit beaucoup de bienfaits d'Hachem et ses actes sont inscrits dans le livre spécial de souvenir d'Hachem. Ses actes sont publiés devant tous les anges et il recevra un grand honneur et une grande gloire lorsqu'il atteindra le monde à Venir, car il a mérité d'être un serviteur loyal du Roi des rois".

=> C'est un honneur si prestigieux d'être choisi comme l'un des rares messagers à venir dans ce monde que n'importe quelle âme serait prête à renoncer à toute sa part dans le monde à venir pour avoir cette opportunité.
Le 'Hafets 'Haïm conclut que si quelqu'un réalise cela : "il devrait être rempli d'une joie énorme et explosive quand il réalise une mitsva. Lorsqu'il se souvient qu'il n'est qu'un humble humain physique mais qu'il a le mérite de parler à Hachem tout comme les anges les plus saints, ses yeux se rempliront d'une incroyable joie, il s'humiliera devant Hachem et s'engagera à accomplir la volonté d'Hachem de tout son cœur."

<--->

+ Servir Hachem avec joie :

-> La Torah décrit 98 horribles punitions/malédictions qui s'abattront sur le peuple juif, à D. ne plaise, si nous ne respectons pas les commandements d'Hachem, et en donne ensuite une raison : "Parce que vous n'avez pas servi Hachem, votre D., avec joie (sim'ha)" (Ki Tavo 28,47).
Comment se fait-il que les châtiments les plus terribles surviennent parce que nous n'avons pas agi avec joie? Est-ce un crime de ne pas être heureux?

La réponse est : oui!
Hachem nous a choisis et créés pour être Ses loyaux serviteurs. Nous avons reçu l'illustre mission de vivre notre vie en tant que porteurs de Sa royauté, et en tant que tels, nous devrions être extrêmement fiers et enthousiastes à chaque fois que nous avons l'occasion de servir notre Roi.
Si nous servons Hachem sans le faire avec joie, nous disons en fait à Hachem : "Merci mais, non merci".
Nous montrons que nous ne considérons pas ce qui nous a été donné comme quelque chose de prestigieux ou de spécial et que nous ne sommes pas fiers de L'avoir comme roi et maître. Si c'est ce que nous ressentons, Hachem n'a pas besoin de nous et le résultat peut, à D. ne plaise, être terrible.

-> Par ailleurs, le Yessod veChorech haAvoda (chap.34) écrit dans son testament comment il a atteint son niveau de grandeur extraordinaire :
"... Parce que mon cœur brûlait constamment d'une grande joie et d'un grand bonheur, la plus grande joie possible que l'on puisse atteindre : J'ai un tel D. dont la royauté ne s'arrêtera jamais pour toujours.
Après avoir créé tant de mondes qui ne peuvent même pas être comptés, tous Le reconnaissent, le servent et le louent constamment. Puis Il m'a choisi, moi, un simple humain de chair et de sang, et dans Sa grande bonté, Il m'a créé comme l'un des membres de la sainte nation juive, afin que je puisse moi aussi reconnaître un peu de Sa grandeur et de Son exaltation dans ce monde ...
Mon cœur brûlait constamment d'une grande fierté d'avoir mérité d'être un serviteur éternel d'un tel D., et je ressentais continuellement de l'orgueil à l'égard de Sa sainteté.
En raison de cette fierté, de cette joie et de ce bonheur qui brûlaient en permanence dans mon cœur à propos de Sa sainteté, j'avais toujours l'habitude de Le mentionner et de Le louer.
Quoi qu'il m'arrive, que ce soit bien ou mal, je Le louais toujours, car j'étais convaincu que tout venait de Lui et était sous Son contrôle."

Hachem aime notre avoda dans la difficulté

+ Hachem aime notre avoda dans la difficulté :

"Il n'a pas regardé l'iniquité de Yaakov, ni vu l'injustice en Israël" (Balak 23,21)

-> Chaque personne doit se clarifier sans cesse : l'Avodat Hachem qu'elle accomplit lorsqu'elle se trouve dans des situations difficiles est très apprécié par Hachem. Même si elle ne parvient pas à Le servir en toute sérénité et qu'elle ne dispose pas des outils, des capacités intellectuelles et de la compréhension nécessaires pour accomplir les mitsvot de manière optimale, ce service est tout de même plus désirable pour Hachem que son service lorsqu'il est en paix et que son esprit est serein.

Même à ce moment-là, cette personne peut se concentrer sur son avodat Hachem et même atteindre des niveaux élevés, car son engagement à servir Hachem quelle que soit la situation dans laquelle elle se trouve témoigne de sa puissante émouna dans le Créateur.
À travers cette avoda, elle démontre sa foi en Hachem qui a décrété qu'elle devait Le servir spécifiquement dans ces circonstances difficiles.
Puisque tout est orchestré par la Providence divine, ce doit être le sentiment qu'elle est censée avoir en ce moment.

C'est un principe fondamental de l'avodat Hachem : quelles que soient les circonstances, il faut accepter sa situation avec amour, plutôt que de rêver à des niveaux et à des réalisations élevés. Cela signifie que notre seul objectif est de servir Hachem, et qu'on ne se concentre pas sur le plaisir et les avantages personnels dont on jouirait en temps normal.
[c'est dans cet état de souffrance, de fatigue, ... car Hachem veut que Le serve, et j'accepte Sa volonté, car j'ai foi en Lui. ]

Cette idée est évoquée dans le verset : "Il n'a pas regardé l'iniquité de Yaakov, ni vu l'injustice en Israël" (Balak 23,21) ; même si une personne se trouve dans un état bas (on est loin d'être au top), en proie à l'iniquité et à l'injustice, Hachem, son D., est avec elle, et le désir du Roi est en elle, Hachem trouve son service agréable précisément dans cette circonstance, car Il a décrété que cette personne Le serve, à ce moment précis, précisément dans son état d'abaissement.
De plus, l'amitié du Roi est en lui, car il affirme qu'Hachem se trouve en tout lieu et en toute circonstance, même ceux qui sont éloignés de la sainteté. De cette manière, nous le couronnons Roi sur toute la Création : "Que tous ceux qui ont une âme dans leurs narines déclarent, Hachem, D. d'Israël, est Roi, et Son Royaume règne sur tout!"
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Joie & mitsvot

"Celui qui accomplit les mitsvot dans la joie sera 1 000 fois plus récompensé que celui pour qui les mitsvot sont un fardeau."
[Or'hot Tsadikim - Sha'ar haSim'ha]

-> Le rav Efraïm Pinczower prend l'exemple de la prière :
Il est donc clair qu'il y a des années-lumière de différence dans le compte céleste entre celui qui considère la prière quotidienne de la Amida comme une occasion joyeuse de parler à son Père céleste, et celui qui récite exactement les mêmes mots, mais dans un état d'esprit où il s'agit simplement d'accomplir les gestes (bouger les lèvres) et de partir au travail.
Notre tâche consiste à développer notre attitude pour ressembler au premier en appréciant l'incroyable privilège que nous avons de parler à Hachem chaque jour, sachant qu'Il a la capacité d'exaucer toutes nos demandes. Plus nous y parviendrons, plus cette expérience nous procurera de la joie et plus nous aurons de liens avec Lui.

<--->

-> Cette idée de la joie est une mitsva de la Torah qu'une personne est tenue d'accomplir, car il s'agit d'un aspect à part entière du service d'Hachem, plus important que l'accomplissement de la mitsva elle-même, puisque la joie est la manière complète de servir Hachem.
[Rabbénou Bé'hayé - Kad haKéma'h - sim'ha]

=> l'état d'esprit dans lequel nous nous trouvons lorsque nous accomplissons une mitsva est plus important que l'accomplissement de la mitsva elle-même.

<--->

-> La joie que l'on doit éprouver en accomplissant une mitsva et en aimant Hachem qui les a ordonnées est un grand type de service.
Et quiconque s'abstient de cette joie doit être puni, comme il est dit : "Parce que tu n'as pas servi Hachem, ton D., avec joie et de bon coeur".
[Rambam - Hilkhot Loulav 8:15]

=> Bien que le Rambam rédige cette halacha dans le contexte des lois de Souccos, où il existe une mitsva unique de se réjouir (voir Dévarim 16,14), l'applicabilité de la notion générale de joie concernant l'accomplissement de toutes les mitsvot est clairement évidente d'après le langage qu'il utilise ainsi que la preuve qu'il apporte à partir du verset.
Nous voyons donc que même dans le domaine halakhique, la joie est une composante très importante de notre service à Hachem.
[rav Efraïm Pinczower]

-> De son côté le Maggid Michné, dans son commentaire sur le Rambam, ajoute :
"L'essentiel est qu'une personne ne doit pas accomplir les mitsvot par simple sentiment d'obligation, parce qu'elle est forcée de les faire, même contre sa volonté.
Au contraire, il doit [réaliser les mitsvot sur ordre d'Hachem, et on doit] se réjouir de leur accomplissement ...
On doit faire abstraction des difficultés rencontrées et comprendre que c'est dans ce but qu'on a été créé : pour servir le Créateur. Lorsqu'une personne remplit la mission pour laquelle elle a été créée, elle doit assurément se réjouir.
Toutes les autres formes de joie dépendent de choses insignifiantes qui ne durent pas, mais la joie que procurent les mitsvot, l'étude de la Torah et la sagesse est la vraie joie".

<--->

-> Le Arizal (Séfer Sha'ar haKavanot) explique que le fait d'être dans un état de joie est de la plus haute importance lors de l'accomplissement des mitsvot, et si l'on réalise des mitsvot ou si l'on fait la prière alors que l'on se sent abattu ou déprimé, la mitsva devient dégoûtante pour Hachem.
Dans les mots du Arizal : "il est interdit de prier lorsqu'on est triste/déprimé ... il faut le faire avec autant de joie que possible ... cela est comparable à un serviteur qui sert son maître avec une grande joie, et si quelqu'un sert dans un état de tristesse, ce service est considéré comme répugnant pour le maître."

-> Le Arizal (Chaar haKavanot - drouché Birkot haChakhar) écrit :
"Une personne doit se comporter devant Hachem avec un grand sens de la soumission, de l'admiration et de la crainte. En même temps, elle doit être aussi joyeuse que possible.
Cela est comparable à un serviteur qui doit servir son maître avec joie. S'il sert avec tristesse, son service est répugnant devant son maître.

On pourrait presque dire que l'élévation principale, la perfection et la compréhension du roua'h hakodech dépendent de la (joie) pendant la prière ou l'accomplissement de toute autre mitsva.
La guémara (Béra'hot 30a) rapporte l'histoire d'une personne qui était particulièrement joyeuse et qui expliquait que c'était parce qu'elle portait des tefillin.
Ne prenez pas ce sujet à la légère, car il y a une grande récompense pour cela".

"Aucun membre de la nation [juive] ne devrait jamais dire : "Que suis-je et quel est mon pouvoir pour que je puisse avoir un impact sur un aspect quelconque de l'univers?"
Nous devrions tous comprendre et intérioriser la grandeur et la puissance de nos actions, de sorte que chacune d'entre elles s'élève et ait un impact sur les plus hauts sommets des mondes suprêmes."
[rav 'Haïm de Volozhin - Néféch ha'Haim - chaar 1, chap.4 ]

<--->

-> Selon le Néfech ha'Haïm (chaar 1, chap.3), l'être humain a été créé "bétsélem Elokim" (à l'image de D.), en ce sens que nous avons le pouvoir, par nos pensées, nos actions et nos paroles, d'influencer toute la création, en bien comme en mal.
Hachem appelle la nation juive "béni bé'hori Israël" (mon premier-né - Chémot 4,23). Ce titre n'est pas destiné à gonfler notre égo collectif ; il exprime plutôt la profonde responsabilité que notre Créateur nous a confiée. Tout comme un premier-né est censé donner l'exemple aux frères et sœurs qui le suivent, nous sommes ici pour donner l'exemple au monde, et sanctifier le nom d'Hachem par la même occasion.
[rav Naftali Horowitz]

<--->

-> Notre néchama vient d'un endroit encore plus élevé que celui des anges, comme l'affirme le Tanya (Ch. 2), après avoir décrit le néfech habéhémit (l'âme animale) :
"La seconde âme, spécifiquement juive, est véritablement une émanation de D., comme il est écrit : "Il [Hachem] souffla dans ses narines une âme de vie" et [nous le disons dans nos prières] : "Tu as soufflé [cette âme] en moi".
Et il est écrit dans le Zohar : "Celui qui souffle, souffle de l'intérieur", c'est-à-dire de son intérieur et de son être le plus profond.."

Le Baal Ha Tanya (Iguéret HaTéchouva - chap.4) développe ce point :
"Même si Hachem ne possède pas de forme physique, la Torah parle néanmoins dans le langage des gens ordinaires ... et l'analogie ici est que, contrairement aux anges qui sont décrits comme venant du "souffle de Sa bouche", la néchama (âme) d'un juif vient d'un "endroit" plus profond."

<--->

-> La guémara (Béra'hot 10a) souligne les aspects entre la néchama et sa nature Divine :
"Tout comme Hachem remplit le monde entier, l'âme remplit également tout le corps physique. Tout comme Hachem voit mais n'est pas vu, l'âme voit mais n'est pas vue. Tout comme Hachem soutient le monde entier, l'âme soutient le corps entier.
Tout comme Hachem est pur, l'âme est pure. Tout comme Hachem réside dans un sanctuaire intérieur [secret], l'âme réside également dans un sanctuaire intérieur [secret]."

Les désirs sont illimités, alors que les choses nécessaires sont peu nombreuses et restreintes dans certaines limites. Une personne a besoin de nourriture, de vêtements et d'un logement.
Le superflu, en revanche, est sans fin. Ceux qui sont ignorants dans leur pensée souffrent constamment parce qu'ils ne peuvent pas obtenir les nombreuses choses superflues que d'autres possèdent.
Les vertueux et les sages, en revanche, connaissent leur but dans ce monde et ne recherchent que ce qui est nécessaire.
[Rambam - Moré Névou'him 3,12]

<--->

-> Le midrach (Kohélet 1,34) nous dit que celui qui a un en veut deux, celui qui en a deux en veut quatre, et ainsi de suite à l'infini. Ceux qui courent après la richesse ne sont jamais satisfaits.
Comme le dit le midrach : "une personne quittera ce monde en ayant satisfait moins de la moitié de ses désirs". En effet, jusqu'à la fin, il voudra le double de ce qu'il possède.

Le Panim Yafot (Réé 14,22) demande pourquoi le midrach parle d'une progression de un à deux, de deux à quatre? Pourquoi n'a-t-il pas simplement dit : "Celui qui a 1 euro veut 200 000 000 000 euros?"

La réponse est que si une personne réalisait d'emblée qu'elle ne serait jamais heureuse, quelle que soit la quantité de richesse qu'elle possède, elle serait repoussée par la poursuite et passerait sa vie à rechercher quelque chose de plus accessible, de plus significatif et de plus satisfaisant à la place.
Elle s'arrêterait et penserait : "Si je ne suis pas heureux même avec 200 milliards d'euros, à quoi bon essayer? Autant faire quelque chose de valable de mon temps."
La dernière chose que le yétser ara veut, c'est que nous nous rendions compte de la futilité de la poursuite, et c'est pourquoi il essaie une autre tactique : il nous trompe. Il nous fait croire que la raison pour laquelle nous ne nous sentons pas satisfaits est que nous n'en avons pas encore assez, mais qu'une fois que nous aurons atteint 2, nous serons satisfaits. Nous pourrons alors cesser de courir après les choses et poursuivre l'idée qui nous tient à cœur.
Cependant, une fois que nous avons atteint 2, il dit : "Oups, nous avons fait une erreur. Deux n'était pas suffisant, mais c'est seulement à cause de l'inflation. Sans aucun doute, 4 fera l'affaire."
Et ainsi de suite jusqu'à la fin. Comme l'a dit un jour un sage : "les gens n'ont jamais assez de choses dont ils n'ont pas besoin".