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"Sa bonté [d'Hachem] à notre égard est immense" (Téhilim 117,2).
Par Sa grande bonté, Hachem nous récompense comme si la main qui mettait les tefillin était la nôtre, la force de les mettre était la nôtre (sans Hachem on s'écroulerait immédiatement sans force, sans vie), la connaissance de la façon de les mettre était la nôtre, et les téfilin eux-mêmes étaient les nôtres (tout ce qu'on peut avoir c'est parce que Hachem nous permet de l'avoir), et Il nous paie une récompense totale, parfaite.

"Et Toi, Hachem, Tu as de la bonté" (Téhilim 62,13) = combien grande est Ta bonté envers nous, "car Tu rends à un homme selon son acte" (id. 62,13)) = tu le rends comme si l'acte était entièrement le sien.
Comme s'il méritait vraiment une telle récompense abondante et que ce n'était pas vraiment une bonté qu'il la reçoive.
"Car Sa bonté envers nous est immense" (ki gavar alénou 'hassdo) = la grandeur de la bonté est que nous la recevons comme si elle provenait à 100% de nous.
['Hafets 'Haïm - Ahavat 'Hessed - vol.2, chap.4 ]

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-> L'homme n'est capable d'aucune action sans l'aide d'Hachem.
Tout mouvement nécessite une certaine énergie et toute énergie est un don divin.
Toute mitsva qu'un homme accomplit, toute Torah qu'il étudie, est en fait accomplie par Hachem.
"Partout où Je fais mentionner Mon nom" (Pirké Avot 3,7), même si c'est Mon énergie qui est utilisée pour étudier la Torah et accomplir les mitsvot, "Je viendrai à vous et Je vous bénirai" = Je vous récompenserai comme si vous aviez utilisé votre propre énergie.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 3,7]

Chacune de nos souffrances vient d’en-Haut

+ Chacune de nos souffrances vient d'en-Haut :

-> Selon le 'Hafets 'Haïm, lorsqu'une personne éprouve de la souffrance, elle doit savoir qu'elle vient d'en-Haut. La seule façon de s'en débarrasser est de se tourner vers Hachem par la prière, d'appeler à l'aide et d'intensifier l'étude de la Torah et les mitsvot.

Ceux qui pensent que la souffrance est due à quelque chose qu'ils ont eux-mêmes fait et qui essaient par tous les moyens autres que de se tourner vers Hachem pour y mettre fin, sont stupides. Ils sont comme un prisonnier portant des menottes en fer, et au lieu de supplier le juge d'alléger sa peine, ils se tortillent et se débattent, bougeant dans tous les sens, agitant les bras dans tous les sens pour essayer d'enlever les menottes. Rien de ce qu'il fait ne l'aidera.
Tout ce qu'il réussit à faire, c'est de se tordre le dos, tandis que les menottes lui entaillent la peau, laissant des cicatrices sur ses poignets.

La raison pour laquelle une personne éprouve de la souffrance/douleur, par exemple, si quelqu'un l'insulte et la maudit, c'est parce qu'elle a la possibilité d'expier ses fautes, comme le disent nos Sages à propos du verset : "Considère cela dans ton cœur" (Vaét'hanan 4,39) = que ce sont tes fautes qui te maudissent (midrach Dévarim rabba 2:27).
Même si quelqu'un vous frappe volontairement, cela aussi devait arriver et vient [forcément avec l'accord] du Ciel. [cette personne devra évidemment rendre des comptes à Hachem]

En provoquant ces événements, Hachem nous fait une faveur, car c'est ainsi que nos fautes peuvent être expiées.
Si une personne accepte pleinement cela, elle ne verra pas la nécessité de répondre à quelqu'un qui l'insulte. Au contraire, elle remerciera Hachem de lui avoir donné l'occasion d'expier ses fautes.
Comme le disent nos Sages (guémara Shabbath 88b) : "Ceux qui sont insultés mais ne répondent pas, qui s'entendent injurier mais ne répondent pas, qui agissent par amour et se réjouissent de la souffrance, c'est d'eux qu'il est écrit : "Que ceux qui l'aiment soient comme le soleil lorsqu'il est dans sa plus grande force" (Shofim 5,31)."
['Hafets 'Haïm - Dougma miSi'hot Avi 22 ; Chem Olam chap.3]

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-> " Je te rends grâce car Tu m'as répondu, Tu as été mon sauveur" (Téhilim 118,21)

Le Beit haLévi interprète les mots : "Je Te remercie car Tu m'as répondu" (odé'ha ki anitani - עֲנִיתָנִי), selon la connotation de "inouï" (עינוי), de souffrance : "Je Te remercie de m'avoir infligé des souffrances.
Il deviendra clair rétroactivement que la souffrance que nous avons vécue était en elle-même notre salut (vatéhi li lichouva - Tu as été mon sauveur).

-> Le rav Aharon Leib Steinman enseigne :
En ce qui concerne les souffrances que nous avons déjà endurées, nous devons les considérer comme une bonne chose, car la douleur est déjà passée, et il ne vous reste plus que ses mérites. [on prie pour ne plus en avoir dans le futur. ]
[...]
Il est écrit : "Je Te remercie pour ce que Tu m'as fait souffrir" (Odé'ha, ki anitani - Téhilim 118,21).
La première phrase se situe au passé (anitani). La phrase suivante se lit : "vatéhi li lichoua", ce qui signifie littéralement : "Tu deviendras pour moi un salut" = nous remercions Hachem pour les souffrances qu'Il nous a infligées dans le passé, car elles nous apporteront le salut dans l'avenir.

-> b'h, voir également : https://todahm.com/2017/12/11/notre-relation-avec-les-souffrances

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-> Cinquante années d'étude de la Torah et de service d'Hachem ne peuvent pas lier une personne à Hachem aussi bien que le fait d'accepter la souffrance avec amour.
[rav Shnéour Zalman de Liadi - le Baal haTanya]

-> Le Steïpler a reconnu que le fait de souffrir est difficile à supporter, mais il a souligné que les souffrances passées ont une grande valeur et deviennent une source de bénédiction.
Après la guérison, la douleur ressentie précédemment par un malade équivaut à une fortune en mérites. [Kréna déIgarta]
[en ce sens, il est écrit : "les souffrances sont précieuses" ('havivim yissourim - guémara Sanhédrin 101a)]

"Par quoi puis-je rendre à Hachem toute Sa bonté à mon égard?" (Téhilim 116,12)

-> Le Targum explique que ce verset dit : "Toutes Ses bontés sont des obligations pour moi".

-> C'est ce que dit le roi David dans son humilité : Il est vrai que j'ai des raisons de me sentir supérieur aux autres. Je suis le roi, l'un des géants de la génération (guédolé hador) en sagesse et en Torah, et un prophète. J'aurais peut-être des raisons d'être orgueilleux si j'avais reçu tout cela par mes propres efforts et mon travail personnel. Mais j'ai reçu tous mes talents comme un don du Créateur du monde. Ma sagesse et mes qualités sont une bonté d'Hachem.
Si je n'utilise pas pleinement ces qualités, elles me demanderont de rendre des comptes 100 fois plus que n'importe qui d'autre et j'aurai une dette énorme.

Plus je reçois de bienfaits, plus on exige de moi. "Comment puis-je rendre à Hachem ce qu'il m'a donné, alors que toutes Ses bontés reposent sur moi? Quand est-ce qu'elles m'obligent à en tirer le meilleur parti?"
['Hafets 'Haïm - Chemirat haLachon - Chaar haTévouna - chap. 14 ]

Chaque mitsva nous permet d’obtenir un monde

+ Chaque mitsva nous permet d'obtenir un monde :

-> La michna (Pirké Avot 4,16) enseigne que "ce monde est comme le couloir qui précède le monde à Venir. Préparez-vous dans l'antichambre, afin de pouvoir entrer dans la salle des fêtes".

Le 'Hafets 'Haïm commente que quelqu'un qui est assis dans la salle d'attente d'un médecin n'a pas besoin de se préparer. On l'appelle par son nom et il va voir le médecin.
En revanche, si une personne est invitée à une audience avec le roi, elle est informée de l'heure exacte du rendez-vous. Elle se prépare pour cette rencontre, s'habille et réfléchit à ce qu'elle va dire pour obtenir la faveur et voir sa demande exaucée.
Juste avant de rencontrer le roi, elle ne peut toujours pas se détendre. Elle arrive une heure avant l'heure prévue et attend anxieusement d'être appelée dans la salle du trône du roi où son sort sera décidé, pour le meilleur ou pour le pire.

Mais qui a jamais entendu parler d'une attente de 70 ou 80 ans?
Comment peut-on dire que ce monde, toute la vie d'une personne, n'est qu'une préparation?

Mais la vérité est qu'il ne s'agit pas d'une période de préparation de 80 ans.
Chaque mitsva peut à elle seule permettre à une personne de gagner le monde à Venir (olam aba), comme il est dit : "Quiconque accomplit une seule mitsva voit ses jours prolongés et hérite d'une part dans le monde à Venir" (guémara Kidouchin 39b).
Chaque mitsva est un monde en soi, qui vaut à la personne une récompense, comme il est dit : "Combien est grande Ta bonté que Tu as mise en réserve pour ceux qui Te craignent" (Téhilim 31,20).

Chaque fois qu'une personne réalise une mitsva comme il le faut, ce moment lui-même est la préparation pour la salle des fêtes. Et le moment suivant où il accomplit une mitsva est une préparation supplémentaire pour une autre salle des fêtes, comme il est dit : "Je marcherai devant Hachem dans les terres des vivants."
Dans les "terres des vivants", au pluriel, ce qui indique qu'une personne peut gagner d'innombrables mondes de récompenses.
['Hafets 'Haïm - Chem Olam - vol.2 - Chaar Hit'hazkout - chap.3 ]

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[notre yétser ara nous pousse à ne pas voir vraiment de différence entre 2 mitsva (ça va je viens de faire telle mitsva, qu'est-ce que ça peut bien faire que j'en fasse une autre maintenant).
Après notre mort dans le monde de Vérité, on pourra percevoir la vraie valeur des choses (sans limitation due au libre arbitre, à la matérialité), et on se rendra compte que chaque mitsva nous permet d'obtenir un nouveau monde entier de trésors dont on pourra profiter éternellement.
(chaque mitsva est l'occasion de se créer une nouvelle salle de fête dans le monde à Venir! )]

Les souffrances

+ Les souffrances :

-> Le 'Hafets 'Haïm comparait la souffrance à une personne souffrant d'une brûlure. Le médecin lui dit de mettre son doigt sous l'eau froide.
L'eau lui fait encore plus mal, mais elle guérit la brûlure.
C'est ainsi que la souffrance guérit les tâches de l'âme.

Le 'Hafets 'Haïm raconte qu'une fois, le Gaon de Vilna parlait à ses talmidim des rigueurs de Guéhinam.
Il leur a dit que nous ne pouvons pas imaginer ne serait-ce qu'un iota la gravité des châtiments du Guéhinam, et ce pour la plus petite des fautes.
Quiconque en parle, comme l'auteur de Réchit 'Hokhma et les livres de moussar, n'a pas décrit ne serait-ce qu'une goutte de l'océan de la vérité.

Lorsque son talmid entendit cela, il trembla et eut très peur jusqu'à ce qu'il s'effondre et soit alité.
On vint dire au Gaon de Vilna que son talmid était malade. Il lui rendit visite et lui demanda ce qui n'allait pas. Il expliqua que sa peur des châtiments du Guéhinam l'avait rendu malade.
"Tout ce que j'ai dit, lui dit le Gaon de Vilna, est tout à fait correct. Mais en plus des fautes d'une personne, ils prennent également en compte toutes les souffrances auxquelles elle a été confrontée dans ce monde, et une grande partie des fautes sera déduite de la souffrance et de la douleur.
Sans cela, nous ne serions même pas capables de retrouver nos bras et nos jambes dans le monde d'en-Haut!"
['Hafets 'Haïm - Si'hot hé'Hafets 'Haïm 27 ]

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-> Une personne souffre terriblement dans ce monde de maux physiques et de maladies spirituelles, et elle se plaint amèrement de son sort.
Mais lorsqu'elle monte au Ciel et recevra la grande récompense pour tous les problèmes qu'elle a subi, elle réalise leur valeur, et se lamente de ne pas avoir souffert davantage!
Comme le commente le midrach (Dévarim rabba) à propos du verset : "Souvenez-vous des jours d'autrefois" (Haazinou 32,7) : "Hachem dit : Tant que je vous apporterai de la souffrance dans ce monde, souvenez-vous de tout le bien et de toute la consolation que je vous apporterai à l'avenir".
['Hafets 'Haïm - Ma'hané Israel - chap.13 ]

Respecte ton âme = fais des mitsvot

+ Respecte ton âme = fais des mitsvot :

-> "Les affres de la mort m'ont enveloppé" (afafouni 'hévlé mavét - Téhilim 116,3)
Selon le 'Hafets 'Haïm, ce verset se réfère à l'âme.
Les kabbalistes affirment que les âmes du peuple juif proviennent du monde Supérieur appelé Bria, et de là les âmes descendent par le biais du monde des anges et du Olam HaGalgalim (le monde des sphères) jusqu'à ce qu'elles atteignent notre monde.
Il y a un long chemin à parcourir pour faire des efforts et accumuler la Torah et les mitsvot.

Lorsque les jours alloués à l'âme se sont écoulés, elle doit retourner à son lieu d'origine. Un chemin doit être dégagé pour permettre à l'âme de traverser le monde des anges, où il y a des milliers de légions de sérafim et d'ofanim, dont chacun pourrait brûler le monde entier et tout ce qu'il contient avec son seul souffle.
[ c'est ce qu'écrit le 'Hida (Dévarim A'hadim) : J'ai lu dans l'ouvrage Déré'h 'Haïm du rav 'Haïm Vital, qui écrit au nom de nos Sages que lorsqu'une personne meurt, les anges qui escortent l'âme la laissent dans un endroit où il y a 32 000 chemins, chacun étant appelé "piège de la mort" ou "chemin vers le monde souterrain", et le long de chaque chemin se trouve un feu furieux et un démon sous la forme d'un chien. Lorsque l'âme veut s'engager sur un chemin, le chien hurle et les anges Destructeurs et les démons viennent saisir l'âme et l'emmener au Guéhinam.
Parmi tous ces chemins, il en est un qui est appelé "chemin de la vie", comme il est dit : "Le chemin de la vie attend en haut pour l'intelligent, afin que son âme se détourne de la tombe d'en bas" (Michlé 15,24).
Tous les autres chemins, du début à la fin, ont du feu et des ténèbres, et tous mènent à Guéhinam" ).

Malheur à la personne lorsque "la mort l'englobe" et qu'elle arrive là-Haut sans aucune mitsva ou bonne action, et pire encore, si quelqu'un arrive là sale et souillé par les fautes.
Désespéré, il crie à Hachem : "Les affres de la mort m'ont enveloppé, et les souffrances de la tombe m'ont atteint ; j'ai rencontré la détresse et le chagrin. Et j'invoque le nom d'Hachem : Je t'en prie, Hachem, délivre mon âme".
['Hafets 'Haïm - Maassé léMélé'h - p.254 ]

Un vêtement de lumière

+ Un vêtement de lumière :

-> On a posé au 'Hafets 'Haïm la question suivante : Certes, nous ne méritons pas la guéoula, mais c'est pourquoi nous disons : "Pas pour nous, Hachem, pas pour nous, mais pour Ton Nom, donne la gloire" (lo lanou Hachem lo lanou, ki léchim'ha tén kavod).
Comme on nous l'a promis : "Si je fais cela, maison d'Israël, c'est pour Mon saint Nom, que vous avez profané parmi les nations" (Yé'hezkel 36,22). Et comme nous le disons trois fois par jour : "Et qui apporte le rédempteur aux enfants de leurs enfants pour l'amour de Son Nom, avec amour" (oumévu goel livné vénéhém léma'an chémo béaava).
Pourquoi, alors, la géoula n'est-elle pas encore arrivée (puisqu'elle dépend pas de nos mérites, mais pour le grand Nom d'Hachem)?

Il répond :
"Bien sûr, rien n'est impossible à Hachem et Il peut faire venir la guéoula n'importe quand ...

Nos saints séfarim expliquent que Hachem est appelé le 'hatan et que le peuple juif est Sa kalla.
En fait, cela est dit explicitement dans le verset : "comme la joie d'un fiancé pour une fiancée, ton D. se réjouira pour toi" (méchoch 'hatan al kalla yachich alayi'h Eloayikh - Yéchayahou 62,5).

La guéoula approche, et Hachem peut l'apporter à tout moment. Quant à nous, nous attendons sa venue tous les jours, mais comment pouvons-nous assister à la séouda et à la grande joie célébrant son arrivée habillés de vêtements en lambeaux?

La Torah et les mitsvot sont les vêtements de l'âme, et on ne peut pas s'approcher de l'entrée du palais en s'habillant d'un sac! Si l'on apparaît ainsi dans le sanctuaire d'Hachem, ne sera-t-on pas gêné qu'Hachem nous voie en haillons?

Chaque individu est tenu de s'assurer qu'il possède au moins un "vêtement" approprié, par exemple, qu'il apprenne toute la paracha avec Rachi chaque semaine. Ainsi, à la fin de l'année, il aura une bonne maîtrise de la Torah Ecrite, et ce sera un vêtement de lumière dans lequel il pourra apparaître lors de la grande joie qui s'annonce.
[ma'amré hé'Hafets 'Haïm 18]

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[chaque mitsva que nous faisons embellit notre vêtement de lumière spirituelle avec lequel nous allons retrouver pour l'éternité notre papa Hachem. ]

Faire paix & notre sac à mitsvot

+ Faire paix & notre sac à mitsvot :

-> "Mes chers frères, l'âme vient dans ce monde de très loin. Elle quitte sa résidence, sa maison, les mondes supérieurs, et descend dans notre monde, y arrivant après un voyage ardu avec un seul but : amasser autant de Torah et de mitsvot que possible pour les rapporter lorsque son temps ici s'achèvera.
De cette manière, l'âme remboursera ses dettes et sera soutenue dans le monde éternel, méritant ainsi la vie éternelle.

Mais toutes les mitsvot qu'une personne accumule, sont toutes rassemblées dans un seul sac, dans un seul réceptacle.
La michna (Ouktzin 13:12) dit à ce sujet : "Hachem n'a pas trouvé de réceptacle pour contenir la bénédiction d'un juif, sauf la paix, comme il est dit : "Hachem donnera la force à son peuple, Hachem bénira son peuple par la paix" (Téhilim 29,11)".

Si quelqu'un se dispute, son sac [qui contient toutes ses mitsvot] est troué et il pourra perdre tout ce qu'il a amassé. Il n'aura rien à montrer [au Ciel] pour son dur labeur. Il aura peiné et travaillé pour rien. Il aura souffert dans ce monde pour rien. Il retournera dans l'autre monde, nu comme il en est sorti, pour faire face à l'opprobre et au châtiment, et il devra revenir, humilié, dans ce monde, dans une autre incarnation, pour recommencer tout cela ...

Cela en vaut-il la peine? Ayez pitié de votre âme. Pensez à tout vos durs efforts [pour faire les mitsvot].
Considérez la vie que vous avez vécu et la vie éternelle qui vous attend. Et faites la paix!"
['Hafets 'Haïm - Méir Einé Israël - vol.1, p.74 ]

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[notre égo nous pousse à avoir le dernier mot, à avoir raison, ... quitte à être en guerre avec autrui. Mais par cela on peut trouer notre sac pour recevoir les bénédictions d'Hachem dans ce monde, mais également on peut trouer notre sac à mitsvot, si nécessaire pour l'éternité du monde à Venir. ]

Tout juif aura une part dans le monde à Venir, mais à quoi ressemblera-t-elle?

+ Tout juif aura une part dans le monde à Venir, mais à quoi ressemblera-t-elle?

-> Un jour, le 'Hafets 'Haïm discutait avec un juif riche. Il essaya de le convaincre de travailler moins et d'étudier davantage. Ne serait-il pas plus utile de consacrer du temps à accumuler des mérites pour le monde à Venir (éternel) que d'accumuler des richesses dans ce monde (éphémère)?

"Je suis un juif simple, Rabbi, répondit l'homme. "Je ne suis pas un érudit, mais je connais la michna qui dit que chaque juif a une part dans le monde à Venir (Sanhedrin 10:1). Alors pourquoi devrais-je faire l'effort d'étudier? Ma part dans le monde à Venir (olam aBa) est une chose certaine. Pourquoi devrais-je perdre ma part dans ce monde à cause de cela?"

Le 'Hafets 'Haïm a répondu : "Une part dans le monde à Venir? C'est certain. Vous aurez une part dans le monde à Venir".
Il saisit un bouton du manteau de l'autre homme et ajouta : "Regardez. Ce bouton fait partie de cet habit. Une personne arrivera dans le monde éternel, aussi dénudée que lorsqu'elle l'a quitté, et elle implorera : "Donnez-moi un vêtement pour me couvrir". Elle voit que tout le monde porte un beau costume de rabbin très élaborée, et ils lui donnent ... un simple bouton!
Cette personne demande : "Qu'est-ce que c'est que ça? Tu te moques de moi?"
On lui répondra : "Certainement pas. C'est la "part" du monde à Venir que chaque juif reçoit automatiquement. Mais le vêtement lui-même est tissé de la Torah et des mitsvot. Chaque mitsva est un fil, chaque acte une maille ...".

[Dougma miSi'hot Avi 16]

La récompense d’une mitsva

+ La récompense d'une mitsva :

-> La foi dans le fait que nous serons récompensés pour les mitsvot que nous accomplissons, tout comme notre foi dans le fait que nous serons punis pour les fautes (avérot), est l'un des principes fondamentaux du judaïsme.
Pourquoi, alors, demandons-nous à Hachem de nous accorder une récompense pour nos mitsvot, en demandant dans le Birkat haMazon : "Que le Miséricordieux nous accorde la vie du monde à Venir" (hara'haman ou yézakénou ... lé'hayé olam aba)?

Nous réalisons les mitsvot et nous savons qu'elles sont conservées dans le trésor du Roi des rois.
Nous savons que nous recevrons une récompense pour elles, mais nous ne pouvons pas comprendre ce qui constitue une récompense spirituelle. Nous n'avons aucune idée de ce à quoi ressemble une récompense éternelle.
Nous sommes petits et notre capacité intellectuelle est limitée. Pour nous, les futilités [de ce monde] sont le comble du bonheur et le sommet de la récompense.

Nous disons donc : "Maître du monde, Tu détermines, de Ta main généreuse, ouverte et sainte, notre récompense : 'Que le Miséricordieux nous accorde le privilège d'atteindre les jours du machia'h et la vie du monde à Venir'. Nous recevrons alors une récompense 'qu'aucun œil n'a jamais vue' ".
['Hafets 'Haïm - Michlé hé'Hhafets 'Haïm - p.59 ]

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[on vient de voir ici que l'étendu de notre récompense pour une seule mitsva est au-delà de notre perception de notre vivant.
Le 'Hafets 'Haïm nous pousse également à réfléchir sur la notion d'éternité. Nous sommes dépendants du concept de temps de ce monde, que tout peut avoir une fin.
Ainsi, une mitsva ou une avéra a un impact dans un espace temporel infini.

En ce sens, avant de faire quelque chose, on doit réfléchir aux conséquences :
- si c'est une faute (avéra), alors je risque d'en souffrir, d'en payer le prix pour toujours (même dans 150 millions d'années!), et cela pourra être douloureux d'une intensité que je ne peux concevoir actuellement ; (la téchouva reste toujours possible de notre vivant) ;
- si c'est une mitsva, alors j'aurai pour l'éternité (même dans 150 millions d'années!), une récompense qui est tellement énorme que je ne peux pas l'appréhender actuellement.]