Il nous est non seulement interdit de craindre d'autres dieux, mais il nous est également interdit de craindre d'autres personnes.
Si l'on reconnaît vraiment qu'Hachem est le seul à contrôler le monde, il est clair que c'est uniquement Lui qu'il faut craindre. [rien ne peut se produire sans qu'Hachem émette un décret le permettant]
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva 3:167]
Catégorie : y- Divers
+ "N'éveillez pas, ne provoquez pas l'amour, avant qu'il le veuille" (Chir haChirim 2,7)
-> Le Ramban (haEmouna véhaBita'hon - chap.19) explique que lorsque l'amour ou le repect/vénération d'une personne pour Hachem est éveillé, elle doit immédiatement essayer de s'en emparer en accomplissant une mitsva (ex: donner à la tsédaka, s'asseoir pour étudier la Torah, ...).
Car toute inspiration soudaine qui vient d'en-Haut à une personne est une spiritualité abstraite, qu'une personne doit revêtir d'un corps. La réalisation d'une mitsva soutient l'inspiration et garantit qu'elle ne sera pas détournée.
... Nous devons fabriquer immédiatement un récipient (une mitsva) pour contenir l'inspiration [provenant d'Hachem].
[rapporté par le rabbi de Berditchev - Kédouchat Lévi - Shavouot]
Un jugement décrété par Hachem à l'encontre des nations (non-juives) est ferme et ne sera pas annulé, car elles n'ont personne qui puisse annuler le décret.
En revanche, lorsqu'un jugement est prononcé à l'encontre du peuple juif, il ne bénéficie d'aucun "soutien", car les justes (tsadikim) parmi eux peuvent l'annuler.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Balak 23,18 ]
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=> Alors que les décrets divins contre les nations non juives sont définitifs, les justes peuvent annuler les décrets divins contre le peuple juif.
-> Hachem dit : "Qui Me gouverne? Les tsadikim ; J'émets un décret [sévère] et le tsadik l'annule".
[guémara Moed Katan 16b ]
Ainsi, un tsadik a la capacité de contraindre Hachem à faire sa volonté, pour ainsi dire.
[cela témoigne d'à quel point Hachem nous aime et a confiance en nous! ]
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-> "Tu prendras une décision, et elle sera accomplie pour toi" (Iyov 22,28) = "Tu décides d'en bas, et Hachem accomplit ta parole d'en-Haut" [guémara Taanit 23a]
Les justes (tsadikim) font en sorte que Hachem se revête, pour ainsi dire, dans le tsadik, et ainsi, comme le tsadik le veut, il en sera ainsi.
Telle est la signification profonde du verset : "Une prière de Moché, un homme de D." (Téhilim 90,1).
Grâce à la prière de Moché, pour ainsi dire, D. s'est trouvé "dans l'homme", c'est-à-dire dans Moché, pour accomplir Sa volonté.
Comme il est dit :"Il avait l'intention de les détruire (le peuple juif), et Il l'aurait fait si Moché, Son élu, ne s'était tenu devant Lui sur la brèche pour apaiser Sa colère et l'empêcher de détruire (Téhilim 90,1 ; midrach Chémot rabba 41,7).
Telle est donc l'idée sous-jacente de l'expression "un homme de D." = la Divinité s'est revêtue dans l'homme.
Mais cela ne se produit que lorsque les tsadikim prient pour qu'on accorde de la bonté aux juifs.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Balak 23,19 ]
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-> Lorsque Hachem accorde des bénédictions, elles ne peuvent être retirées.
Alors que les malédictions divines, Hachem peut se rétracter, puisque le tsadik peut annuler un décret nuisible, faisant une permutation de lettres de : "calamité/souffrance" (tsara - צרה) en "souhaitable" (rétsé - רצה).
Mais tout ce qui sort de la bouche de Dieu pour le bien ne peut être retiré, comme on le sait (guémara Béra'hot 7a).
[...]
Lorsque Hachem émet un décret [difficile], un tsadik peut l'annuler (guémara Moed Katan 16a).
Quelle est la signification du verset : "que Ton trône soit établi avec bonté, que Tu t'y assoies en toute vérité" (véyikon bé'hessed kissé'ha vétéchev alav bé'émet - dans la prière de ouNétané Tokef, dans cha'harit et moussaf de Roch Hachana et Yom Kippour)?
Lorsque Hachem établit Son trône avec bonté, et suscite Sa miséricorde et Sa bonté pour le peuple juif, on peut vraiment dire que D. est assis sur Son trône de bonté, car le tsadik ne peut pas, dans ce cas, annuler Son décret.
Cependant, lorsque D. émet un décret difficile, un tsadik peut annuler le décret difficile, et D. doit se lever de son trône de jugement et s'asseoir sur le trône de la compassion.
Ainsi, dans ce scénario, Hachem n'était pas assis de manière catégorique sur le trône du jugement.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Balak 23,20 ]
=> Pour les juifs, les bénédictions sont irréversibles, à l'inverse des malédictions.
L'amour d'Hachem est éveillé par le peuple juif, qui Le serve sincèrement et avec amour.
Ensuite, en servant Hachem avec amour, les juifs brisent le mauvais penchant qui veut nuire au peuple juif ...
Par la suite, l'amour d'Hachem pour le peuple juif s'accroît.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Roch Hachana]
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=> Servir Hachem avec amour brise le mauvais penchant qui cherche à nuire au peuple juif et amène Hachem à nous aimer encore plus qu'avant.
Le récompense pour les mitsvot difficiles
+ Le récompense pour les mitsvot difficiles :
"Ce sera en récompense de ce que vous écouterez ces décrets, que vous les observerez et les accomplirez, que Hachem ton D. gardera pour toi l'alliance et la bonté dont Il a fait serment à tes ancêtres" (Ekev 7,12)
-> Rachi commente que ce verset nous enseigne à être méticuleux avec les mitsvot légères qui sont souvent foulées aux pieds.
-> Le Maharal (Gour Aryé) explique :
Mais comment savoir quelles mitsvot sont des mitsvot légères? La réponse est que les mitsvot faciles à accomplir sont des mitsvot légères, et que les mitsvot difficiles à accomplir sont des mitsvot importantes.
Cela ne veut pas dire que celles qui sont difficiles à accomplir sont plus importantes. En réalité, nous n'avons aucun moyen d'évaluer l'importance relative des mitsvot.
La michna (Pirké Avot 2,1) dit : "Sois vigilant à une mitsva légère comme à une importante, car tu ne connais la récompense des mitsvot".
La Torah ne nous révèle pas la récompense des mitsvot, et il est possible que nous soyons davantage récompensés pour les mitsvot que nous percevons comme légères que pour celles qui semblent plus importantes.
Si nous ne connaissons pas la stature réelle des mitsvot, pourquoi les mitsvot faciles à réaliser sont-elles considérées comme légères?
Ces mitsvot ne sont "légères" que dans le sens où la récompense pour leur accomplissement est moindre, car la récompense principale pour les mitsvot est pour l'effort fourni dans la réalisation de cette mitsvot et non pour la mitsvot elle-même.
Plus on s'investit dans une mitsvot, plus la récompense est grande, comme le déclarent nos Sages : "la récompense pour une mitsvot est proportionnelle au degré de difficulté" (léfoum tsara agra - Pirké Avot 5,22).
Ainsi, même si la récompense pour une mitsva spécifique est moindre, un degré élevé de difficulté garantit que nous sommes davantage récompensés pour cette mitsva que pour d'autres mitsvot.
En revanche, une mitsva "légère" peut être grandement récompensée, mais sa récompense globale sera moindre parce qu'elle est facile à accomplir.
La Michna ('Houlin 12,5) déclare : "Si, pour une mitsva facile [chiloua'h haken] qui ne coûte qu'environ un issar (אִסָּר) [une petite pièce de monnaie], la Torah déclare 'qu'elle sera bonne pour vous et que vous aurez de la longévité' (Réé 12,5), on est certainement [grandement récompensé] pour les mitsvot difficiles de la Torah".
La récompense pour la mitsva de chiloua'h haken est en effet immense, mais la récompense principale pour une mitsva reste proportionnelle à l'effort et à l'abnégation dont elle fait l'objet. En tant que tel, nous pouvons être assurés que la récompense pour chiloua'h haken est inférieure à celle d'autres mitsvot parce que le degré de difficulté est faible.
Ainsi, la mitsva de chiloua'h haken est considérée comme une mitsva légère, même si nous n'avons aucun moyen de connaître la véritable envergure d'une mitzva.
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=> La récompense principale d'une mitsva est l'effort que nous déployons pour l'accomplir. Nous ne connaissons pas l'importance relative des mitsvot, mais nous pouvons être sûrs qu'une mitzva difficile à réaliser est mieux récompensée.
La crainte d’Hachem
+ La crainte d'Hachem :
-> "La crainte d'Hachem ajoute des années [à notre vie]" (yirat Hachem tossif yamim - Michlé 10,27).
... Quel type de crainte devons-nous avoir? "La crainte d'Hachem [qui] ajoute de la vie". Lorsqu'une personne a ce type de crainte, cela lui donne de la joie et de la force, et l'élève.
Il y a des gens qui étudient le moussar et qui deviennent tristes et déprimés. Elles ne savent pas comment étudier le moussar. Lorsqu'une personne étudie du moussar, elle travaille sur sa crainte d'Hachem. Cela devrait ajouter à sa vie, lui donner de la joie et de la force, et l'élever. Cela ne devrait pas le tirer vers le bas.
[...]
La crainte d'Hachem apporte de la proximité avec Hachem ...
Cette proximité apporte également du bita'hon à Hachem. Bita'hon et crainte d'Hachem vont de pair, plus nous craignons Hachem, plus nous avons confiance en Lui.
[...]
Si une personne a du bita'hon mais n'a pas de crainte (d'Hachem), elle court un grave danger.
La Torah s'élève contre quelqu'un qui dit : "Ce sera paisible pour moi parce que je suivrai les voies de mon cœur" (Nitsavim 29,18). La Torah dit à propos d'une telle personne : "Hachem ne sera pas disposé à lui pardonner" (v.19). Cette attitude est à l'origine d'une chose terrible ; c'est un "une racine qui fera pousser une mauvaise herbe amère" (v.17).
C'est le bitachon sans crainte (yira). Mais la crainte sans bita'hon, n'est pas bonne non plus. Elle rend une personne triste et déprimée.
N'avoir que la crainte, ou que du bita'hon, est dangereux. Que veut Hachem? Nous devrions avoir les deux ensemble.
Il est écrit (Téhilim 147,11) : "Hachem veut ceux qui Le craignent" (rotsé Hachem ét yéré'av) ; et en même temps, "ceux qui se réjouissent de Sa bonté" (ét haméya'halim lé'hasdo - Tehillim 147:11).
[...]
Chaque personne peut ressentir "Se réjouir en Hachem est ce qui vous donne de la force" (Né'hémia 8,10), ainsi que "Ton nom est grandiose sur tout ce que Tu as créé" (véShim'ha nora al kol ma chébarata).
Le bita'hon et la crainte d'Hachem (yira) vont de pair.
[...]
"Et le peuple craignit Hachem et crut en Hachem" (Béchala'h 14,31).
Grâce à la crainte d'Hachem, une personne mérite d'être proche d'Hachem et de la émouna ...
La crainte d'Hachem est ce qui permet de nous rapprocher d'Hachem.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]
La crainte d’Hachem
+ La crainte d'Hachem :
-> Le midrach (Dévarim rabba 5,2) dit : "S'il y a un jugement en bas [sur la terre], il n'y a pas de jugement en haut [au Ciel]" (im yéch din lé'mata, én din lé'maala).
L'objectif principal est d'acquérir la crainte d'Hachem. Si une personne se juge elle-même, si elle exige davantage d'elle-même dans sa avodat Hachem, alors, par elle-même, elle atteint plus de crainte d'Hachem. Puisqu'elle atteint le but par elle-même, elle n'a pas besoin d'être jugée au Ciel.
Par l'étude du moussar, une personne se juge elle-même. En étudiant le moussar, une personne peut s'épargner d'être jugée au Ciel. Elle peut s'épargner des souffrances amères et d'autres décrets sévères.
Il n'a pas besoin d'être jugé, parce qu'il s'est jugé lui-même. Il a atteint le but par lui-même, il a gagné plus de crainte (yirat) Hachem. Il s'agit d'un merveilleux conseil pour le Yom Hadin.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]
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-> Le rav Bétsalel Horowitz est venu à Kelm avant la Seconde Guerre mondiale. Il est choqué par le fait que les réchaïm assassinent des gens en public, devant tout le monde. La plupart des gens ne le font qu'en privé.
Il a expliqué ce qui se passait : Le monde a été créé pour que les gens acquièrent la crainte (yira) [d'Hachem], et c'est le seul but pour lequel le monde a été créé.
Lorsque les gens ne font pas d'efforts pour acquérir de la crainte, Hachem a besoin d'amener le Guéhinam ici sur Terre afin de nous réveiller, pour que nous commencions à acquérir de la yira (crainte).
Servir Hachem avec amour est plus important que de Le servir avec crainte.
[Maharal - Gour Aryé - Toldot 27,3]
"Il [Hachem] ne perçut aucune iniquité en Yaakov, et ne vit aucune perversité en Israël. Hachem, son D., est avec lui, et l'amitié du Roi est en lui (térouat mélé'h bo)" (Balak 23,21).
Il en ressort le statut particulier du peuple juif d'être celui de "térouat mélé'h bo" (l'amitié du Roi est en lui).
Qu'entend-on par "térouat mélé'h"? À quelle particularité du peuple juif ce terme fait-il référence ? Rachi explique que cette expression signifie : 'hiba et réout, amour et amitié.
Bilaam était jaloux du fait que seul le peuple juif est "un ami proche et cher", du Maître du monde.
Bilaam souligne que ce niveau de proximité, cette amitié attachante n'existe qu'entre Hachem et le peuple juif.
L’argent peut dissimuler la réalité de la vie
-> Nos Sages (Nidda 30b) enseignent : "On apprend toute la Torah au fœtus dans le ventre maternel".
-> Le Zohar (70,p.137) enseigne :
"Dans le ventre maternel, on leur apprend la Torah et on leur montre les trésors merveilleux qui les attendent dans le monde à Venir. Or, quand ils viennent au monde, ces lumières leur sont cachées ...
Quiconque ne recherche pas la Torah éprouve un "aveuglement" à rechercher le monde à Venir, tandis qu'à celui qui recherche une vie de Torah, Hachem dit : "Que la lumière soit!" (Béréchit 1,3).
Le fait de rechercher la Torah ouvre [en nous] les yeux aux délices du monde à Venir."
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-> Selon la guémara (Erouvin 21a) : "Malgré son immensité, l'univers ne constitue que 1/3200 de la Torah."
Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I, 133) demande : Si la Torah est si grande, pourquoi les gens ne la voient-ils pas?
Il répond : la Torah est comparée à une haute montagne. Si l'on met seulement une petite pièce d'argent en face des yeux, on ne peut plus voir la montagne.
Le message est clair : ne nous laissons pas aveugler par les "pièces d'argent" qui constituent notre gagne-pain.