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Puisque tous les juifs sont interconnectés, un juif qui accomplit une mitsva à un bout du monde peut élever et soutenir un juif dans une autre partie du monde qui est incapable d’accomplir cette même mitsva.
[rabbi de Loubavitch]

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[chacune de mes actions peut impacter un juif vivant actuellement dans le monde, mais également ceux morts et ceux à naître. ]

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+ Chacune de nos actions impacte tous les juifs :

-> Le midrach (Vayikra raba 4,6) explique que le peuple juif est comparé à un troupeau de brebis égarées
(Yirmiyahou 50,17), car tout comme lorsqu’une brebis est frappée à la tête ou à l’un de ses membres, tous ses membres ressentent la douleur, de même, lorsqu’un juif faute, tout le peuple juif ressent la douleur.
Rabbi Shimon bear Yo'haï compare l’effet qu’un fauteur a sur la nation juive à celui d’une personne assise dans un bateau qui commence à percer un trou dans le plancher du bateau sous ses pieds.
"Que fais-tu au bateau?" demandent les autres passagers. Il répond : "En quoi cela vous concerne-t-il ? Ne suis-je pas en train de percer sous mes pieds?"
Ils s’écrient : "L’eau monte par ce trou et inonde tout le bateau!"

Le midrach nous enseigne que la nation juive tout entière est considérée littéralement comme un seul corps. Lorsqu’un juif faute, il attire le mal sur tout le peuple, et il ne peut pas prétendre, face à quelqu’un qui cherche à l’empêcher de fauter, que cela ne regarde pas cette personne.
Nous sommes tous dans le même bateau, et nous sommes tous affectés par les transgressions des uns et des autres.
Du côté positif, lorsque nous sommes unis comme un seul corps, nous méritons l’affection particulière de Hachem, et c’est notre tâche, à chaque génération, de parvenir à cette unité.

-> Un soldat juif venu en Russie avec l’armée de Napoléon se rendit à la yéchiva de Volozhin, où il dit à rav 'Haïm de Volozhin : "Au lieu de vous pencher [sur l'étude] sur les paroles du Rambam, vous auriez pu œuvrer pour empêcher les juifs de Paris de s’assimiler".
Rabbi 'Haïm répondit : "En nous penchant ici sur les paroles du Rambam, nous empêchons les juifs de Paris de s’assimiler."
Il exprimait ainsi que les membres du peuple juif sont tous garants les uns des autres, et forment un seul corps.

-> Dans le même esprit, le rav Israël Salanter observe que lorsqu’un juif pieux d'Osieck (toute petite ville de Pologne) redouble d’efforts pour étudier la Torah, il incite un juif non pratiquant de Varsovie à fermer son commerce une heure avant le Shabbat, et un étudiant juif de Paris à manger dans un restaurant casher.
De même, le 'Hazon Ich (dans ses lettres vol.3,82) écrit qu’un véritable étudiant en Torah suscite des sentiments de repentance chez tous ceux qui l’entourent.

[rav Moché Sternbuch - Haggada shel Pessa'h]

"Et maintenant, voici que les cris des Bné Israël sont parvenus jusqu'à Moi, et j'ai vu l'oppression dont les égyptiens les accablent" (Chémot 3,9).

-> Le peuple juif était conscient que la Présence divine l'avait accompagné dans l'exil et qu'Elle aussi souffrait.
Il était si profondément préoccupé par la douleur endurée par la Présence divine qu'il en oubliait de prier pour ses propres souffrances. Hachem vit cela, eut pitié de Son peuple et le sauva.
[rav David Abou'hatséra - Récha véSéfa - Chémot ]

Soyez toujours joyeux. Pensez et croyez avec une foi parfaite que la Chékhina est à vos côtés et veille sur vous.
Vous regardez le Créateur, et le Créateur vous regarde.
Le Créateur peut faire tout ce qu'Il désire. S'Il le veut, Il peut détruire tous les mondes en un seul instant et les créer en un seul instant. En Lui sont enracinées toutes les bonnes choses et tous les jugements du monde, car Son effusion et Sa vitalité sont en toutes choses.
Ainsi, "Je ne fais confiance qu'à Lui, et je ne crains que Lui".
[Baal Chem Tov - Tsavaat haRivach - n°137]

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-> "Gardez à l'esprit que le Créateur vous regarde aussi comme le fait une autre personne. Cela doit être constamment présent dans votre esprit, avec une pensée pure, claire et lucide."
[Likoutim Yékarim - sect.209 ; Kéter Shem Tov - sect.232]

-> [La capacité] de toujours voir le Créateur avec l'œil de l'esprit, même lorsque l'on regarde une autre personne, est un niveau élevé [de réalisation].
Gardez à l'esprit que lorsque vous êtes continuellement dans un état de pensée pure et claire, alors le Créateur vous regarde aussi comme le fait une autre personne.
[Baal Chem Tov - Tsavaat haRivach - n°134]

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[Un juif n'est jamais seul, abandonné à lui-même. Au contraire, tout juif est un enfant unique d'Hachem, qui Lui est extrêmement précieux, en témoigne le fait qu'Hachem regarde et porte attention constamment à chaque juif. ]

Quiconque porte des accusations contre le peuple juif, c'est comme s'il portait des accusations contre Hachem.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayigach 45,1]

Amour et crainte d’Hachem

Ceux qui servent Hachem par crainte et par amour possèdent certainement toutes les bonnes qualités.
De telles personnes méritent que même les anges du char divin les protègent.
[Le nom de ces anges sont : ] Ouriel, Rafael, Gavriel, Michael et Nouriel.

Chacun de ces anges est appelé "charé" (responsables - שרי) car chacun a sous ses ordres un certain nombre [d'anges] chefs et d'officiers.
Ces anges protègent et gardent tous ceux qui craignent D. et servent Hachem avec amour.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Yitro 18,21 ]

Fauter = bloquer la bénédiction Divine

Chaque faute commise par une personne cause une tache à la Chékhina. Or, la principale source de bénédiction et de prospérité dont bénéficie le peuple juif provient de la Chékhina.
Si une personne cause une tache à la Chékhina, elle empêche la bénédiction et la prospérité de se répandre sur le peuple juif.

C'est peut-être ce à quoi le roi Shlomo faisait allusion lorsqu'il a dit : "Celui qui retient le grain sera maudit par le peuple, mais la bénédiction sera sur la tête de celui qui le fournit" (Michlé 11,26).
En d'autres termes, si une personne, par ses fautes, empêche du bien (le grain) d'être distribué au peuple (juif), elle "sera maudite", mesure pour mesure.

Cependant, si une personne, par ses bonnes actions (ses mitsvot), amène la Chékhina à donner une abondance de bénédictions au monde, elle sera également bénie.
Mais "il n'y a pas d'homme [parfaitement] juste sur terre qui [seulement] fasse le bien et ne faute jamais (Kohélet 7,20). Par conséquent, si une personne commet une faute, elle doit immédiatement se mobiliser par la prière, les supplications et les larmes pour réparer le mal qu'elle a causé. Plus elle attend, plus elle cause de dommages.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 22,27-28]

Notre désir d’étudier la Torah

-> Si une personne aspire à étudier la Torah avec des motivations pures (léchem chamayim), Hachem ouvre son cœur et illumine ses yeux avec Sa Torah, et elle mérite de comprendre tous les domaines de la Torah : le pchat, drach, rémez et sod.
Elle mérite de développer ses propres idées et de découvrir de nouvelles vérités, de comprendre les applications pratiques de tout ce qu'elle étudie, et elle réussit quel que soit le domaine de la Torah dans lequel elle se plonge, car "si une personne vient pour se purifier, elle est aidée".
Le yétser hatov vient à son aide et la guide sur le bon chemin, et la tient éloignée du mauvais chemin.
[...]

Selon nos Sages (Erouvin 54a) : "seule une personne qui étudie la Torah est vraiment libre" ...
[ "Hachem a dit : J'ai créé le yétser ara et j'ai créé la Torah comme antidote" (Kidouchin 30b). Ainsi, tant qu'on ne s'occupe pas avec la Torah, on n'est pas libre, mais plutôt sous influence du yétser ara. ]

Lorsque l'âme de cette personne aspire à étudier la Torah, à s'asseoir à l'ombre d'Hachem et à Le servir, Hachem viendra à son aide et exaucera ses souhaits et ses désirs (aspirations sincères).
... Hachem aimera tellement cette personne qu'Il lui donnera la capacité de développer ses propres idées et de découvrir de nouvelles vérités [dans le domaine spirituel].
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayakel 35,30-35]

Etre heureux & la matérialité

+ Etre heureux & la matérialité :

-> Le rav Eliyahou Dessler nous enseigne que ce monde est merveilleux, mais c'est nous qui nous retirons de ce lieu de joie, comme l'enseignent nos Sages (Pirké Avot 4,28) : "La jalousie, le désir illicite et l'honneur éloignent l'homme du monde".
Par nous-même, on se place dans une réalité où il est difficile d'être joyeux.

"Qui est riche? Celui qui est heureux de son sort" (Pirké Avot 4,1).
Le rav Dessler écrit : "le bonheur ne découle pas de la richesse matérielle. Seul celui qui se concentre exclusivement sur sa richesse spirituelle peut devenir [vraiment] joyeux, et d'aucune autre manière".

-> Le rav Eliézer Menachem Mann Shach (béMé'hitsatam) a un jour demandé : "Comment une personne peut-elle être heureuse de son sort alors que nos Sages disent que tout le monde désire le double de ce qu'il possède réellement?"
Il a répondu que "cela fait en réalité référence à une personne qui n'a rien, c'est-à-dire qui n'a absolument aucune attente de ce monde. Seule une telle personne peut être vraiment heureuse."

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-> Le rav Moché Sternbuch (Téchouvot véHanhagot 5,222, p.323) se souvient avoir souvent entendu des personnes non religieuses affirmer avec condescendance que la Torah ne nous permet pas de profiter du monde, avec toutes nos restrictions et interdictions.
Il s'est exclamé : "Au contraire, c'est là la joie d'un juif pratiquant, qui est capable de profiter des plaisirs spirituels du monde d'Hachem sans être entravé par le cliquetis constant des chaînes du matérialisme."

-> Comme nous l'avons appris du rav Dessler, il n'y a aucune joie véritable et durable dans le monde matériel. Mais le monde spirituel de la Torah, des mitsvot et des bonnes actions apporte véritablement à la fois le bonheur dans ce monde et l'éternité dans l'autre.
(notre moi intérieur [âme] ressent ce plaisir, le fait de faire et d'être là où il faut, et elle est heureuse).

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-> Le rav Yaakov Yossef de Polnoy (Tsafnat Panéa'h p.74) enseigne que : "l'homme a la capacité de percevoir ce qui apporte la vraie joie parce que "Hachem a fait l'homme droit" (Kohélet 7,29). Cela lui permet d'apprécier la Torah et les mitsvot qu'il étudie et accomplit, car il a été créé pour apprécier ces actes célestes".

-> Le rav Aharon de Karlin (Beir Aharon - p.162) explique que les mots "ils seront rassasiés et jouiront de Ta bienveillance" (yitbéou véyit'anégou mitouvé'ha), que nous prononçons dans la prière du Shabbat, impliquent que tout le plaisir que l'homme tire de la satisfaction de ses désirs [matériels] disparaît rapidement, dès que le plaisir éphémère est terminé.
Seules les mitsvot continuent à procurer du plaisir et de la joie même après que nous avons accompli l'action elle-même.

-> Le rav Moché de Kobrin averti également que "l'âme juive provient du monde du plaisir sublime. Si elle ne se voit pas accorder les plaisirs éternels de la Torah et des mitsvot auxquels elle aspire, elle cherchera malheureusement ses plaisirs ailleurs, dans l'abîme des divertissements mondains".

-> Le rabbi d'Ichbitz (le Mé haChiloa'h - dans Beit Yaakov - Kédochim) déclare : "Il n'y a en réalité aucune joie à tirer des activités mondaines (liées à ce monde), car elles disparaissent si vite qu'elles ne peuvent même pas être considérées comme des sources de bonheur".

-> Le Sfat Emet (Dévarim, p.232) souligne que "puisque l'âme est une entité éternelle et le corps une entité éphémère, seules les sujets relatifs à l'âme peuvent procurer de la joie. Les sujets qui touchent exclusivement le corps ne peuvent mener qu'à la tristesse. C'est pour cette raison que nous éprouvons de la joie le jour du Shabbat, car nous avons reçu la néchama yétéra, l'âme supplémentaire, qui nous élève à un état d'extase."

-> Le rabbi de Sochatchov (Shem miShmouel - Toldot, p.92) poursuit sur le thème de la joie du Shabbat en expliquant le concept selon lequel, le Shabbat, nous avons le sentiment que "tout notre travail est accompli". Il explique que "ce n'est pas une ruse, car puisque [en ce jour] nous avons été élevés à un niveau purement spirituel, rien de corporel (matériel) n'a d'importance et c'est en effet comme si tout était entier et complet (d'où la joie). Nous n'avons besoin de rien d'autre que de la beauté spirituelle du Shabbat."

L'ensemble de la Torah repose sur un seul principe. La pierre angulaire du judaïsme depuis le moment où nous avons quitté l'Egypte est et sera toujours le fait que nous (les juifs) sommes les enfants bien-aimés d'Hachem.
['Hida - Roch David - Béhar ]

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[en ce sens dès que nous pensons que nous ne sommes pas importants et aimés aux yeux de papa Hachem, c'est une sorte d'hérésie, de reniement d'une réalité à la base de la vie juive. ]

+ "Parce que Moi, Hachem, Je ne change pas, vous aussi, enfants de Yaakov, n'avez pas été anéantis" (Mala'hi 3,6)

-> Rachi explique que l'amour d'Hachem pour nous (chaque juif) n'a jamais cessé [et ne cessera jamais, de façon inconditionnelle].