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Quiconque accepte, sans se rebeller, les maux décrétés contre lui depuis le Ciel, et qui les justifie, provoque l'annulation du Jugement du Ciel.
['Hafets 'Haïm - Chmirat haLachone 2,13]

Le boss c’est papa Hachem : alors pourquoi s’inquiéter?

+ Le boss c'est papa Hachem : alors pourquoi s'inquiéter?

"Vous êtes les enfants d’Hachem votre D. ne vous tailladez point le corps, ne vous rasez pas entre les yeux, en l’honneur d’un mort. Car tu es un peuple consacré à Hachem ton D." (Réé 14,1-2)

-> Le Ibn Ezra écrit :
"Sachant que vous êtes les enfants d’Hachem et qu’Il vous aime plus qu’un père n’aime son fils, ne vous tailladez point le corps sur tout ce qu’Il amènera sur vous, car tout ce qu’il amène sur vous est pour votre bien.
Et si vous ne Le comprenez pas, cela ressemble à des petits enfants qui ne comprennent pas les agissements de leur père et qui (malgré tout) se reposent sur lui, vous aussi reposez-vous sur Hachem.
Car tu es un peuple consacré à Hachem, et c’est vous qu’Hachem a choisi comme peuple, c’est pourquoi ayez confiance de tout votre coeur et de toute votre âme que tout est soigneusement calculé d’En-Haut pour votre bien et votre profit."

-> Tossefot (Daat Zékenim 14,1) suit le même esprit :
" "Vous êtes les enfants d’Hachem votre D." = c’est pourquoi si vos pères de chair et de sang décèdent, ne vous tailladez point le corps, car ce n’est pas pour autant que vous êtes orphelins puisque vous possédez un Père vivant et éternel, Béni-Soit-Il.
Ce n’est pas comme les idolâtres qui, lorsque décèdent leur père, ont une raison de se taillader le corps puisqu’à part lui, ils n’ont rien d’autre que du bois et des pierres qui ne peuvent les réconforter, comme l’exprime le prophète : "Ils disent au bois : tu es mon père, et à la pierre, tu nous as enfantés"."(Yirmiyahou 2,27).

-> Le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
celui qui se souvient en permanence qu’il est un enfant de son Père Céleste ... acceptera avec amour et joie tout ce qui lui arrive et ne dira jamais : "Malheur au sort qui est le mien!" Car il sera toujours confiant dans le fait que tout ce que son Père prévoit lui sera finalement bénéfique.
Cette conviction l’aidera à se sentir toujours joyeux et satisfait de son sort, et tous les mauvais décrets qui pesaient sur lui s’annuleront et seront transformés en bien. Il assistera à un déversement de bénédictions.
En résumé, il incombe à chaque juif de placer son entière confiance en Hachem, d’accepter à chaque instant avec amour tout ce qui lui arrive, et de savoir qu’il existe une raison qui dépasse notre entendement à chaque évènement de son existence, qu’il soit bon ou mauvais.

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-> Le Machguia’h Rabbi Yérou’ham de Mir, après le décès du 'Hafets 'Haïm, lorsque tous ressentirent que les ténèbres s’étaient abattus sur le monde, est connue : "Certes, dit-il, le 'Hafets ‘Haïm nous a quitté, mais Celui qui a fait le ‘Hafets 'Haïm est encore vivant et présent!"

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+ Plus je considère Hachem comme mon Père, plus ma vie devient un gan Eden :

-> Le Gaon Yaakov (rapporté dans le Ein Yaakov) enseigne sur l’histoire que rapporte la guémara (Taanit 22a) : Rav Broka rencontra le prophète Eliyahou sur le marché de Léfèt et lui demanda : "Y a-t-il ici quelqu’un ici qui a droit au monde futur?"
Eliyahou lui désigna 2 hommes. Rav Broka alla s’enquérir auprès d’eux des bonnes actions qui leur donnaient droit à un tel mérite. Ils répondirent : "Nous sommes 2 amuseurs, et nous réjouissons les gens tristes. Et aussi, lorsque nous voyons que 2 personnes se disputent, nous nous efforçons de les réconcilier."

Le Gaon Yaakov pose sur cette guémara plusieurs questions : pourquoi Rav Broka ‘Hozaa avait-il besoin de savoir qui avait droit au monde futur? Etait-il intéressé à trouver un bon parti pour ses enfants?
Plus difficile encore à comprendre est la réponse d’Eliyahou qui lui désigna en effet des gens encore vivants. Il est pourtant dit explicitement (Job 15,15) : "Même en Ses Saints, Il n’a pas confiance" = tant que le mauvais penchant est en l’homme, peut-on savoir quelle sera sa fin? Au sujet des Patriarches, on voit que pour la même raison, Hachem n’associa pas Son Nom au leur de leur vivant (cf. midrach Tan’houma Toldot 7).

Il répond : Par sa question, Rav Broka désirait savoir s’il existait quelqu’un dans ce monde qui pouvait avoir un avant-goût du monde futur. Il voulait ainsi apprendre comment y goûter lui-même. Car aucun plaisir de ce monde n’est a priori exempt d’une quelconque peine.
Par exemple, quelqu’un qui mangerait à satiété de tous les meilleurs mets du monde finirait par se lamenter des maladies qui en découleraient, sans compter de l’absence de ses amis ou de la perte d’argent, ou encore des disputes qu’il pourrait engendrer. Tandis que le plaisir du monde futur, lui, est entier et associé à aucune peine. C’est le plaisir véritable.
[souvent on a plus de plaisir dans l'anticipation d'une chose. Tout plaisir est éphémère. A l'inverse, la conscience de savoir que Hachem nous aime bien plus qu'un papa, cela nous procure une joie, une plénitude, constante.]

Celui qui voudrait en avoir un avant-goût tout en étant encore dans ce monde le pourrait à condition d’être joyeux à chaque instant de sa vie, et d’accepter tout ce qu’Hachem lui a préparé, avec joie, sans jamais s’affliger de ce qui lui arrive, sachant que tout provient d’Hachem.
Et s’il voyait d’autres personnes être peinées ou se disputer, il s’efforcerait de faire régner la paix entre elles et tenterait de les rendre heureuses. Ce serait alors un reflet du monde futur dans lequel n’existe ni peine ni colère, où l’on éprouve une paix et un plaisir parfaits.
C’est, ajoute le Gaon Yaakov, le sens profond de la bénédiction mentionnée dans la guémara (Béra'hot 17a) : "Tu verras ton monde de ton vivant", à savoir que déjà de son vivant dans ce monde, l’homme pourra avoir une idée du plaisir éprouvé dans le monde futur dans la sérénité, la joie et l’allégresse.

Et c’est ce que Rav Broka demanda à Eliyahou : "Y a-t-il dans ce monde des gens qui peuvent appréhender quelque peu le plaisir du monde futur afin de pouvoir en concevoir l’essence?"
Et il lui montra ces 2 comédiens qui étaient toujours joyeux et qui, en outre, faisaient régner la paix entre l’homme et son prochain.

[ => il en résulte que plus nous vivons et ressentons le fait que Hachem est notre papa, qu'Il nous aime et veut notre meilleur indépendamment de ce que nous faisons, alors plus nous abordons la vie avec un sentiment de sérénité, de joie profond. Et même si notre vie est mouvementée, on est confiant car c'est papa Hachem qui est derrière cela (un décret céleste détermine la durée, l'intensité, le type, ... de douleur que nous avons).
De plus, si Hachem est notre père, alors chaque juif est un enfant unique adoré, et donc nous devons également développer notre amour et la paix entre nous. (aimer un juif c'est aimer son père [Hachem])

==> Bien que l'obscurité du monde et notre naturalité nous empêchent d'avoir devant les yeux cette réalité, lorsque nous faisons l'effort de vivre avec une telle vision, alors nous méritons de vivre une vie avec un goût de gan Eden.
Naturellement on aime bien avoir le sentiment de tout maîtriser (ex: le rav Pinkous dit que nous regardons beaucoup les infos en période de trouble pour combler cette envie), nous avons alors notre humeur qui est fluctuante au gré du temps, mais si nous faisons de notre mieux et que nous mettons tout ce qui se passe dans les mains d'Hachem, alors nous sommes zen. Certes je comprends pas tout, certes cela peut même être inquiétant/douloureux/injuste ... en apparence, mais puisque c'est papa Hachem qui est derrière toute chose pour l'ultime meilleur, alors tout va bien. [comme un bébé joyeux et tranquille dans les bras de ses parents, alors que c'est pleine tempête! ]
En ce sens, plus je considère Hachem comme mon Père, plus ma vie devient un gan Eden.]

"Le verset dit : "Aie confiance en Hachem et fais le bien" (Téhilim 37,3) (ce qui signifie : ''Aie confiance en Hachem même avant de faire le bien'') = cela signifie que bien que tu ne possèdes pas de bonnes actions à ton actif et que tu saches que tu es un racha, malgré tout, aie confiance en Hachem car Il est la source de la miséricorde et Il aura pitié de toi, comme il est dit : "Sa miséricorde est sur toutes les créatures" (Téhilim 145,9), à savoir les tsadikim et les réchaïm."
[Rambam - début de son Séfer Emouna ouBita'hon]

Les épreuves sont là pour nous rapprocher d’Hachem

+ Les épreuves sont là pour nous rapprocher d'Hachem :

-> A chaque fois qu'un juif trouve son chemin barré devant lui, ce n'est que pour qu'il regarde En-Haut et qu'il soumette son coeur à son Père Céleste.
[Sfat Emet - Massé 5661]

-> En vérité, toutes les épreuves qui accablent les Bné Israël n'ont pour seul but que de les rapprocher d'Hachem, et pas seulement de les punir, comme il est dit : לא אלוקים קרובים (lo Elokim kérovim - litt. "c'est pour lui (pour ce peuple : les Bné Israël) qu'il (y a) Elokim (la rigueur Divine), pour qu'ils soient proches" - Vaét'hanan 4,7).
Et comme il est dit également (Isaïe 63, 9) : בכל צרתם לו צר (bé'hol tsaré'ém lo tsar - litt. "Dans toutes leurs épreuves, c'est pour Lui (pour nous rapprocher de Lui) qu'il (le peuple juif) subit l'épreuve").
Et l'épreuve elle-même est une délivrance pour les Bné Israël.
[Sfat Emet - Vaét'hanan 5666]

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-> Le Nétsiv (Méromé Sadé sur 'Haguiga 5b) explique ce que la guémara enseigne sur le verset : "Et Moi, Je voilerai Ma face en ce jour" (Vayélé'h 31,18) : Rav Yossef dit : "Sa main s'est levée sur nous, comme il est dit : ‘De l'ombre de Ma main Je t'ai recouvert’ (Yéchayahou 51,16)".
Le Nétsiv commente que l'intention de Rav Yossef est d’expliquer que Hachem ne voile pas Sa face devant Israël sans ne plus les regarder. Il est certain que dans toutes les circonstances, Hachem nous dirige.
Mais le thème du voilement de la face Divine consiste dans le fait que "Sa main s'est levée sur nous" = D. a placé Sa main comme séparation afin de nous cacher la manière dont Il nous dirige.
C’est ce thème qui est exprimé dans le verset rapporté par Rav Yossef : "De l'ombre de ma main Je t'ai recouvert", comme quelque chose qui est caché du regard. Mais il est certain que Hachem continue à nous regarder et à nous diriger avec miséricorde.

Tout le but de ce voilement est uniquement de nous éprouver afin de nous éveiller au repentir (téchouva - tachouv hé = revenir vers Hachem).

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-> Celui qui possède la émouna n'a aucune question, et celui qui ne la possède pas, toutes les réponses ne lui serviront à rien, car D. qui est le Maître de tout ce qui se passe dans le monde, est la réponse à toutes les questions.
['Hafets 'Haïm]

-> Le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
Personne ne comprend rien à la manière dont Hachem dirige le monde car celle-ci est insondable. Dès lors, comment l'homme pourrait-il avoir des questions sur Sa manière de diriger les événements puisqu'il ne peut en saisir la véritable finalité?
Il ne lui incombe que de placer sa confiance dans son Créateur.

[ainsi, dans nos périodes de troubles où l'on est tenté de tout voir en noir, il ne nous reste plus qu'à se jeter dans les bras de notre papa Hachem, confiant à 100% qu'Il gère tout pour le mieux ultime. ]

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-> b'h, voir également : 3Tu seras intègre avec Hachem ton D." : https://todahm.com/2022/09/28/37256

"Tu te souviendras d'Hachem ton D. car c'est Lui qui te donne la force de réussir" (Ekev 8,18)

-> Le Yessod haAvod (2,8) commente :
"On nous enjoint par là à avoir la foi que tous les gains réalisés par un homme et l’obtention de sa subsistance, tout est dirigé par Hachem et n’existe que grâce à Son aide. Ce commandement constitue une des 613 mitsvot.
Grâce à cela, Hachem lui viendra en aide même dans les situations les plus difficiles.
Mais s’il pense : "C'est à la force de mon poignet que j'ai réussi", il ne bénéficiera pas de l'aide du Ciel et par conséquent, il ne pourra réussir dans ses entreprises."

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-> Le rav Pin'has Koritz enseigne que celui qui vit avec une confiance entière en D., Hachem le délivrera par des voies auxquelles il n'aurait jamais songé auparavant.

"Et tu sauras dans ton coeur que, tel un père qui châtie son fils, Hachem ton D. te châtie" (Ekev 8,5)

-> Le Smag (סמ"ג - mitsva 17) écrit à ce sujet :
"C'est un commandement positif d'accepter le jugement Divin pour tout ce qui arrive, comme il est dit : "Et tu sauras dans ton coeur que, tel un père qui châtie son fils, Hachem ton D. te châtie."
J'ai expliqué ce commandement à de nombreuses personnes ... : si les vicissitudes de l'existence accablent un homme, c'est un commandement positif de penser en son coeur que sa situation a été bouleversée pour son bien".

-> Le rav Yérou'ham Lévovitz a enseigné cela dans un cours :
"Quand les choses ne vont pas bien ... c'est un commandement positif de croire que la souffrance est dans notre intérêt ... Accepter la souffrance avec amour est la principale source de réussite d'une personne dans ce monde".

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-> "Un homme est tenu de bénir sur le mal de la même manière qu'il bénit sur le bien" (Béra'hot 54a)

-> Rabbi Barou'h de Mézibou'h explique que les mots " 'hassadim tovim" à la fin du Birkat hamazon, sont une demande à Hachem de nous accorder des bontés qui nous soient douces.
[d'une façon identique, nous disons : "chana tova oumétouka" = donne nous de bonnes choses, mais en plus qui soient douces.
En effet, ce qui nous paraît bien ou mal, tout est en réalité une bonne choses. Nous demandons à Hachem de nous envoyer une bonne chose qui nous apparaisse clairement agréable sur le moment.]

Le Baal Chem Tov se tournait vers Hachem et disait : "Je sais que le mal est pour mon bien. Si seulement tu pouvais convertir le mal en bien visible et lui permettre d'effacer nos péchés."

-> La rabbanite Feldbrand enseigne : il y a la bonté qui est visible, lorsque Hachem nous bénit avec une bonne santé, de la prospérité, et de la satisfaction dans la vie.
Mais il y a un autre type de bonté, qui n'en est pas moins pour notre bien. C'est comparable à un traitement désagréable pour soigner une maladie ou à une intervention chirurgicale douloureuse mais salvatrice. Connaissant son but, le patient est reconnaissant envers le chirurgien, bien que l'expérience ait été tortueuse.

-> Le rav Rubinstein rapporte que lorsqu'un Mr Falk est arrivé à Buchenwald, il s'est dit : "Je ne sais pas pourquoi Hachem m'a mis ici, mais c'est mon travail de continuer à être juif ici, de la même façon que cela pourrait l'être partout ailleurs".
Avec cette attitude, il a pu aider de nombreuses personnes.

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-> Le rav Ben Tsion Abba Chaoul a enduré de grandes douleurs lors de ses traitements médicaux, son visage a toujours reflété le contentement et l'harmonie intérieure. Les médecins ne pouvaient pas comprendre comment leur patient ne réagissait pas à sa douleur atroce.
Rav Ben Tsion a expliqué : "Selon divers opinions (Smag, Samak, Yéréïm), c'est une mitsva d'accepter les souffrances avec amour, sachant qu'elles sont pour notre bénéfice.
De plus, la mitsva d'aimer Hachem "bé'hol méodé'ha" (avec toutes tes ressources), c'est l'aimer en toutes circonstances, y compris celles-ci.

Quand quelqu'un est venu rendre visite au rav Ben Tsion Abba Shaoul à l'hôpital, à un moment où la souffrance lui était particulièrement aiguë, il lui a demandé : "Comment se sent le rav?"
Il a répondu : "Barou'h Hachem, bien!"
Le visiteur a été surpris : "Vraiment?"
Le rav a dit : "Bien sûr! Le verset dit clairement : "Rendez grâce à Hachem, car Il est bon". Lorsque vous savez que tout dans ce monde est une expression de sa compassion/miséricorde, alors vous comprenez que tout est bon".

" 'Habakouk réduisit réduisit toutes les [613 mitsvot de la Torah] à une seule, d'après le verset : "le Juste vivra par sa foi [émouna]" ('Habakouk 2,4)."
[guémara Makot 24a]

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-> Selon le Zohar (2,44), le prophète 'Habakouk était le fils de la Sunnamite, cette femme qui avait hébergé le prophète Elicha et en faveur de qui Elicha, en reconnaissance de son accueil, avait prié pour que le Ciel lui donne un enfant. Cet enfant tomba malade et mourut ; Elicha put le ressusciter miraculeusement (voir Méla'him II, chapitre 4) par le mérite de sa mère la Sunnamite qui a fait confiance en Hachem et en Elicha'.
Ainsi, 'Habakouk est une preuve vivante de la force de la émouna en Hachem, ce qui explique que c'est lui qui a eu le mérite de résumer les 613 Commandements en un seul : le Juste vivra de sa émouna.

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=> Quelle était l'intention de 'Habakouk qui a ramené les Commandements à un seul?

-> Selon le Méïri :
Lorsque Habakouk a résumé tous les Commandements en un seul : "le tsdik vivra de sa émouna", son intention était d'utiliser le mot "émouna" (confiance en D.) à sa racine néemanout (loyauté ou fidélité), afin de demander à l'homme de réaliser les mitsvot avec le seul but d'accomplir la volonté d'Hachem léChem Chamayim, sans aucune autre intention et sans aucun autre but intéressé.

-> Rabbi 'Haïm Chmoulévitch (Si'hot Moussar, si'ha 6) enseigne :
Ce seul Commandement résumé par 'Habakouk est, selon lui, la source de tous les autres Commandements : celui qui accepte le joug de cette mitsva de confiance en Hachem, c'est comme s'il avait accepté le joug de toutes les mitsvot de la Torah, car en développant notre émouna, la racine de tous les Commandements, il sera possible d'accéder à la réalisation des autres mitsvot.

-> Selon le rav Eliyahou Desseler (Mikhtav méEliyahou - tome 5, p.343) :
Dans la guémara (Shabbath 31a), Raba a dit qu'à l'heure où l'homme comparaît en jugement dans le Ciel, après sa mort, la première question qui lui est posée est : "T'es-tu conduit honnêtement ("bé'émouna") dans tes affaires ?".
C'est l'importance de cette émouna (honnêteté ou loyauté) dans la relation financière avec autrui que voulait signaler le prophète. 'Habakouk, car elle est le fondement de la confiance en Hachem et de toute la Torah.

-> Le Ben Ich 'Haï enseigne :
La valeur numérique du mot אמונה (émouna) est 1+40+6+50+5 =102, tandis que la valeur numérique du mot צדיק (tsadik) est 90+4+10+100 = 204, soit le double de la guématria du mot émouna.
Ainsi, l'intention de 'Habakouk était de dire que le véritable tsadik, qui vit de sa foi, doit avoir une double émouna : une foi intérieurement et une foi extérieurement, ou bien une double émouna, l'une sur le plan matériel et l'autre sur le plan spirituel.

La bonté Divine est parfois cachée dans la rigueur

+ La bonté Divine est parfois cachée dans la rigueur :

-> Le Nom divin représentant le strict jugement est le Nom : Elokim (אלהים).
En réarrangeant ces lettres, nous remarquons qu’il s’écrit : מלא י-ה (malé youd hé), la plénitude de י et ה.
En épelant de façon pleine (מלא) les 2 lettres י et ה , qu’obtenons-nous?

Le "youd" (י) s’orthographie "youd, vav, dalet" = יוד, et la lettre hé (ה), "hé, alef" = הא.
En additionnant ces lettres, nous arrivons à un total de 26, comme le Tétragramme יהוה , c’est-à-dire le Nom divin de Miséricorde.

=> On a donc là une allusion au fait que ce qui nous apparaît comme de la rigueur, le Nom אלהים , est en vérité de la bonté cachée.
[rav Yéhochoua Alt]

Plus une personne croit que tout ce qui lui arrive vient d'Hachem pour son bien, plus le niveau qu'elle atteindra sera élevé, et plus elle aura de plaisir dans le monde à venir.
['Hafets 'Haïm - al haTorah Vaét'hanan 6,5]

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-> "Ne placez pas votre confiance dans les grands, dans le fils d’Adam, impuissant à secourir. Que son souffle se retire de lui, il rentre dans sa poussière : le jour même ses projets sont anéantis. Heureux qui a pour appui le D. de Yaakov, et met son espoir en Hachem, son D." (Téhilim 146,3-5)

=> Pourquoi le fait que l'homme finira par mourir vient-il expliquer le fait que nous ne devrions pas compter sur lui maintenant? Peut-être que de son vivant, il peut aider?

Le Ménorat haMaor explique : le Téhilim nous dit que : "Ne placez pas votre confiance [en l'homme] ... son souffle se retire de lui, il rentre dans sa poussière" = on ne doit pas compter sur l'homme qui ne peut vivre que grâce à l'oxygène qui circule dans tout son corps. Mais plutôt il faut compter sur Celui qui injecte la vie en lui, car Il est le Seul qui compte.

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-> "Hachem a beaucoup de messagers"
[guémara Kiddouchin 62a - arbé chlou'him lamakom]

[autrui ne sera au mieux qu'un intermédiaire pour nous soigner, pour nous conseiller, pour nous rendre service, ... mais la source première est Hachem, qui peut tout, qui contrôle tout.]

"Les jugements d'Hachem sont vérité : ils sont parfaits tous ensemble" (Téhilim 19,10)

-> Le Gaon de Vilna explique que lorsque Hachem porte un jugement sur quelqu'un, Il prend d'abord en compte comment cela affectera tout le monde autour de celui qui est jugé. Si même un seul individu ressentirait une douleur non méritée à la suite de ce jugement, alors Hachem s'abstiendrait de l'exécuter.
[ainsi si Hachem prend en compte les souffrances indirectes causées par un jugement, alors à plus forte raison qu'Il prend en compte avec précision les souffrances pouvant nous arriver directement. Hachem est en contrôle de tout, et rien (même la plus petite chose) ne peut se passer sans un décret Divin.]

-> La guémara (Sanhérin 108) rapporte que D. retarda de 7 jours la date de début du Déluge (maboul).
En effet, le tsadik Métouchéla'h venait de mourir, et pour ne pas perturber les 7 jours de son deuil, le Déluge fut repoussé de 7 jours (Béréchit 7,4 - Rachi).

-> Le rav 'Haïm Kanievsky a rapporté qu'il a entendu dire son oncle le 'Hazon Ich : "Ce n'est pas l'avion qui s'écrase, ce sont les gens qui s'écrasent. S'il n'y a ne serait-ce qu'une seule personne dans un avion qui n'est pas censée s'écraser, l'avion ne s'écrasera pas".