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"Les juifs ont prêté serment qu'ils n'abandonneraient jamais D. pour une quelconque divinité, et D. a prêté serment qu'Il n'abandonnerait jamais les juifs en faveur d'un autre peuple"

[guémara Guitin 57b]

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-> "Aujourd'hui, tu as déclaré fidélité à Hachem, faisant de Lui ton D. et [t'engageant à] marcher dans Ses voies, à garder Ses statuts, Ses commandements et Ses lois, et à obéir à Sa voix.
A Son tour, Hachem t'a déclaré Sa fidélité aujourd'hui, faisant de toi Son peuple privilégié (am ségoula) comme Il te l'a promis afin que tu observes tous Ses commandements." (Ki Tavo 26,17-18)

-> Le Yessod véChorech haAvoda fait remarquer que ces 2 versets sont le pendant l'un de l'autre : de même qu'au 1er verset, les Bné Israël reçurent le joug Divin avec amour et acceptèrent les mitsvot, de même au second verset, par amour pour eux, Hachem les choisit parmi toutes les nations pour être le peuple élu.

Cependant, pourquoi le joug des mitsvot ("que tu observes tous Ses commandements") est-il de nouveau mentionné dans la dernière partie du second verset?

Le Yessod véChorech haAvoda affirme que c'est par affection pour nous que Hachem nous a donné les mitsvot, et c'est ce que Moché dit aux Bné Israël : Ne croyez pas que les mitsvot soient un fardeau!
Bien au contraire, Hachem nous a offert un cadeau qui n'a pas de limites : les mitsvot sont la preuve de Son amour pour nous, et leur accomplissement ne peut être que bénéfique.
C'est là le sens de ce verset : "Hachem t'a distingué ... afin que tu sois Son peuple de prédilection", et c'est pour cela qu'Il t'a demandé d'accomplir Ses mitsvot.

=> Il conclut ainsi qu'il nous incombe de remercier le Maître du monde, et de nous réjouir qu'Il nous ait choisis pour être Son peuple.
[Selon le Zohar, la conscience que nous sommes juif doit nous procurer la plus grande des joies possible, au point où aucune mauvaise nouvelle apparente de ce monde ne puisse affecter cette joie. Un juif ne peut ainsi qu'être heureux toute sa vie!]

"Les juifs doivent se fier à D. comme un enfant a confiance en son père.

L'enfant ne comprend pas toujours les actes de son père mais cela ne l'empêche pas de s'en remettre entièrement à lui.
Les juifs doivent avoir une foi inébranlable en Hachem et savoir que tous Ses actes et Ses commandements ont pour seul but le bien de Son peuple."

[le 'Hizkouni - rapporté dans le Méam Loez (Réé - 14,1-2)]

"Depuis l'origine de la Création, un flux de grâce abondante a constamment coulé sur le monde, maintenant la vie dans toutes ses manifestations.
Une personne avec un esprit clair comprend cela et ne s'inquiète pas de la façon de gagner sa vie.
Elle sait avec certitude que le flux ininterrompu d'abondance va la toucher.

Mais si la émouna d'une personne commence à vaciller et qu'elle s'inquiète à propos de son pain quotidien, alors les canaux d'abondance se bloquent.
Cependant, Hachem rouvrira les canaux obstrués en réponse à une étude assidue de la Torah et une prière fervente."

[Rabbi Zouché d'Hanipol - le plus jeune frère du Noam Elimélé'h - Ménorat Zahav - paracha Béhar]

"Un père jouait à cache-cache avec son jeune fils.
Le père se cache derrière un gros arbre, et le garçon, après l'avoir cherché, finalement le retrouve.
De la même manière, D. se cache parfois, et lorsque, alors que nous Le cherchons, nous finissons par Le trouver, Il nous aime d'autant plus."

[le Maguid de Mézéritch - Maguid Dévarav LéYaakov]

"Hachem ton D. est avec toi, tu ne manques de rien" (Dévarim 2,7)

Ce verset peut s'expliquer de 2 façons :

-> 1°/ Si tu places ta confiance en Hachem et que tu vis avec Lui au point de ressentir que : "Hachem ton D. est avec toi", alors "tu ne manqueras de rien", car rien n’est impossible pour Hachem et il ne manque rien dans les trésors du Roi.
=> Ainsi, Hachem en qui tu as confiance remplira tous tes manques.

-> 2°/ Une lecture dans l'autre sens est également vraie.
Si tu es heureux de ce que tu as et que tu ressens que rien ne te manque, alors Hachem fera résider Sa présence avec toi.
=> Si "tu ne manques de rien" et que tu te réjouis de ta part, alors tu mériteras que : "Hachem ton D. est (sera) avec toi".

[selon le Rabbi Moché Midner - petit-fils du Yessod véChoréch ha'Avoda et élève de rabbi 'Haïm Soloveitchik]

"L'homme n'a pas de part dans la Torah de Moché, notre maître, qu'à partir du moment où il acquiert la conviction que chacun de nos faits et chaque événement de notre vie relèvent du miracle, et n'émanent ni de la nature ni de la conduite du monde."

[Ramban - fin paracha Bo]

[il s'agit bien des moindres petits détails de notre vie individuelle, et non uniquement d'un un point de vue général.]

"Il est essentiel d'inculquer à ses enfants la émouna en Hachem et en Sa Torah, et la conscience que tout ce que l'on reçoit est un cadeau de Hachem."

[rav Moché Feinstein - Igrot Moché, Yoré Déa vol.3,76]

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-> "L'âme a besoin de la émouna pour respirer, et sans elle, elle ne peut subsister, même un bref instant."
[rav Eliyahou Lopian - Lev Eliyahou vol.3]

=> combien il est vital d'apprendre à nos enfants à respirer spirituellement parlant!

-> "Les juifs sont des croyants, fils de croyants" (Israël maaminim bné maaminim - guémara Shabbath 97a)

=> Nous devons transmettre le flambeau à nos enfants, en réveillant le "gène" de la émouna qui est latent en tout juif.

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-> "Ce n'est qu'en travaillant sans relâche que l'on accède à la émouna, et dès que nous relâchons nos efforts, notre émouna s'affaiblit aussitôt."
[rav Yé'hezkel Levenstein]

-> Selon le Tanya (chap.42), la émouna nécessite que nous nous entraînions [constamment] à déceler la présence Divine dans toute chose.

-> "Voyez-vous le soleil? Pour moi, la présence Divine est aussi évidente que celle du soleil"
['Hafets 'Haïm]

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-> Le 'Hazon Ich enseigne qu'avoir du bita'hon, ne signifie pas être confiant dans le fait que tout va se dérouler selon notre désir (c'est comme JE veux!), mais plutôt la certitude que rien n'arrive par hasard.
Tout événement ne se produit que parce que Hachem l'a souhaité ainsi, et par conséquent, tout ce qui peut nous arriver provient de la pure bonté de D.

[=> c'est un combat interne où l'on décide ce que l'on préfère : obtenir ce que JE veux, ou bien ce que D. veut pour moi?
La question est : Qui sait ce qui est réellement bon pour moi : moi-même ou Hachem?

Tout notre travail est d'arriver à transposer concrètement dans notre réalité notre émouna en Hachem. En effet, au calme dans notre tête, en théorisant, il est facile de proclamer D. l'Unique Maître du monde, mais au milieu des difficultés de notre vie, est-ce que nous pensons toujours la même chose?

=> Notre objectif est de toujours proclamer avec certitude : ce que JE veux dans ma vie, c'est ce que TU (D.) veux pour ma vie!]

-> Chaque Shabbath, le rav de Brish demandait à son fils s'il voulait une pomme ou une poire.
Quand son fils lui disait une pomme, le rav lui donnait une poire.
Quant il lui demandait une poire, son père lui donnait une pomme.
Et chaque semaine, il lui donnait l'inverse de ce qu'il voulait.
Pourquoi agissait-il ainsi?

Le rav de Brisk disait : "C'est pour apprendre à mon fils que dans la vie, on n'a pas tout ce qu'on veut, et ainsi l'habituer à cela".

Evidemment qu'on pourrait se dire, que son fils n'avait qu'à demander l'opposé pour avoir au final ce qu'il désirait.
Mais, ici on parle en terme de vérité, de personnes qui souhaitent pleinement réussir leur vie, sans se mentir à eux-même.
=> On a tous des choses que l'on désire dans n'importe quel domaine, si ça ne se passe pas comme on veut et qu'on a pas ce qu'on désire, alors il faut se dire que Hachem a fait le meilleur choix pour nous, et qu'il faut savoir accepter.
==> Certes, ce n'est pas ce que JE veux, mais c'est encore mieux que cela : c'est comme HACHEM le veut!
Nous devons toute notre vie travailler à avoir cette bonne perception de la vie!

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-> Le 'Hovot haLévavot (Chaar haBita'hon) écrit : "Le véritable bita'hon apaise les tourments de l'esprit et permet de rester serein face aux tracas de l'existence".

[Même si c'est la tempête dans notre vie, nous faisons ce que l'on a à faire dans le calme, confiant dans le fait que Hachem dirige ma vie pour mon bien ultime.]

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-> "Plus quelqu'un s'en remet à Hachem, plus Hachem l'aidera, car il n'existe pas d'autre réalité que celle de Hachem"
[rav Yé'hezkel Levenstein]

-> "Chaque jour, Hachem Se comporte avec une personne en accord avec le niveau de confiance que cette personne place en Lui.
Comme le dit le verset : "Hachem est ton ombre, à côté de ta droite" (Téhilim 121,5) = Hachem est comme une ombre, quand on bouge un doigt, Il en bouge un aussi. Deux doigts, Il en fait de même.

Hachem aidera une personne en fonction de son niveau de confiance en Lui."
[rav Eliyahou Lopian - Lev Eliyahou vol.3 (Emor)]

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-> "Si c'était moi, le maître du monde, je ne changerais rigoureusement rien.
Je suis fermement persuadé que tout ce que fait D. est pour le bien de l'homme, et ce sont nos défauts qui nous empêchent de percevoir la droiture de Ses voies."
[rabbi Lévi Its’hak de Berditchev]

"Chacun vit des miracles cachés tous les jours de sa vie.
Il n'est pas un membre de la nation juive qui ne bénéficie d'un miracle caché chaque jour, malheureusement il n'y prête pas attention."
[Rabbénou Bé'hayé - début paracha Ki Tissa]

[nous bénéficions de miracles dont l'habitude fait perdre toute sensibilité (je respire, je vois, j'entends, ...), et également d'énormes miracles cachés quotidiens mais dont nous n'avons pas conscience dans ce monde (en partie pour permettre à notre libre arbitre d'exister, et par bonté Divine pour ne pas que l'on ait ce sentiment accablant de redevabilité extrême envers D.).

=> Combien nous devons nous efforcer de mettre au grand jour un maximum les bontés de Hachem à notre égard, et Lui exprimer à quel point nous apprécions cela. En effet, Il agit ainsi d'une façon totalement indépendante de nos mérites, uniquement parce qu'Il nous aime, et ce plus que personne ne pourra jamais nous aimer, même pas nous-même!]

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-> Selon le Tana déBé Eliyahou : Pour chaque juif, chaque jour, Hachem fait des miracles comparables à la sortie d'Egypte.

Le Kav haYachar écrit que c'est pour cela que l'on dit : "mizmor létoda" (le Téhilim (n°100) de la reconnaissance/remerciement) tous les matins, car il faut être conscient que 24 heures sont passées depuis la dernière prière de cha'harit, et réaliser que nous avons bénéficié de très nombreux miracles depuis ce moment là!

-> En ce sens, il est écrit dans le modim de chaque amida : "nous Te remercions ... pour Tes miracles que Tu nous fais tous les jours ..." (al nissé'ha chébé'hol yom imanou, [véal nifléoté'ha chébé'hol ét]).

"Si le Rambam, un des hommes les plus intelligents de toute l'Histoire, disait : "Hachem existe, j'ai confiance en Lui, et en tout ce qu'Il fait. Chaque chose qu'Il fait est pour le bien. Tout est calculé d'une extrême minutie", alors comment des gens comme nous, qui n'arrivons pas à la cheville du Rambam, pouvons dire : "je n'y crois pas, je n'ai pas confiance"."

[rav El'azar Ména'hem Chakh]

Moments difficiles = témoignages que Hachem nous aime!

+ Nos moments difficiles = témoignages que Hachem nous aime!

- Le rabbi Mendel de Kotsk a demandé à un de ses 'hassid, qui se plaignait que chaque fois qu'il se sentait se rapprocher de Hachem, une épreuve survenait et l'en détournait : "Comment as-tu appris à ton fils à marcher?

- Le 'hassid de répondre : "Je me suis mis un peu devant lui et j'ai ouvert les bras. Quand il s'approchait de moi, je reculais d'un pas."
- Le rabbi de Kotsk de lui dire : "Tu vois bien que quand ton fils voulait se rapprocher, tu t'éloignais. C'était par amour pour lui, pour qu'il puisse apprendre à marcher.
De même, Hachem s'éloigne parfois de nous quand nous nous rapprochons, et c'est aussi une marque d'amour, pour que nous continuions d'avancer."

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-> C'est quand son père le laisse se débrouiller qu'un enfant apprend à marcher.
L'instant où son père lâche sa main est porteur d'un amour bien plus grand que lorsqu'il la tient et l'accompagne.
[rav Akiva Tatz]

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-> Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou vol.3) explique que les instants où les difficultés submergent une personne, où Hachem paraît s'éloigner, n'ont d'autre but que d'obliger la personne à exercer son libre arbitre.
Quand, alors qu'elle se trouve en situation difficile, une personne effectue les bons choix, elle accède à des niveaux spirituels supérieurs, réalise pleinement son potentiel spirituel et se rapproche ainsi de Hachem.

[=> on voit bien que si D. s'éloigne de nous, c'est pour qu'au final nous puissions nous retrouver davantage proches de Lui.
Les épreuves sont un passage temporaire indispensable pour pouvoir resserrer éternellement nos liens d'union avec papa Hachem. Ainsi, lorsque D. nous en envoie, ce n'est pas un signe de rejet, mais au contraire c'est un signe d'amour : Il désire que nous soyons encore plus en proximité avec Lui!]