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"Heureux les enfants d'Israël! Tant qu'ils font la volonté d'Hachem, aucun peuple ne peut les dominer ; mais lorsqu'ils ne respectent pas Sa volonté, ils deviennent soumis à une nation sans importance et même aux animaux de cette nation!"

[rabbi Yo'hanan - guémara Kétouvot 66b]

Le mot racha (רשע) est composé du mot : rach (pauvre - רש) et de la lettre "ע" (ayin - signifiant : œil).
Il y a ici une allusion au fait que le racha appauvrit "l’œil de Hachem" omniprésent et qui voit tout.
C'est pour cela que dans sa vision erronée de ce monde, il ose prétendre : "Il n'y a point de D.!"

[rabbi 'Haïm Vittal]

[un racha reconnaît intérieurement la toute-puissance de Hachem, et cette pensée l'obsède, car elle l'empêche d'agir à sa guise.
Pour se sentir libre de toute restriction, il tient à étouffer la voix intérieure de sa conscience en répétant sans cesse : "Il n'y a point de D.!" (rav Lumbroso)
Plutôt que de voir clairement la Vérité de la Grandeur de Hachem, un racha va se fermer les yeux (appauvrissant sa vue) à toute conscience de Divinité, pour mieux se permettre de servir librement sa divinité personnelle : le culte du moi je!]

"On tire au sort dans l’urne, mais la décision du sort vient de Hachem"
[Michlé 16,33]

-> En hébreu le hasard, la coïncidence se traduit par : mikré (מקרה).
Si on retourne les lettres de ce mot, cela donne : rak méHachem (seulement de Hachem - רק מה׳).

=> Dans notre vie, rien ne vient par hasard, mais dans ses moindres détails par Hachem, avec un amour infini à notre égard.

Lorsqu'un homme irrite, provoque ou lèse son prochain, ce dernier s'efforcera en général, par tous les moyens, de lui causer en retour du tort et des pertes. [Rachi - Yoma 75a]

Au contraire, lorsqu'Hachem est "irrité" par le comportement inadmissible d'une de ses créatures, même lorsqu'Il sanctionne le fauteur, Il demeurera miséricordieux envers le fauteur et cherchera à le favoriser par des bienfaits inclus dans la sanction elle-même.

[Méïri - guémara Yoma 75a]

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-> Hachem tient à introduire un bienfait dans la malédiction elle-même qu'Il est amené à prononcer?
Pourquoi cela? ...

"Dans Ta colère, souviens-toi de Ta compassion" ('Habakouk 3,2)
C'est-à-dire : si Tu es irrité contre nous et si Tu (Hachem) prononces une malédictions intègre dans cette malédiction un bienfait à titre d'allusion (zékher) et de signe (siman) de Ta clémence et de Ta miséricorde avec laquelle Tu agiras envers nous dans le futur.
[Ben Ich 'Haï - guémara Yoma 75a]

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-> On peut illustrer cela dans la suite des paroles du Ben Ich 'Haï :
La femme a été maudite par l'impureté du sang qui s'écoule à travers sa matrice, et cela mesure pour mesure, car sa faute a entraîné le caractère mortel de l'homme, donc le "déversement" du sang du monde.
A cette malédiction, Hachem a associé un bienfait : cette impureté mensuelle l'obligera à se séparer périodiquement de son mari, ce qui la rendra plus désirable aux yeux de son époux dès qu'elle retrouvera son état de pureté.

Rav Kétina marchait sur la route, lorsqu'il se trouva près de la porte de la maison d'un nécromancien (qui pratique la sorcellerie avec l'os d'un mort), la terre se mot à trembler (violemment).
Rav Kétina dit : "Est-ce que ce nécromancien connaît l'origine de ce tremblement de terre?"

Le nécromancien répondit à voix haute : "Kétina! Kétina! Pourquoi penses-tu que je ne le saurais pas? Au moment où Hachem se souvient de Ses enfants qui souffrent parmi les nations du monde, Il verse 2 larmes dans la Mer Méditerranée et Sa voix s'entend d'un bout du monde à l'autre, ce qui produit un tremblement de terre."

Rav Kétina dit alors : "Ce nécromancien est un menteur et ses paroles sont mensongères. S'il disait la vérité, il aurait dû se produire 2 tremblements de terre à cause des 2 larmes".

En réalité les propos de rav Kétina ne sont pas exacts, car il y a eu un second tremblement (une réplique), et s'il n'a pas confirmé la raison du nécromancien, c'est pour que le public ne soit pas attiré par sa sorcellerie et ne soit pas induit en erreur par lui.

Rav Kétina exposa alors sa théorie : "Hachem, dans sa peine, frappe une "main" contre l'autre (et ce bruit provoque le tremblement de terre), comme il est dit : "Et Moi aussi, Je frapperai d'une main contre l'autre et J'assouvirai Ma colère" (Yé'hezkel 21,22)"

[guémara Béra'hot 59a]

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=> Pour quelles raisons Hachem verse-t-Il 2 "larmes"?

-> Chacune des 2 larmes versées correspond à une peine différente :
1°/ la 1ere larme traduit la "peine" d'Hachem due à la séparation entre la Présence Divine et nous.
Cette séparation empêche Hachem d'avoir sur nous l'influence qu'Il aurait désiré exercer, c'est comme s'Il ne pouvait pas nous aider dans cette situation.
Nous sommes donc considérés comme pauvres sur le plan spirituel, car privés de l'influence bénéfique d'Hachem.

2°/ La seconde larme traduit la "peine" d'Hachem de savoir Ses enfants "orphelins" en accord avec le verset : "Nous sommes devenus des orphelins, privés de père" (Eikha 5,3).
Ainsi, cette double détresse a engendré ces 2 "larmes".
[Chlomo Michnato]

-> Rabbénou 'Hananel enseigne :
Lorsqu'Hachem voit les souffrances que font subir les nations à Israël, Il verse 2 larmes qui viennent révéler aux enfants d'Israël qu'Il ne les a pas abandonnés et qu'il ne les a pas oubliés.
L'intention d'Hachem, par ces larmes, est de redonner courage à Ses enfants afin qu'ils ne désespèrent pas de la guéoula qui se produira dès que la durée de l'exil fixée dans le Ciel, mais ignorée par nous, arrivera à échéance.

La réaction attendue d'Israël est : "Hachem a pitié de nous, renforçons notre crainte de D., l'étude de la Torah et la pratique des mitsvot."

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-> Lorsque les enfants d'Israël sont exilés, asservis aux nations du monde, donc dépendants, c'est comme si l'existence du peuple d'Israël était annulée dans le monde, ce qui provoque des "larmes" comme pour le manque d'un être cher décédé.
[Maharal - Béer Hagola (p.63)]

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-> Rav Kétina est d'accord avec le sorcier (nécromancien), mais s'il donne une 2e explication c'est pour détourner le public de la sorcellerie, mais également car en réalité les 2 explications sont vraies : le séisme est parfois produit à partir de "larmes" et parfois à partir du battement d'une "main" contre l'autre.
[Rachach]

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-> b'h, également à ce sujet : https://todahm.com/2016/08/22/quand-je-souffre-mon-papa-hachem-souffre-encore-plus-que-moi

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-> Rabbénou 'Hananel (commentaire sur la guémara Béra'hot 59) écrit sur la cause des tremblements de terre et des tsunamis :
"Lorsque Hachem voit les horreurs que le peuple juif est forcé d'endurer aux mains des nations du monde, Il doit se contrôler (si l'on peut dire) pour ne pas détruire le monde.
Il pleure sur la douleur du peuple juif, et 2 "larmes" tombent du Ciel, créant un bruit assourdissant et des ravages lors de leur chute.
Au final, elles éclaboussent dans la Yom haGadol (la mer méditerranée).

Hachem fait cela uniquement pour montrer au peuple juif qu'Il ne les a pas délaissés, qu'Il ne les a pas oubliés, qu'Il ne les a pas abandonnés, et qu'Il va les ramener à la maison.
Le but de cela est afin de renforcer leurs coeurs afin qu'ils ne désespèrent pas de la guéoula ; mais plutôt, qu'ils se renforcent à endurer les peines de l'exil ...

Hachem montre des signes merveilleux (les catastrophes naturelles) dans le monde afin de faire savoir que cela lui est difficile pour Lui de supporter de voir le peuple juif qui est asservi et errant dans l'exil ...

Lorsque le peuple juif voit tout cela, les juifs se disent : "Regardez! Hachem est nôtre! Sa miséricorde est sur nous, et notre souvenir est devant Lui!"
Avec cette reconnaissance, le peuple juif renforce sa crainte du Ciel (yir'at chamayim) et s'attache à la Torah et aux mitsvot d'Hachem."

[ainsi bien que les désastres naturels peuvent être classés comme des "punitions", ils sont simultanément des signes de la part d'Hachem de Sa proximité et de Son amour à notre égard.
Si nous utilisons ces événements pour nous réveiller spirituellement et pour faire téchouva, alors ces punitions apparentes peuvent être des catalyseurs pour d'énormes bénédictions (en mérite d'avoir exploité cet appel d'Hachem).]

Celui dont le cœur est ferme et confiant ne craint pas les mauvaises nouvelles et les mauvaises choses. Pourquoi?

Parce qu'il ressent dans son cœur qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter, du fait qu'Hachem est un Père miséricordieux et tout ce qu'il fait est finalement pour le bien.
[...]

D'après le Zohar, la peur que ressent un homme par rapport aux événements de ce monde-ci n'est qu'une illusion ; en réalité, au fond de son cœur, cet homme a peur à cause de ses péchés.

Ainsi, les angoisses et les peurs de ce qui pourrait nous arriver dans ce monde ne sont qu'un substitut de nos peurs dues à nos péchés. En effet, si nous étions totalement attachés à Hachem, sans aucune faute, il n'y aurait rien à craindre, comme dit le roi David : "Hachem est avec moi, je ne crains rien : les hommes que pourraient-ils contre moi?" (Téhilim 118,6).

=> La racine de la peur est donc la faute elle-même qui s'interpose entre l'homme et Hachem et qui a affaibli leur lien.

[rav Dessler - Mikhtav méEliyahou (tome.5,p.76 & tome.6,p.233-234)]

Lorsqu'un fils faute envers son père, il ne perd pas pour autant sa proximité et son lien familial, et il est toujours désigné "son fils".
De même, les juifs, même après avoir fauté, demeurent les enfants d'Hachem, car ils sont liés à leur Père Céleste par un lien filial indéfectible, en toutes circonstances.

[Emet léYaakov]

Il existe un principe : celui qui n'a véritablement peur de rien, mais seulement de Hachem, n'a à craindre aucun dommage.

[Birkat Yéhochoua]

"Le Créateur (Hachem) voit tous les cœurs à la fois, et Il comprend toutes leurs actions (d'un seul regard)."

[rav Na'hman bar Its'hak - guémara Roch Hachana 18a]

[on a tendance à oublier à quel point Hachem est au-dessus de tout, à quel point Il peut tout, ...]

Plus on a de émouna, plus on a de bénédictions

Chaque jour, Hachem agit envers chaque individu mesure pour mesure, conformément à son niveau de confiance.

Il est écrit : "Hachem est à ta droite comme ton ombre" (Téhilim 121). De même que si nous bougeons alors notre ombre va également bouger, de même plus nous témoignons d'une émouna importante, le plus la bénédiction de Hachem sera importante.
En fonction du degré de confiance que l'homme accorde à D., D. lui sera en retour, mesure pour mesure, source de tous les espoirs.
[rav Eliyahou Lopian]

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-> Rabbi Zoucha d’Anipoli explique que celui qui a une confiance simple en Hachem et ne pose aucune question, sera automatiquement béni. En effet, la foi en Hachem constitue un canal pour que le Flux Divin de bénédiction puisse s’épancher. Comme le dit le verset : "Béni soit l’homme qui place sa confiance en Hachem".

=> La foi relie l’homme à Hachem au point de lui permettre d’attirer vers lui Ses Bienfaits.

Cependant, celui qui doute et se questionne pour savoir ce qu’il va manger, alors ce doute brise ce canal et empêche la bénédiction de venir.
Ainsi, Hachem prévoit que si quelqu’un se pose la question, alors : "J’ordonnerai Ma Bénédiction". En effet, puisque le canal naturel de bénédiction constituée par la émouna (confiance) a été rompu par le doute, Hachem a besoin à présent "d’ordonner Sa bénédiction", c’est-à-dire d’obliger et de “forcer” Sa Bénédiction de venir pour cet homme ...
Ce ne sera plus la bénédiction naturelle qui viendra, mais un nouveau type de bénédiction de “rattrapage” qu’Hachem aura besoin de créer spécialement pour cette personne.
Sans émouna, il ne peut y avoir de réelle bénédiction. Hachem doit alors provoquer le Flux Divin pour lui.

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-> par exemple : https://todahm.com/2020/03/11/13309

Les enseignements ci-dessus sont extraits du divré Torah sur la Chemita : https://todahm.com/2020/03/11/13346

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-> "En Toi ont cru nos ancêtres, ils ont cru et ont été sauvés, c'est Toi qu'ils ont imploré et ont été sauvés, ils ont cru en Toi et n'en ont pas eu honte" (Téhilim 22,5-6)

Le Ben Ich 'Haï (Od Yossef 'Haï) explique :
- "En Toi ont cru nos ancêtres" = c'est le bita'hon au degré le plus bas.
L'homme croit en Hachem, mais n'est pas sûr qu'Il puisse le délivrer.
Hachem se comporte alors avec lui de la même façon, mesure pour mesure : parfois Il l'aide, parfois non.

- "ils ont cru et ont été sauvés" = c'est un degré plus élevé.
L'homme est sûr de la délivrance d'Hachem.
Puisqu'il en est sûr, Hachem la lui envoie effectivement.

- " ils ont cru en Toi et n'en ont pas eu honte" = c'est le degré le plus haut.
Par l'entièreté de son bita'hon, l'homme annonce d'avance le miracle qui va avoir lieu et ne craint pas d'avoir honte s'il ne se produit pas, car il sait que cela se produira.

[ainsi, Hachem est le protecteur de chacun, selon son degré de bita'hon]