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"Lorsqu'une personne se tient debout pour réciter la amida, pour ainsi dire, le bras droit d'Hachem l'enlace."

[midrach Chir haChirim rabba 2,19]

C'est pour cette raison, que la guémara (Béra'hot 21a) commente : "Si seulement nous pouvions prier toute la journée, car ainsi nous pourrions être constamment connectés à Hachem"

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-> Le 'Hafets 'Haïm enseigne que prier pour une autre personne est un moyen de réaliser la mitsva de témoigner de la bonté à son prochain.
[de plus : "Toute personne qui prie pour un besoin de son prochain, alors qu’elle en a elle-même besoin, se verra exaucée en 1er" - guémara Baba Kama 92a].

Après notre mort, nous aurons une vision claire de l'impact exceptionnel de toutes ces prières : combien de personnes se sont mariées grâce à nous, combien ont pu continuer à vivre, combien ont pu retrouver un travail, ...
[A l'inverse, on nous montrera ce qu'on aurait pu faire si l'on avait davantage prié (pour soi, pour d'autres), et cela pourra devenir une source de honte éternelle si l'on a de notre vivant négligé l'impact de nos prières!]

=> De même que durant notre prière Hachem nous enlace, de même nous pouvons décupler ce moment en y ajoutant d'autres frères juifs à cette étreinte familiale pleine d'union, d'amour et de joie!

"Hachem est encore plus présent à nos côtés que ne l'est notre propre ombre, car la nuit, celle-ci nous quitte!
Quant au Maître du monde, c'est 24 heures sur 24 qu'Il reste près de nous. En aucun cas et en aucune situation nous ne sommes seuls.
Peu importe ce que nous faisons et où nous allons, même si nous ne faisons pas ce qu'Hachem désire, la Présence divine est toujours à nos côtés.
Infailliblement, nous [les juifs] sommes toujours accompagnés."

[Rav Chimon Schwab]

"Nul ne cogne son doigt sur terre, sans que cela ait été décrété dans les Cieux."
[guémara ‘Houlin 7a]

-> "A chaque fois qu'une personne faute, elle crée une force du mal qui va revenir plus tard la punir.

Cela peut prendre la forme d'un objet inanimé, comme une pierre ou un arbre, qui va lui causer de la douleur ou un dommage physique.
Cela peut prendre la forme d'un animal, comme un chien méchant qui va l'effrayer, et cette peur va expier ses fautes."
[Shomer Emounim - maamar Hachga'ha - chap.12]

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-> Aucune créature, aussi bien humaine que animale, ne peut aider ou faire du mal à une autre personne, si cela n'a pas tout d'abord été décrété par Hachem.
['Hovot haLévavot - Chaar haBita'hon - chap.3]

-> Les gens qui pensent qu'un homme peut faire du mal sans que Hachem ne l'ai d'abord décrété, se trompent.
Certes, l'homme a le libre arbitre de vouloir et d'essayer de faire du mal/nuire, mais pour réellement accomplir son objectif cela est uniquement dans les mains de Hachem.
[Gaon de Vilna - Orot haGra p.301]

-> Un être humain n'a aucun contrôle sur sa capacité à nuire, comme il est dit : "D. est avec moi, je n'aurai pas peur, que pourrait me faire l'homme?" (Téhilim 118,6)
[Rabbénou Yona - Michlé chap.3]

-> La mort se trouve uniquement dans les mains de Hachem.
Si une personne est tuée, le meurtrier en a juste été l'émissaire (il devra rendre des comptes pour cela!), et s'il ne l'avait pas tuée, cette personne serait morte de toute façon.
[Rav Saadia Gaon - Emounot véDé'ot]
Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 241), le Réchit 'Hokhma (Chaar haAva chap.12), et le Séfer 'Harédim, développent la même idée.

-> La guémara Yérouchalmi (Chevi'it 9,1) rapporte que Rabbi Chimon Bar Yo'haï, lorsqu'il est sorti de la grotte, il a entendu une voix Divine disant : "Un oiseau ne peut pas être attrapé par un chasseur, sauf si Hachem l'a d'abord décrété".
Rabbi Chimon a conclu : "Si même un oiseau ne peut pas être attrapé sans que cela le soit décrété par Hachem, à combien plus forte raison pour une personne!"

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-> La guémara (Béra'hot 55a) nous avertit de ne pas marcher à proximité d'un mur qui est bancal.
[la Torah nous demande de faire attention à préserver notre vie.
Tout le monde, même une personne avec un niveau de bita'hon très élevé, sait qu'il ne faut pas traverser une route avec des voitures roulant à toute vitesse. En effet, nous devons prendre garde à notre vie, car pour ce qui est entre nos mains elle dépend de nous.]

"La peur de la mort ne provient que lorsqu'une personne a : un seul monde et plusieurs dieux.
Cependant, lorsque l'inverse est vrai : qu'une personne n'a qu'un seul D. et 2 mondes, alors la mort n'est pas si terrifiante."

[Rav Shalom Ber de Loubavitch]

"Nous n'avons pas besoin uniquement d'aller voir des tsadikim comme ségoula pour avoir la crainte de D.
En effet, on nous enseigne que tous les juifs sont des tsadikim (koulanou tsadikim). Ainsi, en regardant profondément à l'intérieur de nous-même, cela aussi est une ségoula pour obtenir de la vraie crainte du Ciel."

[Rabbi Its'hak Meïr d'Apta]

En hébreu, le stress, la pression se disent : la'hats (לַחַץ).
A ce moment, si nous nous souvenons de s'entourer d'Hachem (représenté par la lettre : ה), certain qu'Il va nous délivrer, nous entourons alors notre pression (לַחַץ) de Hachem (ה).
On obtient par conséquence : la réussite (atsla'ha - הצלחה).

[Rabbi Israël Meïr Zaks]

La force des paroles positives

"L'homme doit toujours se dire : tout ce que fait notre Créateur miséricordieux est pour le bien"
[Rabbi Akiva - guémara Béra'hot 60b]

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada sur cette guémara) commente :
"Lorsque les paroles d'un homme sont positives elles ont le pouvoir d'annuler même les mauvais décrets.

Rabbi Akiva voulait enseigner ... qu'il [faut] s'habituer à prononcer des paroles positives face à tout ce qui peut survenir, même un événement paraissant négatif, car cela même a le pouvoir de le transformer en bien."

"Au moment où les souffrances sont envoyées à l'homme, on leur fait jurer d'arriver à un jour et un moment précis, par le biais d'une personne et d'un moyen précis."

[guémara Avoda Zara 55a]

Cette guémara rapporte les paroles de rabbi Akiva, selon lesquelles lorsque Hachem envoie en mission des anges de souffrance et de maladie, il adjure chacun d'eux et leur dit : "Jure que tu ne t'attacheras à cet homme qu'à tel moment et que tu le quitteras à tel instant, qu'il sera soigné par un tel médecin, qui lui administrera tel remède".

-> Le Maharcha explique que lorsque le malade se repent et prie avec sincérité, il éveille la pitié de D. qui annule l'engagement des anges de le faire souffrir et pardonne bien avant le moment fixé.
Hachem apporte donc la guérison de l'une ou l'autre façon :
- si le patient ne se repent pas = la souffrance prévue par le décret suit son cours : au bout du temps fixé, D. exerce son rôle de "guérisseur fidèle" (rofé nééman), rappelant ses agents au moment prévu ;
- si le malade se repent = D. agit immédiatement comme un "guérisseur miséricordieux" (rofé ra'hman), et envoie la guérison sans attendre.

-> Le Zohar (paracha Chla) enseigne que la maladie est provoquée par les accusations des anges qui dénoncent les fautes de l'homme devant le Tribunal Céleste. Lorsque celui-ci se repent et accepte de se soumettre à la royauté de D., il est pardonné.
Plus encore, lorsqu'un homme demande la santé pour pouvoir étudier la Torah et accomplir les mitsvot, les anges accusateurs eux-mêmes proclament : "Laissez passer ce serviteur du Roi!"

-> La maison d'Israël dit : "Maître de l'univers, nous savons que toutes les maladies qui nous affligent sont uniquement destinées à nous rapprocher de Toi.
Nous sommes "malades d'amour" car Tu nous accables de maux/souffrances pour éveiller nos prières et notre amour [envers Toi]."
[midrach Chir haChirim rabbati 2,14]

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-> "Ne t'afflige pas pour demain, car tu ne sais pas de quoi demain sera fait"
[guémara Yébamot 63b]

-> "La peine du moment est suffisante"
[guémara Béra'hot 9b]

-> "Lorsque l'homme voit des malheurs s'abattre sur lui, qu'il scrute ses actions."
[Rav 'Hisda - guémara Béra'hot 5a]

L'idée est qu'en général nos souffrances proviennent de nos actes et disparaissent grâce à nos actes.

[à défaut de téchouva, dans ce monde nos souffrances sont un moyen de réparer à un faible prix les conséquences de nos fautes, par rapport au monde à venir où le prix est plein pot.]

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-> "Je me suis accroché à une planche et chaque fois qu'une vague a déferlé sur moi, j'ai baissé la tête!"
[Rabbi Akiva - guémara Yébamot 121a]

Lorsque l'on reçoit des coups dans la vie, il ne faut pas se focaliser sur le bâton (l'intermédiaire), mais sur celui qui en est à l'origine : Hachem.

=> Il faut s'accrocher à une planche (la émouna que c'est pour notre bien car venant de D.), et pendant le summum de la tempête, lorsque la vague déferle, on doit baisser la tête (admettre que nous ne sommes pas D. pour tout comprendre, que cela nous dépasse, et ce plutôt que de se révolter contre cette "injustice", disant alors à Hachem ce qu'il doit faire!).

-> Le roi Salomon nous conseille : "Les jours du pauvre sont tous mauvais, mais qui a le cœur content est perpétuellement en fête" (Michlé 15,15)

=> Même si c'est la tempête autour de toi, baisse ta tête pour regarder tout le positif que tu as déjà dans ta vie (combien est minime en comparaison ce qu'il peut me manquer d'indispensable!), et ce plutôt que de toujours regarder au loin, à la recherche perpétuelle d'une nouvelle chose que tu n'as pas, comme condition de ton bonheur.

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-> "Hachem éprouve le juste (tsadik), mais le méchant (racha) et le partisan de la violence, Il les hait de toute Son âme" (Téhilim11,5)

-> "Rabbi Yonathan dit : le Créateur n'éprouve pas les cruches chancelantes qui se fêlent au premier coup, Il éprouve les cruches solides, qui ne se brisent pas, même après plusieurs coups.
Ainsi, Hachem ne met à l'épreuve que les tsadikim ...

Rabbi Yossi dit : le travailleur de lin sait bien que plus il frappe son in, plus il l'affine et plus il le travaille, plus il l'embellit."
[midrach Béréchit rabba 32,2]

=> Sans souhaiter d'épreuve, le fait que Hachem nous en envoie est un signe clair que nous sommes quelqu'un de grande valeur, dont les épreuves sont là pour permettre l'éclosion de potentialités internes.

Les épreuves sont adoptées aux forces de la personne, et elles peuvent devenir un tremplin m'étant à jour des forces insoupçonnées jusque là.
[les juifs sont comparés aux olives, car on doit les pressuriser pour qu'ils libèrent les trésors qui sont contenus en eux.
Sur le moment c'est dur, mais quelle fierté éternelle ensuite de voir tout ce qu'on a pu faire de notre vie dans ce monde!]

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-> "Hachem n'élève personne à la dignité avant de l'avoir testé" (midrach Béréchit rabba)

-> "Il [D.] voulait t'éprouver par les tribulations pour te rendre heureux à la fin" (Ekev 8,16)

[Une épreuve est pour nous comme un test personnalisé de notre fidélité à Hachem.
A quel point Lui resterons-nous confiant, plein d'amour?]

"L'homme doit faire preuve à tout moment de ruse pour conserver sa crainte du Ciel"

[Abbayé - guémara Béra'hot 17a]

"Voici Il [Hachem] se tient derrière notre mur" (Chir haChirim 2,9)

Cela vient nous apprendre que même lorsque nous créons un mur entre Hachem et nous par nos fautes, malgré tout, Hachem se trouve avec nous.
Même "derrière notre mur", que nous formons par nos fautes, "Le voici qu’Il s’y tient".
Même si un juif se trouve au plus bas et a grandement fauté, Hachem continue à être avec lui pour le protéger, et Il attend patiemment qu’il se repente et se rapproche de Lui.

[Rabbi Sar Chalom de Belz]

[une téchouva sincère, de tout notre cœur, fait exploser ce mur d'éloignement qu'avaient pu construire nos fautes. Hachem peut alors nous prendre dans "Ses bras", d'un amour infini.]