Lorsque vous donnez à la tsédaka, vous montrez que l'argent n'est pas votre sécurité (notre refuge en cas de problème), et que seul Hachem l'est.
Et cette confiance apporte la bénédiction et la subsistance.
[d'après le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi) ]
Catégorie : Mitsvot vis-à-vis d’autrui
Donner davantage à la tsédaka & soutenir la Torah
"Zévouloun s'étendra le long des côtes. Il sera au port maritime, et sa dernière frontière atteindra Tzidon. Yissa'har est un âne aux os solides ; il demeure entre les frontières" (Vayé'hi 49,13-14).
-> Nos Sages nous disent que Yissa'har et Zévouloun ont conclu un partenariat : Zévouloun ferait des affaires et gagnerait suffisamment pour subvenir aux besoins de Yissa'har, ce qui permettrait à ce dernier de se consacrer entièrement à l'étude de la Torah. Ils recevraient alors chacun une récompense égale pour leur étude.
Il existe une règle générale selon laquelle on ne peut donner plus d'un cinquième (20%) de ses revenus à la charité (tsédaka). Cependant, le Shita Mékoubétset (Kétoubot 50a) écrit que le soutien à la Torah est exempté de cette restriction et qu'on peut dépenser autant qu'on le souhaite pour aider l'étude de la Torah.
Le 'Hafets 'Haïm explique que l'accord "Yissa'har-Zévouloun" montre que le soutien à la Torah n'est pas une œuvre de charité, mais un partenariat ; tout comme les Sages n'ont imposé aucune restriction aux dépenses d'une personne dans d'autres formes d'entreprise, ils n'ont pas limité sa capacité à conclure des partenariats qui lui valent une récompense éternelle.
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-> b'h, voir également : donner plus de tsédaka pour expier nos fautes : https://todahm.com/2025/01/24/donner-plus-de-tsedaka-pour-expier-nos-fautes
"Le plus haut niveau auquel on peut aspirer est de vivre les années qui nous sont imparties sans jamais nuire à son prochain ni l'humilier.
Il y a beaucoup de grandes choses que l'on peut faire : réciter le Téhilim matin et soir, prier avec une dévotion sincère, respecter scrupuleusement la halakha ; mais le summum de l'accomplissement spirituel est de veiller à l'honneur d'autrui!"
['Hazon Ich]
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-> On demanda au rav 'Haïm Kanievsky : si quelqu'un, D. préserve, humiliait un enfant, que devait-il faire?
Le rav Kanievsky répondit qu'un enfant n'a pas la capacité halakhique de pardonner les atteintes à son honneur, et que la personne qui l'a humilié n'avait d'autre choix que d'attendre que l'enfant atteigne l'âge de la bar-mitsva, puis de l'apaiser et de lui demander pardon.
Rien n'éloigne autant l'homme de son Créateur que le lachon ara.
[Ohr ha'Haïm hakadoch - Métsora 14,9 ]
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-> Quand une personne ferme la bouche et s'abstient de dire du lachon ara sur les autres, Hachem répond mesure pour mesure et empêche les Accusateurs du ciel d'ouvrir la bouche pour parler contre elle.
[ 'Hafets 'Haïm - Chemirat Halachon - chap.2 ]
-> Jusqu'au jour de sa mort, l'homme doit se priver. Non pas par le jeûne ou l'affliction, mais plutôt en contrôlant sa bouche et ses désirs. C'est cela la tachouva, et [la récompense] pour cela est le fruit entier du monde à Venir (olam haba) ...
Cela a plus de valeur que tous les jeûnes et toutes les afflictions du monde.
A chaque instant où une personne ferme sa bouche, elle mérite une lumière cachée qu'aucun ange ni aucune créature ne peut imaginer.
[Gaon de Vilna - Iguéret HaGra ]
Hachem ne peut connaître la joie véritable tant que certains (juifs) ont du mal à se nourrir. Et lorsque nous soulageons leurs souffrances, cela procure une grande joie au Tout-Puissant.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,12 ]
Même dans les domaines où tout est permis, dans la mesure où une personne est capable de vaincre son yétser ara ne serait-ce qu'un instant et de dompter la sitra achra, par exemple, si quelqu'un veut manger et retarde son repas d'une heure ou moins pour étudier pendant ce temps ; ou si quelqu'un se retient de dire des choses qu'il a vraiment envie de dire, ou s'abstient de penser à des choses inappropriées, ... il élève haut l'honneur d'Hachem, et de cette sainteté, une sanctification élevée lui est accordée.
[Tanya, chap. 27]
-> La "tsédaka" ne consiste pas seulement à donner, mais aussi à aligner l'âme avec l'attribut divin de 'hessed (bonté, amour bienveillant).
Lorsque l'homme accomplit les mitsvot avec une intention pure, il attire la paix dans tous les mondes.
[Divré Yé'hezkel (de Shinov) - parachat Michpatim]
-> Selon le Ram'hal (Déré'h Hachem I:4:6), cet alignement intérieur permet à la lumière divine de circuler sans résistance, se manifestant par une tranquillité [intérieure] durable [l'âme n'étant plus tiraillée par la confusion ou la crainte].
"Il existe une chambre au Ciel qui est connue sous le nom de "lémaala midéré'h hatéva". Elle est au-delà de la nature.
Lorsqu'un juif donne de la tsédaka d'une manière surnaturelle, cela va accomplir pour lui des miracles qui sont surnaturels."
[rav Its'hak de Vork]
Faire du ‘hessed ouvre toutes les portes
Au Ciel, chaque mitsva est examinée pour déterminer comment une personne l'a accomplie, avec quelle intention, si elle l'a fait avec joie ou non, ...
Mais il y a une mitsva qui n'est pas examinée au Ciel pour voir si elle a été accomplie avec orgueil, désir d'être honoré, ... Il s'agit de la mitsva de faire du 'hessed (bonté).
Quand une personne fait du 'hessed et aide un autre juif, toutes les portes s'ouvrent devant elle, et la valeur de la mitsva de faire du 'hessed est très grande au Ciel.
Même si cette mitsva n'est pas accomplie léchem chamayim, toutes les portes s'ouvrent pour celui qui l'accomplit.
[séfer Emouna Chéléma]
Le monde fonctionne de telle manière que tout ce qui se passe dans les mondes supérieurs est fonction de notre comportement dans ce monde, et que ce qui se passe dans les mondes supérieurs a des conséquences dans ce monde.
Ainsi, chaque fois qu'un juif tente d'accomplir un acte de bonté dans ce monde, qu'il y parvienne ou non, il éveille les attributs de la bonté dans les mondes supérieurs, apportant ainsi une grande bonté à toute la nation juive.
Il s'ensuit donc qu'il n'est pas possible qu'une personne essaie de faire preuve de bonté sans obtenir aucun résultat ; au contraire, chaque fois qu'une personne essaie d'accomplir des actes de bonté, elle apporte toujours de la bonté dans d'autres domaines en éveillant les attributs de la bonté dans les mondes supérieurs.
['Hafets 'Haïm ]