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Les réchaïm, même s’ils fautent, ne sont pas punis dans ce monde car ils vivent en paix les uns avec les autres.
Nos sages disent que même les idolâtres sont épargnés de la souffrance s’ils vivent en paix les uns avec les autres.
[Arizal - séfer haLikoutim 409 ]

=> On voit ici la force du shalom, de l'unité.

Lorsqu’un mot sort de la bouche d’une personne (juive), il s’élève, pénètre dans les cieux et éveille quelque chose d’autre.
[Zohar - Vayikra 105a ]

Celui qui soupçonne à tort son prochain d’une chose qu’il n’a pas commise doit le bénir.
[guémara Béra'hot 31b]

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[on peut éventuellement étendre cela lorsque humainement on pense négativement d'autrui (juif(ve)), on peut se rattraper d'une façon juive en éveillant dans notre cœur de l'amour pour lui (se focalisant sur un aspect positif, comme qu'il est un enfant adoré d'Hachem ayant une partie divine en lui) et en priant dans notre cœur pour son bien. ]

Chaque bonne action réalisée ici-bas suscite un mouvement correspondant [en-Haut] dans les Attributs suprêmes [divin], qu'il s'agisse de la Bonté ('hessed) ou de la Rigueur (din), car "Hachem est ton ombre" (Téhilim 121,6).
L'être humain est créé à l'image du Créateur. S’il accomplit "Tu ouvriras largement ta main vers lui" (Réé 15,8), la source au Ciel s’ouvrira pour se déverser vers le bas.
[Otzar Ha'Haïm, Yitro - p.120d ]

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-> "S’il y a parmi vous un pauvre ... vous lui ouvrirez largement la main" (Réé 15,7-8)

-> Le Mevasser Tsédek (Réé) écrit :
"J’ai entendu le Baal Shem Tov commenter le verset : "Quant à moi, puissé-je, grâce à ma droiture, contempler Ta face, et à mon réveil, je me rassasier de ta vue!" (Téhilim 17,15).
Lorsqu’une personne donne une pièce à un indigent, elle crée une Unification.
La pièce est la lettre youd et les cinq doigts du donateur sont la lettre hé. La main tendue du donateur est la lettre vav et les cinq doigts du pauvre sont la dernière lettre hé.
Par là, il provoque un élan de compassion, car [le Nom], dans son ordre correct, est compassion (miséricorde) absolue.

Cela s’applique lorsque le donateur initie l’acte de charité, avant que le pauvre ne tende la main. Alors les [lettres du] Nom (יהוה) sont en ordre, ce qui attire la compassion dans le monde. Mais lorsque le mendiant tend d’abord la main, alors le Nom n’est pas en ordre. C’est le sens de : "Quant à moi, puissé-je, grâce à ma droiture, contempler Ta face".

Lorsque j’initie l’acte de charité, alors je contemplerai Ta face. C’est-à-dire, lorsque je provoque une unification des quatre lettres du Nom dans l’ordre, ce qui est Ta face, la compassion.
Mais "et à mon réveil", c’est-à-dire lorsque le pauvre me réveille en tendant la main pour demander l’aumône, alors "je me rassasier de ta vue". Il ne s’agit alors que de la vision des quatre lettres, et non de la face.
Et c’est cela : "Tu ouvriras certainement ta main pour lui" (Réé 15,7-8) = c’est-à-dire que c’est toi qui dois ouvrir la main, alors le Nom sera dans le bon ordre."

Amida – Prière & lèvres pures

-> [Au début de la Amida], nous mentionnons les Patriarches, comme nous le disons : "Dieu d’Avraham, Dieu d’Its'hak et Dieu de Yaakov" (Chémot 3,6).
Certes, lorsque nous les mentionnons, ils intercèdent en notre faveur et demandent à Hachem d’avoir pitié de nous. Cependant, cela ne se produit que si nos lèvres sont pures et dignes de prier.
[...]

Lorsque les lèvres du peuple juif sont gardées pures et sont dignes de la prière, les anges se tiennent prêts à accepter leur prière, à les porter vers le haut et à parler en leur faveur.
... C’est mesure pour mesure, car les lèvres des anges dans le monde supérieur dépendent des lèvres du peuple juif sur terre. Cela est vrai pour toutes les générations.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béaaloté'ha 10,2-8]

Lorsque vous voyez l'image d'Hachem en un autre être humain, Hachem révèle [davantage] Son image en vous.
[rabbi de Loubavitch ]

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[plus nous nous souvenons et focalisons sur le fait qu'il y une part d'Hachem en autrui, ce qui se traduit par davantage de respect et d'amour d'autrui, alors plus Hachem peut alors se révèler en nous. ]

Le lachon ara

-> Par ses mitsvot, une personne provoque la séparation et l’éloignement des forces d’impureté, ce qui les rend incapables de s’approcher des forces de sainteté et de leur nuire.
Cependant, par ses mauvaises actions (avérot), D. nous en préserve, elle provoque l’invasion des forces de sainteté par les forces d’impureté et leur causent du tort.

La principale cause qui permet aux forces de l’impureté d’envahir immédiatement les forces de la sainteté est lorsque l’on tient des propos de lachon ara.
Dès que l’on agit ainsi, les forces de la sainteté demandent : "Qui nous a infligé ce malheur?"
Elles regardent autour d’elles et disent : "C’était lui!" et elles l’accusent toutes.

À ce sujet, nos Sages (Erouvin 15b) disent qu’une personne qui tient du lachon ara est aussi mauvaise que si elle avait commis les 3 fautes capitales : l’idolâtrie, les relations illicites et le meurtre.
Tout comme une personne qui tient des propos malveillants (lachon hara) provoque la résurgence de l’ange maléfique Samaël et l’envahissement des forces de la sainteté, il en va de même pour une personne coupable de relations illicites ou de vol.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 5,2-4]

La tsédaka

+ La tsédaka :

-> La mitsva de la tsédaka (charité) est d’une importance inestimable, comme l’expliquent nos Sages.
De plus, contrairement aux autres mitsvot, aucune faute ne peut effacer le mérite de la tsédaka, comme le dit le verset : "sa tsédaka (charité) demeure à jamais" (tsidkato omédét laad - Téhilim 112,3) (voir Chaar Roua'h HaKodech 4b).
Cela est particulièrement vrai si, lorsqu’une personne accomplit un acte de charité, elle a à l’esprit d’unifier Hachem et Sa Chékhina.

Comme nous le savons, celui qui accomplit une seule mitsva s’assure un seul [ange] défenseur (Pirké Avot 4,11).
Cela s’applique tout particulièrement à la mitsva de la charité : lorsqu’une personne nourrit les pauvres et maintient leur âme en vie, mesure pour mesure, elle acquiert l’âme d’un ange défenseur qui la protège et assure sa propre survie.

La mitsva de la charité, plus que toute autre, soumet la sitra a'hara (force du mal) [car elle adoucit la Rigueur (Jugement), ce qui empêche la sitra a'hara d'éveiller l'Attribut de Justice.] (selon le Mé'il Tsédaka - siman alef, 239).
Grâce à cette mitsva, la Chékhina est parvenue à la perfection, car ce qui a commencé par le צדק (tsédek) - jugement) se transforme en צדקה (tsédaka - charité, ou miséricorde).
Une personne qui accomplit cette mitsva ne manquera jamais de rien ; tout comme elle, par le biais de la mitsva de tsédaka, fait en sorte que la Chékhina reçoive la bonté du mazal haél'yon (les royaumes spirituels supérieurs), elle aussi recevra également la bonté de là-Haut.
[...]

Le mot צדקה (tsédaka), lorsque ces lettres sont épelées entièrement (צדי דלת קוף הי), les lettres ajoutées (די לת וף י), en y ajoutant un pour le mot lui-même (règle du kollel), ont une valeur numérique totale de 541, ce qui correspond au mot מאשר (d’Asher).
Cela fait allusion à ce que dit le Zohar (Vol.I, 246b), à savoir que la Chékhina (présence d'Hachem dans ce monde) reçoit l’abondance principalement de l’Attribut Divin associé à Asher.
De plus, cela est évoqué dans le mot : "mes provisions" (chééra - שְׁאֵרָהּ - Michpatim 21,10), faisant référence à la subsistance de la Chékhina.
Si une personne accomplit la mitsva de tsédaka, alors elle reçoit l’abondance de cet Attribut Divin connu sous le nom d’ "Asher".
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,19-20]

Si quelqu'un surveille ses paroles, la Chékhina repose sur lui et le protège.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 23,40]

La puissance de la parole

-> Tout ce que nous disons a un pouvoir infini et a un grand effet dans les mondes supérieurs, que ce soit pour le bien ou pour le mal.
Si une personne méprise le pouvoir de la parole et dit qu’elle n’a aucune substance, c’est parce que le pouvoir de la parole, n’étant pas de nature physique, n’est en effet pas facile à apprécier. En conséquence, une personne, en raison de sa propre nature physique, ne ressent et n’apprécie que les autres choses qui sont physiques.

Cependant, Hachem nous a donné un signe évident qui nous permet de comprendre que la parole est puissante et essentielle. Il a placé une âme (une partie du Divin) en chacun de nous. Bien qu’elle soit entièrement spirituelle et immatérielle, nous comprenons qu’elle revêt une importance capitale.
Nos corps, en revanche, sont entièrement physiques (matériels), mais ils n’ont que très peu d’importance [sans l’âme, le corps ne peut rien faire].
Par comparaison, nous pouvons comprendre que notre pouvoir de parole, bien qu’intangible, revêt une importance capitale, tout comme l’âme.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 27,2]