+ La colère :
-> La colère est un trait de caractère est directement lié à l’orgueil : lorsqu’une personne se pare d’orgueil et s’imagine être un être exceptionnel auquel nul ne peut se comparer, elle devient plus encline à la colère.
Le Zohar (Vol.II,182a) écrit que rien ne peut souiller une personne aussi profondément, à l’intérieur comme à l’extérieur, que la colère, car son âme la quitte immédiatement et est remplacée par un dieu étranger.
A ce sujet, le verset dit : "Toi qui déchires son âme dans sa colère" (Iyov 18,4).
S’il souhaite se repentir, il lui faudra beaucoup de sainteté et de zèle jusqu’à ce que son âme lui revienne.
Ces terribles conséquences de la colère ne s’appliquent pas à la colère exprimée par nos Sages lorsqu’ils parlent pour défendre la Torah ou pour réprimander, car une telle colère est (100%) pour l’amour du Ciel, à condition qu’elle ne soit pas pour leur propre honneur.
Sinon, elle serait considérée comme de la colère [avec toutes ses terribles conséquences].
L’auteur de la Michnat 'Hassidim (Massé'het haTéchouva 3,1) écrit que lorsqu’une personne se met en colère, elle entache le Nom de Hachem : אדני, ainsi que le Nom de Hachem אלהים, qui ont une valeur numérique totale de 151, ce qui correspond à כעס (ka'as - colère), plus un pour le mot lui-même (le kollel).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,9-11]
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-> La colère exprimée par les érudits de la Torah est tout à fait positive, car elle est motivée par l’amour de la Torah ou par le souci de corriger. Une telle colère n’ébranle pas l’âme et ne souille pas le corps, ni à l’intérieur ni à l’extérieur. Extérieurement, elle se présente comme de la colère, mais c’est une colère pure, une colère positive.
... Du début jusqu’à la fin, cette colère dirigée contre les paroles de la Torah ou l’observance des mitsvot, est pour l’amour du Ciel (100% léchem chamayim) ...
Même si cela nous apparaît comme de la colère, c'est bien de la colère.
La colère qui n’est pas pour l’amour du Ciel échange le Nom d'Hachem (אלהים), qui est saint, contre "d’autres dieux".
Mais la colère qui est pour l’amour du Ciel, au contraire, bannit les "autres dieux" et les remplace par le Nom d'Hachem (אלהים), qui est saint.
Si la colère est utilisée pour clarifier les paroles de la Torah et découvrir la vérité, alors la sainteté a été extraite des forces de l’impureté. Si la colère est utilisée pour réprimander, alors les personnes qui ont reçu cette réprimande ont été soustraites aux forces de l’impureté et amenées à la sainteté.
[on peut facilement mettre de l'intérêt personnel mélangé avec un peu de léchem chamayim (ex: réprimander en profitant pour s'enorgueillir d'être supérieur à l'autre).
Ainsi, si c'est entièrement léchem chamayim (100% pour Hachem, % notre égo) alors on réprimandera avec beaucoup d'attention aux sentiments d'autrui et avec amour (comme Hachem le veut). ]
En vérité, une telle colère doit être entièrement pour l’amour du Ciel, et non pour son propre honneur. Sinon, elle contaminerait une personne comme n’importe quelle autre expression de colère ...
La colère découle de l’orgueil, qu’une personne se sent importante et digne d’honneur. Par conséquent, elle éprouve de la colère envers les autres : envers ceux qui ne l’honorent pas assez, ou qui ne lui parlent pas de la bonne manière.
En revanche, la personne humble se considère comme si elle était morte, indifférente à sa propre vie. Par conséquent, lorsqu’elle exprime de la colère, ce n’est pas pour son propre honneur mais plutôt pour le Ciel ...
Si la personne qui s’est mise en colère souhaite se repentir, se corriger et s’apprendre à être calme et agréable, alors tout sera réparé et son âme retrouvera la place qui lui revient, comme le verset le poursuit.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,12-17]
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-> Une personne autoritaire, stricte et exigeante, est une autre forme de colère. Il y a cependant une distinction : une personne en colère fait beaucoup de bruit et de remous, tandis qu’une personne autoritaire n’en fait pas.
Au contraire, si quelque chose ne lui semble pas juste, elle est déçue. Parfois, si quelque chose ne lui convient pas, elle peut parler durement, avec une pointe de colère indétectable. À d’autres moments, elle peut se montrer exigeante, tout en parlant doucement, sans aucune colère.
Cependant, il ressort clairement de ses propos qu’elle est autoritaire, bien qu’elle s’efforce de ne montrer aucune colère. Ses efforts sont vains, comme le dit le verset : "En vain veille le gardien" (Téhilim 127,1), car tant qu’elle restera autoritaire, elle finira par manifester sa colère.
Bien que nous ayons dit que l’orgueil est une ramification de la colère, la racine principale dont elle découle est l’orgueil. Puisque cette personne est orgueilleuse et a une haute opinion d’elle-même, elle est donc arrogante (orgueilleuse), critiquant sans cesse ce qui ne lui plaît pas ou ne convient pas à son honneur.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,24-25]